Dodge Data & Analytics met à disposition un rapport sur les tendances mondiales de la construction et du développement durable 2018

Tendances mondiales de la construction et de la construction écologique 2018

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, Dodge Analytics met à disposition un rapport SmartMarket intéressant qui est le quatrième d’une série examinant les tendances de la construction écologique à l’échelle mondiale, y compris des données uniques de 19 pays. Il comprend de nouvelles données sur la construction durable, des articles de fond sur le développement durable et une section spéciale sur les technologies vertes. Certains exemples mettent par ailleurs en avant l’utilisation du processus BIM pour faciliter les calculs et la conception d’architecture performantes et efficaces d’un point de vue énergétique.

Autodesk, très impliquée dans le développement durable depuis de nombreuses années a soutenu le développement de ce rapport passionnant.

Les points mis en avant comprennent :

  • Niveaux d’activité de la construction durable, ainsi que les moteurs et les obstacles afférents, à l’échelle mondiale et sur les marchés locaux
  • Données transversales sur les avantages commerciaux de la construction écologique
  • Nouvelles données sur les avantages de la certification et les produits et systèmes les plus utilisés dans les projets green

Le chapitre sur les technologies green présente des informations approfondies de 10 experts sur les tendances actuelles et futures des technologies de construction durables. Deux études de cas mettant en évidence l’utilisation de technologies avancées et de processus de type BIM pour améliorer les performances des bâtiments écologiques et un article de fond sur les villes existantes qui deviennent des villes intelligentes.

Dodge Analytics a en outre créé des rapports régionaux pour neuf zones mondiales distinctes. Ces courts rapports, tirés des données publiées dans le rapport SmartMarket World Green Building Trends 2018, se concentrent sur les conclusions de 19 pays et peuvent être téléchargés ici.

  • Les données de quatre pays sont analysées séparément, dont l’Australie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud
  • Les données de 15 pays sont analysées dans cinq rapports régionaux, dont l’Europe, le Moyen-Orient / Afrique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et les Caraïbes et l’Asie du Sud-Est
  • Chaque rapport comprend des conclusions sur l’activité de construction verte et les secteurs pour la croissance future, les facteurs d’influence et les avantages.

Découvrez le rapport global en cliquant ici.

Découvrez le rapport pour l’Europe en cliquant ici.

Interview BIM Managers – Episode #24 Pierre Maréchal, Groupe COLAS

Les interviews BIM Managers reprennent en cet hiver 2019 et nous avons le plaisir de recevoir le BIM Manager d’un grand nom des travaux publics, le groupe Colas, Leader mondial de la construction et de l’entretien des infrastructures de transport, et son Expert reconnu principal Pierre Maréchal.

Bonjour Pierre, pourrais-tu stp te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours et ta formation ? Tu es atypique dans ce monde des TP car tu as une double formation qui a contribué à ta richesse et tes compétences pointues.

J’ai 39 ans, de formation ESTP, j’ai poursuivi mes études par une école d’architecture. J’ai donc connu les lames de rasoir et l’aquarelle. J’ai ensuite surtout travaillé sur les chantiers, en conduite de travaux à la Réunion, puis dans la 3D et enfin dans le BIM depuis 4 ans.

Quand t’es venue cette passion pour la 3D et aussi la visualisation qui est l’une de tes forces cachées ? Lors de tes études ou un peu plus tard ?

J’ai toujours été un peu gamer et geek, donc la 3D, ça remonte aux consoles 16 bits des années 90… J’ai surtout eu l’occasion de travailler aux début des années 2000 sur des logiciels CAO connus, avant de passer à 3ds Max puis à Revit.

Peux-tu nous présenter Colas en quelques mots car beaucoup de personnes pensent à tort que c’est uniquement une société spécialisée dans les travaux publics ?

Colas, qui vient de fêter ses 90 ans est un leader mondial de la construction, de l’entretien et de la maintenance des infrastructures de transport. Implanté dans plus de cinquante pays, il réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’international.
La Route représente 69% de l’activité du Groupe en 2018 mais le reste du chiffre d’affaires provient des matériaux de construction, des travaux ferroviaires, des réseaux…

Vous dépendez du Groupe Bouygues. Coordonnez-vous vos efforts aves les autres filiales Construction et TP ?

Nous sommes en effet en relation régulière avec nos homologues des diverses filiales du groupe Bouygues au travers de groupes de travail, d’évènements, de projets ou même de manière plus informelle.

