La Ville de Paris dévoile l’équipe lauréate du concours destiné à réimaginer le Site de la Tour Eiffel à l’aide du BIM

L’équipe Gustafson Porter + Bowman a été désignée aujourd’hui par la Mairie de Paris, lauréat du concours pour le réaménagement du « Grand site » de la Tour Eiffel, qui comprend les jardins du Trocadéro et le Champ de Mars, ainsi que la Tour Eiffel et son esplanade. L’annonce a été faite par Anne Hidalgo, Maire de Paris, Jean-Louis Missika et Jean-François Martins, maires adjoints de Paris.

L’équipe Gustafson Porter et Bowman intègre les sociétés suivantes : Gustafson Porter et Bowman, agence de paysage, Chartier et Corbasson architectes, Atelier Monchecourt & co architectes, Sathy urbaniste, agence Devillers & associés urbanistes, Ma-Geo Morel, VPEAS, BIM services, Inex, Bollinger + Grohmann, Gevolys et Yris.

© Equipe Gustafson Porter + Bowman – 2019
© Equipe Gustafson Porter + Bowman – 2019
© Equipe Gustafson Porter + Bowman – 2019

L’an dernier, Autodesk a annoncé la signature d’une convention de partenariat avec la Ville de Paris pour créer et utiliser une maquette 3D intelligente du site, soit les 2,4 kilomètres carrés, et pour utiliser le processus de Modélisation des Informations du bâtiment (BIM) tout au long du projet. En collaboration avec les sociétés WSP et Gexpertise, nous avons créé le plus grand modèle urbain en son genre, comprenant les bâtiments, les routes et les infrastructures, les zones piétonnes et les passages à niveau, le mobilier urbain et les espaces verts. Le modèle a été dévoilé en mai 2018, ainsi que les noms des quatre équipes sélectionnées pour concourir à la refonte de la zone : Gustafson Porter + Bowman, AL_A ; Agence ter, et KOZ Architectes.

Autodesk a travaillé en étroite collaboration avec les équipes finalistes tout au long de l’année pour les aider à visualiser leurs conceptions, en leur donnant accès à une version simplifiée du modèle 3D dans Autodesk Infraworks qui a été utilisé lors des différentes étapes du processus. Nous avons également organisé des ateliers pour aider les équipes à collaborer en interne et à comprendre les enjeux du site existant, mais aussi pour définir des méthodes de travail et intégrer les modèles des propositions des participants au concours.

« Autodesk est fier d’avoir accompagné pendant un an la Ville de Paris et les quatre équipes finalistes dans ce dialogue compétitif autour de ce projet de grande envergure, unique au monde. L’utilisation d’une maquette numérique intelligente, d’outils de visualisation immersifs en 3D et la mise en place de méthodologies collaboratives ont permis d’accélérer considérablement la prise de décision et la réduction d’erreurs potentielles. Ainsi, les membres du jury ont pu se plonger virtuellement dans les projets pour visualiser l’ensemble des aménagements proposés mais aussi ressentir et expérimenter le futur parcours des visiteurs. Nous félicitons la Ville de Paris pour leur engagement dans ce pari numérique, l’équipe gagnante et l’ensemble des finalistes pour l’adoption de méthodes qui illustrent le futur du secteur de l’architecture et du BTP », déclare Nicolas Mangon, vice-président AEC (Architecture, Ingénierie, Construction) Stratégie et Marketing chez Autodesk.

Les quatre propositions des équipes ont été dévoilées aujourd’hui sous la forme d’expériences immersives. En visualisant leurs projets en 3D avant leur construction, la Ville de Paris prévoit ainsi une réduction des erreurs, une plus grande clarté et collaboration avec l’équipe gagnante. C’est aussi l’opportunité d’impliquer le public dans le processus. Les modèles ont également été utilisés par le jury lors de la prise de décision finale pour mieux comprendre les quatre propositions avec un référentiel commun et pour vivre ce que les futurs visiteurs expérimenteront sur place.

La rénovation du grand site Tour Eiffel devrait être achevée juste à temps pour les Jeux Olympiques d’été de 2024 et avant d’autres événements majeurs dans la ville, notamment l’Exposition Universelle de 2025 et la Coupe du monde de rugby de 2026. Mais le relooking n’est pas que cosmétique. Cette rénovation aidera la Ville de Paris à relever les défis croissants liés à l’énergie, la végétalisation, les réseaux d’approvisionnement, la mobilité, la logistique, la gestion des déchets, la sécurité et les risques d’inondations.

Maintenant que l’équipe gagnante a été dévoilée, le public est invité à partager ses commentaires sur le projet. Les quatre projets seront exposés au Pavillon de l’Arsenal dans le cadre d’une exposition d’une durée d’un mois. L’équipe gagnante tiendra compte des commentaires et mettra en œuvre les changements en fonction des besoins du projet. Une fois la conception finalisée, elle fera l’objet d’analyses, de simulations et d’approbations officielles nécessaires avant l’obtention d’un permis de construire d’ici le début 2020 pour que la rénovation puisse commencer.

Découvrez en vidéo les 4 projets des finalistes :

Les lauréats Gustafson Porter + Bowman :

Amanda Levete Architects :

KOZ Architectes :

Agence Ter :

Découvrez les étapes du processus de création du modèle 3D du grand site de la Tour Eiffel :

Venez nombreux découvrir ces projets qui sont en exposition au Pavillon de l’Arsenal !

Le BIM au service de l’avenir des jeunes dans le BTP, Interview de Pascal Parent, Professeur impliqué et fervent évangélisateur des bienfaits du BIM

Pascal Parent est un enseignant pionnier de l’évangélisation du BIM au lycée que nous connaissons depuis bien longtemps. Il fait partie de ces personnes passionnées et aimant transmettre, sans qui, les jeunes générations seraient bien démunies face aux progrès du numérique et notamment du BIM.

