Le Gouvernement Britannique réaffirme l’importance de son voyage vers la numérisation de la construction

Aucune tergiversation, du bon sens, du pragmatisme et des moyens ! Malgré la récente mise en oeuvre du Brexit, le gouvernement Britannique réaffirme son engagement envers l’avenir en numérique et en BIM.

Le nouveau gouvernement conservateur reste en effet attaché à sa stratégie de numérisation du secteur de la construction, affirmant qu’elle sera un élément primordial de son objectif de zéro carbone net pour 2050.

Fergus Harradence, directeur adjoint de la construction au Département Business, Energy and Industrial Strategy, a par ailleurs déclaré que l’objectif du gouvernement britannique était de garantir que le Royaume-Uni reste un leader mondial dans le développement et l’application des technologies numériques à l’environnement bâti.

Il enfonce le clou en affirmant que les avantages potentiels de la numérisation sont clairs et permettent la mise en place de systèmes de transport plus efficaces, des bâtiments plus économes en énergie, des déchets et des émissions de carbone plus faibles, et surtout des habitations et autres bâtiments plus sûrs et favorisant le bien-être des personnes y vivant et y travaillant.

Il a par ailleurs souligné que les mesures prises depuis 2011 pour atteindre ces objectifs, y compris l’obligation du BIM de 2016 pour tous les nouveaux bâtiments et infrastructures publics, les investissements dans le Center for Digital Built Britain et la récente création de la Digital Framework Task Force, pour livrer la vision nationale de la Commission des infrastructures pour un jumeau numérique national y contribuaient largement.

Un Ministère aussi visionnaire, efficace, engagé et constant est un exemple à suivre !

Interview « les Clés du BIM et du numérique » avec Sylvain Wietrzniak, Directeur d’ACTH, Experts historiques de la transition numérique par le BIM !

Dans la série des interviews clés du BIM, nous avons la chance de recevoir cette semaine une société historiquement reconnue dans l’expertise du BIM et de la CAO, ACTH, avec Sylvain WIETRZNIAK, son Directeur, une personnalité incontournable et reconnue du BIM en France.

Bonjour Sylvain, pourriez-vous svp vous présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Sylvain Wietrzniak, je suis architecte DPLG et directeur de l’entreprise ACTH depuis 1995.

Pourriez-vous nous présenter ACTH et nous parler de son histoire et son évolution dans le temps ?

ACTH (le nom d’une hormone de croissance) a été créée en 1990 par Roland Lévy, architecte et docteur en informatique.

A l’origine, il s’agissait de faire comprendre, déployer, et de permettre aux agences d’architecture de pouvoir utiliser les nouveaux outils, appelés DAO (Dessin Assisté par Ordinateur).

Comme la plupart des entreprises de l’époque, nous avons développé des services de formation et d’organisation de la production autour des logiciels, que nous diffusions par ailleurs.

Notre orientation de départ était, la transmission des nouvelles méthodes et la volonté de faire avancer la profession autour de ces outils.

Nous avons réalisé notre 1ere formation Autodesk Revit en 2007.

Quant à moi, j’ai suivi mon cursus à l’école d’architecture de Paris-La-Villette et j’ai rejoint ACTH dès mon retour du Canada où j’avais réalisé une année en architecture du paysage.

D’ailleurs, Sylvain, qu’est-ce qui vous a amené vers les nouvelles technologies ? Une passion ?

Oui et non, lorsque j’ai démarré mes études, je devais travailler en parallèle, et pour cela je me suis formé sur AutoCAD avec l’association ADIG.

Très peu nombreux sur ce marché, nous étions très bien payés ! J’ai commencé dessinateur en CAO-DAO, puis très vite je suis devenu CAD Manager dans les agences qui étaient à l’avant-garde des technologies.

Quels sont dorénavant vos secteurs d’expertise et les services que vous proposez ?

ACTH est expert dans la transition numérique par le BIM.

Nous développons du Conseil (BIM, CIM, GED, Plateforme et transition numérique), de la formation et de l’accompagnement.

Nous sommes spécialisés dans le conseil dans le cadre de la transition numérique pour les données du patrimoine (en étude, en réalisation et en gestion/exploitation).

Nous avons préservé cette volonté de faire avancer les métiers, et dans la continuité, nous poursuivons l’enseignement et la transmission.

