Agences d’architecture, BET, Entreprises, un accompagnement et un financement de vos projets d’innovation et de R&D avec OL&DI Consulting ! Interview de Guillaume Oliété, Directeur des ventes

Vivant actuellement une crise sanitaire sans précédent pour laquelle des mesures inédites ont été mises en place, les dispositifs publics de financement de la Recherche et de l’Innovation peuvent aider de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur de l’architecture, des bureaux d’études et de la construction. Mais comment être au courant et trouver les bons canaux pour en bénéficier ?

C’est à ce titre que nous avons le plaisir de recevoir la société OL&DI Consulting qui aide les entreprises dans le cadre de leur transition digitale avec des aides spécifiques de l’état. Nous allons apprendre comment structurer son entreprise et la digitaliser grâce au co-fondateur de OL&DI Consulting, Guillaume Oliété qui répond à nos questions.

Guillaume OLIÉTÉ                                     

Directeur des ventes
guillaume.oliete@oldi.fr
+33 (0)7 60 00 23 43

Bonjour Guillaume, bienvenu sur ABCD Blog. Pourriez-vous svp vous présenter ainsi qu’Oldi Consulting en quelques mots à nos lecteurs ?

Bonjour Emmanuel, tout d’abord je vous remercie pour cette interview qui je l’espère, servira à vos lecteurs à y voir un peu plus clair dans le monde du financement public de l’Innovation et de la Recherche.
Je suis responsable des ventes chez OL&DI Consulting, entreprise que j’ai rejoint dès sa création en janvier 2014. En effet, OL &DI Consulting fut créée pour impulser une nouvelle vision méthodologique dans le conseil stratégique et opérationnel en financement de l’Innovation et de la Recherche.

Quelles sont les principales activités et missions de votre société et comment êtes-vous organisés ?

OL&DI Consulting accompagne les entreprises pour structurer, optimiser et sécuriser leur stratégie et le financement public de leur recherche, développement et innovation (RDI). Nous conseillons et accompagnons nos clients dans le déploiement d’aides R&D et des dispositifs Crédit Impôt Recherche & Innovation. Nous sommes organisés autour de deux pôles, commercial et consulting. Nos consultants, à forte expertise technique (ingénieurs, docteurs) sont dotés d’une compétence métier éprouvée de plusieurs années dans le domaine de la RDI.

Historiquement, le secteur de l’AEC (Architecture, Ingénierie, Construction) était-il prioritaire pour vous ou est-ce venu naturellement et petit à petit avec la transition digitale que subit ce secteur ?

Ce secteur, à forte valeur ajoutée, fut prioritaire dès la création d’OL&DI Consulting. Nous avons rapidement identifié le potentiel des agences d’architecture en termes de RDI. Ces dernières n’en étaient pas vraiment conscientes, mais, par exemple, leurs travaux sur des demandes de logements diversifiés et de qualité, le fait d’offrir de nouvelles solutions constructives aux projets de rénovation urbaine et de satisfaire aux exigences croissantes de qualité environnementale et énergétique étaient des enjeux relevant de l’innovation et de la recherche dans l’architecture et la construction. La transition digitale est intervenue après et a nécessité une adaptation des agences et le développement de nouveaux outils et usages. Par exemple, la création de passerelles entre les différents logiciels BIM, l’amélioration de l’interopérabilité BIM, une méthodologie de conception avec le BIM, le développement d’applications peuvent relever de travaux de R&D et d’Innovation.

Quels types de services proposez-vous à ces acteurs ?

Nous proposons de les accompagner sur l’étude des possibilités d’obtention du CIR/CII et/ou subventions et sur la mise en oeuvre d’une méthodologie de valorisation des travaux de Recherche & Développement dans le but d’obtenir des économies d’impôts ou des apports en trésorerie. En effet, une société (PME) peut bénéficier d’une restitution immédiate de son CIR/CII si elle ne paye pas d’impôts.

Quels types d’acteurs pouvez-vous aider ? Uniquement les grandes agences et BET ou aussi les TPE, PME. Y-a-t-il une taille critique en dessous de laquelle vous ne pouvez agir ?

Nous accompagnons initialement tous types de sociétés, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. Le secteur des Services d’Architecture et d’Ingénierie est aujourd’hui l’un des plus dynamiques en termes de R&D et d’Innovation. En effet, on voit depuis quelques années, se multiplier les appels d’offres et chantiers d’envergure nécessitant des expérimentations et apportant de nouvelles solutions techniques et d’usages.
L’architecture est un domaine qui bénéficie d’une pluridisciplinarité des thématiques de recherche. On peut recenser des projets mettant en évidence des problématiques liées aux matériaux et aux techniques employées comme par exemple, les éléments structurels, les systèmes de ventilation, les parois techniques, etc…Mais aussi des méthodologies spécifiques de construction et de conception, des outils de modélisation ou bien encore des thématiques liées aux sciences humaines et sociales.
L’une des spécificités du domaine est liée aussi à la diversité des projets entrepris et notamment le niveau d’implication qui peut aller, du « simple » élément constitutif d’un bâtiment jusqu’au bâtiment, un ensemble de bâtiments, un quartier ou même territoire.

Le financement de la digitalisation et de la BIMisation sont clés pour bon nombre de ces acteurs. Mais ils n’auraient pas naturellement pensé à s’adresser à une structure comme la vôtre, puisque vous parlez de R&D et d’Innovation pour bénéficier de ce type d’aides. Que leur répondez-vous ?

Le BIM fut introduit depuis une dizaine d’années. Ce processus n’est pas encore bien maîtrisé par les agences et les bureaux d’études. La transition numérique est inévitable mais elle demande de mettre en place une méthodologie et des pratiques qui peuvent engendrer des verrous techniques et donc nécessiter des démarches méthodologiques et technologiques et des développements en interne pour faciliter ce passage au numérique collaboratif et transformer les pratiques quotidiennes parfois bien ancrées et difficiles à changer. Comme évoqué plus tôt, la création de passerelles entre les différents logiciels BIM, l’amélioration de l’interopérabilité BIM, une méthodologie de conception avec le BIM, le développement d’applications peuvent relever de travaux de RDI et donc leur permettre de bénéficier du CIR ou du CII. En revanche, l’achat ou la location de licence et de matériel n’est pas éligible.

Justement, à quels types d’aides une agence d’architecture, un BET ou une entreprise peuvent-ils prétendre ? Et qui finance réellement en arrière-plan ? L’Etat ou des banques ?

Les agences d’architecture et les bureaux d’études peuvent bénéficier du dispositif Crédit Impôt Recherche. Architectes D.P.L.G. et ingénieurs interviennent dans les cabinets d’architecture et les bureaux d’études, bien souvent sans le savoir, à un ou plusieurs niveaux de ces domaines de recherche. À ce titre, les métiers de l’architecture et de l’ingénierie correspondent aisément aux critères d’éligibilité du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (le MESR). Les salaires et charges de ces personnels qualifiés ayant participé aux tâches de R&D sont donc intégrables dans l’assiette de calcul du CIR.

Le CIR distingue trois types de recherches :

  • La recherche fondamentale,
  • la recherche appliquée,
  • le développement expérimental (ce dernier représente plus de 90% des dossiers CIR valorisés en France).

Les thématiques fréquentes sont : le développement durable et ses déclinaisons autour de solutions techniques et architecturales d’économies d’énergies, la recherche du confort et la prise en compte des évolutions d’usages, la modularité, la gestion de l’eau, la ville connectée, l’apport de nouvelles méthodologies et techniques de réhabilitation des bâtiments, etc.
Certains projets impliquent une recherche très spécifique. Les hôpitaux, les théâtres, les laboratoires ou encore les bâtiments administratifs peuvent constituer des terrains d’expérimentations spécifiques au vu de l’évolution des besoins de l’homme et de la société et des technologies, qui peuvent engendrer des incertitudes scientifiques ou techniques à lever.
Dans certains cas, selon les projets de recherche envisagés, il leur est possible d’obtenir des subventions. Toutes ces aides sont financées par l’Etat afin de dynamiser l’Innovation sur le territoire. Ce qui permet également à la France de rayonner dans le monde en termes de RDI.

Comment entrez-vous en action ?

