BIM Manager, un métier d’avenir pour les jeunes. Antho le YouTubeur rencontre François Appéré, la Star du BIM Infra chez Arcadis

Le youtubeur Antho est un jeune homme qui fait découvrir les métiers aux jeunes en quête de future vocation.

Dans cette vidéo, il s’intéresse au métier de BIM Manager et rencontre le très connu François Appéré, BIM Manager Infrastructure chez Arcadis qui explique tout sur son quotidien : missions, études, perspectives.

Un BIM Manager est le garant du bon déroulement du processus BIM (Building Information Modeling), qui consiste en une méthode de travail collaborative basée sur la création de maquettes 3D informées de bâtiments ou d’infrastructures de type ponts, routes, tunnels… La plupart du temps, il ne crée pas la ou les maquettes directement. Son rôle consiste plutôt à soutenir les équipes de BIM modelers et coordinators, ainsi que les architectes et les ingénieurs pour que tout le monde puisse en profiter et utiliser la maquette en phase de conception et construction.

Pour devenir BIM Manager, François Appéré conseille ici de suivre une formation en apprentissage. Et comme il le dit si bien : la théorie seule ne suffit pas, il faut pratiquer pour acquérir une solide expertise.

Le BIM c’est cool, alors plutôt que des grands discours, écoutez Antho & François ! Yes !

Et le détail du métier de BIM Manager ici : https://www.concepteursdavenirs.fr/bim-manager

La bibliothèque de webinaires Autodesk, des ressources indispensables pour tout savoir sur les possibilités technologiques offertes par le BIM

Vous vous demandez ce que passer de la 2D au BIM pourrait vous apporter, ou comment modéliser une charpente métallique et la construire ? Vous faites de l’électricité, de la climatisation ou vous fabriquez des équipements de ce type ? Vous êtes architecte, géomètre, ingénieur structure, BET ou Maître d’ouvrage et vous vous demandez depuis longtemps comment transformer votre entreprise et le retour sur investissement que ce processus pourrait vous apporter ? Vous ne savez pas concrètement comment effectuer cette transition techniquement et méthodologiquement ?

Une fois compris le processus et les portes que le BIM et la numérisation des processus pourraient vous apporter, un soupçon de compréhension technique et technologique serait de toute utilité.

Pour cela, Autodesk met à votre disposition en ligne et en français plus de 24 webinaires enregistrés et donnés par les Equipes Expertes Techniques d’Autodesk. C’est le moment de les regarder avec vos Equipes techniques métiers, afin d’en savoir un peu plus. Il suffit de www.autodesk.fr/aec-webinars

Sur Construction Manager, un retour d’expérience intéressant sur les consultants BIM et leur rôle dans la transformation digitale du secteur chez nos voisins Britanniques

Dans le cadre d’une série de tables rondes animées par le Center for Digital Built Britain, en association avec le Chartered Institute of Building, le magazine Construction Manager a réuni des consultants BIM afin d’échanger des points de vue et constater où en était le BIM au Royaume-Uni en toute objectivité.
Le constat est que malgré les avantages que ce processus apporte, il reste encore de nombreux progrès à faire avant que le niveau de productivité soit similaire à avant.

Même si le secteur public multiplie les bonnes pratiques et le partage des connaissances, une grande partie du secteur privé seble ne pas avoir compris ce qu’était vraiment ce processus et ses avantages, pas uniquement en phases de conception et de construction, mais aussi en phase de gestion et maintenance. Et cela est certainement dû en grande partie à la pénurie de compétences et de ressources formées et efficaces.

Ces sessions interessaient bien évidemment aussi les universités et la formation continue, les constructeurs, les consultants, les industriels, les PME, les sociétés de gestion d’actifs et d’installations industrielles et les entreprises technologiques ou éditeurs, qui étaient présents pour sensibiliser le public et parler de leur feuille de route.

Découvrez l’article en intégralité en anglais en cliquant ici, avec notamment tous les témoignages des Experts Britanniques les plus connus et reconnus sur le sujet tels que Marzia Bolpagni de MACE, Stefan Mordue d’AECOM, Andrew Victory d’Arcadis, Rob Jackson de Bond Bryan Digital, David Glennon de DoubleD et de la UK BIM Alliance, etc.

Après le BIM Dictionary, Bilal Succar lance l’Initiative BIMe permettant d’évaluer, apprendre et implémenter aisément !

Bilal Succar et son BIM Dictionary ne sont plus à présenter. Bilal lance une nouvelle initiative tout aussi généreuse et riche.

La BIMe Initiative est une initiative autour de la génération et du partage des connaissances sans aucun but lucratif. Ce projet est porté par des chercheurs bénévoles issus de secteur de l’architecture, de l’ingénierie, et de la construction, ainsi que du monde universitaire. L’initiative BIMe est une alternative basée sur l’entraide des communautés, orientée par la recherche, liée aux politiques de diffusion de standards du BIM, hiérarchisées, dirigées par les autorités et normatives. Soutenue par des structures de connaissances claires, un réseau d’experts internationaux en la matière et un langage modulaire en expansion, l’Initiative BIMe apporte une réponse novatrice, cohérente et rapide aux opportunités et aux défis présentés par l’adoption du BIM à toutes les échelles organisationnelles.

Les projets de l’initiative BIMe sont financés par des contributions en nature, des subventions de recherche, des services commerciaux et des parrainages institutionnels.

L’initiative BIMe vise à améliorer les performances des personnes, des organisations et des équipes projet du secteur de la construction à travers les éléments suivants :

  • Développement d’un langage modulaire pour la transformation numérique dans le secteur de la construction. Le langage simplifiera des sujets complexes et réunira de multiples efforts de recherche en un tout cohérent
  • Générer des référentiels de compétences fiables à l’échelle du secteur et identifier les lacunes en matière de compétences à combler par le biais d’activités d’amélioration continue des performances
  • Développer des méthodes, des outils et du matériel d’apprentissage basés sur les compétences et applicables dans l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’auto-apprentissage et le développement professionnel
  • Faciliter l’échange de connaissances et d’expériences entre les universités et le secteur
  • Développer des outils et des modèles gratuits pour simplifier les processus de prise de décision et automatiser les procédures répétitives.