Pascal Parent, Professeur d’économie de la construction au Lycée des métiers du Bâtiment Aristide-Bergès de Saint-Girons, et conseiller BIM des corps d’inspection de l’Éducation Nationale

Installé en Ariège, il a, par la pédagogie innovante mise en place avec ses collègues, permis de faire évoluer l’écosystème local. Professeur d’économie de la construction au Lycée des métiers du Bâtiment Aristide-Bergès de Saint-Girons, et conseiller BIM des corps d’inspection de l’Éducation Nationale, il a dès 2009 introduit la notion de BIM dans ses cours.


Auprès de quelles classes introduisez-vous l’apprentissage du BIM ?
J’enseigne en lycée des métiers du bâtiment, ce qui, pour l’Éducation nationale, est un label de d’ouverture vers le mode professionnel. Nous avons introduit le BIM dans la pédagogie dès 2009. Mon enseignement porte sur l’économie et l’étude des constructions. Les classes sont essentiellement des cursus de bac pro technicien du bâtiment études et économie (teb2e). J’interviens aussi beaucoup auprès des Bac Pro installateur sanitaire, peinture, et maçonnerie avec qui nous utilisons aussi beaucoup le BIM.

À l’époque, le BIM, surtout dans les TPE/PME, n’était pas si répandu. Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en place un tel enseignement dès le lycée ?
À l’époque, nous travaillions déjà sur ordinateurs mais en 2D sur AutoCAD. Or, l’interface 3D m’a tout de suite parue comme un support à fort potentiel pédagogique. Elle a immédiatement permis à nos élèves une meilleure compréhension des ouvrages. Par la suite, la pédagogie par projets, puis les applications BIM se sont développées et cela a suscité encore davantage d’intérêt chez les lycéens.


Maxime présente à ses camarades le fonctionnement du BLK360

D’un point de vue pédagogique, comment appréhendez-vous l’apprentissage du BIM à ce niveau d’études ?
Le BIM est pour nous un processus qui doit,être acquis sur un continuum allant de la première année de lycée jusqu’à Bac +3, ce qui correspond au niveau de Licence professionnelle. Au niveau Bac Pro, on forme des diplômés destinés à devenir référents BIM. Pour nous, le BIM est avant tout un contexte numérique avancé pour acquérir des compétences. Il n’est pas une compétence en soi. La compétence, c’est de réaliser un métré, un devis, un quantitatif, ou un relevé d’ouvrage. Je comparerais le BIM à l’eau d’une mer dans laquelle nous apprenons aux élèves à nager, et ce sous différentes contraintes météo.

Cet enseignement numérique distingue-t-il votre établissement des autres lycées aux alentours ?
Nous sommes en milieu rural, dans la périphérie sud de Toulouse, au sein d’un établissement à taille humaine. Cela peut paraître paradoxal vu de l’extérieur mais notre positionnement géographique et notre petite taille donne un certain confort d’enseignement et permet d’innover. Je viens du secteur privé avec une expérience de 6 ans chez Bouygues Construction. Le lien école-entreprise est essentiel à mes yeux. Très rapidement, nous nous sommes donc rapprochés des organismes professionnels locaux qui se sont intéressés à notre démarche. C’est cocasse mais cela a permis des transferts de technologie… du lycée vers l’entreprise ! Cela a participé du changement de regard sur notre lycée, tant au niveau des cabinets d’architecte que des entreprises du bâtiment.


Le lycée en cours de modélisation avec Autodesk Revit et ReCap

Quid de la relation entre les élèves et le lycée ?
Parce qu’il est un vecteur de partenariats entre le lycée et les entreprises, le BIM a également permis aux élèves d’avoir une autre vision de leur formation. Quand on rentre en seconde, même en lycée des métiers, on n’a pas forcément une vision très claire de son projet professionnel. Être en avance sur le numérique a permis à l’établissement d’être valorisé et d’élargir la zone de recrutement autour du lycée.

Entre l’équipement informatique et l’acquisition des licences, ce choix pédagogique requiert des moyens. Comment les avez-vous obtenus ?
Il y a eu une forme de prime à l’innovation. Parce que nous étions pilotes au niveau de cette technologie, nous avons pu convaincre le conseil régional de Midi-Pyrénées (aujourd’hui Occitanie, ndlr), qui est compétent pour ce type d’investissement, de nous doter de stations de travail professionnelles récentes, renouvelées régulièrement. Au départ, nous faisions l’acquisition des logiciels, puis dès 2013, Autodesk a mis à notre disposition gratuitement des versions pédagogiques de sa suite de logiciels AEC avec notamment Revit, Navisworks, et la plateforme collaborative A360. Cela nous a permis d’élargir le champ des possibles en matière d’enseignement.


Les élèves modélisent leur lycée à partir des scans laser 3D ou des drones.

Que change cette pédagogie pour l’employabilité de vos élèves en sortie d’étude ?
Leurs compétences techniques sont restées les mêmes. Dans le même temps, leurs compétences numériques se sont accrues. En entreprise, le regard sur eux a changé et ils apportent une pratique. Les entreprises sont souvent surprises du niveau affiché par les diplômés quant à la maîtrise des outils numériques professionnels. Une de mes élèves, qui trouvaient par ailleurs que nous faisions trop de maquettes numériques en cours, vient d’être embauchée dans une entreprise en tant que métreur-économiste. C’est sa maîtrise préalable de Revit qui a fait la différence… Je pense qu’elle ne m’en veut plus !

Vous êtes aujourd’hui conseiller BIM des corps d’inspection de l’Éducation Nationale. Comment s’opère le travail d’évangélisation auprès de vos collègues enseignants ?
En 2009, nous devions être 4 ou 5 enseignants sur toute la France à être sensibles au BIM. Nous avons été rapidement repérés par l’Inspection générale du ministère qui a déployé des séminaires de formation. Depuis cinq ans, on observe une montée en charge permanente dans toutes les académies. Un site internet libre d’accès recense les différentes pratiques pédagogiques. Il existe bien sûr des disparités en termes de déploiement des outils dans les différents lycées de France, mais depuis 2016, on ne peut plus passer un bac pro Teb2e sans avoir une maquette numérique à l’examen. C’est la même chose depuis 2017 pour un bac pro en maçonnerie.