Notre mission est de discerner les activités pouvant donner droit au crédit d’impôt recherche ou innovation. Nous sommes là également pour aider l’entreprise à identifier les verrous scientifiques/techniques/technologiques rencontrés et à présenter la démarche itérative du projet pour les lever. Enfin, nous accompagnons la rédaction du dossier justificatif. Il s’agit là d’un point essentiel. La description des travaux de recherche doit, en effet, être cohérente et illustrée de mesures ou de résultats tangibles.
D’autre part, nous identifions également des sujets de recherche futurs de l’entreprise et potentiellement des axes de recherche, qui seraient éligibles à des appels à candidatures de subventions. Dans ce cas, nous les aidons à structurer leur projet pour le présenter au guichet financeur.

Doivent-elles ensuite rembourser ces aides ?

Concernant les crédits Impôt Recherche et Innovation, par définition, ces aides ne sont pas à rembourser mais peuvent faire l’objet d’un contrôle de l’administration. L’analyse de l’administration épaulée par le Ministère de la Recherche se fait sur des critères objectifs clairement définis. Il est donc légitime que l’État, qui dispense des fonds publics, en exige la bonne application. Aujourd’hui, l’administration effectue plus de demandes d’information au moment de la déclaration que de contrôles a posteriori. Très peu de redressements font suite à un contrôle (moyenne française inférieure à 5%). Le risque n’est pas le contrôle fiscal en lui-même, mais de s’engager dans la sollicitation du CIR sans y être préparé et sans y accorder toute la rigueur nécessaire. Les rejets sont extrêmement rares, voire inexistants, pour les dossiers que nous montons et que nous suivons. En effet, nous analysons en priorité les opérations et les activités de nos clients au vu de leur éligibilité au CIR.
Concernant les subventions, l’entreprise peut soit bénéficier d’une réelle subvention qui ne sera pas à rembourser, ou alors avoir accès à des avances remboursables qu’elle devra rembourser selon un échéancier défini au préalable.

Comment vous rémunérez-vous sur ce suivi de haute qualité ?

Tout d’abord, nous proposons un premier échange, souvent téléphonique, afin d’expliquer le fonctionnement de ces aides, leurs modes d’applications et en déterminer la pertinence pour l’entreprise. Si nous estimons que plusieurs indicateurs sont identifiés, nous proposons à la société de les accompagner dans l’identification des axes de recherche, de développement ou d’innovation et le déploiement des dispositifs. Pour ce faire, nous proposons généralement, pour les TPE et PME, une rémunération en pourcentage sur la base des crédits d’impôts obtenus. Ce système gagnant gagnant permet à nos clients de nous rémunérer à hauteur des montants perçus. Notre accompagnement comprend l’ensemble des coûts liés à notre mission, les déplacements, les audits, la rédaction des dossiers techniques, les échanges avec l’administration et le MESR ainsi qu’une assistance, si nécessaire, durant les trois années de prescription fiscale.
Pour les sociétés utilisant ces aides depuis de nombreuses années et les grands groupes, nous proposons des forfaits basés sur les montants d’aides qu’ils ont perçus les trois années précédentes.

Quels résultats obtenez-vous après quelques mois de financement de ces entreprises ou agences et BET ? Est-ce une digitalisation pérenne ?

Les entreprises utilisent ces financements pour moderniser leur structure notamment par le biais de nouveaux logiciels, nouveaux équipements techniques, formations du personnel. Les financements permettent également aux entreprises de récupérer une partie des investissements réalisés en cas d’échecs techniques de leurs projets de recherche. La digitalisation est inévitable et les acteurs du domaine ont besoin de ces fonds pour participer à l’investissement qui en découle, tant en termes de moyens que de matière grise. Les pratiques évoluent lentement du fait de l’écart de niveau entre les différents acteurs que ce soit les architectes, les BET, les entreprises et les artisans de la construction. Notre intervention a permis d’accélérer cette transition chez nos clients.

Quels sont les plus gros freins à la digitalisation du secteur que vous constatez de votre côté et comment y parez-vous ?

Sur ce point, nous constatons que beaucoup d’agences sont réfractaires à changer leurs habitudes de travail et ne retrouvent pas la liberté de dessin avec les premiers outils BIM déployés. Lors de nos échanges, ils évoquent les problématiques autour de tâches répétitives non automatisées qui les obligent à créer des plug-ins, et autres outils qui sont d’ailleurs très souvent éligibles au CIR. Il est vrai qu’il existe des solutions mais accessibles après une recherche approfondie et donc chronophage pour un architecte se consacrant pleinement à son activité. L’un des gros freins constatés lorsqu’ils travaillent en collaboration avec d’autres acteurs est que ces derniers ont un niveau de connaissance et d’utilisation du BIM très variable, ce qui peut complexifier les échanges.
Nous ne pouvons que leur conseiller de se former davantage aux outils et dédier une personne en interne à l’amélioration des outils et des pratiques. Autre point positif, nous rencontrons de plus en plus d’agences qui organisent des réunions hebdomadaires de partage de bonnes pratiques afin d’améliorer leur process en interne.

Vous n’êtes pas connus car ce type d’aides ne le sont pas alors qu’elles existent. Comment l’expliquez-vous et est-ce une faiblesse du dispositif ?

Bien que les projets des grands groupes fassent l’objet d’une valorisation au titre du CIR depuis longtemps, le dispositif reste encore méconnu des agences d’architecture de plus petite taille, malgré une production R&D tout aussi présente. Notre travail consiste donc à expliquer les mécanismes du CIR, mais aussi, et surtout à partager des exemples pour permettre aux agences de se projeter, au regard des travaux qu’elles entreprennent.

Sentez-vous un frémissement du marché français ou est-ce calme ?

Pour la plupart des secteurs, ce marché est mature. En revanche, pour le secteur de l’AEC ces sujets sont peu connus ou mal appréhendés. Mon rôle aujourd’hui est d’essayer de diffuser et transmettre l’information afin que les plus petits acteurs de ce secteur en bénéficient pleinement et de manière sécurisée. Cela permettra également de soutenir financièrement le temps passé au développement réalisé pour améliorer l’écosystème BIM.

Comment envisagez-vous de vous faire connaître pour adresser le marché de manière plus forte ?

Tout d’abord, j’encourage toutes les sociétés à déployer et à sécuriser les financements publics pour ses projets R&D ! Il y a peu d’aides à la R&D au monde aussi généreuses que le CIR français. Avec les aides et subventions qui financent une partie du projet en amont, le coût de la R&D restant à la charge de l’entreprise est fortement réduit. Nous contactons toutes les agences françaises qui nous semblent travailler sur des sujets à fortes valeurs ajoutées. Nous communiquons régulièrement dans des revues spécialisées et par différents canaux. Notre échange avec vous Emmanuel, et la diffusion de cet article, permettra sûrement à de nombreux acteurs de connaitre l’existence de tels dispositifs qui peuvent correspondre à leur métier et d’identifier un prestataire comme OL&DI Consulting, spécialisé sur leur secteur, sur lequel nous avons une forte expertise.

Travaillez-vous avec les autorités en charge de la digitalisation du secteur comme ADN Construction ou le Ministère du Logement ou des Finances ?

Nous sommes confrontés quotidiennement à l’administration fiscale et au MESR. Nous profitons de ces échanges pour expliquer, et faire valider les dossiers du secteur AEC. Nous avons rédigé un Guide, disponible sur simple demande, sur notre site web, pour permettre aux agences et bureaux d’études d’y voir plus clair.

Vous pouvez faire une demande pour recevoir notre « Guide du Crédit Impôt Recherche pour les projets d’architecture » en cliquant ici.

Nous avons également échangé avec le Ministère de la culture avec qui nous avons conjointement présenté certains dispositifs à l’UNSFA, notamment l’embauche de jeunes docteurs.

Comment peut-on vous contacter ?

Les agences d’architecture, bureaux d’études ou toute autre société qui souhaiteraient vérifier leur éligibilité au dispositif du CIR ou des aides R&D peuvent me contacter directement par mail ou par téléphone aux coordonnées indiquées au début de cet article. Je me ferai un plaisir de les informer et les conseiller sur ces sujets.

Connaissiez-vous ABCD Blog avant et ce site vous parait-il utile ?

Dès que l’on cherche des informations sur l’écosystème BIM, nous arrivons rapidement jusqu’à votre blog. Il me semble très utile pour la diffusion d’informations très pertinentes sur le sujet et la mise en valeur de nombreux acteurs du secteur AEC, qui participent à l’évolution de la transition numérique.

Guillaume, un grand merci et bonne chance dans la digitalisation du secteur de l’AEC en France. Les Professionnels du secteur ont besoin de ce type d’initiative, bravo !