Vous trouverez un descriptif complet de l’initiative BIMe en français en cliquant ici.

Et le site officiel de BIM Excellence ici.

Profitez des vacances pour améliorer vos compétences et votre savoir digital et BIM et les porter au sommet avec le site d’Autodesk University !

Etes-vous prêt(e) à faire encore plus progresser vos compétences ? Si vous avez soif de savoir, de compétences, de découvertes, alors le site Web d’Autodesk University est le meilleur endroit pour en apprendre davantage sur les nouveaux processus tels que le BIM, ainsi que les solutions Autodesk toute l’année, avec des informations et des conseils directs de vos pairs, voire de vos concurrents et des leaders du secteur.

Pour découvrir cette mine d’informations et source d’émerveillements qui vous évitera d’avoir à passer des heures à chercher sur le web, connectez-vous simplement ici et naviguez parmi les milliers de classes et d’exemples.

MACE met à disposition son rapport sur le secteur de la Construction et son futur prometteur

Que ce soit en France, au Royaume-Uni ou ailleurs en Europe et dans le monde, la société et les secteurs professionnels se transforment. Les services publics, les logements et les lieux de travail sont en complète mutation, et les nouvelles méthodologies et approches appliquées au secteur de la construction bouleversent radicalement notre quotidien.

Les équipements et bâtiments seront construits différemment, conçus autour des besoins de leurs occupants, et optimisés pour la façon dont les personnes vont effectivement utiliser ces espaces et environnements. La «Révolution de la construction» tant attendue est bien là. La manière dont on conçoit, construit et gère les édifices et infrastructures est elle aussi en marche. Et cette révolution a d’énormes implications sur notre société au global. Dans les pays avancés par rapport au numérique tel que le Royaume-Uni, il y a un bouleversement en profondeur des services publics qui poussent à cette transition. Ceci ouvre la voie à une amélioration de la productivité non seulement au Royaume-Uni mais à travers le monde aussi. Des services publics moins chers et plus efficaces signifient plus de moyens disponibles pour investir dans plus d’infrastructures, de meilleures formations ou enfin, plus de personnels au service des citoyens, tels que les infirmières, médecins et enseignants. Et par voie de conséquence, un meilleur avenir pour la population.
Au Royaume-Uni, ce sont plus de 400 milliards de £ de projets d’infrastructure qui sont prévus et programmés et qui pourraient être livrés rapidement grâce à une approche qui réduit les coûts, améliore la qualité de la livraison et produit de meilleurs résultats pour tout le monde à l’instar du BIM.
Mais pour cela, le secteur de la construction doit évoluer. Dans ce rapport de la Société Britannique MACE, découvrez les énormes opportunités offertes au travers de meilleurs projets pour le secteur public. Cliquez ici pour télécharger ce rapport.

Bryden Wood donne vie au futur de la construction au Royaume-Uni – Interview de Jesus Perucho Alcalde, Digital Delivery Information Manager

Bonjour à tous, cette semaine, nous avons l’honneur et le plaisir de recevoir une société britannique d’architecture et d’ingénierie de premier plan – Bryden Wood – et son Digital Delivery Information Manager, Jesus Perucho Alcalde, architecte de formation. Ils innovent au quotidien dans leur pratique depuis des années et repoussent les limites du possible. Ils ont été au début de cette année désignés pour diriger la transformation numérique du secteur de l’AEC au Royaume-Uni.

Jesus Perucho Alcalde
Associate (Digital Delivery Information Manager)
JPeruchoAlcalde@brydenwood.co.uk
+44 (0)20 7253 4772
100 Grays Inn Road, London, WC1X 8AL. United Kingdom

Site web officiel Bryden Wood

Bonjour Jésus, pourriez-vous d’abord vous présenter et nous parler de votre parcours ? Et nous expliquer ce qui vous a amené à l’AEC dans vos études ?

Bonjour Emmanuel. Merci pour votre invitation.

J’ai commencé mes études aux Beaux-arts à Madrid. Je me débrouillais bien et j’appréciais mon père, le Dr Jesus Perucho Lizcano, architecte et enseignant à l’école d’architecture, qui m’avait suggéré de m’initier à l’architecture pour voir si cela me plairait. Je me rends compte aujourd’hui que c’est la meilleure chose que j’ai pu faire. J’ai été diplômé en architecture en 2003 à l’ETSAM de Madrid. J’ai également étudié pendant un an à l’Illinois Institute of Technology de Chicago en 2000 et j’ai passé un MBA en 2012.

Étiez-vous déjà passionné par les nouvelles technologies lorsque vous étudiez ou cela est-il né pendant vos missions dans certaines entreprises ?

Depuis que je suis étudiant, j’ai également eu l’influence de mon père qui, à cette époque, il y a 20 ans, utilisait un logiciel BIM allemand. J’ai eu ma propre licence d’étudiant à ce moment-là. Mais c’est plus tard, lorsque j’ai travaillé en tant qu’architecte, où j’utilisais ArchiCAD pour accélérer la production de mes dessins que j’ai commencé à comprendre l’importance de la 3D. Plus tard en 2008, je travaillais dans une société allemande à Dubaï et j’ai alors appris à me servir d’Autodesk Revit. Cela a changé la donne pour moi. En 2009, j’ai ouvert un centre de formation Revit à Madrid, 1Auno Academia, où j’enseignais Revit aux architectes et aux étudiants. Depuis lors, j’ai toujours aimé découvrir de nouvelles choses sur la manière dont la technologie peut aider le processus de conception et de construction. En 2014, je suis arrivé à Londres et j’ai rejoint Foster + Partners en tant que coordinateur BIM. J’occupais le rôle de BIM Manager pour le NAICM, le Nuevo Aeropuerto Internacional de Mexico, où nous avons défini toute la stratégie BIM, modélisé les modèles architecturaux de tous les bâtiments. et coordonné les maquettes BIM de tous les entrepreneurs. Cela représentait un total de plus de 750 000 m² avec une géométrie complexe, entièrement en BIM (modélisée avec Rhino et Grasshopper pour la géométrie du toit et un mélange d’autres outils dont Revit bien entendu).