Tu fais partie de la structure BIM by Co, mais qu’est-ce donc, combien êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

La cellule BIMbyCO, créée en 2016 par Maud Guizol, est en charge du déploiement du BIM pour toutes les filiales et métiers du groupe Colas. BIMbyCO est composé, pour le volet pilotage, de cinq personnes mais gère un réseau de plus de trente BIM référents, qui sont nos relais répartis dans le monde. Nous suivons via la formation et nos divers groupes de travail un sous-réseau BIM de plus de 1000 collaborateurs. Nos missions consistent tout d’abord à gérer le volet gouvernance du BIM avec la partie stratégie BIM, déploiement BIM, définition de nos processus et outils, et l’animation du réseau. Nous avons aussi un volet formation, comme la mise en place de MOOCs, une partie innovation avec l’ensemble des nouvelles technologies pluggables à un processus BIM.

Puis, côté projet, nous assurons un service d’assistance technique pour toutes nos filiales : une sorte de SOS BIM ou SAV BIM, selon les besoins. Nous sommes aussi amenés à produire en BIM de la modélisation au BIM Management. Enfin, notre valeur ajoutée est le volet Intégration de Solutions, c’est-à-dire l’ingénierie du BIM, comme nous avons pû l’appliquer sur le projet de dépollution et déconstruction de la raffinerie de Dunkerque.

Tu as commencé chez GTOI, filiale de Colas à la Réunion. Peut-on dire que le « BIM by Colas » est né à la Réunion et que vous étiez des pionniers ?

Le BIM chez Colas est né naturellement à la Réunion car notre filiale GTOI permet à tout l’écosystème du BTP de se côtoyer dans un même bâtiment : commerciaux, métreurs, chiffreurs, méthodes, ingénieurs structure, conducteurs de travaux et chefs de chantier. Et ce, dans l’ensemble des secteurs du BTP : bâtiment gros œuvre, corps d’états divers, routes, VRD, industrie, génie civil et grand projets.

Le BIM à la Réunion, c’était comment ?

La Réunion est un territoire géographiquement isolé mais connecté. La fédération FRBTP s’intéresse évidemment au sujet du BIM et les BET locaux font le déplacement à BIM World tous les ans.

Qui a impulsé le BIM chez Colas et pour quelles raisons et quels objectifs ?

Le BIM est né sous l’impulsion de la Direction Technique de Colas sur des sujets d’ingénierie structure menés par Maud Guizol. Tout le monde s’est rapidement rendu compte du spectre bien plus large que représente le BIM et des enjeux pour un grand groupe comme le nôtre. C’est ensuite tout le travail de Maud qui a su convaincre et fédérer pour créer cette structure transversale et essentielle dans un groupe décentralisé comme Colas.

Maud Guizol, COLAS

Vous êtes des Experts du BIM pour les infrastructures. En quoi est-ce radicalement différent du BIM Bâtiment ?

Le BIM pour les infrastructures mélange des ouvrages ponctuels (gare, pont…) dont les logiciels raisonnent en mode objet, et des ouvrages linéaires (routes, rails…), dont les logiciels raisonnent en axe (avec des profils et sections type). Ce sont donc des métiers très différents tout autant que la façon de modéliser.

L’interopérabilité et l’openBIM jouent un rôle d’autant plus important pour vous. Peux-tu nous expliquer pourquoi et comment ?

Pour les raisons précédentes et la multiplicité des logiciels, leur interopérabilité est indispensable pour mener un projet complet et s’assurer de la cohérence entre les intervenants. Aujourd’hui l’openBIM est la seule solution capable de nous faire tous communiquer.
Nous soutenons buildingSMART France et le projet MINnd et sommes donc très impatients d’avoir ces IFC 5 qui intégreront cette notion d’axe et l’ensemble des projets linéaires (ifcBridge, ifcRoad et ifcRail).

Vous avez aussi un rôle fédérateur et vous entrainez la filière toute entière au travers de formations et de COOC, ce qui est très positif et généreux. Comment est-ce organisé et déployé ?

Pour les COOC, nous avons été accompagnés par Factory Santelli, une agence de communication et nous avons profité de studios de tournage chez Bouygues. Nous avons 4 saisons de maturité croissante avec 7 épisodes chacune. A la fin de chaque maturité, il est nécessaire de valider ses acquis par un quiz. Ils sont accessibles à l’ensemble du Groupe en français et en anglais, sur la plateforme digitale de formation en ligne Colas Campus. Pour les autres formations, nous accompagnons les filiales au cas par cas.

Quel est ton rôle au quotidien ? As-tu une équipe ?

Notre cellule est composée de peu de personnes, donc en plus d’avoir chacun un background métier (chantier, BE…), nous sommes tous un peu couteau suisse du BIM. Mon rôle est ainsi assez varié : en charge du déploiement sur certaines zones ou encore de l’innovation liée au BIM, je travaille par ailleurs sur de l’assistance technique aux projets, du BIM management ou encore de la production de maquettes. Je participe également à divers groupes de travail interne et à MINnd.

