Innovation – Un moteur de recherche visuel pour modèles et objets BIM par CADENAS

CADENAS, développeur de logiciels allemand connu depuis longtemps, essentiellement dans le domaine de l’Industrie, lance un moteur de recherche visuel en béta permettant aux ingénieurs, aux concepteurs et aux architectes de trouver des millions de modèles 3D en format CAO et/ou BIM parmi des centaines de catalogues de fabricants disponibles dans le monde entier.

C’est un fait, les moteurs de recherche classiques ne sont pas spécialisés pour le secteur technique. Ainsi, lorsqu’ils sont utilisés pour rechercher un objet de bibliothèque ou une famille BIM particulière, ils donnent des résultats trop généraux. Avoir un équivalent puissant de recherche comme ceux des voyages et billets de trains et d’avions a un vrai sens.

CADENAS a donc développé un moteur de recherche visuel appelé 3Dfind.it, qui permet aux professionnels de l’AEC d’effectuer une recherche plus spécifique sur des produits d’architecture, d’ingénierie, de génie électrique et électronique, puis de les télécharger et de les utiliser pour leurs projets. Les résultats de la recherche intègrent les données de produit numériques des familles et objets mis à disposition par les fabricants pour l’ingénierie, la conception et la planification.

De nombreux catalogues proposent plus de 150 formats CAO et BIM natifs et aussi neutres, tels que Autodesk Revit, Autodesk Inventor, AutoCAD, ainsi que pour d’autres outils similaires du marché.

CADENAS précise que les ingénieurs et architectes consacrent 27% de leur temps à la recherche d’informations. 3Dfind.it a donc notamment été développé pour réduire considérablement ces temps de recherche et accroître l’efficacité de l’ingénierie et de la planification de la construction.

Les fonctions de recherche suivantes sont disponibles pour les utilisateurs de ce moteur de recherche :

  • Recherche de texte paramétrique – Recherches en texte intégral hautes performances offrant des propositions et des corrections, ainsi que des opérateurs logiques (autorisant par exemple D <12)
  • Recherche de formes 3D – Recherche de pièces géométriquement similaires à partir d’un composant de référence
  • Recherche d’esquisse 2D – Réception des résultats appropriés en esquissant un simple dessin 2D
  • Recherche de photos 2D – Recherche d’objets similaires en téléchargeant une photo d’objet
  • Recherche par couleur – Filtrage des composants dans la bibliothèque de pièces en fonction de la couleur
  • Recherche d’entités / topologies (à venir) – Recherche de composants ayant les mêmes propriétés et les mêmes dimensions
  • Recherche par catégorie telle que DIN / ISO / eClass (à venir) – Filtrage des composants en fonction de certaines catégories
  • Recherche de classe 2.0 / recherche inversée (à venir) – Trouver une correspondance avec un composant existant dans la bibliothèque de composants

Le moteur de recherche visuelle de données d’objets numériques 3Dfind.it est disponible à l’adresse suivante : http://www.3Dfind.it/

Lectures de l’été, le portail des témoignages de vos pairs utilisant le BIM est en ligne !

Vous cherchez à comprendre comment vos pairs sont passés au BIM et se sont approprié ce nouveau processus ? Vous souhaitez découvrir comment la conception générative, la collaboration ouverte, l’intelligence artificielle, ou la capture de la réalité peuvent vous aider à être plus efficaces ?

De grands noms et des TPE-PME ont franchi ce cap il y a déjà quelques temps et ils ont accepté de partager leur expérience, leur vécu, leurs succès et aussi leurs difficultés… Parmi eux, Jacques Ferrier Architecture, Wild Rabbit Architecture, Art Graphique & Patrimoine, Legendre Construction, Ouyout, Brioches Pasquier, Renzo Piano Building Workshop et bien d’autres encore.

Que ce soit avec Revit, Navisworks, 3ds Max, ReCap, BIM360, Forge ou d’autres technologies, ils ont rendu leurs entreprises plus efficaces et profitables, leur permettant ainsi de lutter à armes égales avec leurs pairs au niveau européen, voire mondial.

Découvrez ces beaux témoignages de Professionnels innovants utilisant le BIM et les autres tendances innovantes en cliquant ici.

Bryden Wood donne vie au futur de la construction au Royaume-Uni – Interview de Jesus Perucho Alcalde, Digital Delivery Information Manager

Bonjour à tous, cette semaine, nous avons l’honneur et le plaisir de recevoir une société britannique d’architecture et d’ingénierie de premier plan – Bryden Wood – et son Digital Delivery Information Manager, Jesus Perucho Alcalde, architecte de formation. Ils innovent au quotidien dans leur pratique depuis des années et repoussent les limites du possible. Ils ont été au début de cette année désignés pour diriger la transformation numérique du secteur de l’AEC au Royaume-Uni.

Jesus Perucho Alcalde
Associate (Digital Delivery Information Manager)
JPeruchoAlcalde@brydenwood.co.uk
+44 (0)20 7253 4772
100 Grays Inn Road, London, WC1X 8AL. United Kingdom

Site web officiel Bryden Wood

Bonjour Jésus, pourriez-vous d’abord vous présenter et nous parler de votre parcours ? Et nous expliquer ce qui vous a amené à l’AEC dans vos études ?

Bonjour Emmanuel. Merci pour votre invitation.

J’ai commencé mes études aux Beaux-arts à Madrid. Je me débrouillais bien et j’appréciais mon père, le Dr Jesus Perucho Lizcano, architecte et enseignant à l’école d’architecture, qui m’avait suggéré de m’initier à l’architecture pour voir si cela me plairait. Je me rends compte aujourd’hui que c’est la meilleure chose que j’ai pu faire. J’ai été diplômé en architecture en 2003 à l’ETSAM de Madrid. J’ai également étudié pendant un an à l’Illinois Institute of Technology de Chicago en 2000 et j’ai passé un MBA en 2012.