Ce projet était très exigeant. Cela restera certainement le plus gros projet sur lequel j’ai travaillé de toute ma vie.

Maintenant, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur Bryden Wood (histoire, lieu, employés, etc.)? Quelles sont les principales industries que vous couvrez et quels sont vos domaines d’expertise ?

Bryden Wood a débuté il y a environ 25 ans en tant qu’agence d’architecture. Plus tard, ils ont intégré des ingénieurs structure, puis fluides et CVC, plomberie. Depuis le début, ils ont été attachés à l’utilisation de technologies numériques. Les fondateurs, Mark Bryden et Martin Wood, ont notamment cherché de nouvelles méthodes de travail et de transformation du secteur, telles que la systématisation, la conception pour la fabrication et la construction hors site, entre autres.

À l’heure actuelle, tous ces domaines sont largement couverts en tant que domaines d’expertise, services fournis, en plus de la conception intégrée (conception architecturale et technique), BIM, analyse de données, conception de l’optimisation des actifs, conception DfMA pour la fabrication, systématisation, plates-formes, automatisation des processus de conception et de construction d’architecture et d’ingénierie et de la pensée participative.

Vous couvrez à la fois l’architecture et l’ingénierie, n’est-ce pas ? Quelle est la répartition en termes de couverture de secteurs et métiers des employés ?

Oui, nous travaillons à la fois en architecture et en ingénierie : structure, ingénierie et génie civil.

Il y a des équipes pour chaque discipline. Toutes les disciplines peuvent donc être réalisées en interne avec des équipes dédiées, ce qui facilite beaucoup la communication et la coordination entre les équipes de différentes disciplines.

Vous travaillez à la fois sur des projets d’infrastructure et de bâtiment ? Quelle est la différence en termes de travail en BIM sur ce type de projets ?

Il n’y a pas de grande différence. Ces deux types de projets possèdent à la fois la géométrie et les informations. Les deux ont besoin d’une approche similaire au stade de la conception. On pourrait notamment parler de la différence d’échelle, à titre d’exemple. Mais si l’échelle est un élément clé, vous pouvez contrôler le niveau de détail. Si vous créez un outil applicable dans tout le pays, par exemple à toutes les autoroutes d’Angleterre, vous ne pourrez pas, dès le début, créer un modèle BIM très détaillé. Vous devez utiliser des outils très légers et rapides, vous devez travailler avec des lignes et des informations uniquement, pas des modèles lourds. Et lorsque vous avez optimisé la conception, vous pouvez créer un modèle BIM plus précis de certaines parties.

Comment vous différenciez-vous de vos concurrents ? Quels sont vos différenciateurs clés ?

Pour être bref, je dirais que c’est l’approche de la technologie. Le BIM est un état d’esprit, pas un logiciel.

Il est important de comprendre la technologie pour vous aider à atteindre ce que vous imaginez. C’est pourquoi notre équipe s’appelle Creative Technologies. Vous avez toute la technologie à portée de main. Il suffit juste d’être créatif avec cela.

Nous savons que vous êtes des experts reconnus de la préfabrication, DFMA et construction industrialisée. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

Bryden Wood possède une vaste expérience en matière de conception pour la fabrication et l’assemblage. Nous avons été conseillers gouvernementaux afin de définir les normes de l’industrie concernant le DFMA au Royaume-Uni avec la création d’un document intitulé « Plateformes, Combler le fossé entre la construction et la fabrication ». Il existe une culture profonde consistant à aider le secteur de la construction, à gagner du temps et à réduire les coûts des processus de construction grâce à des processus et des flux de travail numériques, à la fabrication hors site et au montage sur site. Nous avons développé plusieurs projets et construit à Londres, au Royaume-Uni, en Russie et à Singapour par exemple.

Quels sont les projets clés sur lesquels votre entreprise a travaillé ou travaille actuellement ?

Pour n’en nommer que quelques-uns : la gare Crossrail à Londres, la création d’une plate-forme web numérique basée sur le Big Data pour les logements modulaires et les écoles modulaires à Londres, et création et développement d’une plate-forme d’ingénierie automatisée appelée REM pour Highways England.

Pourquoi le BIM est-il si important pour votre entreprise ?

Le BIM est l’outil d’utilisation quotidienne pour tous les projets.

Chez Bryden Wood, tout est conçu directement en 3D et en BIM avec Revit, ou d’autres outils, avec des informations attachées tout au long du processus.

Le BIM est la connexion et l’interaction de tous les outils. Le BIM est l’environnement, le liant qui relie tout, l’essence, ce n’est pas un logiciel de modélisation.

Quel est votre rôle chez Bryden Wood ? Pourriez-vous nous expliquer vos responsabilités et tâches quotidiennes ?

J’ai un rôle de Digital Delivery Information Manager.

Mes responsabilités concernent l’ensemble des technologies et des flux de travail liés au BIM (Londres, St Albans, Barcelone et Singapour) et des disciplines (Architecture, Structure, MEP).

