MACE met à disposition son rapport sur le secteur de la Construction et son futur prometteur

Que ce soit en France, au Royaume-Uni ou ailleurs en Europe et dans le monde, la société et les secteurs professionnels se transforment. Les services publics, les logements et les lieux de travail sont en complète mutation, et les nouvelles méthodologies et approches appliquées au secteur de la construction bouleversent radicalement notre quotidien.

Les équipements et bâtiments seront construits différemment, conçus autour des besoins de leurs occupants, et optimisés pour la façon dont les personnes vont effectivement utiliser ces espaces et environnements. La «Révolution de la construction» tant attendue est bien là. La manière dont on conçoit, construit et gère les édifices et infrastructures est elle aussi en marche. Et cette révolution a d’énormes implications sur notre société au global. Dans les pays avancés par rapport au numérique tel que le Royaume-Uni, il y a un bouleversement en profondeur des services publics qui poussent à cette transition. Ceci ouvre la voie à une amélioration de la productivité non seulement au Royaume-Uni mais à travers le monde aussi. Des services publics moins chers et plus efficaces signifient plus de moyens disponibles pour investir dans plus d’infrastructures, de meilleures formations ou enfin, plus de personnels au service des citoyens, tels que les infirmières, médecins et enseignants. Et par voie de conséquence, un meilleur avenir pour la population.
Au Royaume-Uni, ce sont plus de 400 milliards de £ de projets d’infrastructure qui sont prévus et programmés et qui pourraient être livrés rapidement grâce à une approche qui réduit les coûts, améliore la qualité de la livraison et produit de meilleurs résultats pour tout le monde à l’instar du BIM.
Mais pour cela, le secteur de la construction doit évoluer. Dans ce rapport de la Société Britannique MACE, découvrez les énormes opportunités offertes au travers de meilleurs projets pour le secteur public. Cliquez ici pour télécharger ce rapport.

Bryden Wood donne vie au futur de la construction au Royaume-Uni – Interview de Jesus Perucho Alcalde, Digital Delivery Information Manager

Bonjour à tous, cette semaine, nous avons l’honneur et le plaisir de recevoir une société britannique d’architecture et d’ingénierie de premier plan – Bryden Wood – et son Digital Delivery Information Manager, Jesus Perucho Alcalde, architecte de formation. Ils innovent au quotidien dans leur pratique depuis des années et repoussent les limites du possible. Ils ont été au début de cette année désignés pour diriger la transformation numérique du secteur de l’AEC au Royaume-Uni.

Jesus Perucho Alcalde
Associate (Digital Delivery Information Manager)
JPeruchoAlcalde@brydenwood.co.uk
+44 (0)20 7253 4772
100 Grays Inn Road, London, WC1X 8AL. United Kingdom

Site web officiel Bryden Wood

Bonjour Jésus, pourriez-vous d’abord vous présenter et nous parler de votre parcours ? Et nous expliquer ce qui vous a amené à l’AEC dans vos études ?

Bonjour Emmanuel. Merci pour votre invitation.

J’ai commencé mes études aux Beaux-arts à Madrid. Je me débrouillais bien et j’appréciais mon père, le Dr Jesus Perucho Lizcano, architecte et enseignant à l’école d’architecture, qui m’avait suggéré de m’initier à l’architecture pour voir si cela me plairait. Je me rends compte aujourd’hui que c’est la meilleure chose que j’ai pu faire. J’ai été diplômé en architecture en 2003 à l’ETSAM de Madrid. J’ai également étudié pendant un an à l’Illinois Institute of Technology de Chicago en 2000 et j’ai passé un MBA en 2012.

Étiez-vous déjà passionné par les nouvelles technologies lorsque vous étudiez ou cela est-il né pendant vos missions dans certaines entreprises ?

Depuis que je suis étudiant, j’ai également eu l’influence de mon père qui, à cette époque, il y a 20 ans, utilisait un logiciel BIM allemand. J’ai eu ma propre licence d’étudiant à ce moment-là. Mais c’est plus tard, lorsque j’ai travaillé en tant qu’architecte, où j’utilisais ArchiCAD pour accélérer la production de mes dessins que j’ai commencé à comprendre l’importance de la 3D. Plus tard en 2008, je travaillais dans une société allemande à Dubaï et j’ai alors appris à me servir d’Autodesk Revit. Cela a changé la donne pour moi. En 2009, j’ai ouvert un centre de formation Revit à Madrid, 1Auno Academia, où j’enseignais Revit aux architectes et aux étudiants. Depuis lors, j’ai toujours aimé découvrir de nouvelles choses sur la manière dont la technologie peut aider le processus de conception et de construction. En 2014, je suis arrivé à Londres et j’ai rejoint Foster + Partners en tant que coordinateur BIM. J’occupais le rôle de BIM Manager pour le NAICM, le Nuevo Aeropuerto Internacional de Mexico, où nous avons défini toute la stratégie BIM, modélisé les modèles architecturaux de tous les bâtiments. et coordonné les maquettes BIM de tous les entrepreneurs. Cela représentait un total de plus de 750 000 m² avec une géométrie complexe, entièrement en BIM (modélisée avec Rhino et Grasshopper pour la géométrie du toit et un mélange d’autres outils dont Revit bien entendu).

Ce projet était très exigeant. Cela restera certainement le plus gros projet sur lequel j’ai travaillé de toute ma vie.

Maintenant, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur Bryden Wood (histoire, lieu, employés, etc.)? Quelles sont les principales industries que vous couvrez et quels sont vos domaines d’expertise ?

Bryden Wood a débuté il y a environ 25 ans en tant qu’agence d’architecture. Plus tard, ils ont intégré des ingénieurs structure, puis fluides et CVC, plomberie. Depuis le début, ils ont été attachés à l’utilisation de technologies numériques. Les fondateurs, Mark Bryden et Martin Wood, ont notamment cherché de nouvelles méthodes de travail et de transformation du secteur, telles que la systématisation, la conception pour la fabrication et la construction hors site, entre autres.

À l’heure actuelle, tous ces domaines sont largement couverts en tant que domaines d’expertise, services fournis, en plus de la conception intégrée (conception architecturale et technique), BIM, analyse de données, conception de l’optimisation des actifs, conception DfMA pour la fabrication, systématisation, plates-formes, automatisation des processus de conception et de construction d’architecture et d’ingénierie et de la pensée participative.

Vous couvrez à la fois l’architecture et l’ingénierie, n’est-ce pas ? Quelle est la répartition en termes de couverture de secteurs et métiers des employés ?

Oui, nous travaillons à la fois en architecture et en ingénierie : structure, ingénierie et génie civil.

Il y a des équipes pour chaque discipline. Toutes les disciplines peuvent donc être réalisées en interne avec des équipes dédiées, ce qui facilite beaucoup la communication et la coordination entre les équipes de différentes disciplines.

Vous travaillez à la fois sur des projets d’infrastructure et de bâtiment ? Quelle est la différence en termes de travail en BIM sur ce type de projets ?

Il n’y a pas de grande différence. Ces deux types de projets possèdent à la fois la géométrie et les informations. Les deux ont besoin d’une approche similaire au stade de la conception. On pourrait notamment parler de la différence d’échelle, à titre d’exemple. Mais si l’échelle est un élément clé, vous pouvez contrôler le niveau de détail. Si vous créez un outil applicable dans tout le pays, par exemple à toutes les autoroutes d’Angleterre, vous ne pourrez pas, dès le début, créer un modèle BIM très détaillé. Vous devez utiliser des outils très légers et rapides, vous devez travailler avec des lignes et des informations uniquement, pas des modèles lourds. Et lorsque vous avez optimisé la conception, vous pouvez créer un modèle BIM plus précis de certaines parties.