Programme d’accès gratuit aux solutions de Collaboration Cloud d’Autodesk pour continuer vos projets BIM pendant la crise !

Comme annoncé par notre CEO Andrew Anagnost la semaine dernière, Autodesk déploie un programme d’accès étendu pour aider nos clients à accéder à un niveau accru de collaboration à distance lorsqu’ils travaillent à domicile pendant la crise du COVID-19.

Ce programme permet aux clients d’utiliser des versions d’essai de nos produits phares de collaboration Cloud à des fins commerciales jusqu’au 31 mai 2020.

Depuis le mardi 24 mars 2020, les produits suivants sont disponibles via le programme :

  • Fusion 360
  • Fusion Team
  • Shotgun
  • AutoCAD Web
  • AutoCAD Mobile

Ainsi que les produits suivants plus orientés pour le secteur de l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction :

Les clients et Professionnels peuvent visiter la page du programme d’accès étendu en cliquant ici et consulter les «Questions et réponses» pour plus de détails sur la façon d’accéder à ces versions d’essai.


Qu’est-ce que cela signifie pour les clients?

Grâce au programme d’accès étendu :

  • Les clients qui ne sont pas actuellement abonnés aux produits ci-dessus (ou n’y accèdent pas via leur EBA c.a.d. Enterprise Business Agreement) peuvent utiliser des versions d’essai à des fins commerciales – jusqu’au 31 mai 2020 – pour répondre à leur besoin accru de collaboration à distance.
  • Les clients qui sont déjà abonnés aux produits ci-dessus (ou y accèdent via leur EBA c.a.d. Enterprise Business Agreement ) peuvent ajouter de nouveaux utilisateurs distants en utilisant des versions d’essai (si possible) à des fins commerciales jusqu’au 31 mai 2020.

Pour plus de détails, veuillez consulter la FAQ suivante en cliquant ici.

Page du programme d’accès étendu aux outils de collaboration Autodesk.

Découvrez comment vous préparer à travailler depuis votre domicile ou n’importe où en dehors de votre bureau.

NOTE : Il est important de lire les pages de questions-réponses (Q&A) indiquées ci-dessous afin de bien comprendre tous les tenants et aboutissants du programme et de savoir ce qu’il advient après la période d’essai.

BIM d’Or 2020 du Moniteur – La date de dépôt des dossiers repoussée au 17 juin 2020

Etant donné la situation actuelle et afin de vous aider et vous laisser du temps pour préparer votre dossier, Le Moniteur a décidé de repousser la date de dépôt des dossiers des BIM d’Or 2020 au 17 juin 2020.

Pour rappel, vous pouvez postuler à 10 catégories indiquées ci-dessous. Toute la procédure d’inscription peut être réalisée en ligne, en particulier les premières étapes telles que s’inscrire sur le site officiel, puis télécharger le dossier de candidature 2020.


Les catégories n’ont pas changé par rapport à l’année passée :
– Bâtiment neuf ou rénovation inférieur à 1000 m²
– Bâtiment entre 1000 et 30 000 m² en neuf
– Bâtiment entre 1000 et 30 000 m² en rénovation
– Edifice neuf d’une superficie supérieur à 30 000 m²
– Rénovation de bâtiment supérieur à 30 000 m²
– Bâtiment à l’international (pour une équipe française qui construit à l’étranger)
– Infrastructures en France
– Infrastructure à l’international
– Exploitation/maintenance
– City Information Modeling (CIM)

Date limite de dépôt des dossiers repoussée au 17 juin 2020 !

Enfin, cette année, si vous choisissez de présenter votre projet dans la catégorie « Démarche innovante », vous ne pourrez pas présenter le même projet dans une autre catégorie.

Les dates de soumission des dossiers tiennent compte du contexte inédit : vous aurez jusqu’au 17 juin pour envoyer vos dossiers de candidatures.

Autodesk est partenaire Platine des BIM d’or depuis sa création il y a plus de 6 ans.

Rapport – Faire de la France une économie de rupture technologique

Les experts estiment que les marchés liés au secteur de la construction peuvent bénéficier d’une stratégie de soutien de l’État

A l’instar de nos voisins Britanniques et leur Rapport et Stratégie Construction 2025, le Gouvernement Français a mandaté des Experts pour établir un état des lieux et aussi se projeter dans le futur.

Comme le dit la synthèse de ce rapport : devenir une économie de rupture technologique nécessite de faire des choix de secteurs prioritaires, sur lesquels focaliser des soutiens massifs à l’innovation, au-delà des aides transverses à l’ensemble des secteurs. Une telle intervention ciblée, orientée sur le long terme, doit permettre d’anticiper, de préparer et d’encourager les grandes transitions (numérique, environnementale ou démographique) qui vont venir remodeler notre société à horizon 2030, tout en garantissant notre souveraineté nationale.

Le constat est honnête et clair et reconnaît enfin que les principaux pays concurrents de la France déploient ces dernières années des politiques d’innovation sectorielles particulièrement ambitieuses et se sont donné les moyens d’aller vite dans le but de capter l’essentiel de la valeur créée par les marchés émergents à forte intensité technologique. La Chine (Made in China 2025), la Corée du Sud (comité de la 4ème révolution industrielle), l’Allemagne (New High-Tech Strategy) focalisent ainsi des efforts massifs sur un nombre restreint de secteurs stratégiques. Ces initiatives favorisent le travail collectif de ces entreprises et mobilisent des leviers publics financiers et non financiers importants, accentuant le risque d’un déclassement technologique et industriel de la France. A cet égard, force est de constater que les entreprises françaises ont enregistré un recul régulier de leurs positions dans la hiérarchie mondiale au cours des 15 dernières années (3 présentes dans le top 100 du classement Forbes en 2018, contre 10 en 2006), avec des conséquences trop souvent douloureuses pour nos territoires. Cette compétition internationale exigeante et de plus en plus rapide nous oblige. C’est dans ce contexte que le Ministre de l’Economie et des Finances conjointement à la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont confié la mission à un collège d’experts construit autour du Conseil de l’innovation d’établir une stratégie ambitieuse et sélective pour déclencher une nouvelle dynamique industrielle et entrepreneuriale sur des marchés émergents. La construction de stratégies d’accélération pour ces marchés, et la sélection de marchés prioritaires sur lesquels concentrer l’action publique, seront un élément clef du pacte productif annoncé par le Président de la République au mois d’avril 2019.

Un rapport du panel d’experts mandaté dans le cadre du «Pacte Productif» pour identifier les marchés émergents éligibles à une stratégie de soutien de l’État a été remis au ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et au ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal le 7 février 2020.

Ce rapport a identifié 22 marchés clés, dont certains peuvent être liés au secteur de la construction :

  • La décarbonation de l’industrie;
  • La nouvelle génération durable de matériaux composites « hautes performances »;
  • Le bâtiment intelligent;
  • Le recyclage des matériaux de construction;
  • La fabrication additive (ou impression 3D).

Ce document mentionne également le développement du BIM comme l’un des enjeux majeurs du secteur de la construction pour lutter contre la précarité énergétique.

Dès lors, le développement du marché de la rénovation énergétique des bâtiments combiné au développement d’équipements pour contrôler et améliorer l’efficacité énergétique et le confort des bâtiments, via notamment le développement de la domotique ou encore celui de la modélisation des données du bâtiment (BIM), doit permettre la réalisation de bâtiments répondant aux enjeux : – de lutte contre la précarité énergétique (facteur important d’inégalités territoriales de santé, touchant les ménages les plus précaires) ; – de réduction des consommations énergétiques ; – de création d’emplois non délocalisables et plus qualifiés (force de travail non délocalisable du secteur du bâtiment et par ailleurs la domotique demande aux professionnels du bâtiment d’être de plus en plus qualifiés).

Les Ministères de tutelle du bâtiment et des TPs, et de l’Architecture (Ministère de la Culture), ainsi que les corpus professionnels sauront-ils entendre et accepter ce constat qui n’est que trop vrai depuis plus d’une décennie et entamer enfin les réformes nécessaires ?

Sur la base de ce rapport, le gouvernement devrait procéder à la sélection finale des marchés prioritaires et développer avec les acteurs concernés des stratégies d’accélération.

Un rapport très intéressant que nous vous invitons à lire ici.

Interview Startup innovante – Charles Piro nous présente PIRO CIE, le BIM pour optimiser le quotidien des entreprises du BTP !