Vous êtes les vainqueurs d’un BIM d’argent et d’un BIM d’or déjà. Quelle reconnaissance ! Peux-tu nous parler de ces deux grands succès et nous dire ce que cela a changé pour vous ?

Le BIM d’argent dans la catégorie bâtiment supérieurs à 40000 m² a été décerné au Pôle Sanitaire de l’Ouest à la Réunion, sur lequel notamment l’avancement des coulages béton a été suivi de manière hebdomadaire grâce à la maquette BIM. Cela est très utile pour commander le béton sur des grandes dalles avec forme de pente. Cela a été très certainement une victoire interne qui nous a permis de convaincre les équipes d’exploitation qui peuvent être assez réfractaires au changement.

Le BIM d’or a primé un projet très particulier sur la déconstruction et dépollution d’une raffinerie à Dunkerque. Ce projet nous a confortés sur l’approche que nous devons avoir par rapport au BIM : apporter de la transparence à nos projets. Ces deux prix ont été très importants pour toute notre équipe car au-delà de la reconnaissance de nos métiers, cela nous permet d’accélérer la transformation digitale liée au BIM au sein de Colas.

Le BIM d’or pour la dépollution du site de Dunkerque est notamment exemplaire et impressionnant. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?

C’est un projet unique (malheureusement pour l’instant) : l’équivalent en tonnage d’acier de 4 tours Eiffel à déconstruire et un site de 95 hectares à dépolluer en moins de 4 ans. Nous avons donc eu un gros travail de sélection de vieux plans, de modélisation de l’existant (notamment avec l’IA de modélisation automatique de WiseBIM). Nous avons innové en utilisant Dynamo pour modéliser la répartition de la pollution dans le sous-sol : l’interpolation des sondages.
Tous les habitants de Dunkerque ont aussi la possibilité de suivre de manière hebdomadaire l’avancement de la déconstruction sur la maquette superstructure :
http://srd.jumeaunumeriquebim.com/html/pai#/, ce qui illustre au mieux la baseline de Colas Environnement, maître d’ouvrage du projet : « Dépolluer en toute transparence ».

Sur quelles technologies basez-vous principalement vos workflows BIM ?

Ces technologies et workflows sont pour l’instant assez hétérogènes de par la pluralité de nos métiers et une normalisation en pleine écriture.
Pour ma part, j’apprécie démarrer d’une acquisition en nuage de points, une modélisation en Revit, Dynamo pour automatiser, Twinmotion pour le phasage, les rendus et la VR et BIM 360 pour collaborer.

Dynamo, outil de programmation visuelle semble jouer un rôle clé chez COLAS. Peux-tu nous dire pourquoi ?

Entre autre, cela nous a permis de faire rencontrer les deux mondes de la modélisation en mode objets et en mode linéaire, et de positionner concrètement des objets le long d’un axe, comme sur un pont. Et pour le projet de Dunkerque, nous avons créé un outil qui nous permet d’amener le BIM dans la filière du SSP, les sites et sols pollués (cf. class AU19 – CI320781 – Revit Dynamo and AI for the deconstruction of a refinery site https://www.autodesk.com/autodesk-university/class/Revit-Dynamo-and-AI-decontamination-refinery-site-2019).

Vous êtes aussi des Experts de la RV/RA. Vous l’utilisez notamment en combinaison avec vos produits pour la route innovants comme les enrobés lumineux. Peux-tu nous expliquer votre démarche ?

Notre solution de marquage dynamique lumineux, appelée Flowell, n’est pas une technologie évidente à décrire avec des mots. Si je vous fais tester nos simulations de modularité routière en VR, vous allez non seulement comprendre et adorer mais cela permet surtout de se projeter et de perfectionner le fonctionnement réel d’un tel dispositif, très sensoriel. Preuve en est, un récent partenariat entre Colas et SideWalkLab (filiale d’Alphabet, maison-mère de Google) pour le projet de SmartCity à Toronto mais également un nouveau site test à Paris La Défense en 2020.

Tu as su garder ta compétence en visualisation et c’est un vrai plus. En quoi cela est-il un différenciateur selon toi ?

J’ai toujours eu le goût d’explorer des softs qui permettent d’aller assez loin, à l’époque 3DS/Vray/Photoshop maintenant Revit/Dynamo et Unity.
Lorsque l’on parle d’un projet de construction, on a besoin de le visualiser soit en images, soit en vidéo, idéalement phasé. Et ce qui était long et coûteux il y a quelques années ne l’est plus. D’une part, cela est très satisfaisant et valorisant pour tous les projeteurs, et grâce à cette meilleure compréhension de nos clients, cela améliore les prises d’affaires. D’autre part, nos métiers attireront plus de talents en se modernisant et en se digitalisant.