Comment vous différenciez-vous de vos concurrents ? Quels sont vos différenciateurs clés ?

Pour être bref, je dirais que c’est l’approche de la technologie. Le BIM est un état d’esprit, pas un logiciel.

Il est important de comprendre la technologie pour vous aider à atteindre ce que vous imaginez. C’est pourquoi notre équipe s’appelle Creative Technologies. Vous avez toute la technologie à portée de main. Il suffit juste d’être créatif avec cela.

Nous savons que vous êtes des experts reconnus de la préfabrication, DFMA et construction industrialisée. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

Bryden Wood possède une vaste expérience en matière de conception pour la fabrication et l’assemblage. Nous avons été conseillers gouvernementaux afin de définir les normes de l’industrie concernant le DFMA au Royaume-Uni avec la création d’un document intitulé « Plateformes, Combler le fossé entre la construction et la fabrication ». Il existe une culture profonde consistant à aider le secteur de la construction, à gagner du temps et à réduire les coûts des processus de construction grâce à des processus et des flux de travail numériques, à la fabrication hors site et au montage sur site. Nous avons développé plusieurs projets et construit à Londres, au Royaume-Uni, en Russie et à Singapour par exemple.

Quels sont les projets clés sur lesquels votre entreprise a travaillé ou travaille actuellement ?

Pour n’en nommer que quelques-uns : la gare Crossrail à Londres, la création d’une plate-forme web numérique basée sur le Big Data pour les logements modulaires et les écoles modulaires à Londres, et création et développement d’une plate-forme d’ingénierie automatisée appelée REM pour Highways England.

Pourquoi le BIM est-il si important pour votre entreprise ?

Le BIM est l’outil d’utilisation quotidienne pour tous les projets.

Chez Bryden Wood, tout est conçu directement en 3D et en BIM avec Revit, ou d’autres outils, avec des informations attachées tout au long du processus.

Le BIM est la connexion et l’interaction de tous les outils. Le BIM est l’environnement, le liant qui relie tout, l’essence, ce n’est pas un logiciel de modélisation.

Quel est votre rôle chez Bryden Wood ? Pourriez-vous nous expliquer vos responsabilités et tâches quotidiennes ?

J’ai un rôle de Digital Delivery Information Manager.

Mes responsabilités concernent l’ensemble des technologies et des flux de travail liés au BIM (Londres, St Albans, Barcelone et Singapour) et des disciplines (Architecture, Structure, MEP).

Mes tâches quotidiennes consistent à aider sur certains projets, tels que REM 2.0 (Highways), à mettre en place une stratégie BIM cohérente et des processus similaires à ceux du projet Old War Office à Londres, de définir une stratégie permettant de mettre en œuvre un grand nombre de paramètres FM dans un projet qui peut être un exemple à suivre pour de nombreux data centers en Europe du même client, en s’assurant que nous appliquons notre propre stratégie BIM et nos normes dans les projets, en modélisant les meilleures pratiques ou en procédant à un audit d’analyse de la qualité des modèles à émettre, en veillant également à ce que nous utilisions les outils et logiciels les plus modernes disponibles sur le marché.

Une partie de mon rôle consiste également à m’occuper des relations extérieures dans le secteur de l’AEC en Espagne, au Mexique et dans d’autres pays européens.

En tant que responsable BIM, gérez-vous principalement les personnes ou utilisez-vous également des technologies ?

Fondamentalement, je gère des technologies, les technologies du BIM pour être plus précis. Je dois être au courant de l’état de l’art de l’industrie et de la façon dont les choses se font dans la pratique. Pour cela, il existe une équipe de BIM managers très expérimentés par discipline : Mohamed Ellithy pour Structures, Jacob Johnson pour l’Architecture et Robert Attwell pour le MEP.

Quelles sont les principales technologies BIM utilisées par Bryden Woods ?

En tant qu’outil de création, nous utilisons principalement Autodesk Revit. Mais comme vous le savez, le BIM ne concerne pas les logiciels, mais l’intégration, il faut trouver le meilleur outil pour chaque sujet. Nous utilisons donc beaucoup Rhino et Grasshopper, ainsi que Dynamo pour Revit, Autodesk Navisworks, mais également un logiciel mécanique pour le DfMA, QGIS, Tableau et de nombreux autres logiciels et plugins. Nous créons nos propres outils si nous en avons besoin. C’est là que réside la plus grande partie de la puissance de notre équipe Creative Technologies.

À votre avis, quelle technologie BIM a été un facteur clé de disruption pour le secteur de l’AEC ?

Tous les outils de création disponibles sur le marché ont été très perturbants au moment de leur apparition, comme Autodesk Revit. De nombreux projets internationaux à l’heure actuelle tirent vraiment parti de l’utilisation de ces outils. Avant le BIM, de nombreux autres outils devaient être créés manuellement pour générer des éléments complexes. Par exemple, un script Excel pouvait générer les coordonnées 3D de points pour créer une géométrie complexe, comme le célèbre projet St Mary Ax, ou The Gherkin, à Londres, par Norman Foster.

Conception générative, IA, robotique, DFMA, conception informatique, capture de la réalité. Quelles sont les tendances auxquelles vous participez et que vous pratiquez ?

En ce qui concerne la conception générative, nous appliquons des outils d’optimisation pour résoudre des problèmes géométriques basés sur des algorithmes génétiques (GA).

À l’aide d’un modèle paramétrique, défini par des variables géométriques et structurelles, nous définissons une fonction d’optimisation afin de maximiser / minimiser une valeur spécifique. En utilisant GA, nous combinons automatiquement les données et générons de nouvelles solutions, en enregistrant le meilleur pour la conception future. Ce processus a été appliqué à divers projets afin de maximiser l’efficacité des bâtiments sur le site.

Nous avons testé la version beta de Project Refinery d’Autodesk, ainsi que d’autres plugins pour Grasshopper for GA.

En ce qui concerne l’IA, nous effectuons des études d’apprentissage automatique.

Dans l’équipe de robotique de Creative Technologies, nous étudions de nouvelles façons de mettre en œuvre l’automatisation et la robotique dans la construction de projets architecturaux à grande échelle, en nous concentrant sur la création de flux de travail homogènes reliant la conception et la fabrication robotique. Nous développons des outils de conception et de programmation robotique basés sur les données, dans le but de faciliter l’intégration de technologies de fabrication avancées dans l’architecture et la construction.

Le DFMA (Digital Fabrication for Manufacturing and Assembly) est l’une de nos compétences clés, comme je l’ai déjà dit.

La conception informatique, sous toutes ses formes, est profondément ancrée dans la pratique quotidienne, créant des scripts personnalisés dans Dynamo pour Revit pour les géométries complexes, l’extraction de données dans Grasshopper pour Rhino, pour de nombreuses utilisations, de la modification géométrique à la conception structurelle, l’analyse énergétique, la conception générative, l’analyse et l’extraction de données et l’optimisation de la conception.

À propos de la capture de la réalité, nous effectuons également une numérisation 3D de bâtiments existants afin de créer des modèles BIM précis à partir d’actifs existants pour nos clients.

Travaillez-vous également sur la construction modulaire ? Si oui, pourriez-vous s’il vous plaît nous donner quelques exemples ?

Oui, et cela est très lié au DFMA. Nous développons des projets pour nos clients afin de systématiser des pièces ou l’ensemble du bâtiment afin qu’il puisse être fabriqué hors site. Pour cela, le bâtiment et les pièces doivent être modulaires, répétitifs, normalisés, les modules de transport doivent être adaptés aux dimensions d’une remorque et à de nombreuses autres règles. Nous avons mis au point des projets très détaillés allant de la stratégie aux modèles de fabrication de logements et d’écoles en vue de leur mise en œuvre au Royaume-Uni.