Mes tâches quotidiennes consistent à aider sur certains projets, tels que REM 2.0 (Highways), à mettre en place une stratégie BIM cohérente et des processus similaires à ceux du projet Old War Office à Londres, de définir une stratégie permettant de mettre en œuvre un grand nombre de paramètres FM dans un projet qui peut être un exemple à suivre pour de nombreux data centers en Europe du même client, en s’assurant que nous appliquons notre propre stratégie BIM et nos normes dans les projets, en modélisant les meilleures pratiques ou en procédant à un audit d’analyse de la qualité des modèles à émettre, en veillant également à ce que nous utilisions les outils et logiciels les plus modernes disponibles sur le marché.

Une partie de mon rôle consiste également à m’occuper des relations extérieures dans le secteur de l’AEC en Espagne, au Mexique et dans d’autres pays européens.

En tant que responsable BIM, gérez-vous principalement les personnes ou utilisez-vous également des technologies ?

Fondamentalement, je gère des technologies, les technologies du BIM pour être plus précis. Je dois être au courant de l’état de l’art de l’industrie et de la façon dont les choses se font dans la pratique. Pour cela, il existe une équipe de BIM managers très expérimentés par discipline : Mohamed Ellithy pour Structures, Jacob Johnson pour l’Architecture et Robert Attwell pour le MEP.

Quelles sont les principales technologies BIM utilisées par Bryden Woods ?

En tant qu’outil de création, nous utilisons principalement Autodesk Revit. Mais comme vous le savez, le BIM ne concerne pas les logiciels, mais l’intégration, il faut trouver le meilleur outil pour chaque sujet. Nous utilisons donc beaucoup Rhino et Grasshopper, ainsi que Dynamo pour Revit, Autodesk Navisworks, mais également un logiciel mécanique pour le DfMA, QGIS, Tableau et de nombreux autres logiciels et plugins. Nous créons nos propres outils si nous en avons besoin. C’est là que réside la plus grande partie de la puissance de notre équipe Creative Technologies.

À votre avis, quelle technologie BIM a été un facteur clé de disruption pour le secteur de l’AEC ?

Tous les outils de création disponibles sur le marché ont été très perturbants au moment de leur apparition, comme Autodesk Revit. De nombreux projets internationaux à l’heure actuelle tirent vraiment parti de l’utilisation de ces outils. Avant le BIM, de nombreux autres outils devaient être créés manuellement pour générer des éléments complexes. Par exemple, un script Excel pouvait générer les coordonnées 3D de points pour créer une géométrie complexe, comme le célèbre projet St Mary Ax, ou The Gherkin, à Londres, par Norman Foster.

Conception générative, IA, robotique, DFMA, conception informatique, capture de la réalité. Quelles sont les tendances auxquelles vous participez et que vous pratiquez ?

En ce qui concerne la conception générative, nous appliquons des outils d’optimisation pour résoudre des problèmes géométriques basés sur des algorithmes génétiques (GA).

À l’aide d’un modèle paramétrique, défini par des variables géométriques et structurelles, nous définissons une fonction d’optimisation afin de maximiser / minimiser une valeur spécifique. En utilisant GA, nous combinons automatiquement les données et générons de nouvelles solutions, en enregistrant le meilleur pour la conception future. Ce processus a été appliqué à divers projets afin de maximiser l’efficacité des bâtiments sur le site.

Nous avons testé la version beta de Project Refinery d’Autodesk, ainsi que d’autres plugins pour Grasshopper for GA.

En ce qui concerne l’IA, nous effectuons des études d’apprentissage automatique.

Dans l’équipe de robotique de Creative Technologies, nous étudions de nouvelles façons de mettre en œuvre l’automatisation et la robotique dans la construction de projets architecturaux à grande échelle, en nous concentrant sur la création de flux de travail homogènes reliant la conception et la fabrication robotique. Nous développons des outils de conception et de programmation robotique basés sur les données, dans le but de faciliter l’intégration de technologies de fabrication avancées dans l’architecture et la construction.

Le DFMA (Digital Fabrication for Manufacturing and Assembly) est l’une de nos compétences clés, comme je l’ai déjà dit.

La conception informatique, sous toutes ses formes, est profondément ancrée dans la pratique quotidienne, créant des scripts personnalisés dans Dynamo pour Revit pour les géométries complexes, l’extraction de données dans Grasshopper pour Rhino, pour de nombreuses utilisations, de la modification géométrique à la conception structurelle, l’analyse énergétique, la conception générative, l’analyse et l’extraction de données et l’optimisation de la conception.

À propos de la capture de la réalité, nous effectuons également une numérisation 3D de bâtiments existants afin de créer des modèles BIM précis à partir d’actifs existants pour nos clients.

Travaillez-vous également sur la construction modulaire ? Si oui, pourriez-vous s’il vous plaît nous donner quelques exemples ?

Oui, et cela est très lié au DFMA. Nous développons des projets pour nos clients afin de systématiser des pièces ou l’ensemble du bâtiment afin qu’il puisse être fabriqué hors site. Pour cela, le bâtiment et les pièces doivent être modulaires, répétitifs, normalisés, les modules de transport doivent être adaptés aux dimensions d’une remorque et à de nombreuses autres règles. Nous avons mis au point des projets très détaillés allant de la stratégie aux modèles de fabrication de logements et d’écoles en vue de leur mise en œuvre au Royaume-Uni.

Quelles sont les difficultés liées à la gestion du BIM et à la transformation numérique d’une telle entreprise ?

La transformation numérique de la société est dirigée par Phil Langley, directeur du conseil d’administration et responsable de l’équipe des technologies créatives à laquelle j’appartiens. Je ne suis responsable que du côté BIM, qui en fin de compte est également connecté à d’autres outils. Il est donc essentiel de rester en contact et de coordonner les activités de tous les membres de l’équipe. C’est très difficile pour moi et j’apprends beaucoup de mes collègues de l’équipe.

Pouvez-vous nous donner un exemple des projets les plus passionnants sur lesquels vous avez travaillé et des approches novatrices que vous avez utilisées ?