Le modèle d’enseignement évolue, aussi nous proposons des missions très proches de l’accompagnement « on the job » et utilisons le numérique en permanence.

Cela nous permet aussi de diffuser les bonnes pratiques de gestion de projet en numérique.

Combien de personnes avez-vous dans votre structure ? Et comment êtes-vous organisés et quels rôles clés y-a-t-il ?

Nous sommes très peu, uniquement 6 personnes de façon fixe, avec un haut niveau d’expertise. Parallèlement, nous travaillons avec un réseau de partenaires et de consultants experts que nous structurons pour les projets. C’est un écosystème de proximité de 20 personnes. Pour les missions transverses (BIM, PLM, gestion des données, etc.) nous sommes partenaires avec des entreprises souvent de grosse taille.

Etes-vous essentiellement AMO et formateurs, ou accompagnez-vous le changement de manière globale ?

Les deux. Nos missions vont de l’analyse stratégique à l’opérationnel. Nous analysons, préconisons (stratégie) puis nous accompagnons (tactique) la réalisation la transformation (opérationnelle).

Notre histoire et notre implication dans les structures de formation reste une pierre angulaire de notre méthode. Les missions de conseil de type AMO ont fait considérablement évoluer nos activités et nous supportons maintenant les équipes de production ou de management des projets. Cette double pratique nous permet d’aborder la transformation de manière globale. Nous sommes toujours dans une logique d’autonomie de nos clients, en bref notre volonté est de les rendre opérationnels et autonomes.

Sylvie Desmarest, Responsable Commerciale &Sylvain Wietrzniak, Directeur – Salon EnerJmeeting 2020

Les technologies Autodesk BIM jouent-elles un rôle clé pour votre activité ?

Bien-entendu, historiquement nous avons été revendeurs des solutions Autodesk et nous avons même été le 1er des revendeurs sur les applications métier de l’AEC avec AutoCAD architecture. Notre stratégie d’entreprise nous a conduit vers le conseil et l’abandon de la vente de logiciel. Lorsque l’évolution vers le BIM est devenue notre activité principale, les outils Autodesk de par leur pertinence se sont imposés.

Notre activité de formation nous a conduit naturellement à devenir Autodesk Training Center (ATC), Autodesk Authorized Academic Partner (AAP) et Certiport Authorized Testing Center.

La maitrise des technologies et des outils Autodesk a toujours été un élément très signifiant dans les demandes de nos clients, cette connaissance des outils, est bien-entendu indispensable mais pas suffisante dans nos missions. Nous sommes avant tout “métier” c’est-à-dire que les outils ne sont pas tout !

Mais quels sont vos éléments différentiateurs par rapport aux autres acteurs du marché ?

Clairement, plusieurs axes nous détachent dans ce marché :

  • Notre vision, transverse autour de la gestion des outils et des moyens
  • Notre capacité à définir, animer et transmettre les nouveaux usages
  • Notre couverture du marché qui s’adresse à toute la chaîne du métier : MOA, AMO, MOE, Entreprise, privé ou public
  • Nos missions s’adressent à l’ensemble des services, des directions stratégiques jusqu’aux producteurs

Adressez-vous essentiellement les Grands Comptes ou aussi les TPE-PMEs ?

Oui absolument, nous avons toujours voulu conserver la qualité d’adaptation des « petits » et l’organisation et la structuration des « grands ».

Même si vos parcours sont plutôt à l’origine autour de l’architecture, êtes-vous aussi présents dans les domaines de l’ingénierie et de l’infrastructure ?

Oui tout à fait, le BIM, qui n’est que la traduction d’une saine gestion des données des projets nous permet d’être présents chez de nombreux acteurs. Nous assurons des missions auprès des MOE en architecture, en ingénierie du bâtiment et de l’infrastructure, mais aussi auprès des MOA. Il y a celles qui font construire des bâtiments ou des infrastructures et celles qui gèrent et maintiennent en condition opérationnelle des logements, des usines ou des ouvrages. Notre expérience s’appuie entre autres sur l’expertise et l’expérience que nous avons acquises entre autres auprès de notre client la Société du Grand Paris.

Centre d’exploitation Champigny sur Marne – MOA : Société du Grand Paris / Architectes : Richez associés

Vous avez de belles références comme l’AMO autour de la SGP, pourriez-vous nous en dire un peu plus et nous parler des autres projets ou vous avez été impliqués et qui vous tiennent à cœur ?