Quelles sont les difficultés liées à la gestion du BIM et à la transformation numérique d’une telle entreprise ?

La transformation numérique de la société est dirigée par Phil Langley, directeur du conseil d’administration et responsable de l’équipe des technologies créatives à laquelle j’appartiens. Je ne suis responsable que du côté BIM, qui en fin de compte est également connecté à d’autres outils. Il est donc essentiel de rester en contact et de coordonner les activités de tous les membres de l’équipe. C’est très difficile pour moi et j’apprends beaucoup de mes collègues de l’équipe.

Pouvez-vous nous donner un exemple des projets les plus passionnants sur lesquels vous avez travaillé et des approches novatrices que vous avez utilisées ?

À Bryden Wood, je participe à des projets à la technologie étonnante, comme celui intitulé GLA : Il s’agit d’une plate-forme Web fonctionnant sur la base d’un moteur de jeu. C’est un outil de conception génératif qui compile d’un côté les analyses Big Data de la ville de Londres données pour le logement résidentiel à tous les niveaux : ville, quartier, parcelle, appartement et chambre. Il compile également les règles de construction.

Avec cette entrée et la sélection manuelle sur l’outil Web d’un tracé et d’une forme, vous pouvez créer avec des curseurs de paramètres votre propre cuisine de bâtiment et affecter automatiquement les types d’appartements de 1, 2, 3 ou 4 chambres à la suite des règles obtenues par le Big Data. En outre, il vous indiquera s’il est possible de fabriquer un quantitatif et résumé et exportera également un modèle BIM pour la conception. Cet outil a été développé pour la London Housing Authority et sera gratuit pour les utilisateurs via Internet.

En outre, l’outil de modélisation technique Rapid, développé par REM pour le programme SMP Smart Motorways de Highways England, change véritablement la donne dans l’industrie. C’est également un moteur de règles qui acquiert toutes les informations du réseau routier, les analyse de manière topographique et environnementale, les optimise et fournit la conception optimale pour la localisation des signaux, les ponts, les murs de soutènement et une conception entièrement optimisée de l’ensemble du réseau autoroutier. Ces informations sont stockées dans une base de données. Vous pouvez y accéder à partir de tableaux de bord, d’images, de cartes et de navigation dans la réalité virtuelle.

Je n’en cite que deux, mais il y a d’autres projets incroyables comme celui-ci.

Venant d’Espagne, comment voyez-vous la différence entre l’Europe du Sud et la Grande-Bretagne ? Plus avancé et leader au Royaume-Uni ? Et pourquoi ?

Oui, je dirais qu’au Royaume-Uni le marché est plus mature, l’industrie du BIM, du DfMA, et la numérisation en général sont plus établis. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. L’une d’elles est la culture en général elle-même, plus pragmatique au Royaume-Uni et proactive en termes de recherche d’efficacité. Cela a incité le gouvernement britannique à lancer le groupe de travail BIM au Royaume-Uni en 2011, obligeant tous les projets publics à atteindre le niveau 2 de BIM d’ici à 2016. Dans d’autres pays, comme l’Espagne, le retard pris est considérable, mais il est en voie de le devenir.

Les étudiants espagnols de l’AEC sont-ils bien formés et préparés à cette révolution ?

Avant, il était difficile de trouver une bonne formation BIM (comme je vous l’ai dit, j’avais moi-même une école de formation BIM il y a 10 ans à Madrid). Heureusement, il est maintenant plus facile de trouver une bonne formation BIM, car de nombreuses écoles et associations d’architectes privées et publiques offrent une formation de qualité. J’espère seulement que cela ne restera pas seulement appliqué au BIM, mais que cela se généralisera à tous les aspects de la technologie numérique.

Pensez-vous que l’obligation BIM était une bonne idée pour le Royaume-Uni et le recommanderiez-vous à d’autres pays comme la France pour accélérer sa transition digitale ?

Absolument, pousser le BIM pour le secteur du BTP doit venir du gouvernement si l’on veut que cela réussisse pleinement. Sinon, le secteur et les autorités seront déconnectés, il y aura de grandes lacunes dans l’offre des entreprises, du secteur universitaire, et il n’y aura pas de normes, de règles ou de terrain d’entente pour le BIM. Le secteur français de l’AEC gagnerait beaucoup à ce que le gouvernement français mette en œuvre une obligation BIM visant à aider le secteur.

Votre directeur a récemment été nommé pour diriger la transformation du secteur de la construction pour le gouvernement britannique, félicitations. C’est une véritable reconnaissance sur le marché. Comment allez-vous mener ces efforts ?

Oui, Jaimie Johnston a été nommé responsable de la conception de la nouvelle transition digitale appelée «Transforming Construction Alliance», qui a remporté une offre de financement d’un montant de 72 millions de livres sterling pour transformer la manière dont les bâtiments publics sont conçus, fabriqués, intégrés et connectés au Royaume-Uni. Le travail consistera principalement à adopter une « approche de plate-forme » pour la conception et la construction, maintenant que le gouvernement britannique a pleinement adopté nos suggestions à cet égard. Nous déploierons une équipe d’architectes et d’ingénieurs pour travailler sur le projet cette année.

De votre côté, êtes-vous toujours en train de concevoir des projets ou êtes-vous principalement à l’origine de l’innovation technologique et de l’adoption par Bryden Wood ?

Pour l’instant, je suis uniquement focalisé sur les sujets technologiques, mais j’aide également à des projets et je suis impatient de jouer un rôle plus actif dans la phase de conception également. Nous sommes tous deux architectes, n’est-ce pas ? Je pense que nous apprécions tous cela, n’est-ce pas (sourire) ?

Faites-vous principalement des projets au Royaume-Uni ou également à l’étranger ? Quels sont vos projets pour développer vos activités en France ?

Principalement au Royaume-Uni. Mais nous avons des projets réalisés à Singapour pour GSK, en Russie et à Hong Kong. Nous serons bientôt en Espagne et j’espère aussi en France.

Y a-t-il des choses spécifiques sur votre entreprise que vous voudriez partager avec nos lecteurs français ?

Nous sommes ici pour aider les entreprises à réaliser des projets incroyables. Alors, si vous avez des idées, faites-nous participer ! Je vous remercie !

Cher Jésus, merci beaucoup pour votre interview passionnante. Continuez à nous surprendre avec votre grande société.

Un Wiki BIM vient de naître au Royaume-Uni afin de développer les meilleurs usages et pratiques du BIM chez nos voisins Britanniques !

Nos voisins Britanniques sont décidément à la pointe du BIM et de la propagation d’informations et de connaissances autour du sujet. En effet, une plateforme de partage de connaissances en accès libre et gratuit pour le BIM a été lancée pour aider à accélérer l’adoption de ce processus dans le secteur du BTP.

Ce site wiki, ou BIM Wiki, a été développé par un consultant en environnement bâti PCSG et la ressource en ligne existante « Designing Buildings Wiki ». Il vient d’être lancé avec déjà plus de 150 articles déjà rédigés, traitant de tous les sujets, depuis les EIR ou exigences de l’employeur, modélisation paramétrique, interopérabilité, et il comprend aussi un guide détaillé étape par étape jusqu’au niveau 2 du BIM.

Ses créateurs font appel aux professionnels du secteur pour faire de ce site une source complète de bonnes pratiques BIM en proposant de nouveaux articles et en s’engageant sur le contenu existant.

Le BIM Wiki a été lancé en réponse à une étude publiée par Designing Buildings Wiki en 2017 qui a montré que la BIM restait un sujet isolé, réservé aux experts et praticiens mais hélas peu compris ou utilisé dans le reste du secteur.