À Bryden Wood, je participe à des projets à la technologie étonnante, comme celui intitulé GLA : Il s’agit d’une plate-forme Web fonctionnant sur la base d’un moteur de jeu. C’est un outil de conception génératif qui compile d’un côté les analyses Big Data de la ville de Londres données pour le logement résidentiel à tous les niveaux : ville, quartier, parcelle, appartement et chambre. Il compile également les règles de construction.

Avec cette entrée et la sélection manuelle sur l’outil Web d’un tracé et d’une forme, vous pouvez créer avec des curseurs de paramètres votre propre cuisine de bâtiment et affecter automatiquement les types d’appartements de 1, 2, 3 ou 4 chambres à la suite des règles obtenues par le Big Data. En outre, il vous indiquera s’il est possible de fabriquer un quantitatif et résumé et exportera également un modèle BIM pour la conception. Cet outil a été développé pour la London Housing Authority et sera gratuit pour les utilisateurs via Internet.

En outre, l’outil de modélisation technique Rapid, développé par REM pour le programme SMP Smart Motorways de Highways England, change véritablement la donne dans l’industrie. C’est également un moteur de règles qui acquiert toutes les informations du réseau routier, les analyse de manière topographique et environnementale, les optimise et fournit la conception optimale pour la localisation des signaux, les ponts, les murs de soutènement et une conception entièrement optimisée de l’ensemble du réseau autoroutier. Ces informations sont stockées dans une base de données. Vous pouvez y accéder à partir de tableaux de bord, d’images, de cartes et de navigation dans la réalité virtuelle.

Je n’en cite que deux, mais il y a d’autres projets incroyables comme celui-ci.

Venant d’Espagne, comment voyez-vous la différence entre l’Europe du Sud et la Grande-Bretagne ? Plus avancé et leader au Royaume-Uni ? Et pourquoi ?

Oui, je dirais qu’au Royaume-Uni le marché est plus mature, l’industrie du BIM, du DfMA, et la numérisation en général sont plus établis. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. L’une d’elles est la culture en général elle-même, plus pragmatique au Royaume-Uni et proactive en termes de recherche d’efficacité. Cela a incité le gouvernement britannique à lancer le groupe de travail BIM au Royaume-Uni en 2011, obligeant tous les projets publics à atteindre le niveau 2 de BIM d’ici à 2016. Dans d’autres pays, comme l’Espagne, le retard pris est considérable, mais il est en voie de le devenir.

Les étudiants espagnols de l’AEC sont-ils bien formés et préparés à cette révolution ?

Avant, il était difficile de trouver une bonne formation BIM (comme je vous l’ai dit, j’avais moi-même une école de formation BIM il y a 10 ans à Madrid). Heureusement, il est maintenant plus facile de trouver une bonne formation BIM, car de nombreuses écoles et associations d’architectes privées et publiques offrent une formation de qualité. J’espère seulement que cela ne restera pas seulement appliqué au BIM, mais que cela se généralisera à tous les aspects de la technologie numérique.

Pensez-vous que l’obligation BIM était une bonne idée pour le Royaume-Uni et le recommanderiez-vous à d’autres pays comme la France pour accélérer sa transition digitale ?

Absolument, pousser le BIM pour le secteur du BTP doit venir du gouvernement si l’on veut que cela réussisse pleinement. Sinon, le secteur et les autorités seront déconnectés, il y aura de grandes lacunes dans l’offre des entreprises, du secteur universitaire, et il n’y aura pas de normes, de règles ou de terrain d’entente pour le BIM. Le secteur français de l’AEC gagnerait beaucoup à ce que le gouvernement français mette en œuvre une obligation BIM visant à aider le secteur.

Votre directeur a récemment été nommé pour diriger la transformation du secteur de la construction pour le gouvernement britannique, félicitations. C’est une véritable reconnaissance sur le marché. Comment allez-vous mener ces efforts ?

Oui, Jaimie Johnston a été nommé responsable de la conception de la nouvelle transition digitale appelée «Transforming Construction Alliance», qui a remporté une offre de financement d’un montant de 72 millions de livres sterling pour transformer la manière dont les bâtiments publics sont conçus, fabriqués, intégrés et connectés au Royaume-Uni. Le travail consistera principalement à adopter une « approche de plate-forme » pour la conception et la construction, maintenant que le gouvernement britannique a pleinement adopté nos suggestions à cet égard. Nous déploierons une équipe d’architectes et d’ingénieurs pour travailler sur le projet cette année.

De votre côté, êtes-vous toujours en train de concevoir des projets ou êtes-vous principalement à l’origine de l’innovation technologique et de l’adoption par Bryden Wood ?

Pour l’instant, je suis uniquement focalisé sur les sujets technologiques, mais j’aide également à des projets et je suis impatient de jouer un rôle plus actif dans la phase de conception également. Nous sommes tous deux architectes, n’est-ce pas ? Je pense que nous apprécions tous cela, n’est-ce pas (sourire) ?

Faites-vous principalement des projets au Royaume-Uni ou également à l’étranger ? Quels sont vos projets pour développer vos activités en France ?

Principalement au Royaume-Uni. Mais nous avons des projets réalisés à Singapour pour GSK, en Russie et à Hong Kong. Nous serons bientôt en Espagne et j’espère aussi en France.

Y a-t-il des choses spécifiques sur votre entreprise que vous voudriez partager avec nos lecteurs français ?

Nous sommes ici pour aider les entreprises à réaliser des projets incroyables. Alors, si vous avez des idées, faites-nous participer ! Je vous remercie !

Cher Jésus, merci beaucoup pour votre interview passionnante. Continuez à nous surprendre avec votre grande société.

Un Wiki BIM vient de naître au Royaume-Uni afin de développer les meilleurs usages et pratiques du BIM chez nos voisins Britanniques !