Charles Piro
Directeur Général Associé
charles@piro-cie.fr
Web : http://www.piro-cie.fr

Bonjour à tous,

Dans la série des Interviews de Startups, nous avons la chance de nous entretenir cette semaine avec l’un des Cofondateurs de la Société PIRO CIE, Charles Piro.

Cette dynamique PME nantaise développe des plugins et applications qui facilitent la vie des professionnels du BTP au quotidien, ainsi que des prototypes innovants pour la réalité virtuelle et augmentée.

Bonjour Charles, pourrais-tu stp te présenter et nous dire quel est ton rôle au sein de PIRO CIE ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Charles Piro et je suis Directeur Général associé au sein de la société PIRO CIE depuis 2016. je suis en charge de la prospection client, je définis la direction des développements à prendre pour nos produits et je gère en parallèle les différents projets.

Quel est ton parcours en quelques mots et comment t’est venue l’idée de fonder cette startup ?

Je suis titulaire d’un DUT en Génie Mécanique et Productique obtenu à l’IUT de Nantes. Après avoir travaillé sur des projets pluridisciplinaires (mécanique, pétrole, naval) j’ai intégré la société ENGIE Axima en tant que Dessinateur-projeteur. Au fil des années, j’y ai acquis la compétence et l’expérience pour gérer des projets complexes de génie climatique.

En parallèle, ma curiosité pour la programmation m’a amené à travailler avec la cellule Innovation et Développement de l’entreprise. Le responsable de l’époque, Jean-Michel Desbois m’a formé à la programmation et j’ai pu par la suite gérer les premiers développements de l’entreprise autour du logiciel Autodesk Revit.

J’ai également participé à la mise en place du logiciel Revit et des processus BIM au sein de l’entreprise : formations, gabarits, familles, protocoles BIM, plugins, etc…

En 2016, j’ai décidé de rejoindre l’entreprise PIRO CIE (entreprise fondée par Thierry Piro en 2007) afin de réorienter celle-ci autour du BIM et des nouvelles technologies. L’entreprise était spécialisée dans les bases de données, ce qui est la base d’un processus BIM. Nous l’avons fait évoluer afin de pouvoir répondre aux besoins des entreprises du Bâtiment.

L’objectif est de permettre aux entreprises d’utiliser les dernières innovations technologiques afin de rendre leurs processus de travail plus efficaces et efficients.

Quels sont les domaines d’activités de PIRO CIE ? Quels services proposez-vous ?

Nous couvrons de nombreux domaines d’activités que nous pouvons décomposer en quatre grandes catégories : plugins Revit, réalité virtuelle/augmentée, plateformes web, développements innovants. Ces domaines d’activités se recoupent parfois.

Nous proposons deux types de services :

  • Les produits standards : plugins Revit et application de réalité augmentée sur chantier.
  • Les développements spécifiques

Pour les développements spécifiques, soit les clients nous contactent avec un besoin et un cahier des charges que nous respectons lors du développement, ou alors ils ont juste une idée. À ce moment-là, nous travaillons avec eux afin de définir leurs besoins, le cahier des charges ainsi que le développement.

Vous êtes basés à Nantes mais vous couvrez aussi la France entière ainsi que le monde ?

Oui tout à fait. Le siège de l’entreprise est situé aux Sables d’Olonne et nos bureaux sont à Nantes. Nous travaillons dans toute la France (la majorité de nos clients) mais également dans plusieurs pays étrangers. Italie, Angleterre, Espagne, Canada, Etats-Unis et Emirats Arabes Unis sont les principaux pays étrangers où nous avons vendu nos produits et/ou réalisé des développements.

Quelle a été la première application que vous ayez créée ?

Le premier plugin créé a été BIMExtend_Réservation. Un plugin Revit dédié à la création, la modification et la gestion des réservations de chantier.

BIMExtend_Réservations

Pourquoi selon toi est-il important de développer des plugins pour vos clients ? Les outils métiers existants ne suffisent-ils pas ?

Effectivement, les outils métiers ne sont pas toujours suffisants. Chaque entreprise possède ses propres méthodologies de travail et sa propre organisation. En général, les logiciels sont obligés d’être génériques afin de couvrir les besoins globaux du plus grand nombre. Il tient ensuite à nous développeurs de solutions tierces, de venir compléter les logiciels avec des outils spécifiques qui vont répondre aux besoins spécifiques des clients.

Vous couvrez des domaines aussi variés que les PIC, le phasage, la 5D, les chemins de câble et les échafaudages. Pourrais-tu nous parler de cette diversité en présentant les bénéfices de ces applications ?

Oui, nous couvrons un grand nombre de domaines. Cela est lié à la richesse et à la variété de typologies de nos clients. Lors de nos développements, nous prenons le temps de comprendre nos clients, leur métier, leur façon de travailler et leurs besoins. Ainsi, nous enrichissons nos domaines de compétences et la variété de nos connaissances nous permet d’être plus alerte vis-à-vis des besoins de nos clients et de l’utilité des développements souhaités.

Chacune de ces applications vient répondre à un besoin précis des utilisateurs.

Qui sont vos principaux clients et quelles sont les belles réalisations que tu aimerais mettre en avant ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec la société ALTO Ingénierie pour laquelle nous développons l’ensemble des plugins Revit.

Les grandes ingénieries Egis et AIA Ingénierie font également partie de nos principaux clients autour des développements Revit.

Vue de l’un des 4 rubans d’applications développé pour ALTO Ingénierie

Nous avons mis au point un logiciel de création de Plan d’Installation de Chantier (PIC) pour le compte de la société So.Build qui désormais le commercialise.

Nous avons également développé une application de phasage pour Omega Alliance et Eiffage. L’objectif de cette application est de permettre aux équipes méthodes de générer des plans de séquençage du chantier avec Revit, en fonction d’un planning MSProject. Cette application s’avère très utile aux équipes qui peuvent ainsi visualiser le travail à effectuer par jour, semaine ou mois.

Quels sont les plugins qui ont le plus de succès ? Et ceux qui ont été utilisés sur les projets prestigieux ?

Parmi l’ensemble de nos plugins présent au sein de BIMExtend_Manager, nous avons trois plugins qui sortent du lot et qui sont très apprécié par nos clients :

  • BIMExtend_Réservations : application de création, modification et gestion des réservations
  • Dévoiements Automatiques : application permettant de dévoyer facilement un réseau ou un ensemble de réseaux par rapport à un obstacle (poutre, autres réseaux, etc..)
  • Liaison Excel : outil de liaison Excel permettant l’import et l’export de données entre Revit et Excel.

Le plugin BIMExtend_Reservations a été utilisé sur de nombreux projets et notamment sur quelques grands projets : le Tribunal de Grande Instance de Renzo Piano Building Workshop à Paris (avec la version béta du plugin), l’Hôpital Grace de Monaco de l’Agence AIA et l’Ecole Centrale de Paris.

Tu nous as parlé du BIM Extend Manager. Qu’est-ce que c’est ?

BIMExtend_Manager est un gestionnaire de plugins intégré à Revit. Il se présente sous la forme d’une palette Revit et il permet à nos clients d’accéder à l’ensemble de nos produits ainsi qu’à nos tutoriels et au support technique.

L‘avantage de ce gestionnaire, c’est le lien qui se créé entre nos clients et nous-mêmes. Nos clients ont accès en direct à nos mises à jour dès leur publication et nous allons prochainement y ajouter un système de messagerie.

Vous avez une application de réalité augmentée pour les échafaudages. Pourrais-tu stp nous la décrire ?

Nous avons développé, pour le compte de la société Duarib, une application de réalité augmentée. Cette application (gratuite) permet aux clients et commerciaux de Duarib, d’avoir accès au catalogue de leurs produits et d’afficher en réalité augmentée les produits souhaités. Ainsi, ils peuvent visualiser l’encombrement réel du produit et vérifier la compatibilité de l’équipement avec le travail à effectuer.

Un système de placement dynamique permet aux utilisateurs de bien positionner le produit. Un mannequin permet également de vérifier la hauteur de travail.

Une image contenant personne, tenant, homme, téléphone

Description générée automatiquement

Enfin, l’utilisateur peut créer un rapport d’adéquation avec des photos lui permettant de conserver une trace de son test.

Vous êtes aussi récemment passé au développement sur la plateforme Autodesk Forge et vous avez notamment utilisé Design Automation for Revit. Quels outils avez-vous développé sur cette base ?