Étiez-vous déjà passionné par les nouvelles technologies lorsque vous étudiez ou cela est-il né pendant vos missions dans certaines entreprises ?

Depuis que je suis étudiant, j’ai également eu l’influence de mon père qui, à cette époque, il y a 20 ans, utilisait un logiciel BIM allemand. J’ai eu ma propre licence d’étudiant à ce moment-là. Mais c’est plus tard, lorsque j’ai travaillé en tant qu’architecte, où j’utilisais ArchiCAD pour accélérer la production de mes dessins que j’ai commencé à comprendre l’importance de la 3D. Plus tard en 2008, je travaillais dans une société allemande à Dubaï et j’ai alors appris à me servir d’Autodesk Revit. Cela a changé la donne pour moi. En 2009, j’ai ouvert un centre de formation Revit à Madrid, 1Auno Academia, où j’enseignais Revit aux architectes et aux étudiants. Depuis lors, j’ai toujours aimé découvrir de nouvelles choses sur la manière dont la technologie peut aider le processus de conception et de construction. En 2014, je suis arrivé à Londres et j’ai rejoint Foster + Partners en tant que coordinateur BIM. J’occupais le rôle de BIM Manager pour le NAICM, le Nuevo Aeropuerto Internacional de Mexico, où nous avons défini toute la stratégie BIM, modélisé les modèles architecturaux de tous les bâtiments. et coordonné les maquettes BIM de tous les entrepreneurs. Cela représentait un total de plus de 750 000 m² avec une géométrie complexe, entièrement en BIM (modélisée avec Rhino et Grasshopper pour la géométrie du toit et un mélange d’autres outils dont Revit bien entendu).

Ce projet était très exigeant. Cela restera certainement le plus gros projet sur lequel j’ai travaillé de toute ma vie.

Maintenant, pourriez-vous nous en dire un peu plus sur Bryden Wood (histoire, lieu, employés, etc.)? Quelles sont les principales industries que vous couvrez et quels sont vos domaines d’expertise ?

Bryden Wood a débuté il y a environ 25 ans en tant qu’agence d’architecture. Plus tard, ils ont intégré des ingénieurs structure, puis fluides et CVC, plomberie. Depuis le début, ils ont été attachés à l’utilisation de technologies numériques. Les fondateurs, Mark Bryden et Martin Wood, ont notamment cherché de nouvelles méthodes de travail et de transformation du secteur, telles que la systématisation, la conception pour la fabrication et la construction hors site, entre autres.

À l’heure actuelle, tous ces domaines sont largement couverts en tant que domaines d’expertise, services fournis, en plus de la conception intégrée (conception architecturale et technique), BIM, analyse de données, conception de l’optimisation des actifs, conception DfMA pour la fabrication, systématisation, plates-formes, automatisation des processus de conception et de construction d’architecture et d’ingénierie et de la pensée participative.

Vous couvrez à la fois l’architecture et l’ingénierie, n’est-ce pas ? Quelle est la répartition en termes de couverture de secteurs et métiers des employés ?

Oui, nous travaillons à la fois en architecture et en ingénierie : structure, ingénierie et génie civil.

Il y a des équipes pour chaque discipline. Toutes les disciplines peuvent donc être réalisées en interne avec des équipes dédiées, ce qui facilite beaucoup la communication et la coordination entre les équipes de différentes disciplines.

Vous travaillez à la fois sur des projets d’infrastructure et de bâtiment ? Quelle est la différence en termes de travail en BIM sur ce type de projets ?

Il n’y a pas de grande différence. Ces deux types de projets possèdent à la fois la géométrie et les informations. Les deux ont besoin d’une approche similaire au stade de la conception. On pourrait notamment parler de la différence d’échelle, à titre d’exemple. Mais si l’échelle est un élément clé, vous pouvez contrôler le niveau de détail. Si vous créez un outil applicable dans tout le pays, par exemple à toutes les autoroutes d’Angleterre, vous ne pourrez pas, dès le début, créer un modèle BIM très détaillé. Vous devez utiliser des outils très légers et rapides, vous devez travailler avec des lignes et des informations uniquement, pas des modèles lourds. Et lorsque vous avez optimisé la conception, vous pouvez créer un modèle BIM plus précis de certaines parties.

Comment vous différenciez-vous de vos concurrents ? Quels sont vos différenciateurs clés ?

Pour être bref, je dirais que c’est l’approche de la technologie. Le BIM est un état d’esprit, pas un logiciel.

Il est important de comprendre la technologie pour vous aider à atteindre ce que vous imaginez. C’est pourquoi notre équipe s’appelle Creative Technologies. Vous avez toute la technologie à portée de main. Il suffit juste d’être créatif avec cela.

Nous savons que vous êtes des experts reconnus de la préfabrication, DFMA et construction industrialisée. Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?

Bryden Wood possède une vaste expérience en matière de conception pour la fabrication et l’assemblage. Nous avons été conseillers gouvernementaux afin de définir les normes de l’industrie concernant le DFMA au Royaume-Uni avec la création d’un document intitulé « Plateformes, Combler le fossé entre la construction et la fabrication ». Il existe une culture profonde consistant à aider le secteur de la construction, à gagner du temps et à réduire les coûts des processus de construction grâce à des processus et des flux de travail numériques, à la fabrication hors site et au montage sur site. Nous avons développé plusieurs projets et construit à Londres, au Royaume-Uni, en Russie et à Singapour par exemple.

Quels sont les projets clés sur lesquels votre entreprise a travaillé ou travaille actuellement ?

Pour n’en nommer que quelques-uns : la gare Crossrail à Londres, la création d’une plate-forme web numérique basée sur le Big Data pour les logements modulaires et les écoles modulaires à Londres, et création et développement d’une plate-forme d’ingénierie automatisée appelée REM pour Highways England.

Pourquoi le BIM est-il si important pour votre entreprise ?

Le BIM est l’outil d’utilisation quotidienne pour tous les projets.