Nos voisins Britanniques sont décidément à la pointe du BIM et de la propagation d’informations et de connaissances autour du sujet. En effet, une plateforme de partage de connaissances en accès libre et gratuit pour le BIM a été lancée pour aider à accélérer l’adoption de ce processus dans le secteur du BTP.

Ce site wiki, ou BIM Wiki, a été développé par un consultant en environnement bâti PCSG et la ressource en ligne existante « Designing Buildings Wiki ». Il vient d’être lancé avec déjà plus de 150 articles déjà rédigés, traitant de tous les sujets, depuis les EIR ou exigences de l’employeur, modélisation paramétrique, interopérabilité, et il comprend aussi un guide détaillé étape par étape jusqu’au niveau 2 du BIM.

Ses créateurs font appel aux professionnels du secteur pour faire de ce site une source complète de bonnes pratiques BIM en proposant de nouveaux articles et en s’engageant sur le contenu existant.

Le BIM Wiki a été lancé en réponse à une étude publiée par Designing Buildings Wiki en 2017 qui a montré que la BIM restait un sujet isolé, réservé aux experts et praticiens mais hélas peu compris ou utilisé dans le reste du secteur.

Ce qui a été confirmé par le récent et excellent rapport national BIM de NBS, qui indiquait l’émergence d’un « Secteur du BTP à deux vitesses », avec 22% des professionnels n’utilisant pas encore le BIM indiquant qu’ils préfèraient ne pas l’adopter du tout.

Mark Bew, président de la société de Consulting PCSG a par ailleurs confirmé que les progrès du Royaume-Uni vers une véritable économie numérique pour l’environnement bâti avaient pris un départ fantastique par rapport à ses voisins. Les bénéfices liés à la Stratégie Construction de 2011 du Royaume-Uni a permis de bien comprendre la portée et les possibilités d’évolution du secteur. La norme BIM niveau 2 a maintenant semble-t-il été adoptée dans le monde entier, et de nombreux pays accélèrent son adoption avec la publication de la norme ISO 19650.

Mais il y a évidemment beaucoup à apprendre, à partager et à adopter pour que cette transition se passe sereinement.

Une partie essentielle du processus BIM consiste à connecter les personnes et les organisations qui adoptent une approche numérique, centrée sur les données et axée sur la collaboration, et pour cela il faut leur donner accès à une information pratique, claire et accessible. C’est pourquoi Designing Buildings Wiki et la ressource gratuite qu’il représente est si précieux pour le secteur . Le Wiki BIM devrait en ce sens jouer un rôle extrêmement important dans cette digitalisation du secteur du BTP au Royaume-Uni

Le BIM Wiki est lié aux 8 500 articles de Designing Building Wiki et accessible à ses 6,5 millions d’utilisateurs. Gageons que cette intégration avec une base de connaissances bien établie et respectée du secteur aidera à démocratiser le processus BIM.

Les Britanniques, dont Gregor Harvie, directeur de Designing Buildings Wiki sont convaincus de cette initiative et appellent la communauté BIM à s’engager avec le Wiki BIM, à l’enrichir et à l’améliorer, à démystifier les mythes BIM et à créer une base de connaissances vraiment complète qui est pleinement intégrée dans l’industrie au sens large ».

Vous pouvez découvrir le Wiki BIM à l’adresse suivante http://www.designingbuildings.co.uk/BIM_Wiki

Designing Buildings Wiki (www.designingbuildings.co.uk) est utilisé par plus de 6,5 millions de personnes par an. Il est soutenu par : l’Institution of Civil Engineers, Rogers Stirk Harbour + Partners, le Chartered Institute of Building, l’Institute of Historic Buildings Conservation, BRE Trust, BSRIA, le Chartered Institute of Architectural Technologists et ECA.

REX BIM Tour de la Fédération CINOV soutenu par Autodesk – Le nouveau site web officiel est en ligne !

Autodesk est Partenaire CINOVACTION de la Fédération CINOV et très fier d’être impliqué à une belle initiative qui participe du développement du BIM en France : Le REX BIM Tour.

Le REX BIM Tour ; évènement national qui se déroule principalement en région ; a été créé et il est emmené par la Fédération CINOV. Sa vocation principale est de partager des retours d’expériences de professionnels ayant réalisé leurs projets en processus BIM. La démarche innovante et volontaire du REX BIM Tour a pour buts de démystifier, simplifier et confronter les approches à toutes les étapes du projet, de la conception à la construction, jusqu’à la maintenance.

Il s’adresse à tous types de PME, TPE quel que soit leur niveau de connaissance ou de maturité autour du BIM, tout au long du processus de construction, de la conception à l’exploitation-maintenance des bâtiments.

La beauté du REX BIM Tour, c’est aussi ce lieu de rencontres et d’échanges des professionnels de l’ingénierie, du conseil et du numérique et les ingénieurs de demain. Mais cela va bien plus loin puisque nombreux sont les architectes, contractants, concepteurs, entreprises qui viennent y écouter la bonne parole ou même témoigner. L’Education étant clé dans la réussite du développement du BIM en France, chaque étape est organisée en partenariat avec les écoles de la région.

Enfin cet événement est bien entendu labéllisé « PLAN BIM 2022 »

La grande nouvelle de la semaine, c’est la naissance du site officiel du REX BIM Tour avec un contenu extrèmement riche à consulter, les vidéos des interviews, témoignages et tables rondes qui ont eu lieu lors des premières étapes qui se sont déroulées à Nancy, Lyon et Aix-en-Provence.

La Société Autodesk qui est membre partenaire de CINOVACTION depuis plus de deux ans, participe activement à ce REX BIM Tour qu’elle considère comme une très belle initiative à laquelle elle a cru dès le départ !

L’implication d’Autodesk dans le REX BIM Tour est primordiale.