Nous avons commencé à travailler avec la plateforme Autodesk Forge en 2017, mais nous avons réellement utilisé les APIs afin de créer un produit, en 2019. La première application a consisté à intégrer Forge au sein de notre application de réalité augmentée sur chantier. Ainsi, nous avons créé un flux de production innovant permettant de passer du viewer Forge directement à la réalité augmentée. Cela nous permet de pouvoir travailler notamment avec des fichiers Revit en format natif.

Début 2020, nous avons créé une plateforme de démonstration sur l’utilisation de Design Automation. Nous utilisons cette API pour un processus innovant permettant de gérer et modifier les réservations dans une maquette Revit et ainsi générer un nouveau fichier sans avoir besoin du logiciel sur l’ordinateur.

De nouvelles fonctionnalités, comme la création de réservations grâces aux APIs de Model Coordination vont arriver prochainement.

Plateforme de démonstration Autodesk Forge – Design Automation

Lien vers la plateforme de démo Autodesk Forge by Piro

Quelle application avez-vous développé pour les Microsoft HoloLens ?

Nous avons développé une application HoloLens pour VINCI Autoroutes. Cette application permet aux équipes de visualiser une modélisation de ferraillage faite avec Revit en réalité augmentée grâce au dispositif HoloLens. Nous avons choisi un positionnement par bornes topographiques afin que le modèle soit le plus précis possible. Grâce à cette application, les équipes chantier de VINCI Autoroutes ont pu visualiser le positionnement des ferraillages à implanter pour la création de l’ouvrage.

L’une de tes autres activités est Expert Elite Autodesk. Pourrais-tu nous en dire quelques mots stp ?

Je suis Expert Elite depuis 2016. L’objectif de cette communauté est de regrouper des utilisateurs de produits Autodesk ayant une compétence avancée sur les logiciels et souhaitant partager leurs connaissances. Que ce soit via des conférences, des groupes d’utilisateurs ou bien au travers des forums, les Experts Elite sont là pour faire vivre la communauté des utilisateurs Autodesk.

Nous animons les forums et essayons de répondre au mieux aux questions posées !

Tu aimes semble-t-il partager car tu participes aussi au NARUG. Peux-tu expliquer stp pour nos lecteurs ce que c’est et comment tu y participes ?

Oui, j’aime beaucoup partager et échanger autour du BIM et des logiciels ! Le NARUG (Nantes Atlantique Revit User Group) est un groupe d’utilisateurs Revit qui se retrouve 1 fois par trimestre dans la région de Nantes afin d’échanger autour de Revit et du BIM en général. Nous sommes un petit groupe de « partageurs » (Pierre Navarra, Julie Guezo, Thibaut Hourqueig, Emilie Melodia et moi-même) pour animer ces soirées d’échanges.

Toute personne intéressée peut venir écouter, mais également proposer et présenter un sujet de 15 à 20 minutes sur un thème de son choix.

Récemment, nous avons accueilli Vincent Bleyenheuft, Expert National de Revit reconnu qui est venu nous parler des mathématiques dans Revit.

Site web: https://nantes-rug.fr

Tu as développé une application extrêmement intéressante pour les enfants au Louvre Abu Dhabi. Peux-tu nous la présenter stp ?

En effet, nous avons été sollicités l’année dernière pour développer un parcours interactif, pour l’exposition « A Costume Adventure », au sein du Children’s Museum du Louvre Abu Dhabi. Le thème de ce parcours était : l’histoire du vêtement.

À cette occasion, nous avons développé un parcours composé de différents jeux et d’un jeu par thème. Au point de départ, l’enfant crée son profil. Puis la machine lui édite un bracelet avec un code d’identification.

Zone de création des profils

Tout au long de l’exposition, l’enfant scanne son bracelet afin de récupérer son profil et ainsi jouer aux jeux proposés.

Chaque jeu permet à l’enfant de gagner des pièces de costumes.

Salle sur le thème : "La parade des musiciens"
Les enfants scannent leur bracelet pour accéder à leur profil et jouer à l'animation de la salle.

À la fin du parcours, un totem permet à l’enfant de s’habiller virtuellement avec les costumes collectés.

Cela fut un succès car le parcours a été utilisé par près de 60 000 élèves en 2019 !

Quelles sont vos ambitions pour les années à venir ?

Nous espérons consolider l’entreprise dans son développement. Nous souhaitons devenir l’une des références françaises du développement spécifique pour les logiciels Autodesk et autour des nouvelles technologies.

Depuis février, nous sommes Autodesk Service Provider et nous espérons que nos classes seront retenues pour les futures sessions d’Autodesk University afin de présenter au plus grand nombre notre savoir-faire.

Charles, merci pour toutes ces explications et bravo encore pour votre dynamisme. Nous vous souhaitons de continuer ce grand succès pour l’avenir.

2020, l’année du hors site ? Un ebook passionnant de PBC Today à découvrir

La construction hors site semble faire de plus en plus d’émules dans le monde, et notamment au Royaume-Uni, alors que les champions de la préfabrication semblent plutôt se trouver au Japon ou encore en Allemagne. Nos voisins britanniques de PBC Today mettent à disposition un ebook intéressant sur le sujet.

Cependant, afin que cette transition soit un succès, il est indispensable de travailler sur des programmes de construction plus rigoureux, des niveaux plus élevés de contrôle des coûts et une qualité accrue, alors même que le secteur fait face à une pénurie de compétences.

Au Royaume-Uni, les attentes et besoins n’ont jamais été aussi élevés. En effet, la fabrication hors site est au cœur de la stratégie industrielle Construction 2025 du gouvernement britannique, parallèlement à la stratégie d’adoption des technologies numériques et du BIM, et à des atteintes d’objectifs sur la performance tout au long du cycle de vie des actifs construits.

Cet ebook intéressant présente l’état d’avancement de la construction hors site ainsi que les perspectives pour 2020 et au-delà.

Richard Hyams architecte chez astudio qui intervient au début de cet ebook pense que la construction modulaire enfin généralisée pourrait répondre à la crise actuelle du logement au Royaume-Uni. Grâce aux progrès des techniques de fabrication hors site, parallèlement à l’émergence de l’Intelligence Artificielle et à la réalité virtuelle, la construction modulaire offre désormais aux promoteurs et futurs habitants un niveau de rapidité et une qualité de construction jamais atteints.

Cependant, selon les Britanniques, le logement modulaire doit encore surmonter certains écueils avant sa mise en oeuvre à plein régime tels que notamment l’évolution de certaines politiques et réglementations obsolètes qui ont entravé la croissance du secteur.

L’importance de la construction hors site pour le Royaume-Uni a été encore confirmée en novembre dernier, lorsque Homes England (une initiative gouvernementale Britannique) a annoncé un budget de 30 millions de livres sterling pour augmenter la production dans l’usine hors site d’ilke Homes. Un évènement marquant car c’est la première fois qu’un organisme gouvernemental investit directement dans la production de logements modulaires.

Découvrez cet ebook de 18 pages qui vous en dira plus sur l’enjeu du hors site au Royaume-Uni.

Autodesk et sa solution Construction IQ reconnus parmi les sociétés les plus innovantes par Fast Company en 2020

Au cours des dernières décennies, Autodesk a stimulé l’innovation dans tous les secteurs d’activité couverts par ses logiciels, repoussant ainsi les limites de tout ce qui est possible dans les domaines de l’architecture, la fabrication, la conception de produits, la création de contenu, etc.

Aujourd’hui, Autodesk ainsi que Construction IQ, l’une de ses nombreuses innovations pour le secteur de la construction – a été reconnue par Fast Company dans sa liste annuelle des entreprises les plus innovantes (MIC, Most Innovative Companies) au monde pour 2020.

Au cours des dernières années, Autodesk a considérablement investi dans le secteur de la construction, considérant cela comme une évolution naturelle de plus de 35 ans de mise à disposition de solutions pour les sociétés de conception et d’ingénierie. L’un des objectifs principaux des technologies Autodesk est de continuer à réduire les risques et d’améliorer la qualité des projets avec sa gamme de solutions Autodesk Construction Cloud, qui permet de connecter les personnes et les données tout au long du cycle de vie du bâtiment.