Quel est ta vision de ce qui se passe autour du BIM en France et des initiatives gouvernementales ?

Les initiatives telles que le Plan BIM 2022 ne sont pas négligeables, même si je regrette qu’il n’y ait pas d’obligation BIM sur certains types de projets. Le tragique incident de Notre-Dame devrait pourtant interpeller sur la nécessité d’un jumeau numérique de notre patrimoine bâti et du territoire. Colas a d’ailleurs signé un partenariat pour être acteur dans la Smart Région Ile-de-France. Il y a aussi un manque crucial de formation sur le BIM en général et sur la prise en main des logiciels.

Après un BIM d’or et un BIM d’argent, une reconnaissance incontestable du marché, quels sont vos prochains grands défis technologiques ?

Notre prochain défi est de rendre plus accessibles les données invisibles du sous-sol, notamment grâce à un partenariat avec WiseBIM, spécialiste de l’intelligence artificielle pour le BIM. Nous travaillons également sur la RA avec des partenaires comme Syslor et BIMmyProject/HoloBIM. Ces initiatives vont répondre au défi de taille que nous nous sommes fixés pour 2020, à savoir passer du BIM au CIM.

Dépollution du site de la raffinerie de Dunkerque – COLAS

Quelles sont tes passions à titre personnel et comment sont-elles liées avec ton quotidien de challenge ?

A titre personnel et sans aucun rapport, je suis passionné de kitesurf, ce qui, je le concède, est plus compliqué à pratiquer depuis la région parisienne… La contrepartie positive est que je peux désormais profiter de la riche activité culturelle de Paris et spécialement de l’architecture, que j’affectionne.

Connais-tu ABCD Blog et quels seraient tes suggestions d’amélioration ?

Je connais ABCD Blog depuis que j’ai entendu le mot BIM, je suis donc très honoré de cette interview et t’en remercie. Je le lis régulièrement et c’est toujours une grande source d’information, notamment pour savoir ce qu’il se passe dans les pays voisins et découvrir de nouveaux projets.

Cher Pierre, un grand merci et bonne route – si j’ose dire – vers le BIM ! Une route illuminée jusqu’à présent.

Une étude prospective intéressante de la DIRECCTE Constructys IDF sur les emplois dans le BTP d’ici 2024 met en avant l’importance et l’opportunité du BIM

Les organisations professionnelles du Bâtiment, la DIRECCTE d’Île-de-France et CONSTRUCTYS IDF ont mené une étude en collaboration afin de mettre à jour le CEP Bâtiment 2014 (Contrat d’étude prospective sur les besoins en emplois et compétences liés aux travaux du Nouveau Grand Paris et aux enjeux de la Transition énergétique dans le Bâtiment en Ile-de-France).

La région Île-de-France relève des défis importants en matière d’aménagement du territoire (construction de nouvelles lignes de transport, Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, transition énergétique des bâtiments). Afin d’anticiper les besoins en emplois et compétences liés à ces projets de grande envergure, il était nécessaire d’actualiser les études prospectives menées en 2013 dans les secteurs du Bâtiment et des Travaux publics.

En effet, dès 2013, la Direccte d’île-de-France, les CAPEB franciliennes, la Fédération Régionale des Travaux Publics, la Fédération des SCOP du BTP, les Fédérations Françaises du Bâtiment franciliennes et l’OPCA Constructys ont mené conjointement deux études pour évaluer l’impact du Grand Paris sur l’emploi et les compétences dans les métiers des Travaux Publics et du Bâtiment en Île-de-France. Le contexte actuel justifiait une actualisation de ces études, avec une projection sur la période 2019–2024.

Ces deux études ont été conduites par les cabinets Katalyse (Travaux publics) et Kuy Lab (Bâtiment et rénovation énergétique), sous le pilotage des huit fédérations professionnelles, de l’OPCO de la construction Constructys, de la Direccte d’Île-de-France et de la DRIEA pour le bâtiment. Le conseil régional d’Ile-de-France a également été associé à ces travaux.

Ces contrats d’études prospectives évaluent les besoins en emplois et en compétences d’ici 2024, définissent les principaux enjeux de ces secteurs d’activité, et proposent un plan d’action et des pistes de solutions à mettre en œuvre pour y répondre. En accord avec les membres des deux comités de pilotage, il a été décidé de restituer publiquement les conclusions des deux CEP devant les acteurs de l’emploi et des compétences dans le Bâtiment et les Travaux Publics le mercredi 11 décembre.