Ce qui a été confirmé par le récent et excellent rapport national BIM de NBS, qui indiquait l’émergence d’un « Secteur du BTP à deux vitesses », avec 22% des professionnels n’utilisant pas encore le BIM indiquant qu’ils préfèraient ne pas l’adopter du tout.

Mark Bew, président de la société de Consulting PCSG a par ailleurs confirmé que les progrès du Royaume-Uni vers une véritable économie numérique pour l’environnement bâti avaient pris un départ fantastique par rapport à ses voisins. Les bénéfices liés à la Stratégie Construction de 2011 du Royaume-Uni a permis de bien comprendre la portée et les possibilités d’évolution du secteur. La norme BIM niveau 2 a maintenant semble-t-il été adoptée dans le monde entier, et de nombreux pays accélèrent son adoption avec la publication de la norme ISO 19650.

Mais il y a évidemment beaucoup à apprendre, à partager et à adopter pour que cette transition se passe sereinement.

Une partie essentielle du processus BIM consiste à connecter les personnes et les organisations qui adoptent une approche numérique, centrée sur les données et axée sur la collaboration, et pour cela il faut leur donner accès à une information pratique, claire et accessible. C’est pourquoi Designing Buildings Wiki et la ressource gratuite qu’il représente est si précieux pour le secteur . Le Wiki BIM devrait en ce sens jouer un rôle extrêmement important dans cette digitalisation du secteur du BTP au Royaume-Uni

Le BIM Wiki est lié aux 8 500 articles de Designing Building Wiki et accessible à ses 6,5 millions d’utilisateurs. Gageons que cette intégration avec une base de connaissances bien établie et respectée du secteur aidera à démocratiser le processus BIM.

Les Britanniques, dont Gregor Harvie, directeur de Designing Buildings Wiki sont convaincus de cette initiative et appellent la communauté BIM à s’engager avec le Wiki BIM, à l’enrichir et à l’améliorer, à démystifier les mythes BIM et à créer une base de connaissances vraiment complète qui est pleinement intégrée dans l’industrie au sens large ».

Vous pouvez découvrir le Wiki BIM à l’adresse suivante http://www.designingbuildings.co.uk/BIM_Wiki

Designing Buildings Wiki (www.designingbuildings.co.uk) est utilisé par plus de 6,5 millions de personnes par an. Il est soutenu par : l’Institution of Civil Engineers, Rogers Stirk Harbour + Partners, le Chartered Institute of Building, l’Institute of Historic Buildings Conservation, BRE Trust, BSRIA, le Chartered Institute of Architectural Technologists et ECA.

REX BIM Tour de la Fédération CINOV soutenu par Autodesk – Le nouveau site web officiel est en ligne !

Autodesk est Partenaire CINOVACTION de la Fédération CINOV et très fier d’être impliqué à une belle initiative qui participe du développement du BIM en France : Le REX BIM Tour.

Le REX BIM Tour ; évènement national qui se déroule principalement en région ; a été créé et il est emmené par la Fédération CINOV. Sa vocation principale est de partager des retours d’expériences de professionnels ayant réalisé leurs projets en processus BIM. La démarche innovante et volontaire du REX BIM Tour a pour buts de démystifier, simplifier et confronter les approches à toutes les étapes du projet, de la conception à la construction, jusqu’à la maintenance.

Il s’adresse à tous types de PME, TPE quel que soit leur niveau de connaissance ou de maturité autour du BIM, tout au long du processus de construction, de la conception à l’exploitation-maintenance des bâtiments.

La beauté du REX BIM Tour, c’est aussi ce lieu de rencontres et d’échanges des professionnels de l’ingénierie, du conseil et du numérique et les ingénieurs de demain. Mais cela va bien plus loin puisque nombreux sont les architectes, contractants, concepteurs, entreprises qui viennent y écouter la bonne parole ou même témoigner. L’Education étant clé dans la réussite du développement du BIM en France, chaque étape est organisée en partenariat avec les écoles de la région.

Enfin cet événement est bien entendu labéllisé « PLAN BIM 2022 »

La grande nouvelle de la semaine, c’est la naissance du site officiel du REX BIM Tour avec un contenu extrèmement riche à consulter, les vidéos des interviews, témoignages et tables rondes qui ont eu lieu lors des premières étapes qui se sont déroulées à Nancy, Lyon et Aix-en-Provence.

La Société Autodesk qui est membre partenaire de CINOVACTION depuis plus de deux ans, participe activement à ce REX BIM Tour qu’elle considère comme une très belle initiative à laquelle elle a cru dès le départ !

L’implication d’Autodesk dans le REX BIM Tour est primordiale.

Si vous voulez découvrir le nouveau site du REX BIM

Dans le cadre de ce partenariat, Autodesk et CINOV ont développé ensemble une offre appelée Kit BIM permettant aux BET le souhaitant, de passer au BIM sur les Collections AEC d’Autodesk à un tarif très intéressant. Vous pouvez le découvrir ici.

Démystifier la conception générative ou Generative Design pour l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction

Conception générative ou generative design : Approche de conception axée sur les objectifs utilisant l’automatisation pour donner aux concepteurs et aux ingénieurs un meilleur aperçu afin qu’ils puissent prendre des décisions de conception plus rapides et plus éclairées. Vos paramètres de conception spécifiques sont définis pour générer des milliers, voire des millions de solutions potentielles. Vous annoncez au logiciel les résultats que vous voulez obtenir. Sur la base de vos conseils, il arrive à une conception optimale avec les données afin de définir quelle conception est la plus performante.

Qu’est-ce que la conception générative ?

Imaginez que vous conceviez l’intérieur d’un immeuble de bureaux. Dans un scénario classique, la première étape consisterait à définir les paramètres de conception en décrivant la quantité d’apport de lumière que vous souhaitez pour les bureaux selon la saison, les vues souhaitées pour les salles de conférence et le budget maximal que vous voudriez dépenser pour le projet. Après avoir défini les critères, vos outils de conception génèrent tous les meilleurs résultats possibles avec une seule analyse et évaluent les alternatives. Tout cela se fait en une fraction de secondes contrairement à un process manuel qui prendrait des heures, voire des jours…
Dans l’autre scénario, vous calculez manuellement l’impact de vos paramètres de conception sur d’autres critères relatifs à l’immeuble de bureaux tels que les charges énergétiques et les coûts de construction. Vous créeriez et analyseriez avec difficulté les centaines de variables d’emplacement – caféterias, salles de bains, bureaux ou espaces communs – produites par vos choix au fur et à mesure que le projet se développe. Tout ce processus prendrait des jours ou des semaines pendant que vous passeriez en revue les variantes.

Comment cela pourrait-il changer votre façon de concevoir si, comme dans le premier scénario, votre logiciel pouvait vous aider à découvrir les implications des objectifs que vous définissez et faites évoluer ?

Pensez maintenant à un projet de construction typique et changez votre approche de la procédure de construction proprement dite – et pas seulement à ce que vous construisez, mais à la façon dont il est construit. Les dépassements de coûts et le gaspillage sont toujours les risques de la construction. Et si vous pouviez atténuer ces facteurs de risque potentiels en formulant de meilleures recommandations sur les matériaux ou en planifiant et en ordonnançant le travail sur le chantier ? Quelle est la bonne stratégie pour la pose de panneaux préfabriqués en béton ? Ou l’emplacement optimal d’une grue ? Un algorithme logiciel peut tester de nombreux scénarios pour trouver la meilleure solution. Tels sont les objectifs de la conception générative ; une technique qui utilise le calcul pour augmenter la capacité du concepteur à définir, explorer et choisir des alternatives grâce à l’automatisation. La conception générative est plus qu’une méthodologie ; elle englobe de nombreuses applications et techniques. Elle continuera à devenir de plus en plus puissante et utile avec les progrès technologiques tels que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.