Construction IQ, plus de sécurité et moins de risques sur les chantiers

En février 2019, Autodesk a lancé Construction IQ, un logiciel qui peut prédire les risques et les dangers dans les projets de construction. En analysant les données telles que des observations, des listes de contrôle, des affectations de sous-traitants et des données historiques provenant de l’ensemble de la plateforme de gestion de la construction d’Autodesk, Construction IQ peut détecter et anticiper où une blessure mortelle pourrait se produire, où un entrepreneur pourrait gaspiller des matériaux. L’algorithme a été constitué et enichi à l’aide de plus de 150 millions de points de données glanés dans près de 30 000 projets réels. Aujourd’hui, près de 200 entreprises générales utilisent Construction IQ pour rendre leurs projets plus sûrs et plus efficaces.

Stimuler l’innovation au sein du secteur de la construction est une priorité claire pour Autodesk à l’échelle de l’entreprise, ancrée dans la réinvention de nouvelles façons d’intégrer les flux de travail, de tirer parti de la technologie prédictive et de booster l’avenir numérique. Mais, pour être clair, la technologie ne se crée pas, ce sont les gens intelligents et créatifs qui créent des logiciels intelligents.

En savoir plus sur Autodesk Construction Cloud

Initialement lancé en 2019 ,la solution Construction IQ a déjà valu à Autodesk une place dans la catégorie Data Science de Fast Company, et cela pour une bonne raison – c’est un service d’apprentissage automatique (machine learning) basé sur l’IA (Intelligence Artificielle) qui réinvente l’analyse des risques pour le secteur de la construction. Intégré au logiciel Cloud collaboratif BIM 360 d’Autodesk Construction Cloud, il parcourt des montagnes de données pour aider les clients à prévoir, identifier et hiérarchiser un large éventail de risques. Sa capacité à aider les équipes à gagner du temps, des ressources et – plus important encore – à préserver des vies humaines sur un chantier a permis à Construction IQ de briguer une place importante dans les classement des MIC (Most Innovative Companies) de Fast Company.

La rédactrice en chef de Fast Company, Amy Farley, a précisé qu’à un moment de volatilité mondiale croissante, la liste de cette année présente la résilience et l’optimisme des entreprises à travers le monde.

Cela est d’autant plus important pour le secteur de la construction, étant donné le boom démographique mondial et les demandes en construction relatives attendues au cours des 30 prochaines années. En fait, le sentiment général d’Amy correspond bien à la motivation d’Autodesk à introduire Construction IQ en premier lieu – pour permettre aux femmes et aux hommes de la construction de tirer parti de la technologie pour naviguer dans leur secteur en évolution rapide et de construire plus sûr, plus intelligent et plus efficace que jamais.

Consultez la liste de Fast Company des entreprises les plus innovantes au monde pour 2020

Le succès de Construction IQ est déjà là et il se vérifie. Aujourd’hui, près de 400 sociétés utilisent Construction IQ dans environ 5 000 projets actifs et près de 12 000 chefs de projet utilisent Construction IQ pour les aider à prévoir et à prévenir les risques.

Des majors tels que BAM Ireland utilisent déjà Construction IQ

Cela inclut des entreprises de construction telles que BAM Ireland. Considérée comme l’une des premières à avoir adopter Construction IQ, l’équipe de BAM Ireland a intégré cette technologie Autodesk afin d’aider à prévoir, identifier et hiérarchiser une grande variété de risques quotidiens.

Les résultats ? Depuis l’introduction de Construction IQ sur tous les chantiers, BAM Ireland a abandonné les flux de travail papier en général trop lents et propices aux erreurs et a amélioré la surveillance de nombreux projets complexes. En fait, l’utilisation de Construction IQ les a aidés à obtenir une amélioration de 20% de la sécurité et de la qualité sur leurs chantiers, ainsi qu’une augmentation de 25% du temps consacré à résoudre les problèmes à haut risque.

Une autre entreprise de construction américaine de plus de 104 ans – Danis – a repensé la façon dont elle aborde son travail en faisant appel aux technologies Autodesk, notamment Construction IQ pour la gestion de la vérification de la conception. La détection d’erreurs de conception pendant la phase de construction d’un projet entraîne souvent des demandes de modification coûteuses et des retards.

Aujourd’hui, Danis peut revoir les conceptions architecturales en collaboration avec les Architectes, pendant la phase de préconstruction et, avec l’aide de Construction IQ, détecter les erreurs avant qu’elles ne deviennent des problèmes majeurs. Résoudre les problèmes dans le monde numérique est beaucoup plus bénéfique que de les résoudre dans le monde physique.

Autodesk est ravie de pouvoir aider les entreprises générales et les sociétés de génie civil comme BAM Ireland et Danis à assurer la sécurité de leurs employés, ainsi qu’à relever les défis et les opportunités immenses du secteur de la construction.

Rapport Dodge – Connecter Conception et Construction, le défi !

A l’origine, le BIM a gagné du terrain sur le marché américain avec les professionnels de la conception car il a permis d’itérer de manière plus fluide, d’analyser les variantes de projets de manière plus objective et de produire une meilleure documentation de projet. À mesure que la modélisation BIM s’est démocratisée, un nombre croissant d’entreprises et de fabricants ont adopté le BIM pour sa valeur intrinsèque et exceptionnelle dans des activités plus pointues telles que la création de détails, la fabrication d’éléments constructifs, l’installation et la livraison des matériaux, intégrant le flux de travail complet de la conception à la construction en tant qu’effort numérique efficace et collaboratif. Dans le rapport qui suit, cela est nommé flux de travail intégré (integrated workflow).
La recherche présentée dans ce rapport passionnant se concentre sur les disciplines architecturales et MEP (mécanique, électrique, plomberie) du flux de travail intégré pour les projets de construction, en examinant notamment :

  • la valeur actuelle et future du BIM
  • Comment le BIM est utilisé pour connecter les professionnels de la conception avec les fabricants et les entreprises
  • La fréquence de mise en œuvre actuelle et les impacts actuels et futurs d’un flux de travail entièrement connecté et intégré pour les projets immobiliers

Sur la partie valeur perçue du BIM par les professionnels, les ingénieurs fluides, CVC, Plomberie, ainsi que les Architectes sont malheureusement les derniers du peloton, alors que les Entreprises de Construction caracolent en tête.

Enfin, cette étude permet aussi de découvrir les avantages chiffrés des flux de production intégrés.

Des renseignements sur cette étude se trouvent dans la section sur les données démographiques.

Bonne lecture !

Interview BIM Managers – Episode #26 Sihem Amokrane, Spie batignolles, l’innovation au coeur de la démarche !

Les Femmes dans la Construction sont importantes et primordiales dans le contexte de cette transition digitale qui disrupte notre secteur de la construction. Certaines sont uniques et ont un parcours exemplaire, logique et mènent cette transformation avec excellence. C’est le cas de Sihem Amokrane, BIM Manager IDF chez Spie batignolles que nous avons le plaisir de recevoir cette semaine. L’innovation étant au cœur de la stratégie d’entreprise de Spie batignolles, c’est une double satisfaction d’écouter le parcours et la mission de Sihem.

Bonjour Sihem, merci de nous faire l’honneur d’être interviewée cette semaine sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots à nos lecteurs et nous dire quel est ton rôle chez Spie batignolles ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Sihem Amokrane et j’occupe actuellement le poste de Responsable Management BIM chez Spie batignolles. Je pilote la stratégie BIM mise en œuvre sur les projets et chantiers de la Construction Ile-de-France, j’ai également en charge la supervision du déploiement du BIM et des solutions numériques sur nos opérations.

D’ailleurs, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, pourrais-tu aussi nous présenter dans les grandes lignes Spie batignolles et ses activités et spécificités ?

Spie batignolles est un groupe indépendant, structuré autour de 5 métiers : la construction, le génie civil, les travaux publics, l’énergie et l’immobilier. Dans un environnement sociétal et technologique en pleine mutation, Spie batignolles se démarque par une stratégie d’innovation offensive : développement de nouvelles offres, mise en place de nouvelles pratiques fondées sur une forte transversalité entre les différents métiers, digitalisation… Spie batignolles se réinvente tout en conservant ce qui fait son identité et sa force, à savoir une relation partenariale étroite avec ses clients et une réflexion constante sur la valeur d’usage des bâtiments et des infrastructures réalisés.

Tu as un parcours très riche que j’ai la chance d’avoir suivi mais pourrais-tu nous retracer brièvement ta carrière ?

Destinée à être architecte de par mes études, j’ai rapidement bifurqué vers le monde du logiciel appliqué au bâtiment d’abord par l’utilisation d’AutoCAD, puis le passage par un DEA de modélisation et de simulation des espaces bâtis (Nancy), et enfin en intégrant l’écosystème Autodesk en tant qu’ingénieur d’application sur les produits AEC (Architecture, Engineering & Construction NDLR). J’ai eu à cette occasion, le plaisir de porter de beaux projets d’implémentation et de déploiement logiciels.