Si vous voulez découvrir le nouveau site du REX BIM

Dans le cadre de ce partenariat, Autodesk et CINOV ont développé ensemble une offre appelée Kit BIM permettant aux BET le souhaitant, de passer au BIM sur les Collections AEC d’Autodesk à un tarif très intéressant. Vous pouvez le découvrir ici.

Démystifier la conception générative ou Generative Design pour l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction

Conception générative ou generative design : Approche de conception axée sur les objectifs utilisant l’automatisation pour donner aux concepteurs et aux ingénieurs un meilleur aperçu afin qu’ils puissent prendre des décisions de conception plus rapides et plus éclairées. Vos paramètres de conception spécifiques sont définis pour générer des milliers, voire des millions de solutions potentielles. Vous annoncez au logiciel les résultats que vous voulez obtenir. Sur la base de vos conseils, il arrive à une conception optimale avec les données afin de définir quelle conception est la plus performante.

Qu’est-ce que la conception générative ?

Imaginez que vous conceviez l’intérieur d’un immeuble de bureaux. Dans un scénario classique, la première étape consisterait à définir les paramètres de conception en décrivant la quantité d’apport de lumière que vous souhaitez pour les bureaux selon la saison, les vues souhaitées pour les salles de conférence et le budget maximal que vous voudriez dépenser pour le projet. Après avoir défini les critères, vos outils de conception génèrent tous les meilleurs résultats possibles avec une seule analyse et évaluent les alternatives. Tout cela se fait en une fraction de secondes contrairement à un process manuel qui prendrait des heures, voire des jours…
Dans l’autre scénario, vous calculez manuellement l’impact de vos paramètres de conception sur d’autres critères relatifs à l’immeuble de bureaux tels que les charges énergétiques et les coûts de construction. Vous créeriez et analyseriez avec difficulté les centaines de variables d’emplacement – caféterias, salles de bains, bureaux ou espaces communs – produites par vos choix au fur et à mesure que le projet se développe. Tout ce processus prendrait des jours ou des semaines pendant que vous passeriez en revue les variantes.

Comment cela pourrait-il changer votre façon de concevoir si, comme dans le premier scénario, votre logiciel pouvait vous aider à découvrir les implications des objectifs que vous définissez et faites évoluer ?

Pensez maintenant à un projet de construction typique et changez votre approche de la procédure de construction proprement dite – et pas seulement à ce que vous construisez, mais à la façon dont il est construit. Les dépassements de coûts et le gaspillage sont toujours les risques de la construction. Et si vous pouviez atténuer ces facteurs de risque potentiels en formulant de meilleures recommandations sur les matériaux ou en planifiant et en ordonnançant le travail sur le chantier ? Quelle est la bonne stratégie pour la pose de panneaux préfabriqués en béton ? Ou l’emplacement optimal d’une grue ? Un algorithme logiciel peut tester de nombreux scénarios pour trouver la meilleure solution. Tels sont les objectifs de la conception générative ; une technique qui utilise le calcul pour augmenter la capacité du concepteur à définir, explorer et choisir des alternatives grâce à l’automatisation. La conception générative est plus qu’une méthodologie ; elle englobe de nombreuses applications et techniques. Elle continuera à devenir de plus en plus puissante et utile avec les progrès technologiques tels que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.

Mais, au fond, la conception générative consiste à donner aux praticiens la capacité d’explorer, d’optimiser et de prendre rapidement des décisions éclairées sur des problèmes de conception complexes.

La puissance de calcul

La conception générative est un changement définitif dans la façon de conceptualiser, de concevoir et de construire. La conception générative est une stratégie qui augmente les capacités humaines en utilisant des algorithmes pour automatiser votre logique de conception. Vous définissez toujours les paramètres de conception, mais au lieu de modéliser une chose à la fois, les logiciels de conception générative vous aident – le concepteur – à créer de nombreuses solutions simultanément et parfois même à trouver des « accidents heureux » ou des solutions inattendues et uniques qui seraient difficiles à trouver avec des méthodes traditionnelles.
Ce type d’automatisation n’est pas nouveau dans les logiciels de conception, il ne fait que décupler. Pensez par exemple aux premiers jours d’AutoLISP d’AutoCAD®, où de simples scripts automatisaient les tâches de routine. Ou imaginez les puissantes capacités de Dynamo (programmation visuelle) associées à Autodesk® Revit®. Le changement réside dans le fait que les scripts et les algorithmes contrôlent des blocs de fonctionnalités beaucoup plus importants et peuvent gérer des ensembles de données et d’analyses beaucoup plus importants.

Autodesk évalue 10 000 options de conception à l’aide de sa propre solution de conception générative

Pour la conception et le space planning d’un nouveau bureau et d’un nouvel espace de recherche Autodesk dans le quartier MaRS Innovation de Toronto, Autodesk a repoussé les limites de la conception générative en architecture. Les Equipes Autodesk ont commencé par des objectifs et des contraintes de haut niveau, en recueillant des données auprès des employés et des gestionnaires du site, sur les modes de travail et les préférences en matière d’emplacement. Ils ont ensuite élaboré six objectifs principaux et mesurables : préférence pour le style de travail, préférence pour la contiguïté, faible distraction, interconnectivité, lumière du jour et vues extérieures. Ils ont créé un système géométrique avec de multiples configurations de zones de travail, de commodités, de circulation et de bureaux privés. Ils ont ensuite utilisé la puissance du cloud computing pour générer, évaluer et faire évoluer 10 000 options de conception différentes afin d’arriver à la version de projet finale optimisée pour le nouveau bureau.