Chez Bryden Wood, tout est conçu directement en 3D et en BIM avec Revit, ou d’autres outils, avec des informations attachées tout au long du processus.

Le BIM est la connexion et l’interaction de tous les outils. Le BIM est l’environnement, le liant qui relie tout, l’essence, ce n’est pas un logiciel de modélisation.

Quel est votre rôle chez Bryden Wood ? Pourriez-vous nous expliquer vos responsabilités et tâches quotidiennes ?

J’ai un rôle de Digital Delivery Information Manager.

Mes responsabilités concernent l’ensemble des technologies et des flux de travail liés au BIM (Londres, St Albans, Barcelone et Singapour) et des disciplines (Architecture, Structure, MEP).

Mes tâches quotidiennes consistent à aider sur certains projets, tels que REM 2.0 (Highways), à mettre en place une stratégie BIM cohérente et des processus similaires à ceux du projet Old War Office à Londres, de définir une stratégie permettant de mettre en œuvre un grand nombre de paramètres FM dans un projet qui peut être un exemple à suivre pour de nombreux data centers en Europe du même client, en s’assurant que nous appliquons notre propre stratégie BIM et nos normes dans les projets, en modélisant les meilleures pratiques ou en procédant à un audit d’analyse de la qualité des modèles à émettre, en veillant également à ce que nous utilisions les outils et logiciels les plus modernes disponibles sur le marché.

Une partie de mon rôle consiste également à m’occuper des relations extérieures dans le secteur de l’AEC en Espagne, au Mexique et dans d’autres pays européens.

En tant que responsable BIM, gérez-vous principalement les personnes ou utilisez-vous également des technologies ?

Fondamentalement, je gère des technologies, les technologies du BIM pour être plus précis. Je dois être au courant de l’état de l’art de l’industrie et de la façon dont les choses se font dans la pratique. Pour cela, il existe une équipe de BIM managers très expérimentés par discipline : Mohamed Ellithy pour Structures, Jacob Johnson pour l’Architecture et Robert Attwell pour le MEP.

Quelles sont les principales technologies BIM utilisées par Bryden Woods ?

En tant qu’outil de création, nous utilisons principalement Autodesk Revit. Mais comme vous le savez, le BIM ne concerne pas les logiciels, mais l’intégration, il faut trouver le meilleur outil pour chaque sujet. Nous utilisons donc beaucoup Rhino et Grasshopper, ainsi que Dynamo pour Revit, Autodesk Navisworks, mais également un logiciel mécanique pour le DfMA, QGIS, Tableau et de nombreux autres logiciels et plugins. Nous créons nos propres outils si nous en avons besoin. C’est là que réside la plus grande partie de la puissance de notre équipe Creative Technologies.

À votre avis, quelle technologie BIM a été un facteur clé de disruption pour le secteur de l’AEC ?

Tous les outils de création disponibles sur le marché ont été très perturbants au moment de leur apparition, comme Autodesk Revit. De nombreux projets internationaux à l’heure actuelle tirent vraiment parti de l’utilisation de ces outils. Avant le BIM, de nombreux autres outils devaient être créés manuellement pour générer des éléments complexes. Par exemple, un script Excel pouvait générer les coordonnées 3D de points pour créer une géométrie complexe, comme le célèbre projet St Mary Ax, ou The Gherkin, à Londres, par Norman Foster.

Conception générative, IA, robotique, DFMA, conception informatique, capture de la réalité. Quelles sont les tendances auxquelles vous participez et que vous pratiquez ?

En ce qui concerne la conception générative, nous appliquons des outils d’optimisation pour résoudre des problèmes géométriques basés sur des algorithmes génétiques (GA).

À l’aide d’un modèle paramétrique, défini par des variables géométriques et structurelles, nous définissons une fonction d’optimisation afin de maximiser / minimiser une valeur spécifique. En utilisant GA, nous combinons automatiquement les données et générons de nouvelles solutions, en enregistrant le meilleur pour la conception future. Ce processus a été appliqué à divers projets afin de maximiser l’efficacité des bâtiments sur le site.

Nous avons testé la version beta de Project Refinery d’Autodesk, ainsi que d’autres plugins pour Grasshopper for GA.

En ce qui concerne l’IA, nous effectuons des études d’apprentissage automatique.

Dans l’équipe de robotique de Creative Technologies, nous étudions de nouvelles façons de mettre en œuvre l’automatisation et la robotique dans la construction de projets architecturaux à grande échelle, en nous concentrant sur la création de flux de travail homogènes reliant la conception et la fabrication robotique. Nous développons des outils de conception et de programmation robotique basés sur les données, dans le but de faciliter l’intégration de technologies de fabrication avancées dans l’architecture et la construction.

Le DFMA (Digital Fabrication for Manufacturing and Assembly) est l’une de nos compétences clés, comme je l’ai déjà dit.

La conception informatique, sous toutes ses formes, est profondément ancrée dans la pratique quotidienne, créant des scripts personnalisés dans Dynamo pour Revit pour les géométries complexes, l’extraction de données dans Grasshopper pour Rhino, pour de nombreuses utilisations, de la modification géométrique à la conception structurelle, l’analyse énergétique, la conception générative, l’analyse et l’extraction de données et l’optimisation de la conception.

À propos de la capture de la réalité, nous effectuons également une numérisation 3D de bâtiments existants afin de créer des modèles BIM précis à partir d’actifs existants pour nos clients.

Travaillez-vous également sur la construction modulaire ? Si oui, pourriez-vous s’il vous plaît nous donner quelques exemples ?

Oui, et cela est très lié au DFMA. Nous développons des projets pour nos clients afin de systématiser des pièces ou l’ensemble du bâtiment afin qu’il puisse être fabriqué hors site. Pour cela, le bâtiment et les pièces doivent être modulaires, répétitifs, normalisés, les modules de transport doivent être adaptés aux dimensions d’une remorque et à de nombreuses autres règles. Nous avons mis au point des projets très détaillés allant de la stratégie aux modèles de fabrication de logements et d’écoles en vue de leur mise en œuvre au Royaume-Uni.