Mais, au fond, la conception générative consiste à donner aux praticiens la capacité d’explorer, d’optimiser et de prendre rapidement des décisions éclairées sur des problèmes de conception complexes.

La puissance de calcul

La conception générative est un changement définitif dans la façon de conceptualiser, de concevoir et de construire. La conception générative est une stratégie qui augmente les capacités humaines en utilisant des algorithmes pour automatiser votre logique de conception. Vous définissez toujours les paramètres de conception, mais au lieu de modéliser une chose à la fois, les logiciels de conception générative vous aident – le concepteur – à créer de nombreuses solutions simultanément et parfois même à trouver des « accidents heureux » ou des solutions inattendues et uniques qui seraient difficiles à trouver avec des méthodes traditionnelles.
Ce type d’automatisation n’est pas nouveau dans les logiciels de conception, il ne fait que décupler. Pensez par exemple aux premiers jours d’AutoLISP d’AutoCAD®, où de simples scripts automatisaient les tâches de routine. Ou imaginez les puissantes capacités de Dynamo (programmation visuelle) associées à Autodesk® Revit®. Le changement réside dans le fait que les scripts et les algorithmes contrôlent des blocs de fonctionnalités beaucoup plus importants et peuvent gérer des ensembles de données et d’analyses beaucoup plus importants.

Autodesk évalue 10 000 options de conception à l’aide de sa propre solution de conception générative

Pour la conception et le space planning d’un nouveau bureau et d’un nouvel espace de recherche Autodesk dans le quartier MaRS Innovation de Toronto, Autodesk a repoussé les limites de la conception générative en architecture. Les Equipes Autodesk ont commencé par des objectifs et des contraintes de haut niveau, en recueillant des données auprès des employés et des gestionnaires du site, sur les modes de travail et les préférences en matière d’emplacement. Ils ont ensuite élaboré six objectifs principaux et mesurables : préférence pour le style de travail, préférence pour la contiguïté, faible distraction, interconnectivité, lumière du jour et vues extérieures. Ils ont créé un système géométrique avec de multiples configurations de zones de travail, de commodités, de circulation et de bureaux privés. Ils ont ensuite utilisé la puissance du cloud computing pour générer, évaluer et faire évoluer 10 000 options de conception différentes afin d’arriver à la version de projet finale optimisée pour le nouveau bureau.

Cette approche offre de nombreux avantages pour la conception d’un espace de bureau, y compris :
– Gérer la complexité
– Optimisation en fonction de critères spécifiques
– Augmenter la créativité et l’intuition humaines
– Intégrer une grande quantité de retours provenant de projets antérieurs et de l’expérience des demandes en cours
– Naviguer entre les compromis basés sur des données réelles
– Structurer la discussion entre les parties prenantes sur les caractéristiques de conception et les objectifs du projet
– Offrir de la transparence sur les hypothèses du projet et offrir une maquette « Live » du projet exécuté pour le suivi et la compilation des données en phase d’occupation
-Découvrir des solutions de conception non prévues

Un regard sur la productivité, les économies de temps et d’argent, et le gaspillage

Que vous soyez ingénieur, entrepreneur ou architecte, la même bataille ancestrale continue de faire rage : plus de travail, en moins de temps et à moindre coût. Selon l’Institut Technavio, le marché mondial de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction devrait croître à un taux annuel de 11,8% sur la période 2017-2021. La pénurie croissante de main-d’œuvre dans ce secteur ajoute une complication supplémentaire indéniable. Récemment, la USG Corporation et la Chambre Américaine de Commerce ont indiqué que plus de la moitié des entreprises de construction (57 %) veulent embaucher plus de travailleurs au cours des six prochains mois, mais que la disponibilité des ressources et leurs compétences ainsi que leur coût posaient problème.

En conséquence, les budgets, les calendriers et la qualité de construction subissent une forte pression. Pour répondre à cette demande et afin d’obtenir des résultats rentables et durables, il faut de nouvelles méthodologies de travail et l’adoption de nouvelles technologies. Il y a tout simplement plus de travail qu’il n’est possible d’en faire avec les méthodes actuelles et les effectifs à disposition. Cela signifie que l’automatisation n’est plus uniquement une option mais c’est une exigence pour être compétitif et répondre au nombre de projets nécessaires dans le monde entier pour répondre aux besoins liés à la population croissante et les défis de taille à relever.

L’un des attraits de la conception générative est la possibilité de réduire les tâches fastidieuses qui consomment votre temps afin que vous puissiez vous concentrer sur des problématiques plus complexes. Ce type d’automatisation vous permet de vous concentrer sur davantage de projets et de décisions stratégiques.

« Pour Phil Bernstein, doyen associé et chargé de cours principal à la Yale School of Architecture et ancien employé éminent Autodesk,  » tirer parti de la conception générative signifie reconnaître que les ordinateurs peuvent faire un meilleur travail sur certains types de tâches analytiques à faible valeur ajoutée, comme s’assurer que toutes les portes ouvrent bien dans le bon sens, que les escaliers soient suffisamment larges ou que le vitrage dans la paroi des fenêtres assure bien son rôle dans le contexte des objectifs énergétiques globaux. « Cela permet ainsi à un concepteur de se concentrer sur des choses plus importantes, telles que la conception générale du bâtiment, la qualité spatiale et fonctionnelle d’un hall d’entrée ou l’espace approprié pour un quartier. Les meilleures réponses à ces problèmes de conception ne peuvent pas être « générées » par un ordinateur, mais seulement par l’esprit humain. »

De nombreuses personnes pensent aux ordinateurs, à l’automatisation, et ils se disent instantanément :  » Est-ce que cela veut dire que vous pouvez tout faire en une fraction de seconde ?  » Nous ne pensons pas qu’il s’agisse tant de réduire les délais, comme par exemple passer soudainement de 100 à 50 heures. Ce qui est bien plus important, c’est de réaliser plus de choses avec cette centaine d’heures. »

Krigh Bachmann, directeur des technologies de conception chez DIALOGUE

Alors que la puissance de calcul peut réduire la corvée des tâches répétitives, les méthodes de conception générative aident également les équipes de conception et de construction à atteindre l’objectif ultime de réduction des déchets et des coûts.

La mise en place d’un algorithme pour minimiser l’utilisation de matériaux ou la consommation énergétique réduit naturellement les coûts et rend la construction plus efficace. C’est ce qu’a fait Van Wijnen, une entreprise familiale de construction basée aux Pays-Bas.
En mettant l’accent sur la construction de logements durables et abordables, l’entreprise s’est tournée vers la conception générative pour explorer 15 000 variantes de conception différentes pour un nouveau projet d’aménagement de lotissement. En utilisant des méthodes génératives, Van Wijnen a pu réduire à trois la sélection des choix les plus pertinents pour créer le projet de quartier parfait. Ils ont ensuite choisi le choix optimal qui maximisait l’apport d’énergie solaire et répondait aux objectifs de bâtiment à énergie positive, tout en optimisant la taille des patios et les vues pour les habitants. Mieux encore, les concepteurs de Van Wijnen ont pu intégrer les coûts et les bénéfices dans leurs préférences pour la solution optimale.

« La conception générative nous donne la possibilité de laisser l’ordinateur faire autant de variantes que vous le souhaitez , il nous permet de créer de beaux quartiers et de belles maisons dans lesquelles nos clients aiment vivre, mais il nous permet aussi d’atteindre nos objectifs de consommation énergétique nette zéro. C’est mieux pour nos clients, pour la communauté et pour l’environnement. »

Hilbrand Katsma, COO (Chief Operating Officer) chez Van Wijnen

La conception générative donne au secteur de l’AEC de nouvelles et puissantes capacités.