Le BIM ! En 2010, ce concept commence à arriver en France. Je vois là une opportunité de donner un nouveau souffle à mon métier et de l’ancrer un peu plus dans les processus de conception et de construction. J’intègre le BET Bianchi qui a la charge de la synthèse sur la Fondation Louis Vuitton. A cette occasion, J’ai la chance de manager le BIM sur toute la phase de conception du Centre Hospitalier d’Ajaccio et de travailler étroitement avec les architectes sur la mise en production des équipes sur Revit. Un vrai défi mais aussi une superbe aventure humaine. J’intègre par la suite le Groupe Man and Machine en tant que BIM et Technical Manager avec pour spectre une approche européenne très enrichissante et le développement pour ma part d’une expertise en déploiement de projets BIM. Chez Spie batignolles, depuis 2018 je mets toutes ces expériences au profit de nos équipes internes et partenaires externes. Le tout avec pour objectif de porter le BIM au plus près de l’acte de construire.

Quand et comment t’es venue la passion pour la 3D et le numérique ?

Mon parcours a toujours été ponctué de rencontres déterminantes. J’ai été initié à AutoCAD en 1994 lors d’un stage pendant mes études d’architecture à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger. A ce moment-là le rotring était encore roi. J’ai tout de suite perçu le potentiel des outils numériques. D’abord la 2D avec son potentiel de reprise extraordinaire pour l’époque, ensuite la 3D pour ses capacités à valoriser les produits et à améliorer leur compréhension. Ma passion s’est définitivement confirmée lors de la présentation de Revit à « Invivo » en 2004.

Je l’ai mentionné au début mais le numérique et l’innovation sont véritablement dans l’ADN de Spie batignolles. Pourrais-tu nous expliquer comment cela se traduit et quelle organisation vous avez mis en place pour cela ?

Spie batignolles a entamé une démarche d’innovation globale depuis plusieurs années. Elle couvre plusieurs domaines et le BIM en est une branche qui se développe très rapidement, notamment grâce au Pôle d’Expertise BIM dont je fais partie et qui rassemble des acteurs de l’ensemble des 5 expertises du groupe. La direction opérationnelle de l’innovation a pour mission de travailler sur plusieurs axes : L’innovation Managériale qui valorise les expertises internes et la transversalité, l’innovation sociétale qui booste notre engament dans la démarche environnementale, l’innovation ouverte qui favorise le développement d’idées et de solutions innovantes quel que soit le domaine d’application.

Tu es une Femme BIM Manager et ce n’est hélas pas assez répandu. Est-ce selon toi plus difficile de s’imposer en tant que femme dans ces filières ?

Nous sommes à la croisée de deux filières très masculines que sont le bâtiment et l’informatique. Il est vrai qu’en tant que femme BIM Manager j’ai dû parfois m’imposer dans certaines réunions et redoubler d’effort pour affirmer mes positions. Je note néanmoins qu’autour de nous les choses changent et que nos compétences sont appréciées à leur juste valeur. Enfin, je tiens à te remercier pour l’effort que tu fais à travers tes articles pour valoriser le « BIM au féminin ! »

Quel est le quotidien type de Sihem en tant que BIM Manager ?

La spécificité de mon travail est la transversalité et c’est ce qui est intéressant dans mon quotidien. J’arrive à mon bureau avec dans l’agenda : une réunion avec la direction de projets sur un rendu de concours, puis j’enchaîne un point avec les études de prix pour élaborer une stratégie de réponse à un appel d’offre en BIM et parfois une mise au point avec la direction technique sur le bon déroulement des études d’exécution sur Revit. Je peux ensuite filer sur un chantier pour discuter logiciel et matériel à déployer pour optimiser les usages de la maquette numérique. Je passe également beaucoup de temps avec mes collègues du Pôle expertise BIM afin de travailler sur les thématiques communes à l’ensemble du groupe comme la formation, le développement de standards, la stratégie de déploiement des outils numériques l’animation de communautés de pratiques ou encore les relations éditeurs…

Vous êtes à tort peu connu dans le domaine du déploiement du BIM, et pourtant vous avec développé des approches très poussées autour des sujets du BIM. Pour quelles raisons ?

Nous sommes de plus en plus présents dans l’actualité du BIM : Une nomination au BIM d’or, des participations à des évènements tels que « The future of Making » avec Autodesk ou BIM SIDE du Moniteur. Spie batignolles est également signataire de la charte d’engagement volontaire pour la construction numérique « Objectif BIM 2022 », aux côtés de 50 acteurs de la filière (maîtres d’ouvrages publics et privés, entreprises générales, fédérations et syndicats professionnels…). Notre engagement est ferme et nous sommes très actifs auprès de notre écosystème. Nous concentrons nos efforts sur la communication interne que ce soit dans l’acculturation autour du BIM et des outils digitaux mais aussi dans le souci de capitalisation des expériences.

Vous aidez par ailleurs votre écosystème en mettant à disposition des outils, du coaching et de la formation pour vos équipes et partenaires. Est-ce exact ?

En 2018 Spie batignolles a reçu le label « Vitrine Industrie du Futur » décerné par l’Alliance Industrie du Futur (AIF). Il récompense l’effort fourni par le groupe et représenté par le projet intitulé « Continuum » mis en place dans la conception et la réalisation du bâtiment « Administrative and Welcome Building » pour l’entreprise industrielle Le Creuset à Fresnoy le Grand. Ce projet illustre l’engagement des équipes dans l’intégration de l’ensemble des acteurs dans la démarche BIM. D’abord en prenant en charge une partie de la modélisation, puis en mettant à disposition une plateforme collaborative donnant accès à l’ensemble des acteurs aux données BIM, enfin en constituant un DOE BIM centralisé à destination de la maitrise d’ouvrage. Nous favorisons également la création et l’animation de communautés de pratique avec la collaboration de nos partenaires digitaux (Autodesk, Microsoft, Resolving, …) et leur proposons des journées de workshops thématiques afin de booster leur implication dans le déploiement des solutions digitales sur nos chantiers.

Avez-vous déjà beaucoup de projets conçus et construits en BIM à votre actif ? Et pourrais-tu nous en citer quelques-uns ?

Outre le chantier ICADE 007 nominé aux BIM d’OR 2019, je peux en citer quelques-uns effectivement. Nous venons de clôturer le chantier de l’ENS Paris Saclay sur le plateau de Saclay pour lequel nous avons produit le lot 4 (CEA et serrurerie) en BIM niveau 3. Nous entamons en parallèle la phase PRO du centre pénitentiaire de Caen mené en Full BIM. D’ailleurs en ce moment, nous anticipons la phase exécution en BIM. Je peux citer également, le bâtiment « Administrative and Welcome » pour l’entreprise le Creuset labellisé par l’AIF ou le centre aqualudique de Valence.

Les travaux publics et le génie civil ne sont pas en reste avec le CEM Champigny sur Marne (Ligne 15 du Grand Paris) qui déploient un outil innovant qui facilite le suivi des terrassements de terres polluées en s’appuyant sur la modélisation 3D des mailles. Le système utilise notamment les informations portées par la maquette numérique qui a été réalisée grâce à la campagne de reconnaissance menée au démarrage du chantier.

Quels projets BIM t’ont apporté le plus de satisfaction et pour quelles raisons ?

Plusieurs projets ont été des challenges avec leurs lots de contraintes mais aussi de réussites. Le centre Hospitalier d’Ajaccio fut ma première vraie expérience en tant que BIM Manager mais aussi le premier projet avec un cahier des charges BIM (2013). Ma plus grande satisfaction a été d’avoir réussi à fédérer les équipes de maîtrise d’œuvre depuis le concours et jusqu’à la phase PRO, à une époque où produire et apprendre fut un défi pour tous les acteurs du projet.

Porter ICADE 007 en compétition pour le BIM d’or aura permis de creuser avec les équipes chantiers les usages en préfabrication et mettre en lumière les profits de la collaboration.
Je pense également au centre pénitentiaire de Caen, une conception-réalisation pour laquelle Spie batignolles est mandataire et qui nous amène tous les jours à travailler avec les équipes projet afin de tirer parti au mieux des données BIM, comme la gestion et la caractérisation de quelques milliers de portes.