Quelles sont les difficultés liées à la gestion du BIM et à la transformation numérique d’une telle entreprise ?

La transformation numérique de la société est dirigée par Phil Langley, directeur du conseil d’administration et responsable de l’équipe des technologies créatives à laquelle j’appartiens. Je ne suis responsable que du côté BIM, qui en fin de compte est également connecté à d’autres outils. Il est donc essentiel de rester en contact et de coordonner les activités de tous les membres de l’équipe. C’est très difficile pour moi et j’apprends beaucoup de mes collègues de l’équipe.

Pouvez-vous nous donner un exemple des projets les plus passionnants sur lesquels vous avez travaillé et des approches novatrices que vous avez utilisées ?

À Bryden Wood, je participe à des projets à la technologie étonnante, comme celui intitulé GLA : Il s’agit d’une plate-forme Web fonctionnant sur la base d’un moteur de jeu. C’est un outil de conception génératif qui compile d’un côté les analyses Big Data de la ville de Londres données pour le logement résidentiel à tous les niveaux : ville, quartier, parcelle, appartement et chambre. Il compile également les règles de construction.

Avec cette entrée et la sélection manuelle sur l’outil Web d’un tracé et d’une forme, vous pouvez créer avec des curseurs de paramètres votre propre cuisine de bâtiment et affecter automatiquement les types d’appartements de 1, 2, 3 ou 4 chambres à la suite des règles obtenues par le Big Data. En outre, il vous indiquera s’il est possible de fabriquer un quantitatif et résumé et exportera également un modèle BIM pour la conception. Cet outil a été développé pour la London Housing Authority et sera gratuit pour les utilisateurs via Internet.

En outre, l’outil de modélisation technique Rapid, développé par REM pour le programme SMP Smart Motorways de Highways England, change véritablement la donne dans l’industrie. C’est également un moteur de règles qui acquiert toutes les informations du réseau routier, les analyse de manière topographique et environnementale, les optimise et fournit la conception optimale pour la localisation des signaux, les ponts, les murs de soutènement et une conception entièrement optimisée de l’ensemble du réseau autoroutier. Ces informations sont stockées dans une base de données. Vous pouvez y accéder à partir de tableaux de bord, d’images, de cartes et de navigation dans la réalité virtuelle.

Je n’en cite que deux, mais il y a d’autres projets incroyables comme celui-ci.

Venant d’Espagne, comment voyez-vous la différence entre l’Europe du Sud et la Grande-Bretagne ? Plus avancé et leader au Royaume-Uni ? Et pourquoi ?

Oui, je dirais qu’au Royaume-Uni le marché est plus mature, l’industrie du BIM, du DfMA, et la numérisation en général sont plus établis. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. L’une d’elles est la culture en général elle-même, plus pragmatique au Royaume-Uni et proactive en termes de recherche d’efficacité. Cela a incité le gouvernement britannique à lancer le groupe de travail BIM au Royaume-Uni en 2011, obligeant tous les projets publics à atteindre le niveau 2 de BIM d’ici à 2016. Dans d’autres pays, comme l’Espagne, le retard pris est considérable, mais il est en voie de le devenir.

Les étudiants espagnols de l’AEC sont-ils bien formés et préparés à cette révolution ?

Avant, il était difficile de trouver une bonne formation BIM (comme je vous l’ai dit, j’avais moi-même une école de formation BIM il y a 10 ans à Madrid). Heureusement, il est maintenant plus facile de trouver une bonne formation BIM, car de nombreuses écoles et associations d’architectes privées et publiques offrent une formation de qualité. J’espère seulement que cela ne restera pas seulement appliqué au BIM, mais que cela se généralisera à tous les aspects de la technologie numérique.

Pensez-vous que l’obligation BIM était une bonne idée pour le Royaume-Uni et le recommanderiez-vous à d’autres pays comme la France pour accélérer sa transition digitale ?

Absolument, pousser le BIM pour le secteur du BTP doit venir du gouvernement si l’on veut que cela réussisse pleinement. Sinon, le secteur et les autorités seront déconnectés, il y aura de grandes lacunes dans l’offre des entreprises, du secteur universitaire, et il n’y aura pas de normes, de règles ou de terrain d’entente pour le BIM. Le secteur français de l’AEC gagnerait beaucoup à ce que le gouvernement français mette en œuvre une obligation BIM visant à aider le secteur.

Votre directeur a récemment été nommé pour diriger la transformation du secteur de la construction pour le gouvernement britannique, félicitations. C’est une véritable reconnaissance sur le marché. Comment allez-vous mener ces efforts ?

Oui, Jaimie Johnston a été nommé responsable de la conception de la nouvelle transition digitale appelée «Transforming Construction Alliance», qui a remporté une offre de financement d’un montant de 72 millions de livres sterling pour transformer la manière dont les bâtiments publics sont conçus, fabriqués, intégrés et connectés au Royaume-Uni. Le travail consistera principalement à adopter une « approche de plate-forme » pour la conception et la construction, maintenant que le gouvernement britannique a pleinement adopté nos suggestions à cet égard. Nous déploierons une équipe d’architectes et d’ingénieurs pour travailler sur le projet cette année.

De votre côté, êtes-vous toujours en train de concevoir des projets ou êtes-vous principalement à l’origine de l’innovation technologique et de l’adoption par Bryden Wood ?

Pour l’instant, je suis uniquement focalisé sur les sujets technologiques, mais j’aide également à des projets et je suis impatient de jouer un rôle plus actif dans la phase de conception également. Nous sommes tous deux architectes, n’est-ce pas ? Je pense que nous apprécions tous cela, n’est-ce pas (sourire) ?

Faites-vous principalement des projets au Royaume-Uni ou également à l’étranger ? Quels sont vos projets pour développer vos activités en France ?