En Île-de-France, en 2018, le Bâtiment représentait 120 000 entreprises et près de 325 000 actifs qui réalisent un chiffre d’affaires de 38.7 milliards d’euros. Ces organisations professionnelles ont pour vocation de rassembler les entreprises de Bâtiment de toutes tailles, afin de défendre efficacement les intérêts collectifs de la Profession et leur apporter des services et des informations dans les domaines juridique, technique, social, emploi et formation… La Fédération Île-de-France Centre SCOP BTP rassemble les sociétés coopératives et participatives (SCOP) du BTP sur son territoire. En tant que syndicat professionnel, elle représente ses adhérents, accompagne leur développement socio-économique et favorise l’échange de bonnes pratiques.

La DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) est l’interlocutrice des entreprises et de tous les acteurs socio-économiques pour les questions économiques et sociales. Elle relève du Ministère de l’Economie et des Finances et du Ministère du travail. CONSTRUCTYS est l’Opérateur de Compétences de la Construction. A ce titre, cet organisme assure deux missions principales : un appui technique aux Branches Professionnelles (au niveau de la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences et des Certifications Professionnelles) et un service de proximité aux entreprises afin d’améliorer l’information et l’accès des salariés à la formation.

Contexte général de l’étude

La région Île-de-France se prépare à relever des défis importants en matière de transports, de logements et de développement économique. Face à ces enjeux majeurs, une volonté politique forte a été affirmée au travers d’une multitude de projets de construction – publics et privés – et de rénovation – notamment énergétique, auxquels s’ajoutent d’autres besoins en infrastructures pour l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. La branche, en partenariat avec l’État, travaille depuis 2012 à l’anticipation des besoins en recrutement et compétences. Des premiers travaux réalisés en 2014 pointaient un besoin en recrutement à horizon 2020 de plus de 27 000 salariés et des évolutions en compétences marquées. La présente étude vise à actualiser les besoins en emplois par métier pour la branche à horizon 2024. L’objectif est également d’approfondir qualitativement l’évaluation des impacts de ces évolutions sur les besoins en compétences de la branche, sur les politiques d’emploi des entreprises et sur le dimensionnement de l’appareil de formation. Cette étude a été menée entre mars et juillet 2019 par le cabinet KYU Lab accompagné par le comité de pilotage. Les résultats de cette étude permettront d’orienter la branche et ses partenaires institutionnels dans la construction et le pilotage d’un plan d’actions à destination des entreprises, des salariés et des demandeurs d’emploi pour répondre aux défis du Bâtiment.

Quid du BIM ?

Le BIM est mis en avant à plusieurs reprises dans cette étude. En effet, les différentes lois et réglementations incitent au développement des travaux de rénovation énergétique (et à l’utilisation de matériaux plus propres dès la construction) notamment par la mise en place de crédits d’impôts, prêts à taux 0, etc. Cela a pour conséquence de favoriser le recours aux métiers de la rénovation (chauffagistes, électriciens, plombiers, charpentiers, menuisiers, etc.). De nouvelles compétences émergent également, l’analyse du cycle de vie des bâtiments par exemple, dans un contexte où l’étude de ces derniers se précise (domotique, BIM, etc.).

Par ailleurs, la généralisation du BIM implique pour les maçons d’être capable de lire et d’interpréter des maquettes numériques partagées. A plus long terme, l’automatisation d’un certain nombre de tâches pourrait faire évoluer en profondeur les activités des maçons. En outre, le développement de la filière bois devrait faire évoluer la nature des projets avec des bâtiments de plus en plus hauts et un élargissement des domaines d’application du bois. L’utilisation du BIM devrait là-aussi se développer pour accompagner ces évolutions.

Il est aussi constaté que les métiers liés à l’encadrement vont devoir s’approprier la maquette numérique partagée (BIM). Leur capacité à faire travailler de concert différents métiers sera d’autant plus sollicitée.

Il est certain que l’introduction progressive du BIM fera évoluer les modes de travail et de communication des métiers des études et de la conception avec les autres acteurs du chantier.

Cela représente donc une véritable opportunité d’emplois pour les années à venir. Une étude passionnante à découvrir ici.

Toutes les sessions d’Autodesk University 2019 et leurs contenus désormais disponibles en replay et en téléchargement

AU 2019 Las Vegas fut une très belle édition et les professionnels qui ont eu la chance de s’y rendre en sont revenus ravis et impressionnés par les présentations de leurs pairs.
Bien que la conférence soit terminée, l’apprentissage ne fait que commencer. Les sessions d’AU 2019 sont désormais disponibles en ligne.

C’est une excellente méthode pour se former, les bonnes pratiques, les sessions magistrales, les prises en mains, et tout cela gratuitement.

Elles vous permettront gratuitement :

  • D’afficher des enregistrements vidéo, des documents, des diapositives, etc.
  • De vous connecter afin de revoir votre agenda AU 2019 et revoir les classes auxquelles vous avez participé
  • De partager vos sessions AU préférées avec vos collègues, pairs, et/ou amis

Tous les formats disponibles en fonction de la classe sont disponibles tels que les vidéos, support PowerPoint, déroulé de classe, audio, éléments à télécharger, etc.