Nous avons à cœur de permettre la mise en place d’une logique de « continuité numérique du territoire à l’équipement »©. Notre approche est éthique, toujours « collaborative et contributive ». Nous croyons fortement à la transition numérique raisonnée©.

Que cela soit pour, Architecture Studio, Habitat en Région, les Eaux de Paris, SIA Habitat, ou bien d’autres, nous veillons toujours lors de nos accompagnements à mettre en œuvre des dispositifs et des moyens qui ne laissent personne en marge.

Quelle est la difficulté quand on travaille sur ce type de projet aussi emblématiques ?

Être à sa place, démontrer aux acteurs et aux clients que nos interventions sont efficaces immédiatement pour leurs missions, contribuer réellement à une bonne gestion des projets en utilisant les technologies pour ce qu’elles sont, c’est des dire des outils et des moyens au service de la réalisation des projets.

Ne pas vendre du rêve, c’est à dire expliquer les difficultés et mettre en place les dispositifs pour les franchir.

Selon vous, est-ce la maîtrise d’ouvrage qui pousse à aller vers le BIM actuellement ? Ou autre ?

Actuellement, nous sommes dans une phase décrite par le cycle de Hype de Gartners qui concerne l’adoption et la « désirabilité » d’une nouvelle technologie, même si cela n’est pas si simple.

Les promesses de cette nouvelle technologie commencent à s’émousser, et l’’espoir faiblit en provoquant des déceptions malgré les réussites. Les 1ers acteurs MOE qui étaient leaders ont fait leurs premières expériences. Les MOA et leur AMO sont maintenant convaincus et commencent à être moteurs. En effet, ils ont compris leurs propres avantages, mais pour autant, tout comme pour les MOE, il faut le mettre en place.

Diriez-vous que le marché français est avancé en BIM ?

Oui, depuis l’étude réalisée pour le PTNB en 2017, les choses ont considérablement avancé. Les projets sortent de terre, avec leurs réussites mais aussi avec leurs déceptions. Des titres ont été créés par le RNCP. Les acteurs se mettent en ordre de bataille, mais nous sommes un pays où le conflit est fréquent et la collaboration n’est pas toujours de mise.

Quels sont selon vous les freins au développement du BIM en France ?

Les freins principaux sont les répartitions des marchés, la structuration des entreprises, le manque de compétences, les technologies.

Grâce à la loi MOP de 1985 qui a normalisé les contrats et les responsabilités, chacun a su s’organiser. Sans la remettre en cause, il faudrait peut-être la faire évoluer pour qu’elle puisse mieux intégrer les principes de collaboration. C’est déjà le cas avec les Conception/Réalisation, les CREM et autres exceptions.

La structure des entreprises évolue vers les regroupements et l’émergence de nouveaux acteurs.

Les organismes de formation professionnelle mettent en place des parcours adaptés comme nous.

Les nouveaux titres du RNCP sont pertinents, même s’ils doivent encore s’enrichir.

Les technologies et principalement les openBIM et standards tels que l’IFC sont matures, et j’en profite pour saluer l’investissement d’Autodesk dans cette voie ouverte.

Développez-vous aussi des applications spécifiques pour vos clients ?

Non absolument pas, nous nous appuyons sur les outils existants comme Dynamo pour aider nos clients, soit à automatiser leur production, soit à améliorer leur conception.

Couvrez-vous le cycle de vie globale d’un projet ou uniquement certaines parties ?

Presque, nous n’avons pas encore travaillé sur la problématique des maquettes de déconstruction.

L’exploitation et la maintenance sont-ils un segment que vous développez ?

Oui, bien-entendu, nous sommes présents auprès de grands acteurs du tertiaire depuis les années 2000. Le sujet a toujours été d’actualité, que cela soit pour l’exploitation de leurs plans avec AutoCAD ou maintenant en BIM, d’autant plus que les systèmes GTB, GTC, GMAO ou les ERP d’exploitation/maintenance nécessitent une vision d’hyper-gestion.

Certains ont défini le concept de BOS© (Building Opérating Système) ce qui nous semble très pertinent mais cela pose encore quelques problématiques.

Quel rôle joue l’interopérabilité dans un processus BIM et que faites-vous pour sensibiliser et accompagner les acteurs ?