Alors qu’un algorithme n’est encore qu’un algorithme, seul un humain va décider quel problème est à résoudre, quels objectifs doivent être atteints et quels facteurs sont les plus importants pour résoudre un problème.
Les ordinateurs peuvent aider à organiser ces décisions et à les classer par ordre de priorité, mais ils ne peuvent pas vraiment les hierarchiser car seuls les étres humains peuvent décider de ce qui est important.
La conception générative donne aux architectes, aux ingénieurs et aux constructeurs une nouvelle liberté pour concevoir et créer un monde meilleur.
Apprenez-en davantage sur la façon dont la conception générative est utilisée par vos pairs pour changer leur façon d’aborder la conception en cliquant ici.

Inédit ! Le premier guide en français pour Revit MEP, solution BIM leader pour les BET fluides, CVC, électricité est enfin disponible aux Editions du Moniteur !

Une sortie attendue du standard BIM et MEP du marché !

Il vient à peine de sortir des presses, il est encore chaud. Le tout premier guide en français pour Revit MEP est enfin disponible aux Editions Le Moniteur.

Revit MEP, la solution BIM leader du marché !

La Solution leader de modélisation des données du bâtiment (BIM), Autodesk® Revit®, dédiée à la technologie BIM, permet un travail collaboratif pluridisciplinaire par le biais d’un modèle BIM intelligent.

Sa version dédiée aux fluides (chauffage, ventilation, climatisation, électricité et plomberie) permet une modélisation précise, une coordination avec tous les acteurs du projet, la création et le dimensionnement de réseaux sanitaires, électriques ou de chauffage complexes, ainsi que les simulations diverses et variées et les plans d’exécution.

Par ailleurs, la volonté d’Autodesk de permettre aux professionnels de l’AEC de travailler de manière ouverte transparaît et vous est expliquée sur la partie openBIM® et en termes d’échanges IFC.

Un mode d’emploi complet de plus de 670 pages !

Véritable mode d’emploi du logiciel, cet ouvrage, le plus complet du marché et le seul et unique en français, a été conçu pour vous familiariser avec les concepts de la création de modèles MEP, des principes de la conception de réseaux ou de circuits à l’édition de la documentation (nomenclatures, feuilles, rendu d’images et visite virtuelle, plans, etc.). Vous y découvrirez l’interface utilisateur et les fonctionnalités clés du logiciel. Ce véritable guide vous permettra de mettre à profit les fonctionnalités pour créer, modifier, analyser, documenter le modèle paramétrique et effectuer tous types de simulations.

Particulièrement pédagogique, ce manuel propose :

  • de nombreux cas pratiques pour découvrir en détail chaque fonctionnalité du logiciel ;
  • des conseils et astuces éprouvés par les formateurs d’ASCENT pour optimiser votre pratique ;
  • des exercices de prise en main du logiciel grâce à des fichiers d’entraînement dédiés (fournis sur simple demande).


Que vous soyez ingénieur, technicien ou projeteur dans un bureau d’études techniques fluides, dans un bureau de contrôles ou dans une entreprise de chauffage, d’électricité ou de plomberie, ce manuel vous accompagnera au quotidien pour tirer pleinement parti du BIM, en gagnant en efficacité à chaque étape du projet, dans la réalisation des documents finaux, tout en améliorant la qualité générale des produits livrés à vos clients.

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage indispensable en ligne sur la Librairie du Moniteur ici.

Ou sur le site de la FNAC ici.

Ou sur le site d’Amazon ici.

Livre blanc – De l’importance de la gestion des livrables BIM pour un gestionnaire de patrimoine !

Les gestionnaires de patrimoine empruntent la voie du BIM

Découvrez ce livre blanc sur la manière dont les professionnels de la gestion de patrimoine d’assets de type campus par exemple, peuvent s’engager dans la définition de la charte BIM (Building Information Modeling) de leur institution. Alors que de nombreux propriétaires de bâtiments d’enseignement supérieur passent au BIM, la première étape à franchir est de créer un cahier des charges BIM. La création d’un document contenant les requis BIM servira de pierre angulaire à la mise en œuvre réussie des livrables BIM. Il n’existe pas de réponse unique pour un ensemble d’exigences BIM répondant à tous les besoins spécifiques de chaque institution. Pour créer un ensemble d’exigences BIM, des questions doivent être posées. Quelles sont ces exigences ? Pourquoi sont-elles importantes? Comment seront-elles utilisées? Qu’allons-nous y trouver ? Ce livre blanc que vous pourrez consulter, regroupe toutes ces informations.
David Kendrick, administrateur des systèmes BIM / Archibus de la Wright State University, a rédigé le document suivant après sa participation à la conférence du CFTA (Campus FM Technology Association) de 2018 à l’Université de l’Etat d’Ohio. Une grande partie du contenu de ce livre blanc a été recueillie lors de présentations officielles ainsi que lors de conversations avec de nombreux participants à la conférence.


Ce livre blanc a été créé en partenariat avec le CFTA pour le compte du groupe de travail chargé d’examiner les demandes de subvention de la part du CFTA.
Pour plus d’informations sur ce groupe de travail et sur la manière de postuler pour les futures subventions de la CFTA, visitez leur site officiel.

Vous pouvez télécharger ce livre blanc en cliquant ici.

Premières rencontres Architecture et Intelligences le 20 juin à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine, des présentations et des débats passionnants en perspective !

De l’analyse prédictive aux processus certifiés pour l’architecture

Une belle initiative de l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine organisée par Pascal Terracol Architecte DPLG – HDR et David Serero Architecte DPLG Enseignant-Chercheur à l’Ecole, qui aura pour but de mettre en lumière des thèmes qui bousculent actuellement le secteur de la Construction et qui impactent notamment très fortement le métier des architectes.

Ces thèmes, nous les connaissons tous : Intelligence artificielle, big data, simulations, machine learning, deep learning…

Grâce aux puissances de calcul aujourd’hui disponibles et à la création en conséquence d’un volume de données gigantesque (Big Data), les nouvelles approches telles que l’intelligence artificielle bouleversent les processus de conception de l’architecture et le métier de ces concepteurs. Les démarches conceptuelles traditionnelles sont en train de vivre un tournant décisif, puisque la data et les puissances de calcul déportées influencent les résultats et la méthode.

Le deep learning a notamment permis à l’intelligence artificielle, et aux machines d’apprendre à apprendre et à résoudre des problèmes insolvables par l’homme.

Toutes ces nouvelles approches vont forcément engendrer l’apparition de nouveaux métiers, nouveaux rôles, nouveaux super-utilisateurs et super architectes.

Des questions fondamentales se posent :

Quels sont les apports de l’intelligence artificielle sur l’acte de concevoir et de construire ? Comment les outils de l’IA peuvent-ils intervenir dans les processus pédagogiques de l’enseignement de l’architecture ? En aval du projet, quelles sont les implications en termes de construction ? Comment certifier l’empreinte environnementale des composants de l’édifice ? Dans le contexte de l’habitat social et au-delà de la réception de l’ouvrage, quels paradigmes l’IA va-t-elle initier ? Quels sont les équilibres envisageables entre apories et aménités ?

Tous ces débats, toutes ces présentations vont se dérouler à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine le 20 juin. Emmanuel Di Giacomo, Architecte et Responsable du développement des écosystèmes BIM Europe chez Autodesk interviendra par ailleurs à 11H40 pour présenter un sujet sur le Generative Design et l’Intelligence Artificielle.