Quelles technologies BIM utilisez-vous principalement ? En quoi vous permettent-elles de vous différencier de vos concurrents ?

Nous avons un partenariat avec Autodesk, qui outre l’utilisation des outils nous permet de développer des réflexions autour des optimisations de modes de production et/ou d’exploitation des données. Nous mettons également la collaboration au centre de notre action. Nous sommes donc déjà au développement du Connected BIM au service de nos chantiers avec la signature en fin d’année d’un contrat cadre avec Resolving (qui développe sur la base d’Autodesk Forge NDLR). Pour déployer également des solutions métiers comme par exemple : ATTIC+ pour les études et Sofistik pour l’ingénierie Structure. Enfin, l’innovation ouverte portée par la direction de l’innovation nous permet une grande curiosité et un champ important d’exploration autour de la réalité augmentée, la réalité virtuelle, ou tout autre domaine d’application permettant d’aider nos équipes au quotidien.

Tu as récemment testé une solution innovante d’Autodesk : Assemble. Qu’en penses-tu et quelles perspectives ouvre-t-elle ?

Autodesk Assemble a été testé sur plusieurs projets en interne et à différentes phases des projets. Je dois avouer que les équipes ont été séduites par plusieurs aspects, la facilité de prise en main et l’accès centralisé aux données quantitatives des maquettes BIM. Je pense personnellement que la force du produit réside en sa capacité à se connecter à BIM 360, le volet dynamique des tables de nomenclature et la connexion à PowerBI de Microsoft. Les points d’améliorations sont pour ma part, faciliter l’ouverture au format IFC et le glisser-déposer pour l’intégration des fichiers. Enfin, j’ai vu en cet outil une nouvelle porte d’entrée du BIM et de l’exploitation de ses données tout au long du projet et un outil de pilotage potentiel.

Vous avez présenté votre premier projet au concours du BIM d’or en 2019 et vous êtes passés près d’un BIM d’argent, bravo. Pourrais-tu nous dire quelques mots sur ce projet ?

ICADE 007 est le nouveau siège de l’URSSAF livré début 2020. Conçu par l’architecte Anne Carcelen, le bâtiment présente une structure mixte bois-béton avec une façade en zinc. La démarche BIM initiée par le maitre d’ouvrage et portée par l’ensemble des parties prenantes du projet a permis de répondre aux défis de la mixité des matériaux, de la préfabrication et la constitution d’un DOE BIM. La charpente bois réalisée par notre partenaire Mathis fut entièrement modélisée en 3D et utilisée à la fois pour la préfabrication, pour la réalisation de la synthèse en BIM ainsi que pour la constitution du DOE. Nous avons enfin collaboré avec DataSoluce (qui développe sur la base d’Autodesk Forge NDLR) pour l’intégration de l’ensemble des données BIM sur leur plateforme en fin de chantier pour une utilisation en phase exploitation.

L’openBIM est très important pour Spie batignolles. Pour quelles raisons ?

Nous sommes une entreprise de construction qui fédère un grand nombre d’acteurs, l’openBIM est pour nous un levier d’intégration. Beaucoup de nos sous-traitants et cotraitants très qualifiés produisent avec leurs propres solutions, il faut donc envisager l’interopérabilité avec les nôtres. Cela participe à notre volonté d’ouverture et d’intégration de notre écosystème. Enfin l’openBIM permet de maintenir la circulation des flux d’informations et de multiplier les usages pour nos métiers (métrés, chiffrage, simulations thermiques, calculs de structure… ).

Que penses-tu de l’avancée du BIM en France et que faudrait-il faire en plus ?

Pour avoir eu l’occasion de le confronter à des usages européens, je pense que la France est un pays plutôt avancé dans la mise en œuvre du BIM sur les projets de construction. Néanmoins, de mon point de vue, il souffre d’un manque de cadrage dans la démarche et la standardisation de la production, la gestion et l’exploitation de l’information. Le LOD ou niveau de développement est pour moi un exemple très parlant : Lorsque je reçois trois cahiers des charges BIM pour trois bâtiments du même type, je n’ai jamais la même définition des niveaux de développement, ce qui ne permet pas de fixer des socles de production de données standardisées… et donc d’en optimiser l’exploitation. De plus, nous avons encore tendance à négliger le volet collaboratif du BIM et à rester concentrés sur la production des maquettes sans pour autant les placer dans un contexte collaboratif et cela dès le démarrage des projets. Chez Spie batignolles, nous œuvrons à ce que les outils collaboratifs soient mis en œuvre dès le démarrage de la conception voire dès le concours sur nos projets en conception-réalisation.

Tu es architecte de formation. La création ne te manque-t-elle pas ?

Je pense avoir trouvé ma voie… J’ai eu quelques frustrations au début de ma carrière, mais j’ai également eu la chance de travailler avec beaucoup d’architectes qui m’ont fait confiance pour les aider dans leur chemin vers Revit puis vers le BIM. J’ai toujours dit que « cela m’aura permis de faire de l’architecture par procuration ». Alors Non ! Car j’adore mon métier d’aujourd’hui.

Connais-tu ABCD Blog et quels seraient tes suggestions d’amélioration ?

Je connais bien ABCD Blog et j’apprécie beaucoup la qualité des informations dont tu nous fais part quotidiennement. Continue !

Sihem, nous te remercions sincèrement pour le temps que tu nous as accordé et te félicitons pour la qualité de ton parcours. Nous te souhaitons de continuer sur cette route du succès numérique.

Le DRIM, redonner une seconde vie aux matériaux après la déconstruction grâce au BIM

Les Britanniques sont décidément à la pointe du BIM et nous le prouvent régulièrement. Ils ont mis au point il y a quelques temps déjà pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le concept du DRIM ou Deconstruction and Recovery Information Modelling.

En effet, plus de 50 000 bâtiments sont démolis chaque année au Royaume-Uni, ce qui génère d’énormes déchets de démolition qui terminent à la décharge selon l’étude Power de 2014. Il est à noter que ces déchets issus de la démolition comprennent une proportion importante de matériaux de construction précieux qui pourraient être réutilisés pour les nouvelles constructions ou en phase de rénovation s’ils étaient récupérés correctement. Cependant, il n’existait jusqu’à présent aucun outil de ce type pour l’identification de matériaux de construction précieux pour la réutilisation et le recyclage.

Afin de répondre à ce besoin, un projet de recherche financé par Innovate UK et l’EPSCR a été lancé de 2016 à 2018. Sous la houlette de l’Université de Coventry, ainsi que de partenaires industriels tels que :

  • Waste Plan Solutions (WPS)
  • Sustainable Direction Limited (SDL)

L’objectif global de ce projet a été de développer un outil basé sur le processus BIM appelé DRIM ou Modélisation des informations de Déconstruction et de Récupération, permettant d’identifier les matériaux de construction réutilisables et récupérables en fin de vie d’un bâtiment.

La solution DRIM s’appuie sur la technique avancée d’apprentissage automatique / Machine Learning et permet de développer un outil qui puisse aider les architectes, les ingénieurs en bureau d’études et d’autres parties prenantes au stade de la conception des bâtiments en ce qui concerne le choix des matériaux de construction. L’outil permet aussi d’apporter un soutien aux géomètres spécialistes en rénovation et démolition et aux ingénieurs spécialisés dans la déconstruction des bâtiments.

Le composant de l’outil DRIM qui prend en charge l’analyse et la sélection des matériaux au stade de la conception du bâtiment a été intégré dans l’environnement BIM sous la forme d’un plugin pour Revit 2017. Ce composant de l’outil DRIM utilise des modèles de machine learning poussé pour prédire la quantité de matériaux et leurs catégories (réutilisation directe, recyclage et déchets mis en décharge).

Lorsqu’il reçoit des informations de base sur le bâtiment, telles que le volume brut et les surfaces de plancher, le nombre de niveaux, le type de bâtiment et le type d’utilisation du bâtiment, l’outil génère la quantité des différentes catégories de matériaux récupérables. Les modèles machine learning sont intégrés dans un framework Web et la solution se présente ensuite comme une plate-forme Web.

La solution d’outil DRIM en est actuellement à son stade final de développement. la première vague de développement, de test et d’analyse a été effectuée et les retours des utilisateurs obtenus sont maintenant utilisés pour affiner davantage les modèles d’apprentissage automatique afin d’améliorer la précision et les performances de cette solution.

Découvrez une présentation globale de ce projet sur le DRIM en cliquant ici.