C’est à vous de jouer ! Connectez-vous en cliquant ici.

Revivez Autodesk University 2019 en différé et découvrez un contenu et des présentations d’une extrème richesse !

C’est l’évènement phare de la communauté des Experts du digital et de la disruption du monde entier, tous domaines confondus : Architecture, Ingénierie, Construction, Industrie, Média et Divertissement, etc. Revivez-le en différé…

Ce moment que tout le monde attend en chaque fin d’année avant Noël, c’est Autodesk University qui connecte plus de 12 000 professionnels du monde de la construction, de la fabrication, de l’architecture, de l’ingénierie et des médias, avec quatre jours complets de sessions d’apprentissage en classe et d’expériences de mise en réseau. AU vise à doter ses participants des connaissances nécessaires pour assurer un avenir meilleur pour notre planète.

De nombreuses Sociétés françaises telles que Bouygues, Bouygues Immobilier, VINCI, Eiffage, ENGIE, Systra, COLAS, Léon Grosse, et bien d’autres encore, viennent soit présenter une classe et partager leur savoir et leur expérience, ou viennent écouter leurs pairs du monde entier.

Autodesk University 2019

La conférence a débuté par une allocution d’ouverture du président d’Autodesk, Andrew Anagnost, qui a réaffirmé l’engagement continu d’Autodesk de fournir aux différents secteurs, des solutions métriers leur permettant de faire plus, avec un impact moins négatif sur la planète. Lors de la conférence de cette année, l’accent a été mis sur l’opportunité importante d’améliorer les flux de travail, les résultats et le monde dans lequel nous vivons, à mesure que les secteurs évoluent. Il était accompagné de conférenciers invités, dont le Dr Elizabeth Hausler, fondateur et directeur général de Build Change qui oeuvre pour l’habitat des plus pauvres dans les zones défavorisées, ainsi que du directeur créatif de Walt Disney Imagineering, Asa Kalama qui a partagé l’expérience du parc Star Wars.

Deux autres conférenciers au cours de la conférence ont porté respectivement sur les derniers développements pour les clients des secteurs de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction (AEC), et de la conception et de la fabrication : Nicolas Mangon, Vice-Président Building Strategy Marketing et Jim Lynch, General Manager Autodesk Construction Cloud. Ces sessions à grande échelle ont présenté la technologie propres à chaque secteur, et ont également fourni une analyse approfondie de la manière dont ces domaines convergent pour permettre une meilleure innovation intersectorielle.

Découvrez et revivez ces sessions passionnantes en différé en cliquant ici.

Et découvrez aussi le keynote AEC de Nicolas Mangon, en cliquant ici.

Observatoire d’appels d’offres de la commande publique en Espagne, l’obligation du BIM progresse fortement !

L’observatoire des appels d’offres BIM du Groupe es.BIM en charge du développement de la stratégie BIM en Espagne a été créé en mai 2017 avec pour objectif de monitorer et d’analyser l’intégration d’obligations BIM dans les appels d’offres publics, tant quantitativement que qualitativement. Ils ont à ce jour publié plus de sept rapports et le dernier en date s’appuie sur l’analyse de plus de 517 appels d’offres publics intégrant cette obligation depuis 2017 jusqu’à maintenant, soit un total cumulé de 1 532,7 millions d’euros.

Évolution dans le temps

Les données analysées montrent qu’au premier semestre 2019, le nombre total des offres publiées est proche du total de l’année 2018, soit 195 contre 216 respectivement, ce qui signifie 38% du total publié à ce jour. Ces offres publiées en 2019 représentent un investissement total de 843,3 millions d’euros, une valeur qui double presque l’investissement total de 2018 (424,81 millions €). Il faut préciser que cette valeur élevée est due à la publication d’un grand nombre d’appels d’offres concernant l’exécution de travaux qui ont des valeurs de contrat estimées supérieures à d’autres phases.

En termes de leadership des régions, c’est la Catalogne (41%) qui mène la danse du BIM, puis la Communauté Valencienne (13%), Madrid et l’Andalousie (tous deux avec 9%).