L’interface 3D m’a tout de suite parue comme un support à fort potentiel pédagogique. Elle a immédiatement permis à nos élèves une meilleure compréhension des ouvrages. Par la suite, la pédagogie par projets, puis les applications BIM se sont développées et cela a suscité encore davantage d’intérêt chez les lycéens.
—Pascal Parent, Professeur d‘économie de la construction, Lycée Aristide-Bergès

Séance de relevé d’une chapelle, travail d’une classe de 1° Bac Pro TEB (Juin 2018, photo Pascal Parent)

Avez-vous, avec vos élèves, travaillé à des projets concrets en lien avec des entreprises ?
L’exemple le plus parlant est le projet Énergie3DContruction, lauréat PACTE/ PTNB. L’un de ses intérêts était de tester le BIM sur un petit projet public, en partenariat avec les antennes locales de la CAPEB, de la FFB, la DREAL, la DIRRECTE, Chambre des métiers, etc. l’ordre des architectes, l’École supérieure d’architecture de Toulouse, ainsi que les entreprises ayant remporté les marchés. En l’espèce, il s’agit de la construction d’une maison de santé dont le permis de construire en BIM (!) vient d’être obtenu. Dans ce projet, le lycée Aristide-Bergès a été désigné comme pilote avec la communauté de communes Couserans Pyrénées, qui est maître d’ouvrage. Avec ce partenariat, nous faisons à la fois monter en compétence nos élèves qui sont partis en stage dans les entreprises impliquées, tandis que les professionnels se sont formés à l’usage de Revit et Navisworks. Prochaine étape : nous allons depuis le Lycée Aristide-Bergès former les entreprises à l’usage du BIM sur le chantier. L’expérience acquise sur ce projet nous a permis de proposer au ministère la création d’un campus des métiers du bâtiment et des usages du numérique de la région Occitanie. Celui-ci a été validé en 2017 avec la note maximale de trois étoiles, validant ainsi sa pertinence. Nous travaillons donc tous ensemble sur le BIM, mais à l’échelle régionale et avec un réseau de partenaires élargi.

Images : avec l’aimable autorisation de Pascal Parent

Accédez au PDF de la Success Story en cliquant ici.

Emploi – La belle Agence d’Architectes et d’Ingénieurs AIA Life Designers recrute un chargé de projet en architecture maîtrisant le BIM !

AIA Life Designers, grande agence d’architecture et d’ingénieurs recherche un(e) Chargé(e) de Projets en Architecture en CDI pour un projet hospitalier de grande envergure.

Les missions confiées consistent notamment à :

  • Initier un concept architectural novateur et ambitieux
  • Coordonner la conception de projets architecturaux
  • Encadrer et animer une équipe projet
  • Apporter une réponse adéquate aux attentes du maître d’ouvrage et dans le respect des clauses contractuelles

Vous devrez pour cela être Architecte diplômé(e) et disposer idéalement d’une expérience de 5 ans minimum en conception architecturale avec une expérience confirmée sur un projet hospitalier. Par ailleurs, vous devrez maîtriser le pack office ainsi que le logiciel Autodesk Revit.

Des déplacements réguliers sont à prévoir.

Retrouvez tous les détails de cette offre et postulez en cliquant ici.

Le National BIM Report 2019 de NBS de nos voisins Britanniques est disponible et riche d’informations de qualité sur le développement du BIM au Royaume-Uni

Le National BIM Report de NBS (National BIM Specifications) au Royaume-Uni est devenu une institution et un baromètre qui permet de comprendre l’état d’avancement du BIM au Royaume-Uni et d’analyser ce qui fonctionne et ce qui reste à améliorer. On y découvre aussi des témoignages passionnants dans un pays clairement en avance par rapport à ses voisins.

Sur la partie de l’étude auprès des professionnels, on retrouve de manière extrèmement intéressante des chiffres et conclusions relativement similaires à ceux que l’étude des Cahiers Techniques du Bâtiment / Autodesk nous avait apportés pour le marché français.

Ces chiffres sont intéressants et significatifs puisque NBS mesure l’adoption du BIM au Royaume-Uni depuis plus d’une décennie et au cours de cette période durant laquelle les tendances générales de la sensibilisation au BIM et le taux d’adoption sont passés d’un peu plus de 10% en 2011 à environ 70% en 2019.

En termes de technologies et de formats, l’utilisation du standard d’échange ouvert IFC augmente avec plus de 77%, ainsi que le format COBie requis au Royaume-Uni. Comme les années précédentes, la solution BIM Autodesk Revit s’impose comme la plus utilisée parmi les sondés, avec plus de 46% des répondants, à comparer avec les 15% pour Graphisoft ArchiCAD.


Cependant, cette dernière étude met aussi en lumière des stagnations en termes d’adoption, peut-être liées à une montée de l’incertitude dans le leadership de la stratégie du Gouvernement Britannique dans le déploiement du BIM et dans cette difficulté à transférer les exigences BIM des clients des gouvernements centraux vers les collectivités locales.

A l’instar des années précédentes, la façon dont le BIM est défini est un facteur clé de succès. Pour certains, l’adoption du BIM est liée à la production de documentation de projets et de plannings 4D en utilisant la modélisation 3D. Pour d’autres, cependant, le BIM est défini par des normes pertinentes décrivant le BIM en tant que processus, telle que la nouvelle norme ISO 19650 qui était publiée alors que cette enquête avait lieu et une autre série de normes publiées, ainsi que la transition de la série des PAS 1192.

Cette enquête recense aussi un certain nombre des principaux obstacles à l’adoption du BIM, comme la formation, le temps nécessaire pour se mettre au niveau et le manque d’outils standardisés. NBS qui développe d’ailleurs des outils, a cherché à aligner le contenu et son logiciel NBS à la méthode de travail ISO pour permettre à ses clients de produire plus facilement des livrables BIM au sein de leurs équipes de projet pour leurs clients.

Cette étude constate également des tendances négatives et des points qui pourraient suggérer l’émergence d’une « industrie à deux vitesses » tels que le «BIM engagé» et les «retardataires du BIM».