Principalement au Royaume-Uni. Mais nous avons des projets réalisés à Singapour pour GSK, en Russie et à Hong Kong. Nous serons bientôt en Espagne et j’espère aussi en France.

Y a-t-il des choses spécifiques sur votre entreprise que vous voudriez partager avec nos lecteurs français ?

Nous sommes ici pour aider les entreprises à réaliser des projets incroyables. Alors, si vous avez des idées, faites-nous participer ! Je vous remercie !

Cher Jésus, merci beaucoup pour votre interview passionnante. Continuez à nous surprendre avec votre grande société.

Bryden Wood, the new route to Construction Future ! Interview of Jesus Perucho Alcalde, Digital Delivery Information Manager

Hi everyone, this week, we have the honor to receive a leading English Architectural and Engineering practice – Bryden Wood – and his BIM Leader, Jesus Perucho Alcalde. They really innovate in their practice since years and are pushing the boundaries and they’ve been designated to lead the digital transformation of the UK AEC Sector.

Jesus Perucho Alcalde
Associate (Digital Delivery Information Manager)
JPeruchoAlcalde@brydenwood.co.uk
+44 (0)20 7253 4772
100 Grays Inn Road, London, WC1X 8AL. United Kingdom.

Hello Jesus, could you first introduce yourself and tell us about your background? And what led you to AEC in your studies?

Hello Emmanuel. Thank you for your invitation.

I started studying fine Arts in Madrid. I was doing well and I enjoyed it, though  my father , Dr. Jesus Perucho Lizcano, who is architect and was also teaching at the architecture school, invited me to try architecture to see If I liked it. Now I see it is the best thing I could have done.  I graduated in architecture in 2003 in ETSAM, Madrid. I also studied one year High Rise studies in Illinois Institute of Technology in Chicago in 2000 and studied an  MBA in 2012.

Were you already passionate  about new technologies when you were studying or did this happen while you entered some companies?

Since I was studying I also got the influence of my father who, at that time, 20 years ago , was already testing BIM software. I had my own student license for it. But it was later on, when working as an architect at my own practice, that I was using ArchiCAD for speeding my drawing production. Later in 2008, I was working in a German Company in Dubai, and learnt Autodesk Revit. That was a game changer for me. In 2009 I opened a Revit Training Center in Madrid, 1Auno Academia, where I was teaching Revit to architects and students. Since then, I enjoyed always to discover new things about how the technology can help the design and construction process. In 2014, I came to London and I joined Foster + Partners as a BIM Coordinator and I was acting as BIM Manager for the NAICM, Nuevo Aeropuerto Internacional de Mexico, where we set up all the BIM strategy , modelled the architectural models of all buildings and coordinated all the contractors’ BIM models. It had more than 750.000 sqm with a complex geometry, it was done entirely in BIM, (and in Rhino 3D and Grasshopper for the geometry of the roof and a mix of other tools).

This project was very challenging , for sure it will be the biggest project I’ll ever do. 

Now, could you tell us a bit more about Bryden Wood (history, location, employees, etc.)? What are the main Industries you cover and what are your fields of expertise?

Bryden Wood started around 25 years ago, as an Architecture Office and later incorporated Structural and MEP engineers. Since the very beginning, it has been very focused in Technology. A key point for the founders, Mark Bryden and Martin Wood, was to find new ways of working and how to transform the industry, like Systemisation, Design for Manufacturing and Construction Offsite among others.

At the moment, all these areas are extensively covered as areas of expertise, as services provided, on top of Integrated Design, (Architectural and all Engineering Design), BIM, Data Analytics, Design of Asset Optimization, DfMA Design for Manufacturing and Assembly, Systemisation, Platforms, automating architectural and Engineering design and construction processes and Chip Thinking.

You cover both architecture and engineering, correct? What is the split in terms of employees industries coverage?

Yes we do both architecture and engineering: Structural, MEP and Civil engineering.

There are teams for each discipline. So all the disciplines can be done in house with internal teams, so it is much easier for communication and coordination between discipline teams.

You work both on Infrastructure and Building Projects? How big the difference is in terms of working in BIM on such kind of projects?

There are no big differences. Both kind of projects have geometry and information. Both need a similar approach in the design stage. It would be a difference in scale, as an example. But if the scale is a key element that you can control with the level of detail. If you are creating a tool applicable all countrywide, to the all highways of England as an example, you can’t do from the beginning a very detailed BIM model. You need to use very lightweight and fast tools, you need to work with lines, and information only, not heavy models. And when you have optimized the design, then you can do more precise BIM model of parts of it. 

How do you differentiate versus your competitors? What is your key differentiators?

To be brief, I would say it is the approach to the technology. BIM is a state of mind, not a software.

Understanding technology as the help to achieve what you are imagining. That is why our team is called Creative Technologies. You all have the technology there, at the reach of tour hand. Just be creative with it.

We know you’re big Expert of prefabrication, DFMA and Industrialized construction. What could you tell us about that?

There is an extended experience in Bryden Wood about Design for Manufacturing and Assembly. We have been government advisors in order to define the standards of the industry about DFMA in the UK with the creation of one document called « Platforms, Bridging the gap between construction and manufacturing ». There is a deep culture of helping the construction sector, making more efficient in time and cost the construction processes with digital processes and workflows, manufacturing offsite and assembling onsite. We have developed several projects and built in London, UK, Russia and Singapore as an example.

What are the key projects your company have been working on or is currently working on?

Just to name few of them: Crossrail stations in London,  the creation of a Digital web platform for Modular housing and modular schools in London based on Big Data, and the creation and development of an automated engineering platform called REM for Highways England.

Why is BIM so important for your company?

BIM is the daily use process for all projects.

I mean, everything is designed directly in 3D with Revit, or other tools, with information attached following a process.

BIM is the connection and interaction of all the tools. BIM is the environment, the glue that connects all, the essence, it is not a modelling software.

What is your role at Bryden Wood? Could you explain us your responsibilities and daily tasks?