La question d’interopérabilité n’est pas nouvelle. Il s’agit d’être en accord sur les données communes entre acteurs. Depuis l’origine, ils s’accordent sur des communs du projet (les nomenclatures, les cohérences géométriques 2D, les superpositions, le formatage). Aussi, nous mettons toujours en place un apprentissage et une sensibilisation à la coopération entre acteurs pour des données cohérentes.

Couvrez-vous TIM, CIM et BIM ?

TIM, encore un nouveau concept, la réponse est oui pour les trois, car notre pratique, autour de la « continuité numérique du territoire à l’équipement© », produit la démarche que nous déployons entre autres à la Société du Grand Paris depuis 2014.

Sylvain, vous êtes depuis longtemps dans les nouvelles technologies. Que de chemin. Comment interprétez-vous les évolutions de ces 30 dernières années et quelles leçons peut-on en tirer pour l’avenir ?

J’ai la chance d’avoir mis mes pas dans ceux de Roland Levy qui travaillait sur le langage objet dans les années 1985, il est le fondateur d’ACTH, quel plaisir de voir les acteurs converger dans cette direction.

J’ai encore quelques années devant moi, aussi nous contribuons actuellement à une évolution vers une Industrie du bâtiment 4.0

D’ailleurs, en France, les autorités en charge de la numérisation du secteur font-elles selon vous ce qu’il faut pour que tout le monde doit prêt en 2020 ?

Pour moi, la réponse ne doit pas venir uniquement des autorités, même si elles sont incitatives. Les opérateurs privés ont leur mot à dire et à faire. Sans reprendre le vocabulaire de la « startUP Nation » nous avons en France de très belles réussites industrielles et intellectuelles et cela depuis fort longtemps, il n’y a aucune raison pour que cela ne continue pas.

Faudrait-il faire quelque chose de plus ou différemment ?

Je pense que les politiques permettent de formaliser un cap et de déclencher des actions, voire des obligations.

Les obligations sont souvent un moteur pour avancer ou se contraindre.

ACTH a toujours considéré que la recherche et les nouveautés étaient un progrès si l’humain en profitait. Cela nécessite d’avoir toujours une grande compréhension des enjeux et des forces, à notre échelle, intégrer ces technologies est une obligation.

Forme-t-on bien au paradigme du BIM selon vous dans les écoles et universités, d’architecture et d’ingénierie ?

La réponse est simple, les cursus doubles, architectes et ingénieurs sont de plus en plus fréquents, c’est un signe très positif.

Plus concrètement, quels types de formations, suivi, accompagnement proposez-vous chez ACTH ?

Nous formons aux outils de conception, à l’organisation du projet dans un cadre numérique (PMO), et plus généralement auprès de tous les acteurs selon leur spécificités métiers (MOA, MOE, Entreprise, Maintenance, Responsable de Patrimoine, etc.).

Nos parcours vont de l’initiation au perfectionnement pour les modeleurs, les coordinateurs ou le BIM Management.

Il est nécessaire d’intégrer nos stagiaires dans le processus plus large de la gestion des données et de la transformation numérique.

Aussi nous avons développé nos axes d’intervention autour de « chantiers BIM » qui traversent l’ensemble des sujets pour les projets ou des entreprises. (BIM-DSI, BIM-RH, BIM-QSE, BIM-Production, BIM-Méthodes, etc.)

La notion de Chantier fait référence à notre vision opérationnelle qui décrit un objectif, des indicateurs de réussite, et son atteinte au travers, de moyens, de livrables, d’une maitrise des coûts et des plannings.

Comment un professionnel peut-il vous contacter s’il veut en savoir plus ou s’intégrer vos formations ?

Auprès de notre service commercial bien sûr ! Rien ne remplacera jamais un échange.

Il peut trouver nos coordonnées et se renseigner via nos pages Linkedin et via notre site internet.

LinkedIn
Téléphone : 01 43 26 23 21
Site web : https://www.acth.fr/
E-mail : info@acth.fr

Connaissiez-vous ABCD Blog ? Est-ce un site utile pour le BIM et le numérique en France ?

Oui, je le connais et je le suis depuis sa création ! nous le préconisons systématiquement comme faisant partie des éléments d’informations nécessaires.