Pour les partisans de ce processus, 60% de ceux qui ont utilisé BIM ont vu des gains d’efficacité de l’ordre de 22%. Vous trouverez aussi de nombreux reportages intéressants sur l’intelligence artificielle, le BIM pour les pays défavorisés, le nouveau standard ISO19650, le BIM en Irelande, les industriels, etc.

Vous pouvez télécharger ce rapport passionnant sur le BIM de NBS en cliquant ici.

Emploi – Les petits génies Bretons recrutent. L’agence d’architecture SONA et Liber-D recherchent un Modeleur BIM / Revit

Vous les connaissez peut-être, SONA Architecture, les architectes à la pointe du BIM en Bretagne, spécialistes du Scan to BIM qui ont remodélisé bon nombre de bâtiment comme le Louvre des Antiquaires. Liber-D sont les géomètres créant les nuages de points qui servent ensuite à la remodélisation de leurs maquettes BIM.

Ces petits génies du BIM sont à la recherche d’un modeleur Revit / BIM dont voici la fiche de poste :

Fiche de poste modeleur Revit
Poste CDI
Logiciel à maitriser : Autodesk Revit
Logiciel à connaître : Autodesk Recap, Scene.

INTITULE DU POSTE & OBJECTIFS
Modeleur sur le logiciel Revit Architecture
Les objectifs tournent essentiellement autour de l’utilisation du logiciel Revit. Le candidat devra être en mesure de pouvoir réaliser les tâches suivantes :

  • Création de familles paramétrables
  • Modélisation LOD 200 à LOD 400
  • Modélisation à partir d’un nuage de points ou de plans 2D de bâtiments existants en vue de Diagnostic ou projets d’architecture

COMPETENCES NECESSAIRES

  • Revit Architecture
  • Bonne maîtrise de la création des familles
    • Formes paramétrables
    • Familles imbriquées
    • Maîtrise des familles systèmes
  • Bonne connaissance des fonctionnalités suivantes :
    • modélisation
    • création de vues diverses
    • nomenclatures
    • phases et variantes
    • paramètres partagés

Pratiques en agence souhaitée.

Bonne connaissance de la méthodologie BIM
PROFIL
L’agence recherche un profil de modeleur Revit avec au moins une expérience de
travail en BIM. Ils recherchent un profil curieux et créatif tourné vers les outils collaboratifs (plateforme, travail en réseau…).
Le poste sera encadré par des experts en maquette BIM réalisées à partir de nuage de
points. Le poste est évolutif et vise une montée en compétence sur les outils spécifiques Revit (géo-référencement, Dynamo…).

Si ce poste vous intéresse, contactez soit Liber-D.

Ou contactez tout simplement l’Agence SONA Architecture en cliquant ici.

Le BIM chez Veolia Water Technologies – Reportage vidéo

Le BIM est un processus de travail collaboratif permettant à différents acteurs d’assurer la conduite et la réussite d’un projet. Depuis 2014, la Société OTV a opéré sa transition vers ce processus avec toute une équipe dédiée d’experts qualifiés.

VEOLIA c’est un effectif de 163 000 collaborateurs répartis sur les cinq continents représentant trois pôles d’activités : eau, propreté et énergie, pour un CA de 25 milliards d’euros dont 44% pour VEOLIA Eau. Sur les marchés municipaux et industriels, VEOLIA Water Technologies représente 9200 collaborateurs dont 1900 en France.

Nous avions d’ailleurs reçu et interviewé Tony Bodelot, Coordinateur Département BIM Tools chez VEOLIA Water Technologies

Découvrez cette semaine la vidéo de témoignage de Tony et toute son équipe présentant leur offre ici.

Le Grand Théâtre de Rabat, un chef d’oeuvre de Zaha Hadid conçu et construit en BIM – A lire sur Redshift

A lire sur Redshif en anglais ici. Ou en français ci-dessous.

Erigé sur les rives du fleuve Bouregreg au Maroc, le Grand Théâtre de Rabat, bâtiment iconique désiré par tous, s’achèvera au plus tard cette année, transformant ainsi l’horizon de la capitale Marocaine. Conçu par la célèbre Architecte Zaha Hadid hélas disparue il y a déjà plus de deux ans, et son agence Zaha Hadid Architects (ZHA), travaillant en étroite collaboration avec plusieurs consultants locaux, le théâtre – premier projet de Zaha Hadid construit en Afrique – sera l’un des derniers et des plus durables legs de celle qui fut lauréate du prestigieux prix Pritzker d’architecture.

Le style affirmé et reconnaissable entre tous de Zaha Hadid est bien présent : lignes ondulées, courbes et formes fluides inspirées de la calligraphie arabe et du fleuve qui borde l’édifice. Le projet comprend un théâtre de 1 800 places, un amphithéâtre à ciel ouvert de 7 000 places, un théâtre de taille plus modeste, des ateliers et un restaurant avec une vue panoramique. L’auditorium principal présente un motif géométrique cristallin inspiré des muqarnas marocaines traditionnelles (les plafonds voûtés ornementaux sont une référence dans l’architecture islamique) mais sa forme générale est plutôt futuriste.

L’auditorium principal. Avec l’aimable autorisation de Zaha Hadid Architects

Le théâtre fait partie du programme national de développement culturel du roi Mohammed VI, qui préconise un développement intégré et durable de la vallée du Bouregreg, y compris Rabat et sa ville jumelle de Salé, située de l’autre côté du fleuve Bouregreg.

Une fois achevé, le complexe sera la pièce maîtresse d’un quartier dynamique à usage mixte, imaginé par le roi Mohammed VI, qui comprendra des magasins, des restaurants et des attractions culturelles et de divertissement répondant aux critères de qualité internationaux. Le modèle de développement urbain intégré est conçu pour cohabiter en harmonie avec le patrimoine et l’environnement du site.