My role is called Digital Delivery Information Manager.

My responsibilities are all the BIM related technology and workflows office wide (London , St Albans, Barcelona and Singapore) and disciplines wide (Architecture, Structure, MEP). 

My daily tasks run from helping in some projects, like REM 2.0 (Highways) , setting up a coherent BIM Strategy and processes like in old War office project in London, define a strategy for implementing a big number of FM Parameters into a project that will be a sample to follow for many Data Centers in Europe of the same Client, making sure we are implementing our own BIM strategy and standards in projects, modelling best practices, or quality analysis auditing process of models to be issued to client , also making sure that we are using the state of the art tools and software available in the market.

Also, part of my role is external facing in the AEC industry in Spain, Mexico and other European countries.

As a BIM Leader/Manager, are you mainly managing people or are you also involved in using technologies?

Basically, I am managing technologies, the BIM technologies to be precise. I have to be aware of the industry state-of-the-art , and how the things  are being done in the practice. For that, there is a team of very experienced BIM Managers by discipline: Mohamed Ellithy for Structure, Jacob Johnson for Architecture, and Robert Attwell for MEP.

What are the main BIM technologies Bryden Woods use?

As an authoring tool we use mainly  Autodesk Revit. But as you know BIM is not about software, it is about integration, about finding the best tool for each thing. So we use a lot Rhino and Grasshopper, also Dynamo for Revit, Autodesk Navisworks, but also manufacturing software for DfMA, QGIS, Tableau, and many other software and plugins. We create our own tools if we need to. Here resides most of the power of our Team Creative Technologies.

Back in the years, In your opinion, which BIM technology has been a key disruptor for the AEC Sector?

Any of the Authoring tools in the market has been very disruptive at their moment of appearance, like Autodesk Revit. Many projects internationally at the moment are really taking advantage of using this tools.  Before BIM , many other tools had to be created manually in order to generate complex things, as an example a script in Microsoft Excel could generate the 3D coordinates of points to create a complex geometry, like the famous project St, Mary Axe, The Gherkin in London by Norman Foster.

Generative Design, AI, Robotics, DFMA, Computational Design, Reality Capture. What are the trends you’re involved in and practicing?

About generative design, we are applying optimization tools to solve geometric problems based on genetic algorithms (GA).

Using a parametric model, defined by geometric and structural variables, we define an optimization function in order to  maximize/minimize a specific value. Using GA, we automatically combine data and generate new solutions, recording the best for future design. This process has been applied to various projects to maximize the efficiency on buildings in site.

We have been testing the Beta version of Project Refinery of Autodesk, and also other plugins for Grasshopper for GA.

Regarding AI, we are doing some machine learning studies.

In the Robotics team of Creative Technologies, we investigate new ways of implementing automation and robotics in the construction of large-scale architectural projects, focusing on the creation of seamless workflows that connect design and robotic fabrication. We develop data-driven design and robotic programming tools, aiming to facilitate the integration of advanced fabrication technologies in Architecture and Construction.

DFMA is one of our key skills, as I said before.

Computational Design in all its forms is deeply established in the practice for the daily use in projects, creating customized scripts in Dynamo for Revit for complex geometry, data extraction, and in Grasshopper for Rhino, for many uses, from geometry modification, structural design, energy analysis, generative design, data analysis and extraction and design optimization. 

About Reality Capture, we do also 3D scanning of existing buildings in order to create precise BIM models from existing assets for our clients.

Do you also work on modular construction? If yes, could you please give us some examples?

Yes. It is very connected with DFMA. We develop projects for our clients in order to systemise parts or the full building so it can be manufactured offsite. For that, the building and parts had to be modular, repetitive, standardized, the transportation modules has to fit in the dimensions of a trailer, and many other rules. We have developed some very detailed projects from the strategy to the fabrication models for housing and schools in order to be implemented UK wide.

What are the difficulties related to leading the BIM and digital transformation of such a company?

Well, the Digital transformation in the company is being lead by Phil Langley, Board Director and responsible for the Creative Technologies Team which I belong to. You should ask him. I am responsible for the BIM side only, which at the end of the day is connection with other tools as well, so keeping in touch and coordinating with all members of the team is crucial.  It is very challenging for me and I am learning a lot from my colleagues of the team.   

Could you give us an example of the most exciting projects you’ve been working on and the innovating approaches that you’ve been using?

At Bryden Wood, I am participating in technologically amazing projects like the one called GLA: It is a web based platform running under a gaming engine. It is a generative design tools that compiles on one side the Big Data analytics of city of London Data for residential housing at all levels: city, neighbourhood, plot, apartment and room.  It also complies with the building rules.

With this input and the manual selection on the web tool of a plot and a shape , you can create with sliders for parameters, your own draft of a building, and will  assign automatically types of apartments of 1, 2, 3 or 4 Bedrooms following the rules obtained by Big Data.  Also it will tell you if it is possible to be manufactured with a report and also it will export a BIM model for the design. This tool has been developed for the London Housing Authority and it will be free for users via web. 

Also the REM (Rapid Engineering Modelling) tool developed for SMP Smart Motorways Programme of Highways England is a really game changer in the industry. This is also a rules engine that acquires all the information of the highways network, analysis it topographically and environmentally, optimizes it, and provides the optimal design for signals location, bridges, retaining walls and a fully optimized design of the whole motorway network. This information is living in a database and it can be accessed from dashboards, images, maps, and can be navigated in Virtual Reality.

This is just to name two, but there are more amazing projects like this.

Coming from Spain, how do you see the difference between South Europe and Great Britain? More advanced and leading in the UK? And why?

 Yes, I would say that in UK the market is more mature, the industry of BIM, DfMA, digitization in general is more established. I think there are many reasons for that. One of them is the culture in general itself, more practical in the UK and proactive looking for efficiency. This made the UK Government start the UK BIM Task Group in 2011 mandating all public projects to be in BIM Level 2 by 2016. In other countries like Spain, this is going far behind, but is getting there now days.