En termes de maturité BIM, les offres publiques sont analysées en fonctions des requis BIM basés sur des indicateurs qualitatif pré-établis et l’enregistrement de l’obligation ou non, dans le cahier des charges. Ces indicateurs sont les suivants :

Types de livrables BIM entre autres :

  • S’il y a utilisation ou demande de livraison de formats ouverts dits openBIM de type IFC ou COBie
  • Si la réalisation nécessite un plan d’exécution BIM
  • Si l’intégration de personnel spécialisé dans l’équipe est requis
  • S’il existe une référence à une norme existante, soit nationale ou internationale
  • si l’utilisation d’un système de classification est requise
  • Si les exigences des informations clients sont définies
  • Et si nécessaire, contrôler expressément la qualité du modèle BIM

Parmi les résultats de ces indicateurs, la définition des produits livrables du BIM par rapport aux utilisations est illustrée ci-dessous :
65% des offres publiées avec une obligation BIM définissent certains livrables BIM, tandis que 51% définiraient une utilisation.
La nécessité d’utiliser des formats ouverts est également remarquable (45%).

Le secteur du bâtiment a augmenté progressivement le nombre d’offres publié depuis début 2017. Par rapport à l’infrastructure et sur le total accumulés, la construction représente 72% (372 des offres) contre 28% pour les infrastructures.

Le secteur des infrastructures a considérablement augmenté le nombre d’offres publiées depuis début 2017, avec un total de 142 et un investissement de
394 millions d’euros, et si l’on rapporte le nombre d’appels d’offres publics avec les obligations BIM publiées dans le secteur des infrastructures avec celles de la construction, actuellement un sur trois correspond au secteur des infrastructures.

Découvrez l’observatoire complet en cliquant ici.

Inscrivez-vous aux évènements du Futur de la Construction pour tout savoir sur les disruptions technologiques et la transformation numérique du secteur avec des intervenants de qualité à Paris et Lyon !

Enregistrez-vous pour les évènements Future of Making à Paris et Lyon des 26 novembre et 3 décembre !

Dernière ligne droite avant l’évènement Future of Making, concept porté par Autodesk, qui encourage la transformation digitale depuis les phases de conception, de construction, jusqu’à l’exploitation des environnements bâtis et urbains qui nous entourent. Autodesk a voulu donner la parole à ces professionnels innovants qui font notre monde de demain.

Lors de ces deux événements, placés sous le signe de l’innovation, venez écouter les keynotes inspirants et retours d’expériences concrets de vos pairs (Agence Jean-Paul Viguier Architecture, Bouygues Immobilier, GSE ou encore Vurpas Architectes) pour insuffler ce changement au sein de votre entreprise. Des personnalités dirigeantes d’Autodesk telles que Nicolas Mangon, Vice-Président Stratégie AEC et Eric Piccuezzu, DirecteurThought Leadership AEC Monde viendront partager leur vision du futur.

Il y sera question de projets tels que la Tour Hyperion en bois de l’agence Jean-Paul Viguier qui a gagné le récent BIM d’or 2019, des beaux et durables entrepôts logistiques du grand contractant général français GSE, ou encore des majestueux projets culturels tels que ceux de l’agence Vurpas Architectes…

Vous pourrez y réseauter avec vos pairs, découvrir les succès d’autres professionnels et rencontrer les sponsors technologiques et start-ups qui transforment le secteur.

Public ciblé : Décideurs et acteurs clés concernés et intéressés par les sujets d’innovation et de transformation digitale.

RDV à PARIS le 3 décembre 2019 de 14H à 18H30 à la Station F – 5 Parvis Alan Turing – 75013 Paris. Vous inscrire en cliquant ici.

RDV à LYON le 26 novembre 2019 de 14h à 18h30 à la Halle H7 – 70 Quai Perrache – 69002 Lyon. Vous inscrire en cliquant ici.

Les partenaires de ces évènements sont :



Construction 4.0, un ouvrage de référence d’Edward Woods, Christian Grellier et Karim Beddiar à lire pour faire avancer le numérique en France !

Un secteur du BTP pas assez productif et peu innovant !

À l’heure actuelle, plus de la moitié des projets de construction pourraient être optimisés pour éviter les erreurs, défauts ou processus non coordonnés. Le cloisonnement des métiers de la construction pénalise par ailleurs souvent l’échange d’informations et la collaboration des intervenants.

Des leaders d’opinion impliqués pour une transformation radicale du secteur !

Rédigé par des Acteurs clés de la transformation digitale que sont Edward Woods, Directeur Technique Central chez Bouygues Immobilier, Christian Grellier, Directeur Open Innovation chez Bouygues Immobilier et Karim Beddiar, Ingénieur, Docteur des Ponts et Chaussées et Enseignant, cet ouvrage brosse un tableau parfait de l’évolution des pratiques et du digital en s’appuyant sur l’histoire de ces révolutions et disruptions. Ils proposent leur regard et des actions concrètes pour faire évoluer notre pays vers ces pratiques incontournables et inéluctables si nous souhaitons rester dans la course et avoir une Industrie du BTP efficace et compétitive.

De nouvelles tendances de fond à portée de main !