« Je suis ravi de concevoir et de construire le Grand Théâtre », avait déclaré Zaha Hadid lors de la finalisation du projet en 2010. « Les traditions musicales uniques du Maroc et sa riche histoire culturelle dans le domaine des arts de la scène sont renommées dans le monde entier. »

Le défi de l’équipe de conception consistait à créer une impression de fluidité naturelle et à concevoir une manière intuitive de diriger les visiteurs dans leurs promenades. «Étant donné que le paysage environnant est sujet aux activités sismiques, il était primordial d’assurer la stabilité structurelle», explique Reda Kessanti, chef de projet principal chez ZHA. «Le théâtre est construit comme une« boîte dans une boîte », dans laquelle les espaces intérieurs sont structurellement isolés de l’extérieur. La coque de béton est soutenue par une grille constituée de nervures et une infrastructure en acier recouvrant la forme originale du bâtiment. L’enveloppe du bâtiment est sculptée dans la partie supérieure de l’amphithéâtre; sa terrasse offre une vue magnifique sur la vallée. » Les pieux profonds apportent également une solidité structurelle à ce paysage fluvial.

«La forme, à la fois douce et massive, descend doucement vers le sol et offre un amphithéâtre en plein air qui se fond progressivement dans le paysage environnant», explique Kessanti. «Le Grand Théâtre de Rabat tire son énergie du fleuve Bouregreg et s’intègre à l’environnement de la vallée. Le côté dynamique de la rivière est représenté sur place dans le paysage du parc qui engloutit le théâtre ainsi que l’amphithéâtre. ”

Le lobby inondé de lumière. Avec l’aimable autorisation de Zaha Hadid Architects

La lumière est essentielle dans la conception, loin des espaces stéréotypés des salles de cinéma sombres et carrées. «L’éclairage de la crique serpente autour de la façade curviligne, tandis que les puits de lumière et les grandes entrées en verre permettent au bâtiment de briller de l’intérieur», explique Kessanti. À l’intérieur du théâtre, des projecteurs soulignent les murs dorés à facettes de l’auditorium, tandis qu’à l’extérieur, les visiteurs se promènent dans un amphithéâtre avec des gradins éclairés de manière subtile par un éclairage continu des escaliers et des balustrades.

Zaha Hadid était connue pour ses projets novateurs, souvent difficiles à construire. Le Grand Théâtre est conçu dans cette tradition. En raison de la forme inhabituelle du bâtiment et des besoins en programmation variés, la modélisation 3D était essentielle. «Le projet a débuté en utilisant un processus 2D traditionnel, mais lors de la phase de conception détaillée (APD) en 2014, le bureau d’architecture local Omar Alaoui Architectes a reconnu que la géométrie complexe de la conception de ZHA exigerait une coordination plus approfondie en 3D», explique Kessanti.

«L’équipe a dû travailler rapidement pour mettre en place un flux de travail BIM utilisant Autodesk Revit et un LOD [Level of Detail] 200, équivalant à peu près au premier niveau du BIM, pour produire toute la documentation de construction», poursuit Kessanti. « Cependant, la transition s’est avérée problématique, car le secteur de la construction locale de l’époque ne connaissait pas le BIM et les consultants MEP [mécanique, électricité et plomberie] et structure ne disposaient pas des ressources ayant les compétences nécessaires. »
L’agence Zaha Hadid a donc mis en place un groupe de travail dédié au BIM qui a travaillé ensemble dans des ateliers en direct pour résoudre la complexité de la géométrie du bâtiment. Un plug-in pour Revit sur mesure, ZHA BIM, a été développé pour extraire les données et la géométrie originale du modèle 3D. y compris Autodesk Maya, et permettre d’attribuer des informations et des spécifications aux composants 3D.

«Le processus BIM nous a permis d’obtenir une coordination et une rationalisation complètes de la conception, en transformant les surfaces complexes à double courbe en facettes et en modifiant les matériaux afin de réduire les coûts», déclare Harry Ibbs, responsable BIM pour ZHA. « Le logiciel Revit nous a aidés à visualiser simultanément une belle architecture et en a fait le rêve d’un entrepreneur. »

Lors de la construction du bâtiment sur site, des consultants et des entrepreneurs locaux travaillaient en BIM et avec Revit pour produire des modèles parfaitement coordonnés et pour pouvoir gérer les détection de collisions, a déclaré Kessanti. «Nous savions que le modèle était nécessaire pour économiser de l’argent à la fois pour le client et pour l’entrepreneur», a-t-il ajouté. «Sans ce processus BIM, nous aurions dû percer des murs et des sols en béton pour travailler dans la structure, ainsi que dans la plomberie et l’électricité pour la CVC.»


La construction devrait se terminer en 2019. Avec l’aimable autorisation de Zaha Hadid Architects

Le décès brutal de Zaha Hadid en 2016 a donné encore plus d’importance aux projets posthumes tels que le Grand Théâtre. Kessanti dit que le Grand Théâtre, comme les autres chefs-d’œuvre de Hadid, sera probablement cité pendant de nombreuses années. La vision de Zaha Hadid « est évidemment très importante dans le monde de l’architecture », dit-il. « Très souvent copiée mais jamais égalée. »

La construction du théâtre à Rabat devrait s’achever fin 2019.

Découvrez l’intégralité du témoignage Redshift en anglais en cliquant ici.

Interview BIM – Episode #22 Merri Lawan, Expert Développements BIM et Ingénieur chez VINCI Construction France

Bonjour à tous,

Nous avons l’honneur de recevoir aujourd’hui l’une des personnes clés au sein de VINCI Construction France, Merri Lawan qui est en charge du développement des outils méthodes pour le chantier. Nous allons évoquer les grands chantiers de numérisation qui permettent au Groupe VINCI Construction d’être encore plus efficace et à la pointe dans le domaine de la Construction, et surtout, découvrir le parcours très intéressant de Merri.

Bonjour Merri, nous sommes enchantés de te recevoir sur ABCD Blog. Nous avons l’habitude de recevoir des BIM Managers, c’est donc une première pour nous de discuter avec un Responsable du Développement des Outils Méthodes.