Are Spanish Students in AEC well trained and prepared for this revolution?

Before, it was difficult to find good BIM training (as I told you I used to have myself a BIM training school 10 years ago in Madrid). Fortunately now it is more easy to find a good BIM training, many private and public schools and architects associations are offering good quality training. I Just hope it does not only stays in BIM, but continues further in all aspects of Digital Technology.

Do you think the BIM Mandate was a good think for UK and would you recommend it for other countries like France to push the Industry?

Absolutely, the push to this industry has to come from the government in order to be fully successful.  If not, the industry and the authorities will be disconnected, there will be big gaps in what companies are offering, the academic sector, and there will be no standards, rules or a common ground for BIM. French AEC Industry would highly benefit from it if the French Government would implement a BIM Mandate to push the AEC Industry.

Your Director has been recently appointed to lead the transformation of the Construction Industry for the UK Government, congratulations. This is a real recognition on the market. How are you going to lead these efforts?

Yes, Jaimie Johnston, has been appointed Design Lead of a new ‘Transforming Construction Alliance’ which won a bid for £72m funding to transform the way public buildings are designed, manufactured, integrated and connected in the UK. The work will focus on adopting a ‘platform approach’ to design and construction now that the UK government has fully adopted our suggestions for this. We’ll be deploying a team of architects and engineers to work on the project this year. 

On your side, are you still designing projects or are you mainly driving technology innovation and adoption at Bryden Wood? 

I am only in the technology side at the moment…but I am helping projects also and I am looking forward to have a more active role in the design phase as well… We are both architects, right? I think we all enjoy with that, isn’t it? 

Are you mainly doing projects in the UK or also abroad? What are your plans to develop your activities in France?

Mainly in the UK. But we do have some projects done in Singapore for GSK, in Russia and in Hong-Kong. Soon, we will have some in Spain and I hope, also in France.

Are there any specific things about your company that you would like to share with our French Readers?

We are here to help companies achieving amazing projects, so, if you have any ideas, bring us on board! Thank you!

Dear Jesus, thanks a lot for your exciting interview. Keep up in amazing us with your great Company.

Best,

-emmanuel

Valero Gadan Architectes, la belle agence au BIM d’argent, recrute des architectes BIM

Valeo Gadan Architectes, une agence avec un beau parcours…

Créée à Paris en 1992 par Bernard Valero et Frédéric Gadan, l’agence Valéro Gadan architectes conçoit et construit des projets variés tels que les équipements sportifs, scolaires, logements, bureaux, tertiaires, administratifs et hospitaliers. 

Ils traitent aussi bien les constructions neuves que les réhabilitations, et la haute qualité environnementale et le développement durable font partie intégrante de leur processus de recherche. Depuis quelques années, l’agence a aussi intégré le processus innovant BIM, notamment au travers de l’utilisation d’Autodesk Revit qui leur permet d’être plus efficaces et qui – outre leur talent architectural – a aussi contribué à leur BIM d’argent du Moniteur pou rleur résidence à Sceaux.

(c) Valero Gadan & Associés Architectes 2019

Recrutement d’architectes BIM et Revit !

VALERO GADAN ARCHITECTES & ASSOCIES recrute des architectes pour des projets en phases concours et études : Sont demandés 3 ans d’expérience, maîtrise d’Autodesk Revit et d’AutoCAD, ainsi qu’une bonne autonomie de travail et le sens du travail en équipe. Le CDD est à pourvoir immédiatement. Vous pouvez les contacter à l’adresse : vga@valerogadan.fr

Découvrez leur site web en cliquant ici.

iviva Smart BIM – Donner vie à votre bâtiment en s’appuyant sur le BIM, l’IoT et Forge !

iviva Smart BIM, un service puissant pour donner vie à vos bâtiments intelligents

Iviva Smart BIM développé par Eutech Cybernetic, est un service cloud permettant de donner vie aux bâtiments en s’appuyant sur la puissance de la technologie web Autodesk Forge et de l’IoT (Internet des Objets), modifiant ainsi radicalement la manière d’exploiter les bâtiments intelligents et d’activation des services aux futurs occupants. Cette possibilité est rendue possible notamment au travers des modèles BIM créés avec Autodesk® Revit® ou tout autre fichier BIM.

La puissance des données au travers d’un portail efficace

Iviva Smart BIM transforme littéralement les fichiers BIM Revit en un portail opérationnel, qui vous permet de parcourir le modèle 3D et d’accéder aux systèmes et équipements de manière dynamique et permanente.

Cette solution met à disposition un tableau de bord dynamique mettant en évidence les éléments qui nécessitent votre attention en annihilant par exemple le bruit là où des incidents se produisent, ou en vous indiquant la disponibilité des salles de réunion.

Iviva Smart BIM transforme le BIM en un puissant outil opérationnel qui révolutionne la manière dont les bâtiments intelligents sont conçus, construits et exploités.

Donnez vie aux bâtiments grâce à la fusion du BIM et de l’IoT

Iviva Smart BIM modifie radicalement la façon dont les utilisateurs finaux interagissent avec les espaces, les systèmes et les processus, en proposant de nouvelles approches pour les phases de construction et de gestion et maintenance.

Un tableau de bord dynamique met en évidence les « évènements » qui nécessitent votre attention en vous permettant de masquer les éléments indésirables. Vous pouvez ainsi effectuer un zoom sur l’emplacement des incidents en cours ou rechercher des salles disponibles.

Accédez aux systèmes et équipements en parcourant un modèle 3D

Vous pouvez accéder à vos flux de caméra de vidéosurveillance à partir de n’importe quel endroit. Iviva smart BIM extrait les métadonnées pertinentes du système et de l’équipement, masquant ainsi la complexité des marques et des modèles.
Vous pouvez aussi mettre en marche la climatisation et modifier les réglages de température sur le monitoring 3D sans avoir à connaître les détails des systèmes et des équipements. En utilisant par ailleurs le langage de programmation visuelle Lucy, on peut tout à fait enrichir et paramétrer son application.

iviva smart BIM est hautement extensible et paramétrable et peut être adapté aux besoins spécifiques des utilisateurs.