Découvrez le programme ci-dessous :

Et le très clair résumé de Pascal Terracol, Architecte D.P.L.G.

Détails pratiques :

La présentations se dérouleront ici :

Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine – Laboratoire EVCAU – Amphithéâtre 310
3 quai Panhard et Levassor 75013 Paris France
20 Juin 2019

Entrée libre – Inscription souhaitée à evcau@evcau.archi.fr

Site officiel de l’évènement ici.

Camila Tauil, future Architecte Brésilienne montre la voie de la restauration du patrimoine historique au Brésil…en BIM en reconstituant le musée impérial de Petropolis. Interview !

Nous recevons cette semaine une jeune étudiante en Architecture Brésilienne, Camila Tauil, que l’un des Professeurs BIM et CAO très impliqués dans le BIM à l’Ecole d’Architecture Paris Val-de-Seine – Nader Boutros – nous a donné la chance de connaître. Elle a réalisé un travail exceptionnel de reconstitution historique en BIM : La rétroconception et modélisation du Musée Impérial de Petropolis à partir de nuages de points vers un modèle BIM.

Camila Tauil Alves Barreira
https://www.linkedin.com/in/camilatauil
tauil.camila@gmail.com

Bonjour Camila, pourriez-vous svp vous présenter à nos lecteurs et nous dire quel est votre parcours ?

Bonjour à tous, je m’appelle Camila Tauil Alves Barreira, j’ai 23 ans et je suis brésilienne.
Je suis étudiante en architecture et je suis actuellement en train de faire un échange à l’École Nationale Supérieure d’Architecture Paris Val de Seine (ENSAPVS) à Paris.
j’ai fait mon stage à Autodesk Brésil l’année derniére, où j’ai notamment pu apprendre et beaucoup évoluer.

Avez-vous toujours été passionnée par le BIM et les nouvelles technologies ? Comment vous est venue cette passion ?

Oui ! Depuis le début de l’université, ma curiosité pour les nouvelles méthodes de construction utilisant la technologie était déjà grande. Après avoir connu Revit, et suivi un cours spécialisé et avoir compris l’univers du BIM, l’intérêt est devenu encore plus grand.
Mais je crois que cette passion a été consolidée seulement après mon stage chez Autodesk Brésil. Là, j’ai pu avoir un contact direct avec les grandes entreprises d’architecture et de construction qui vivaient dans cet univers, et être immergée à cela fut incroyable et encourageant pour moi et pour mon avenir.

Vous êtes venue passer une année en France dans le cadre de vos études. Pourquoi avez-vous choisi Paris ?

J’ai étudié au Brésil dans une école française de 6 à 14 ans, ayant ainsi un contact avec la culture Française et sa langue depuis l’enfance. Quand j’ai eu la chance de faire un échange, ma seule certitude était que ce serait en France.
J’ai choisi Paris parce que c’est une belle et grande ville où je pourrais expérimenter les formes d’architecture les plus diverses qui existent ici et, en plus d’être une capitale, pouvoir vivre la vie parisienne et profiter de tout ce que la ville offre m’attirait énormément.

Quelles sont les différences que vous voyez entre les études d’architecture au Brésil et en France ?

Difficile de répondre à cette question. Je crois que chaque école d’architecture a son approche d’enseignement et une direction différente, mais ce qui m’a beaucoup marqué à Val de Seine (ENSAPVS), c’est la possibilité de choisir les matières à suivre pendant les semestres, et avec ça les élèves qui sont dans le même semestre ne suivent pas nécessairement les mêmes matières. Au Brésil, les matières sont les mêmes pour les étudiants du même semestre, ils n’ont pas la possibilité de choisir ou de changer de matières.

Comment l’idée de modéliser ce Palais vous est venue ? Avez-vous travaillé seule ?

Le travail de modelisation du Musée Impérial de Petrópolis était une initiative d’Autodesk Brésil avec la Mairie de Petrópolis-RJ pour préserver numériquement le patrimoine historique, mieux gérer les questions de préservation du Palais et aussi créer de nouvelles expériences pour les visiteurs. Le balayage sur le terrain avec le scanner laser et le drone a été fait par une grande équipe, mais toute l’étude des données et la modélisation complète du Musée avec Revit a été faite seulement par moi.

Etait-ce votre premier projet BIM et avec Revit ?

Non. À l’école d’architecture au Brésil tout le semestre nous avons un projet à produire. Après avoir suivi le cours de Revit, tous mes projets à l’université ont été réalisés en BIM.

Etiez-vous impressionnée par ce grand travail de remodélisation ?

Ce travail m’a beaucoup impressionnée depuis le début. Je n’ai jamais travaillé avec le balayage laser/drone et la modélisation 3D à partir de nuages de points. Avoir la possibilité de travailler avec cette technologie, sur un bâtiment aussi important pour mon pays et voir le résultat et ses effets positifs était surprenant.

Quels ont été les difficultés que vous avez rencontré ?

Comme je n’avais jamais travaillé avec ce type de balayage et de modélisation, tout était nouveau pour moi. Au début, j’ai eu du mal à comprendre comment guider la modélisation à partir du nuage de points, mais avec toutes les orientations que j’ai eu sur ce projet, le processus est devenu beaucoup plus facile et plus efficace que si nous relevions le bâtiment de façon manuelle et moins précise.

Quel sera votre prochain grand projet du même type ? Voulez-vous continuer à travailler dans le domaine des monuments historiques ?

D’abord, je dois retourner au Brésil pour finir ma dernière année d’école d’architecture. Après mon diplôme, j’aimerais travailler sur un grand projet dans le domaine du patrimoine historique comme celui-ci à nouveau.

Quels sont vos architectes préférés ?

J’apprécie le travail de beaucoup d’architectes, je crois que pour chacun, qui ont des architectures si différentes, il est toujours possible de tirer des enseignements et des inspirations. Mais les deux architectes qui m’ont toujours inspiré et que j’aime beaucoup sont la brésilienne Lina Bo Bardi et le britannique Norman Foster.

Connaissiez-vous ABCD Blog et Revit Utopic City ?

Malheureusement non ! Après avoir connu Emmanuel Di Giacomo et la présentation de son blog et son travail, je suis devenue une lectrice assidue du blog !

Merci beaucoup Camila. Et maintenant, pour nos lecteurs, l’histoire de la reconstitution du Palais de Petropolis en BIM par cette jeune architecte talentueuse qui a un avenir prometteur.

Processus de rétroconception de modélisation du Musée Impérial de Petropolis à partir de nuages de points vers un modèle BIM

Fin 2017, Autodesk Brésil en partenariat avec Leica Geosystems, Drone Imperial et Realize Tecnologia, a lancé un projet de préservation numérique du Musée Impérial, plus connu sous le nom de Palais Impérial, situé à Petrópolis à Rio de Janeiro. Construit en 1862, ce bâtiment néoclassique était l’ancien palais d’été de l’empereur brésilien Dom Pedro II. Il est actuellement l’un des dix musées les plus visités au Brésil.

Le Musée Impérial, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, regroupe la principale collection relative à l’empire brésilien, en particulier la période dite du deuxième règne, dirigée par D. Pedro II. Environ 300 000 ouvrages de muséologie et de bibliographie sont mis à la disposition des chercheurs et des personnes souhaitant en apprendre davantage sur le sujet.

Au travers de ce projet de modélisation récemment achevé, l’objectif était de mieux gérer les problèmes de conservation du palais et de créer de nouvelles expériences pour les visiteurs. Il est maintenant possible de disposer de données détaillées permettant, par exemple, de calculer avec précision les surfaces à peindre nécessaires pour conserver le bâtiment et de générer d’autres données quantitatives clés. En ce qui concerne l’expérimentation, les images capturées peuvent servir pour réaliser des projets de réalité augmentée, des visites virtuelles, de modélisation 3D, …entre autres initiatives.