Sylvain, un grand merci pour votre temps et ce récit passionnant. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans cette digitalisation de la France.

Playtime Architecture donne naissance à un bel édifice en BIM sur l’Ile-Saint-Denis

Cela se passe au cœur d’un écoquartier fluvial sur l’Ile-Saint-Denis… Un élégant immeuble de 32 logements s’élève dans sa livrée grise . Les livraisons sont en cours, ainsi que les dernières finitions. Il ne manque plus que la vegétation et ses occupants.
Il est la belle oeuvre de Playtime Architecture, l’agence de Laurent Mayoud et Nils Degrémont basés à Lyon mais qui sévissent positivement partout en France. Ce bel édifice a été conçu, déjà par des âmes de créatifs, et aussi en BIM avec Autodesk Revit.

© Playtime Architecture 2020

www.playtimearchitecture.com

Complexité des finitions au milieu des travaux d’aménagements de la zac (projet Inuit pour le paysage, Philippon-Kalt pour l’urbanisme). Signal de l’angle sud ouest, les jardins d’hiver/ loggias en lumon permettent d’apporter une profondeur à la façade et des espaces généreux exploitables en toute saison. On espère que des plantations viendront déborder et envahir ces espaces intermédiaires. La précision de la serrurerie apporte en liaison avec la lasure plus brute du béton un aspect qualitatif important..et la soubassement en bois sombre va permettre la liaison qui nous est chère et l’intégration par la nuance avec les végétations ripisylves du projet paysager, pour créer un fondu et absorber le socle dans le sol. Comme toujours l’interface compliquée entre maçonnerie et second oeuvre ultra précis demande réflexions, anticipations avec des tolérances parfois impossibles à gérer qui nous donnent envie de ne plus travailler avec le béton…mais c’est une épreuve à anticiper et l’expérience aidant permet d’anticiper.
Les images du concours sont visibles ICI sur le site de Playtime. Les nacos ont été abandonnés pour limiter les risques de dysfonctionnement et de coût. Les Lumons apportent de plus une clarté exceptionnelle.

© Playtime Architecture 2020

BRAVO aux Equipes de Playtime et heureux que ce bâtiment ait pris vie grâce à Revit et kudos à Nils 🙂

Les robots dans la construction, une évolution logique…

Un bref historique de l’automatisation dans le secteur de la construction

Alors que certains pensent que l’utilisation de la robotique dans la construction est un nouveau développement, c’est en fait la suite d’une histoire plus large sur l’automatisation dans la construction qui remonte à des milliers d’années.

L’Armée de terre cuite, une collection de sculptures en terre cuite représentant les armées du premier empereur de Chine, Qin Shi Huang, et enterrée avec l’empereur dans sa nécropole, a utilisé des techniques de construction et de préfabrication hors site lors de sa construction en 210 avant notre ère. Plus récemment, le siècle dernier a eu un certain nombre de tentatives d’industrialisation de la construction, de la maison moderne Sears, un catalogue et une maison en kit vendus par Sears, Roebuck et Company par correspondance, expédiés par wagon couvert et assemblés sur place, aux Maisons Lustron, maisons préfabriquées en acier émaillé développées aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale en réponse à la pénurie de maisons pour le retour des GI, ou encore les maisons Prouvé. La fin des années 70 et les années 80 ont vu une période riche de développement induite par l’industrie, en particulier au Japon. Face aux craintes d’une pénurie de main-d’œuvre due au vieillissement de la population et aux jeunes travailleurs affluant dans les industries de haute technologie (craintes toujours d’actualité), un certain nombre de sociétés japonaises telles que Shimizu Corporation et Takenaka Corporation ont investi dans l’automatisation de la construction et la robotique avec grand succès, développant robots et appareils télécommandés utilisés pour toutes sortes de tâches, y compris la manutention de matériaux, l’excavation, la mise en place du béton, la finition du béton, la mise en place des barres d’armature, l’ignifugation, l’acier de construction, la finition intérieure et extérieure, les travaux de terrassement, ainsi que les systèmes intégrés d’automatisation de la construction et les maisons préfabriquées . Bien que bon nombre de ces technologies n’aient pas été largement adoptées, elles ont réussi à adopter des techniques allant de la fabrication à l’utilisation pratique de la construction. Aujourd’hui, les améliorations de la robotique, des logiciels et de l’organisation ont permis à une nouvelle vague d’automatisation de la construction de se développer, avec de nouveaux développements et collaborations dans le monde universitaire, le gouvernement et l’industrie.