Cette approche offre de nombreux avantages pour la conception d’un espace de bureau, y compris :
– Gérer la complexité
– Optimisation en fonction de critères spécifiques
– Augmenter la créativité et l’intuition humaines
– Intégrer une grande quantité de retours provenant de projets antérieurs et de l’expérience des demandes en cours
– Naviguer entre les compromis basés sur des données réelles
– Structurer la discussion entre les parties prenantes sur les caractéristiques de conception et les objectifs du projet
– Offrir de la transparence sur les hypothèses du projet et offrir une maquette « Live » du projet exécuté pour le suivi et la compilation des données en phase d’occupation
-Découvrir des solutions de conception non prévues

Un regard sur la productivité, les économies de temps et d’argent, et le gaspillage

Que vous soyez ingénieur, entrepreneur ou architecte, la même bataille ancestrale continue de faire rage : plus de travail, en moins de temps et à moindre coût. Selon l’Institut Technavio, le marché mondial de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction devrait croître à un taux annuel de 11,8% sur la période 2017-2021. La pénurie croissante de main-d’œuvre dans ce secteur ajoute une complication supplémentaire indéniable. Récemment, la USG Corporation et la Chambre Américaine de Commerce ont indiqué que plus de la moitié des entreprises de construction (57 %) veulent embaucher plus de travailleurs au cours des six prochains mois, mais que la disponibilité des ressources et leurs compétences ainsi que leur coût posaient problème.

En conséquence, les budgets, les calendriers et la qualité de construction subissent une forte pression. Pour répondre à cette demande et afin d’obtenir des résultats rentables et durables, il faut de nouvelles méthodologies de travail et l’adoption de nouvelles technologies. Il y a tout simplement plus de travail qu’il n’est possible d’en faire avec les méthodes actuelles et les effectifs à disposition. Cela signifie que l’automatisation n’est plus uniquement une option mais c’est une exigence pour être compétitif et répondre au nombre de projets nécessaires dans le monde entier pour répondre aux besoins liés à la population croissante et les défis de taille à relever.

L’un des attraits de la conception générative est la possibilité de réduire les tâches fastidieuses qui consomment votre temps afin que vous puissiez vous concentrer sur des problématiques plus complexes. Ce type d’automatisation vous permet de vous concentrer sur davantage de projets et de décisions stratégiques.

« Pour Phil Bernstein, doyen associé et chargé de cours principal à la Yale School of Architecture et ancien employé éminent Autodesk,  » tirer parti de la conception générative signifie reconnaître que les ordinateurs peuvent faire un meilleur travail sur certains types de tâches analytiques à faible valeur ajoutée, comme s’assurer que toutes les portes ouvrent bien dans le bon sens, que les escaliers soient suffisamment larges ou que le vitrage dans la paroi des fenêtres assure bien son rôle dans le contexte des objectifs énergétiques globaux. « Cela permet ainsi à un concepteur de se concentrer sur des choses plus importantes, telles que la conception générale du bâtiment, la qualité spatiale et fonctionnelle d’un hall d’entrée ou l’espace approprié pour un quartier. Les meilleures réponses à ces problèmes de conception ne peuvent pas être « générées » par un ordinateur, mais seulement par l’esprit humain. »

De nombreuses personnes pensent aux ordinateurs, à l’automatisation, et ils se disent instantanément :  » Est-ce que cela veut dire que vous pouvez tout faire en une fraction de seconde ?  » Nous ne pensons pas qu’il s’agisse tant de réduire les délais, comme par exemple passer soudainement de 100 à 50 heures. Ce qui est bien plus important, c’est de réaliser plus de choses avec cette centaine d’heures. »

Krigh Bachmann, directeur des technologies de conception chez DIALOGUE

Alors que la puissance de calcul peut réduire la corvée des tâches répétitives, les méthodes de conception générative aident également les équipes de conception et de construction à atteindre l’objectif ultime de réduction des déchets et des coûts.

La mise en place d’un algorithme pour minimiser l’utilisation de matériaux ou la consommation énergétique réduit naturellement les coûts et rend la construction plus efficace. C’est ce qu’a fait Van Wijnen, une entreprise familiale de construction basée aux Pays-Bas.
En mettant l’accent sur la construction de logements durables et abordables, l’entreprise s’est tournée vers la conception générative pour explorer 15 000 variantes de conception différentes pour un nouveau projet d’aménagement de lotissement. En utilisant des méthodes génératives, Van Wijnen a pu réduire à trois la sélection des choix les plus pertinents pour créer le projet de quartier parfait. Ils ont ensuite choisi le choix optimal qui maximisait l’apport d’énergie solaire et répondait aux objectifs de bâtiment à énergie positive, tout en optimisant la taille des patios et les vues pour les habitants. Mieux encore, les concepteurs de Van Wijnen ont pu intégrer les coûts et les bénéfices dans leurs préférences pour la solution optimale.

« La conception générative nous donne la possibilité de laisser l’ordinateur faire autant de variantes que vous le souhaitez , il nous permet de créer de beaux quartiers et de belles maisons dans lesquelles nos clients aiment vivre, mais il nous permet aussi d’atteindre nos objectifs de consommation énergétique nette zéro. C’est mieux pour nos clients, pour la communauté et pour l’environnement. »

Hilbrand Katsma, COO (Chief Operating Officer) chez Van Wijnen

La conception générative donne au secteur de l’AEC de nouvelles et puissantes capacités.

Alors qu’un algorithme n’est encore qu’un algorithme, seul un humain va décider quel problème est à résoudre, quels objectifs doivent être atteints et quels facteurs sont les plus importants pour résoudre un problème.
Les ordinateurs peuvent aider à organiser ces décisions et à les classer par ordre de priorité, mais ils ne peuvent pas vraiment les hierarchiser car seuls les étres humains peuvent décider de ce qui est important.
La conception générative donne aux architectes, aux ingénieurs et aux constructeurs une nouvelle liberté pour concevoir et créer un monde meilleur.
Apprenez-en davantage sur la façon dont la conception générative est utilisée par vos pairs pour changer leur façon d’aborder la conception en cliquant ici.