Pourrais-tu tout d’abord nous présenter VINCI Construction France en quelques mots, même si votre Groupe est renommé ?

Effectivement, avec 20 000 collaborateurs, VINCI Construction France – filiale du groupe VINCI et leader français du BTP – intervient dans tous les métiers du bâtiment, du génie civil, des réseaux, des métiers de spécialités et du développement immobilier.

Ton parcours universitaire t’a mené très naturellement vers le développement d’outils méthodes et pas vers la partie BIM Management, malgré ton double diplôme d’Ingénieur GC et géotechnique. Pourrais-tu stp retracer pour nos lecteurs ton parcours extrêmement intéressant et nous parler de ta passion pour les mathématiques et le développement dès ton plus jeune âge ?

J’ai toujours eu une attirance pour les sciences en général, plus particulièrement les mathématiques et la physique. Très jeune, j’ai eu accès à un ordinateur ce qui fait que j’étais à l’aise avec l’outil informatique. A l’université j’ai fait un DEUG MIAS (Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences) et c’est à ce moment-là que j’ai découvert toute la puissance de l’informatique – à travers la programmation – pour résoudre des problèmes mathématiques complexes. Après mon DEUG, j’ai intégré une école d’ingénieur en Génie Civil car le monde de la construction m’a toujours fasciné aussi (mon père, diplômé de l’ESTP, m’emmenait souvent sur ses projets). J’ai eu l’opportunité durant mon stage de fin d’études de choisir un sujet qui combinait mes 2 passions : le btp et l’informatique. Il s’agissait de développer des outils sur AutoCAD pour augmenter la productivité des services Méthodes.

Tu as été diplômé et tu as très rapidement intégré Bouygues Construction en 2006 pour t’occuper de développement d’outils BIM Sur AutoCAD avant l’heure. Pourrais-tu nous en dire plus ?

Comme je le mentionnais plus haut, j’ai commencé chez Bouygues par un stage de fin d’études dont le but était de développer des outils sur AutoCAD afin d’augmenter la productivité des services Méthodes. Ce PFE m’a passionné, j’ai été embauché chez Bouygues à la suite de ce stage avec une double casquette : ingénieur Méthodes et développeur au service des BET Méthodes en France. La plupart des développements faits sur AutoCAD étaient similaires à ce que peut offrir Revit aujourd’hui en terme de métré et phasage. Lorsque j’ai découvert Autodesk Revit en 2009, j’ai tout naturellement pensé que c’était l’avenir et qu’il était temps de quitter AutoCAD pour un vrai logiciel métier dédié à la construction.

5 ans après, tu intègres VINCI Construction France pour t’occuper de développement d’outils méthodes BIM sur Revit directement. Pour quelles raisons et quelles ont été tes premières missions ?

C’est donc suite à la découverte du potentiel de Revit que j’ai décidé de me réorienter vers le BIM : j’ai postulé chez VINCI Construction France au sein du service Maquette Numérique de Projet (piloté à l’époque par Jean-Baptiste Valette) : le but de ce service était d’assurer la transition des filiales de VINCI Construction France vers le numérique.

Tu as d’ailleurs commencé avec Daphné Duresseix qui depuis a pris la direction de l’Equipe de BIM Management. Comment collaborez-vous avec son service qui bénéficie directement de vos outils développés ?

J’ai effectivement commencé en 2011 avec Daphné. Au début, on a tous les deux fait à la fois de la modélisation, du développement/paramétrage de logiciels BIM, de la veille chez les éditeurs, ainsi que des formations au sein des filiales. A l’époque, le BIM était encore perçu pour beaucoup comme de l’animation 3D sans grand intérêt : il fallait se battre pour convaincre les filiales de faire la transition. Puis, petit à petit nous avons eu de plus en plus de demandes pour du BIM Management pour les gros projets. L’équipe s’est alors scindée en deux : un pôle projet dirigé par Daphné, et un pôle développement dont je fais partie.

Nous développons aujourd’hui pour l’ensemble des filiales ce qui permet à l’équipe de projets de bénéficier de nos outils. A l’inverse, l’expertise pointue en BIM de l’équipe projets nous permet d’anticiper plus rapidement les besoins en développement et donc d’avoir un train d’avance sur les demandes des filiales.

Quels sont les cas d’usages principaux des applications que vous développez et pourquoi ?

Les principaux cas d’usage de nos développement sont :

  • Les métrés études de prix et opérationnels : crucial pour le chiffrage et la sécurisation du planning
  • Les outils de calepinage de matériel en fonction du phasage : crucial pour nos services Méthodes qui gagnent énormément de temps sur cette tâche
  • Application suivi de chantier : pour nos services travaux afin que le pointage puisse remonter automatiquement dans nos outils financiers
  • Outil de synthèse : circuit de validation pour les demandes de réservations des CET et GO (Corps d’Etats Techniques et Gros-Oeuvre NDLR)
  • Outil de contrôle qualité pour vérifier l’intégrité de nos maquettes
  • Gabarits, bibliothèques : objets numériques paramétriques, styles et mises en pages pré paramétrées.

La production chez VINCI Construction France est essentiellement basée sur Revit. Cela influence-t-il vos développements ?

Oui, beaucoup de nos développements sont de fait basés sur Revit, même si nous pensons à développer des outils de plus en plus indépendants de la plateforme (outil de chantier basé sur le cloud par exemple).

Vous avez une relation collaborative de qualité avec Autodesk dans le cadre de ces développements. Pourrais-tu nous dire comment cela s’organise ?

Oui nous avons signé un contrat EBA avec Autodesk en 2015 et qui intègre un accès au Consulting. Ce consulting nous a permis de bénéficier de développeur experts sur les différents produits Autodesk (notamment Revit et la plateforme cloud Forge).