Découvrez tous les secrets de la robotisation dans le secteur de la construction avec ce livre blanc passionnant ci-dessous.

Airbnb lance Backyard, une nouvelle manière de construire et de partager les habitations et recrute ses futurs talents !

Le monde de la construction est en pleine ébullition et des acteurs comme Airbnb et d’autres sont en train de littéralement disrupter ce secteur. Pour preuve, cette initiative que lance le leader du partage d’habitations.
Backyard est une initiative visant à créer de nouveaux modes de construction et de partage des habitations. Une approche qui a pour ambition de réaliser une conception plus humaniste, tournée vers l’avenir et soucieuse des déperditions que provoque ce secteur. Elle a pour but d’analyser comment les bâtiments pourraient utiliser des techniques de fabrication sophistiquées, des technologies de maison intelligente et une vaste vision de la communauté Airbnb pour répondre de manière posée et profonde aux besoins des propriétaires ou des occupants qui évoluent au fil du temps.

Samara by Airbnb

Airbnb avait déjà défié les idées reçues et lancé une nouvelle approche en aidant les personnes à détecter les espaces sous-utilisés, tels que des chambre d’amis ou une cabane dans les arbres, jusqu’à un appartement inutilisé pendant l’absence de ses occupants et ils en ont créé une communauté qui connecte les gens du monde entier. Backyard utilise la même approche sur laquelle Airbnb était basée – le potentiel de l’espace – et l’applique plus largement à l’architecture et à la construction.

Après avoir étudié le secteur de la construction à la recherche de solutions pratiques, ils ont conclu qu’il était nécessaire de repartir d’une page blanche et d’être holistiques s’ils veulent vraiment réinventer la conception des habitations. C’est à la fois les sujets de la conception, de l’architecture, de l’urbanisme, de l’impact social, du développement durable ou encore de la fabrication qui doivent être abordés.

Avec plus de 13000 bâtiments à construire chaque jour, pour répondre aux besoins des futurs habitants de la planète, le défi du secteur de la construction est immense. Aux États-Unis seulement, ce sont en moyenne plus de 3 300 nouveaux logements chaque jour qui sont construits, avec tout l’impact environnemental que cela représente.

Impliqué sociétalement et voulant faire changer cette situation, Airbnb recrute donc activement des penseurs audacieux pour se joindre à cet effort. Leurs équipes éclectiques comprennent des designers industriels, des designers d’interaction, des architectes, des roboticiens, des ingénieurs en mécanique, des spécialistes des matériaux et des experts en politiques, tous travaillant à faire de Backyard une réalité.

Backyard représente un effort pour concevoir et prototyper de nouvelles façons de construire et de partager des maisons, selon un communiqué de presse, la première vague d’unités de test devenant publique en 2019. En clair, cela signifie qu’Airbnb prévoit de distribuer des bâtiments prototypes cette année.

Le nom «Backyard» pourrait laisser penser qu’Airbnb veuille juste construire des unités de logement additionnelles (ADU), ces petits chalets qui se trouvent derrière de grandes maisons de banlieue et qui sont souvent loués sur Airbnb, mais ce n’est apparemment pas l’intention de leur PDG.

Des petites habitations préfabriquées pourraient figurer sur leur feuille de route, mais les matériaux de construction écologiques, les maisons autonomes et les complexes à logements multiples le sont également.

Backyard étudie comment les bâtiments pourraient utiliser des techniques de fabrication sophistiquées, des technologies de maison intelligente et recueille des informations de la communauté Airbnb pour répondre de manière réfléchie aux besoins changeants des propriétaires ou des occupants au fil du temps.

Parmi ces nouveaux moyens à mettre en oeuvre, le BIM bien entendu, et c’est pour cela qu’ils recherchent notamment des Ingénieurs logiciels Revit pour développer les applications du futur.

Ils ont passé beaucoup de temps à rechercher des personnes exceptionnelles aimant et recherchant de nouveaux types de défis, créatives et profondément curieuses de voir comment le monde est organisé. Ils sont toujours à la recherche d’autres talents qui pourraient renforcer leur équipe. Alors pourquoi ne pas les rejoindre ?