Découvrez ci-après les étapes et les méthodologies de travail qui ont abouti à ce travail incroyable soutenu par Autodesk Brésil.

Numérisation et capture :

Le relevé laser et photogrammétrique du Musée Impérial, à l’extérieur du bâtiment et de tous ses détails, ont été réalisés grâce à la technologie de numérisation laser de Leica Geosystems. L’appareil utilisé dans ce projet, la station de numérisation laser P40, a une portée de 270 mètres, une vitesse de capture d’un million de points par seconde et une création d’images pouvant aller jusqu’à 700 mégapixels. Il a fallu quelques changements de positionnement pour que les mesures soient prises tout autour du musée afin que le bâtiment soit entièrement numérisé. En complément de la capture laser, Drone Imperial a procédé à la capture d’images externes et à la cartographie de tout le palais et de ses environs à l’aide de drones.
Après avoir rassemblé toutes les données, Realize Tecnologia a généré toute la documentation finale sur la base du nuage de points via le logiciel Autodesk ReCap.
Généralement, la plupart des tâches de modélisation dans Revit (effectuées sans le recours aux technologies de scan laser avec création des nuages de points) sont créées à partir de mesures manuelles, puis transférées au logiciel pour la modélisation 3D. Dans la plupart des cas, cela provoque une imprécision et une distorsion du travail final en raison d’éventuelles erreurs de raccord et de calcul de mesure, ce qui, avec les nuages de points, est réduit presque totalement.

Analyse des données reçues :

Une fois que toute la documentation et les relevés ont été terminés, Autodesk Brésil a nommé un responsable de l’équipe technique AEC (architecture, ingénierie et construction) pour étudier ces données et lancer le processus de modélisation du Musée Impérial sur Autodesk Revit 2019.
Grâce à toutes les photos, vidéos, nuage de points assemblés dans Autodesk Recap et les nombreuses études sur l’histoire du bâtiment, le projet de modélisation avec Autodesk Revit a pu commencer.

Le processus :

Avec le nuage de points et des photos de drones finalisées, il a été possible d’exploiter directement le fichier ReCap dans Revit.

L’expoitation du nuage de points de Recap vers Revit :

Images du nuage de points dans Autodesk Recap. Vous pouvez visualiser le nuage de points à 360°, isoler des parties intéressantes, nettoyer, retirer et même prendre des mesures.

L’exploitation du nuage de points dans Revit a été réalisée en suivant ces étapes :

Menu > Insert> Point Cloud > sélectionnez le Nuage de Points (fichier au format .rcp ou .rcs)

Avec l’insertion du nuage de points du bâtiment dans Revit, il est possible de l’analyser dans n’importe quelle vue tridimensionnelle ou projection orthographique.

Organisation, préparation et création de familles dans Revit :

Une grande étape sur l’organisation du travail a porté sur la création des familles néoclassiques du XIXe siècle dans Revit (Portes, fenêtres, colonnes, vases, ornements de façades, … etc). Tout a été créé avec Revit à partir du nuage de points afin que la modélisation 3D puisse être réalisée avec le plus de détails possible.

Modélisation Revit :

Après la création de toutes les familles nécessaire pour la modélisation du bâtiment, la suite de la modélisation sur Revit se fait normalement, toujours en fonction du nuage de points. Murs avec les épaisseurs correctes, toitures avec pentes précises, escaliers, rampes, structures, le tout dans sa forme exacte afin de créer un modèle le plus proche possible du bâtiment existant.

Modélisation terminée :

Lien pour la visualisation du projet final rendu avec Revit en vue panoramique : Modélisation du Musée Impérial de Petrópolis

Lien vers article en portugais et explication du process de rétroconception.
Écrit et traduit par Camila Tauil Alves Barreira.

Un portail du digital et du BIM au Luxembourg pour montrer la voie de la digitalisation du secteur de la construction !

Ca bouge aussi au Luxembourg au niveau de la digitalisation du secteur du BTP. Les énergies se mobilisent et les acteurs locaux du domaine du BTP mettent les moyens en route pour atteindre des objectifs dignes de ce petit pays plein d’énergie et avec une forte réputation d’efficacité.

Parmi les ressources et les acteurs impliqués, il en est un majeur, le CRTI-B (Centre de Ressources des Technologies et de l’Innovation pour le Bâtiment). C’est une plate-forme neutre et ouverte pour tous les intervenants de l’acte de construire qui cherchent à faire progresser la productivité et la compétitivité des parties prenantes de l’acte de construire.
Le CRTI-B a notamment parmi ses objectifs de définir, de documenter, d’introduire et de tenir à jour des standards pour les dossiers de soumission régissant les marchés des projets de construction. A ce titre, le CRTI-B met à disposition tout un certain nombre de documents que n’importe qui peut télécharger gratuitement (aux formats PDF et RTF) les documents du CRTI-B (clauses contractuelles et clauses techniques) existent par ailleurs en version française et/ou allemande.

L’objectif affiché du Centre est de concevoir et de réaliser un système de communication et d’information pour tous les intervenants du projet tels que les maîtres d’ouvrage, les architectes, les ingénieurs-conseils et les entreprises.

CRTI-B Luxembourg

Pour atteindre cet objectif, le Centre assure les missions suivantes :

  • conseil et assistance technologique sur une base individuelle ou sectorielle
  • formation spécialisée
  • documentation et veille technologique spécifique au domaine
  • stimulation, maîtrise d’ouvrage et suivi de projets de recherche et de développement
  • constitution d’une plate-forme de rencontre neutre et ouverte pour les acteurs du secteur

Les activités déployées par le CRTI-B comprennent :

  • la normalisation des clauses contractuelles et des clauses techniques tant générales que particulières qui sont à la base des marchés passés par un maître d’ouvrage;
  • la réalisation de standards stables pour le transfert de données graphiques entre différents logiciels de CAO/DAO;
  • conception et réalisation d’un système standardisé et ouvert de communication et d’information entre les différents acteurs de la construction.

A la conquête du BIM !

Afin d’aller plus loin que la définition de standards et étant donné l’importance que prend le BIM en Europe et dans le monde avec les obligations croissantes, le CRTI-B a lancé en 2015 les premières réflexions pour le développement et l’implémentation d’une stratégie nationale pour le « Building Information Modeling ». avec des groupes de travail BIM sous la houlette du CRTI-B. Une table d’experts regroupant différents acteurs de la construction a d’ailleurs été formée avec pour mission de créer un groupe de travail transsectoriel entre maîtres d’ouvrage, architectes, ingénieurs-conseils, entrepreneurs, artisans, chercheurs scientifiques et project managers.

Des groupes de travail pour s’organiser

Avec la dynamique positive, plusieurs « sous-groupes de travail » reportant au groupe de travail principal ont été créés pour organiser les travaux de développement de manière plus efficace. Par ailleurs, le groupe de travail BIM au CRTI-B est accompagné par un groupe de consultants externes chargés de mettre en œuvre les décisions élaborés de manière collégiale.

Un site web dédié pour les professionnels du BTP !

Enfin, pour mieux répondre aux besoins de tous les acteurs de la construction, le CRTI-B a lancé le 14 juillet 2017 un site web pour le BIM digitalbuilding.lu qui servira de plateforme centralisée pour tous les sujets de la digitalisation du secteur de la construction.

On va pouvoir y trouver des informations sur la formation, des guides d’application BIM, des matrices de responsabilités, des guides des bonnes pratiques, des liens vers des ressources, etc.

Bravo à nos voisins Luxembourgeois, nous vous invitons à consulter leur site web officiel en cliquant ici.