Nous avons une collaboration étroite depuis quatre ans (des points réguliers toutes les semaines, des réunions physiques tous les trois mois, des présentations communes lors des Autodesk University à Las Vegas tous les ans, des webinars et co-présentations organisées en interne avec l’aide d’Autodesk). Durant ces années, notre collaboration n’a fait que gagner en efficacité et en confiance : c’est comme si Autodesk faisait partie de la maison et vice-versa. Cette collaboration a clairement donné un nouvel élan à ma carrière (développement en compétences informatiques, cloud et management de projet dev, développements de mon niveau d’anglais et prise de parole dans des évènements majeurs) et accéléré de manière significative la mise en production de nos développements en interne : aujourd’hui nous comptons plusieurs centaines d’utilisateurs au quotidien.

Pourquoi choisir de développer (par exemple) une application d’estimation des quantités et coûts alors qu’elles existent sur le marché ?

Nous avons choisi de développer notre propre application de métré car nous voulions un outil totalement intégré à Revit (nous ne voulions pas avoir à changer d’outil pour extraire des quantités et perdre ainsi en efficacité). Or Revit natif n’était pas satisfaisant en terme de précision et de visualisation de métré (longueurs des voiles, finitions des pièces, surfaces nettes/brutes…). Nos outils pallient ainsi aux carences de Revit en calculant les valeurs manquantes dans le logiciel, en générant les finitions de pièces 3D, ainsi qu’en exportant de manière packagée nos métrés. Pour plus de détails sur ces sujets, nous avons fait quelques classes à Autodesk University.

Quels sont vos grands objectifs pour vos équipes avec le développement de telles applications ?

L’objectif pour nos équipes est de pouvoir migrer 100% de nos BET sur Revit : même si Revit offre déjà une bonne base, augmenter leur productivité par le  biais de développements complémentaires permettrait d’accélérer l’adhésion de nos filiales au BIM. La maquette BIM pourrait ainsi circuler entre nos différents services afin de mutualiser le coût de la production d’une maquette sur un chantier.

Toujours sur la partie estimation, quelle stratégie adoptez-vous ? Modélisation de tous les éléments ou extrapolation des quantités en s’appuyant sur certaines informations ?

Cela va dépendre de la phase du projet. En phase appel d’offres, nous n’avons en général pas le temps de tout modéliser. Nous modélisons au moins le Gros-Œuvre et extrapolons ou sous-traitons le métré TCE. Par contre, en phase exécution, l’objectif est de modéliser et de phaser à la fois le Gros-Œuvre et les corps d’états secondaires.

Travaillez-vous essentiellement sur la partie gros-œuvre ou aussi sur les corps d’états secondaires ?

Comme évoqué précédemment, nous ciblons l’ensemble des corps d’états, car la finalité est de pouvoir maitriser le planning TCE en phase exécution

Comment vous assurez-vous que les maquettes des architectes, BE et les vôtres soient toujours synchronisées ?

Effectivement, la synchronisation des maquettes est un vaste sujet. Aujourd’hui, les modifications architectes, BE et les nôtres sont répercutées à la main car nous n’avons pas trouvé d’outil permettant d’automatiser cela (le copier-contrôler de Revit est une piste mais est trop limité et lourd à mettre en place). En revanche, nous avons développé dans Revit un outil permettant d’identifier rapidement tous les changements ayant eu lieu entre 2 versions d’une même maquette et répercuter ensuite ces changements manuellement. A terme, on envisagera une répercussion des changements un peu plus automatisée.

S’assurer le succès, c’est aussi partager les bonnes pratiques. A l’instar de votre BlueBIM Tool Box, proposez-vous vos applications gratuitement à vos sous-traitants ?

Oui, cela nous est arrivé à maintes reprises de partager certains de nos outils avec des sous-traitants pour garantir la réussite de nos projets. Nous partageons notamment nos guides de modélisation, nos conventions BIM, nos gabarits, nos outils de synthèse de réservations, nos outils de BIM Management….

Vous commencez à développer sur notre plateforme du futur Autodesk Forge. Quelles sont vos orientations et cela va-t-il s’accélérer ?

Effectivement, nous commençons à prototyper des applications sur Forge. Cette plateforme est très prometteuse car elle va nous permettre de mettre à disposition  de nos équipes travaux nos modèles BIM sur le cloud, tout en personnalisant l’interface afin qu’elle corresponde exactement à leur besoin (outils rapides de repérages, défilement du phasage en fonction du planning, rapports de quantités de matériaux consommés en fonction du pointage…)

PIC, études de prix, et autres process numérisés dans un monde analogique. Votre Totem va-t-il prendre plus d’importance pour amener le numérique sur le chantier ?

Oui, clairement notre Totem (grand écran digital amené sur chantier et connecté à notre application de suivi et de pointage de chantier Forge) a pour but de démocratiser le BIM sur le chantier, bouclant ainsi la chaine des utilisateurs. 

Quels sont les développements dont tu es le plus fier ? Et ceux qui ont le plus de succès ?

Le développement dont je suis le plus fier est celui des finitions de pièces : ce développement complexe et unique sur le marché est le résultat d’une longue réflexion en interne ainsi que d’une forte expertise des consultants Autodesk. Le développement qui a le plus de succès est l’aller-retour Revit Excel, ainsi que le plugin permettant de générer un carnet de rotation.

Selon toi, qu’est-ce qui fait la différence avec VINCI Construction France et qui lui apporte du succès ?

VINCI Construction France mise beaucoup sur l’humain en favorisant son autonomie et le développement de ses compétences. Au sein de l’hexagone, il existe beaucoup de communautés partageant leurs savoirs faire : VINCI Construction France tire sa force de ce réseau et de cette diversité.

Quels sont selon toi les craintes à avoir avec le développement d’outils web based ?

Les craintes des développement d’outils cloud sont souvent des craintes de sécurité liées à la donnée. Les éditeurs travaillent d’ailleurs beaucoup à lever ces craintes via des certifications. Mais il ne faudrait pas que ces craintes soient un frein à l’adoption de ces outils : on ne peut pas se permettre de prendre du retard dans cette course à la compétitivité liée au BIM. D’ailleurs, on constate que dans nos vies privées, beaucoup n’hésitent pas à divulguer un peu de ses données en échange de services performants. 

L’intelligence Artificielle vous intéresse-t-elle et aura-t-elle un impact sur vos développements futurs ?