Si cette aventure vous intéresse, cliquez ici.

Site officiel de Backyard ici.

Indalo d’octopus Lab, prévoyez la qualité de l’air intérieur de vos projets BIM en toute sérénité !

C’est une révolution dans le domaine de la maîtrise de la qualité de l’air intérieur des édifices. Octopus Lab, jeune startup, qui a développé INDALO nous a d’ailleurs fait le plaisir de venir présenter leur solution sur le stand Autodesk lors du dernier salon EnerJmeeting qui se tenait le 6 février 2020 au palais Brongniart, et nous les en remercions.

INDALO est en effet le premier logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur, qui vous assiste dans vos choix de conception (matériaux et ventilation) pour garantir un air de qualité dans votre futur bâtiment.

INDALO, c’est un logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur en phase conception ou rénovation.

Il s’agit d’une solution cloud et BIM-compatible qui est accessible en tant que plugin d’Autodesk Revit®.

Que vous soyez promoteur immobilier, ingénieur d’étude thermique ou constructeur, vous pouvez vérifier que vos choix de conception (matériaux, ventilation) apporteront une qualité de l’air optimale dans votre futur bâtiment. Vous sécurisez ainsi l’obtention de vos labels et certifications.

Plus besoin d’être des spécialistes de la qualité d’air ou développeur car avec INDALO, c’est de la physiochimie de la pollution de l’air rendue accessible par des chimistes et des développeurs pour vous faciliter la vie. Une maquette Revit et des informations de base suffisent à prévoir la qualité de l’air du futur bâtiment.

Grâce à INCA-Indoor©, seul moteur de calcul validé de la chimie de l’air intérieur, et aux bases de données associées (matériaux et air extérieur), INDALO est capable de prédire les concentrations en polluants dans une pièce d’un bâtiment durant sa phase de conception. Il en simule la qualité de l’air intérieur en tenant compte :

  • des matériaux mis en œuvre dans le bâtiment,
  • du système de ventilation,
  • de l’occupation des lieux,
  • de la pollution extérieure,
  • du mobilier.

Lors d’un calcul, INDALO réalise ainsi des millions d’opérations mathématiques pour prévoir les concentrations de centaines de polluants dans le bâtiment. Afin de vous faire gagner du temps, INDALO réalise tous ses calculs sur les serveurs dédiés d’Octopus Lab.

Vous pouvez ainsi vaquer à vos occupations et vous serez prévenus dès lors que les simulations sont terminées.

Découvrez INDALO d’Octopus Lab en cliquant ici.


SELAS Daniel Legrand, un géomètre Expert qui assume son rôle privilégié dans la démarche BIM

Présente en France depuis plus d’un siècle, La SELAS Daniel LEGRAND est l’une des plus anciennes sociétés de Géomètres-Experts de PARIS.
Elle emploie plus de quatre-vingts collaboratrices et collaborateurs, essentiellement des ingénieurs et des géomètres diplômés des meilleures écoles.

Elle réalise des levés d’architecture, des implantations, levés planimétriques et altimétriques, des divisions, des expertises et dossiers d’urbanisme, des études règlementaires…

Et elle a aussi su franchir le cap de l’innovation en proposant la réalisation de très belles maquettes BIM.

Elle créé ses nuages de point 3D à partir d’un scanner Laser 3D, et en rétroconception, elle crée les maquettes BIM en 3D avec le logiciel Revit d’Autodesk à partir d’un relevé lasergrammétrique.

Vous pourrez manipuler l’une de leur maquette de la Gare de Lisch dans un visualiseur Autodesk Forge en ligne, modélisée avec Revit bien entendu.

Vous pourrez découvrir leur approche BIM en cliquant ici.

Site officiel de SELAS Daniel Legrand.

Ainsi que leurs références de qualité et variées. Bravo à ce cabinet de géomètres-experts !

Doka, spécialiste et leader du coffrage international, lance sa bibliothèque d’objets BIM !

Doka est leader international pour la conception, la fabrication et la commercialisation des systèmes de coffrage et d’étaiement pour tous les secteurs du BTP. Avec plus de 160 sites commerciaux et logistiques dans plus de 70 pays, le groupe Doka dispose d’un réseau extrêmement performant pour fournir aux entreprises de construction des équipements et supports techniques avec réactivité et professionnalisme.