L’industrie 4.0, avec le big data, l’intelligence artificielle, la robotique, l’Internet des objets, le BIM, la réalité augmentée ou l’impression 3D, offre aujourd’hui de nouvelles opportunités aux entreprises qui entendent accroître leur compétitivité, la qualité de leurs travaux, le respect des délais et les nouveaux services offerts à leurs clients.
Ce livre offre une grille de lecture complète permettant d’appréhender les enjeux, les concepts, les technologies ainsi que les impacts de cette révolution appliquée au bâtiment et à la ville. Il servira de point d’appui méthodologique pour les différents acteurs de la chaîne de la construction qui veulent profiter des nouvelles perspectives ouvertes par l’ère du numérique.

Sommaire de l’ouvrage :

Élements introductifs au bâtiment du futur. Évolutions de l’industrie. Économie circulaire et immobilier. La construction : une industrie en profonde mutation.
Bâtiment 4.0 Contexte. « Bâtiment 4.0 » ?. La conception d’un bâtiment flexible à l’architecture simplifiée. Le principe constructif d’un bâtiment réversible. Un bâtiment smart multipreneur, simplifié pour les utilisateurs. Un bâtiment intelligent avec garantie de performance. Un bâtiment intelligent avec de nouveaux services pour le promoteur. Un bâtiment à « économie positive » pour une meilleure valorisation. Des bâtiments à énergie positive vers des quartiers à impacts positifs.
Concept, outils et technologie.  Nouveaux modes constructifs. Nouveaux outils de management de projet.
Stratégies et déploiement. Rôle de la recherche et de l’innovation. Formation et montée en compétences. Outils juridiques à deployer.
Études de cas. The Black Swans (Strasbourg). La maison YHNOVA (Nantes). Écoquartier Confluence (Lyon)

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage en cliquant ici.

Evènements Futur de la Construction à Paris le 3 décembre et à Lyon le 26 novembre ! Venez écouter les Architectes, Ingénieurs et Entreprises qui conçoivent et construisent le monde de demain !

Le Future of Making, concept porté par Autodesk, encourage la transformation digitale depuis les phases de conception, de construction, jusqu’à l’exploitation des environnements bâtis et urbains qui nous entourent. Autodesk a voulu donner la parole à ces professionnels innovants qui font notre monde de demain.

Lors de ces deux événements, placés sous le signe de l’innovation, venez écouter les keynotes inspirants et retours d’expériences concrets de vos pairs (Agence Jean-Paul Viguier Architecture, Bouygues Immobilier, GSE ou encore Vurpas Architectes) pour insuffler ce changement au sein de votre entreprise. Des personnalités dirigeantes d’Autodesk telles que Nicolas Mangon, Vice-Président Stratégie AEC et Eric Piccuezzu, DirecteurThought Leadership AEC Monde viendront partager leur vision du futur.

Il y sera question de projets tels que la Tour Hyperion en bois de l’agence Jean-Paul Viguier qui a gagné le récent BIM d’or 2019, des beaux et durables entrepôts logistiques du grand contractant général français GSE, ou encore des majestueux projets culturels tels que ceux de l’agence Vurpas Architectes…

Vous pourrez y réseauter avec vos pairs, découvrir les succès d’autres professionnels et rencontrer les sponsors technologiques et start-ups qui transforment le secteur.

Public ciblé : Décideurs et acteurs clés concernés et intéressés par les sujets d’innovation et de transformation digitale.

RDV à PARIS le 3 décembre 2019 de 14H à 18H30 à la Station F – 5 Parvis Alan Turing – 75013 Paris. Vous inscrire en cliquant ici.

RDV à LYON le 26 novembre 2019 de 14h à 18h30 à la Halle H7 – 70 Quai Perrache – 69002 Lyon. Vous inscrire en cliquant ici.

Les partenaires de l’évènement :

Bouygues Travaux Publics recrute un(e) Coordinateur(rice) BIM

Bouygues Travaux Publics est une grande Entreprise experte des projets complexes, notamment les tunnels, ouvrages d’art et infrastructures routières, portuaires et ferroviaires. Implantée en France et dans de nombreux pays, l’entité dispose d’une expertise reconnue dans la conception et la réalisation de projets de grande envergure à forte valeur ajoutée et dans la mise en place de projets en PPP, allant du montage d’affaires, le management de grands projets et la maîtrise des techniques de pointe.

Dans le cadre de son expansion et de la gestion de ses grands projets, Bouygues Travaux Publics recrute recrute un(e) Coordinateur(rice) BIM avec de bonnes connaissances en génie civil, une connaissance des flux de travail BIM ainsi qu’une bonne maîtrise des logiciels BIM Autodesk Revit et Autodesk Navisworks.

Si vous souhaitez obtenir plus de détails et postuler, il vous suffit de cliquer ici.