C’est évident, l’intelligence artificielle aura certainement un impact dans nos développements futurs. Mais pour l’instant nous progressons pas à pas et nous n’avons pas encore de visibilité sur de tels besoins.

Quelle est d’ailleurs votre vision du futur sur les développements ?

Le futur des développements sera en majorité des applications cloud appelant des micro services mis à disposition par les fabricants, fournisseurs, sous-traitants ou tout simplement des éditeurs comme Autodesk. Il n’y aura certainement plus d’échanges de formats fichiers IFC. Seule l’information utile sera échangée, ce qui permettra un traitement plus efficace. C’est pourquoi à mon sens le cloud (et Forge) est très important : il permet de connecter tout un écosystème et d’automatiser des workflows basés sur des règles métiers encapsulées en micro services web.

Tu as eu la chance de participer à un évènement – le Forge Accelerator – à San Francisco où tes talents combinés à la présence des plus grands Experts de cette nouvelle technologie, t’ont permis de développer un prototype bluffant. Pourrais-tu nous raconter cette expérience stp ?

Effectivement, j’ai eu la chance de participer en février dernier au premier Forge Accelerator sur Revit Design Automation à Boston. Le but de cet évènement était d’officialiser la sortie de la possibilité de faire tourner des plugins Revit sur le cloud. Cette fonctionnalité va nous permettre d’automatiser des tâches (extraction de métrés, calcul de paramètres, création de filtres complexes pour réaliser des plans de repérages, audit de maquettes…) tout en tirant partie à la fois de la puissance de l’API Revit et du cloud (puissance de calcul, pas de nécessité d’installer Revit pour l’utilisateur).

L’Accelerator une expérience que je recommande à tous ceux qui veulent se mettre à développer sur la plateforme Forge et qui ont déjà une idée de projet et qui veulent rapidement réaliser un prototype. Pendant cinq jours, on est entouré d’experts Autodesk disponibles et à l’écoute. On y fait de belles rencontres tant du côté d’Autodesk, que du côté des clients (c’est l’occasion de discuter avec des entreprises qui ont les mêmes problématiques que nous). Ces rencontres facilitent grandement les échanges même une fois l’évènement passé. 

Quelles sont tes passions hors BIM et développement ?

J’aime passer du temps avec ma petite famille (j’ai 2 enfants de 6 et 3 ans), voyager, pratiquer du sport en nature. J’aime pratiquer également avec ma femme les danses latines (salsa, bachata…)

Merri, merci beaucoup pour ce beau parcours et cette belle interview que nos lecteurs auront plaisir à lire.

Nous te souhaitons de continuer sur cette route du succès.

Bien à toi.

-emmanuel

BIM Portal et CSTC, nos amis Belges drivent le BIM et mettent à disposition des documents clés pour l’adoption

Nos voisins belges sont incroyables et nous étonnerons toujours. Afin de démocratiser le BIM auprès des entreprises du BTP, ils ont créé un site de sensibilisation et d’information dédié au BIM : le portail BIM (BIMportal) mis en place par le CSTC

Le bimportal.be souhaite à terme devenir le portail de référence belge en matière de BIM et de technologies numériques pour les professionnels de la construction.

Ils permettent ainsi d’offrir aux professionnels un accès facile à des informations pertinentes et de qualité ainsi que la possibilité de partager des informations.

Ils ont notamment publié récemment un certain nombre de guides de modélisation et conventions BIM :

  • Le protocole BIM belge
  • Le plan d’exécution BIM belge (à venir)
  • Fiche d’aide pour les conventions de modélisation BIM
  • Classificatiefiches BIM / Les systèmes de classification et le BIM
  • Matrice de compétences BIM
  • Le deviseur-métreur et le BIM

Vous pouvez découvrir et télécharger ces documents en cliquant ici.

Le portail BIM est une initiative du Comité technique BIM & ICT du CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction).

Du BIM Construction au BIM GEM (Gestion, Exploitation et Maintenance) sur les grandes opérations. Conseils et méthodes de l’IFPEB et du PTNB

Ce document qui décrit le passage du BIM Construction au BIM exploitation sur les gros projets s’adresse essentiellement aux porteurs de projets souhaitant gérer leur patrimoine de manière optimale, afin d’y apporter une valeur ajoutée réelle, notamment sur les bâtiments d’une certaine taille. Créé par l’IFPEB sous le patronage du PTNB, il propose ainsi une définition du BIM-GEM et une méthodologie appropriée de mise en œuvre, à partir de la ou des maquettes BIM – Construction.

Cette valeur ajoutée citée précédemment se renforcera dans le temps et dans la vie de l’actif, notamment en termes :

  • De maîtrise technique
  • De pilotage des transformations du bâtiment (adaptation à l’usage, améliorations, etc.)
  • De nouvelles fonctions utilisateurs et exploitants
  • De mémoire du bâtiment et mise jour de l’information
  • De mesure des performances

Actuellement, les maîtres d’ouvrages éprouvent des difficultés à exprimer et formaliser leurs besoins afin qu’en fin de construction d’un ouvrage neuf, l’information utile à l’exploitation puisse être structurée, récupérée, transformée et exploitée. Des embryons de spécifications peu précises apparraissent dans les appels d’offres publics et privés, mais elles ne permettent pas une réelle mise en oeuvre et sont totalement déconnectées et inadaptées aux solutions de gestion ad-hoc (GMAO, FM, GTB…).

Découvrez les bonnes pratiques au travers de ce guide très complet et détaillé afin de bien préparer la future gestion de votre patrimoine de manière optimale et de réaliser de belles économies et un retour sur investissement dont seul le BIM est le maître.

Coordonner efficacement les différents intervenants (propriétaires, locataires, facility
managers.) est la clé et l’objectif but du BIM-GEM est de faciliter la vie des propriétaires, gestionnaires, exploitants et utilisateurs, au quotidien. En conclusion, quatre outils BIM-GEM sont présentés en fin de document.

Découvrez cet excellent document sur le BIM-GEM en cliquant ici.