Concepts de coffrage intégrés sur votre chantier virtuel, hausse de productivité sur le chantier réel.

Conscients que la construction virtuelle ou BIM va devenir un standard très rapidement, Doka a souhaité apporter sa pierre à l’édifice. Ills sont convaincus que le collaboratif et l’automatisation du chantier réel gagneront encore en importance. Concrètement, pour Doka, cela signifie que le BIM permettra d’adapter avec encore plus de précision leurs solutions de coffrage au processus de construction d’un bâtiment, et contribuera ainsi de manière significative à la réussite de vos projets de construction.

Ils ont donc décidé de créer un gabarit Doka pour Revit, ainsi que les objets coffrages correspondant à leur gamme. Ils sont paramétriques et totalement renseignés.

Téléchargez la Doka Library for Revit® maintenant ici.

Les coordonnées du BIM Manager de DOKA sont par ailleurs disponibles sur leur page.

Un guide d’utilisation est téléchargeable ici.

Rapport Metswift – Climat prédictif, analyses météorologiques et Intelligence Artificielle au service de la construction !

Un ebook passionnant à découvrir ! Metswift et des experts examinent l’impact de technologies émergentes et à progression rapide telles que l’intelligence artificielle et la manière dont elles peuvent être exploitées – notamment avec le BIM – pour diminuer l’impact des prévisions météorologiques pour le secteur de la construction.

En effet, on sait que les conditions météorologiques peuvent impacter jusqu’à 20% le cours de la construction d’un projet. Pouvoir anticiper le climat, récupérer les données et les intégrer dans le processus BIM, notamment les données de temps (4D), ou relatives aux matériaux et leurs quantités (5D), en s’appuyant sur des algorithmes spécifiques d’intelligence artificielle est primordial.

Découvrez les recherches et conclusions de ce rapport informatif intéressant en cliquant ici.

Rapport – Tout savoir sur les KPIs ou Key Performance Indicators pour la Construction

De nombreuses entreprises – notamment dans les pays anglo-saxns – utilisent des KPIs ou indicateurs de performance clés (KPI) pour évaluer et comparer leurs performances en termes de réalisation des objectifs stratégiques et opérationnels.

Cependant, le secteur de la construction dans son ensemble manque de repères objectifs ou d’un moyen de mesurer l’excellence dans l’ensemble du secteur. L’objectif de cet eBook est de décrire les KPI simples que les entreprises de toutes tailles peuvent commencer à capturer aujourd’hui en utilisant une technologie qui numérise ces informations et les recueille de manière centralisée. L’analyse complète de ces données dans l’ensemble du secteur contribuera à améliorer les processus et à améliorer les performances et la livraison des projets.

L’une des raisons de l’absence de références dans le secteur du BTP est le manque de données centralisées nécessaires pour établir des normes. Tous les entrepreneurs utilisant des technologies numériques pour gérer leurs projets de construction génèrent des données et des informations. Cependant, beaucoup admettent qu’il leur manque un endroit unique pour agréger ces informations et savoir comment les utiliser de manière significative. Le coût et la difficulté semblent aussi être des obstacles. Avoir la capacité d’analyser des données, telles que les informations de projet concernant les demandes d’informations (RFI) et les demandes de modification, fournit non seulement un contexte utile, mais permet également aux entrepreneurs de comprendre les typologies de problèmes dans leurs processus de construction.

Autodesk et Dodge Data et Analytics ont interrogé plus de 200 entrepreneurs et professionnels afin d’identifier et d’analyser les processus actuels de planification et d’exécution des projets. L’étude a révélé sept indicateurs clés de processus qui, selon les entreprises, sont particulièrement utiles pour interpréter la performance globale. Les résultats suggèrent qu’en adoptant des processus spécifiques pour la gestion de projet, les entrepreneurs peuvent réduire les risques, minimisant ainsi les problèmes en aval et améliorant les performances.

Le résumé suivant du rapport couvre sept catégories d’activités de projet, notamment:

1. Problèmes découverts dans les documents de construction
2. RFIs (Demandes d’Informations)
3. Modification des commandes
4. Planning
5. Sécurité / Inspections
6. Productivité du travail
7. Qualité et livraison

Découvrez les conclusions de ce rapport et voyez comment votre entreprise pourrait en bénéficier ci-dessous.