Découvrez iviva Smart BIM en cliquant ici.

Concept Plan Net – Une petite PME Normande dynamique qui fait du BIM pour tous !

Qui a dit que le BIM n’était que pour les grands et les gros ? Concept Plan Net nous prouve à nouveau le contraire. Cette petite PME Normande réalise tous types de prestations : du relevé 3D jusqu’à la réalisation de visite virtuelle, en passant par la conception de modèles BIM, ils proposent la solution la plus adaptée à votre domaine d’activité. Ils ont d’ailleurs opté pour la solution BIM qui est devenu LE standard du marché : Autodesk Revit ! Et ils réalisent de très belles modélisations dans tous les domaines, administrations, bureaux, monuments, historiques, équipements, etc.


Possesseurs de matériel de haute technologie (Scanners 3D / Logiciels / Casque VR etc.), ils mettent leurs diverses qualifications à votre profit afin de vous apporter la technicité voulue mais aussi le nécessaire pour vous aider à vous projeter !

Actuellement au nombre de 8 collaborateurs, leur développement leur permet d’avoir un personnel compétent et des outils performants afin d’assurer des prestations variées et qualitatives.

Découvrez Concept Plan Net et leur site web en cliquant ici.

Démystifier la conception générative ou Generative Design pour l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction

Conception générative ou generative design : Approche de conception axée sur les objectifs utilisant l’automatisation pour donner aux concepteurs et aux ingénieurs un meilleur aperçu afin qu’ils puissent prendre des décisions de conception plus rapides et plus éclairées. Vos paramètres de conception spécifiques sont définis pour générer des milliers, voire des millions de solutions potentielles. Vous annoncez au logiciel les résultats que vous voulez obtenir. Sur la base de vos conseils, il arrive à une conception optimale avec les données afin de définir quelle conception est la plus performante.

Qu’est-ce que la conception générative ?

Imaginez que vous conceviez l’intérieur d’un immeuble de bureaux. Dans un scénario classique, la première étape consisterait à définir les paramètres de conception en décrivant la quantité d’apport de lumière que vous souhaitez pour les bureaux selon la saison, les vues souhaitées pour les salles de conférence et le budget maximal que vous voudriez dépenser pour le projet. Après avoir défini les critères, vos outils de conception génèrent tous les meilleurs résultats possibles avec une seule analyse et évaluent les alternatives. Tout cela se fait en une fraction de secondes contrairement à un process manuel qui prendrait des heures, voire des jours…
Dans l’autre scénario, vous calculez manuellement l’impact de vos paramètres de conception sur d’autres critères relatifs à l’immeuble de bureaux tels que les charges énergétiques et les coûts de construction. Vous créeriez et analyseriez avec difficulté les centaines de variables d’emplacement – caféterias, salles de bains, bureaux ou espaces communs – produites par vos choix au fur et à mesure que le projet se développe. Tout ce processus prendrait des jours ou des semaines pendant que vous passeriez en revue les variantes.

Comment cela pourrait-il changer votre façon de concevoir si, comme dans le premier scénario, votre logiciel pouvait vous aider à découvrir les implications des objectifs que vous définissez et faites évoluer ?

Pensez maintenant à un projet de construction typique et changez votre approche de la procédure de construction proprement dite – et pas seulement à ce que vous construisez, mais à la façon dont il est construit. Les dépassements de coûts et le gaspillage sont toujours les risques de la construction. Et si vous pouviez atténuer ces facteurs de risque potentiels en formulant de meilleures recommandations sur les matériaux ou en planifiant et en ordonnançant le travail sur le chantier ? Quelle est la bonne stratégie pour la pose de panneaux préfabriqués en béton ? Ou l’emplacement optimal d’une grue ? Un algorithme logiciel peut tester de nombreux scénarios pour trouver la meilleure solution. Tels sont les objectifs de la conception générative ; une technique qui utilise le calcul pour augmenter la capacité du concepteur à définir, explorer et choisir des alternatives grâce à l’automatisation. La conception générative est plus qu’une méthodologie ; elle englobe de nombreuses applications et techniques. Elle continuera à devenir de plus en plus puissante et utile avec les progrès technologiques tels que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique.

Mais, au fond, la conception générative consiste à donner aux praticiens la capacité d’explorer, d’optimiser et de prendre rapidement des décisions éclairées sur des problèmes de conception complexes.

La puissance de calcul

La conception générative est un changement définitif dans la façon de conceptualiser, de concevoir et de construire. La conception générative est une stratégie qui augmente les capacités humaines en utilisant des algorithmes pour automatiser votre logique de conception. Vous définissez toujours les paramètres de conception, mais au lieu de modéliser une chose à la fois, les logiciels de conception générative vous aident – le concepteur – à créer de nombreuses solutions simultanément et parfois même à trouver des « accidents heureux » ou des solutions inattendues et uniques qui seraient difficiles à trouver avec des méthodes traditionnelles.
Ce type d’automatisation n’est pas nouveau dans les logiciels de conception, il ne fait que décupler. Pensez par exemple aux premiers jours d’AutoLISP d’AutoCAD®, où de simples scripts automatisaient les tâches de routine. Ou imaginez les puissantes capacités de Dynamo (programmation visuelle) associées à Autodesk® Revit®. Le changement réside dans le fait que les scripts et les algorithmes contrôlent des blocs de fonctionnalités beaucoup plus importants et peuvent gérer des ensembles de données et d’analyses beaucoup plus importants.

Autodesk évalue 10 000 options de conception à l’aide de sa propre solution de conception générative

Pour la conception et le space planning d’un nouveau bureau et d’un nouvel espace de recherche Autodesk dans le quartier MaRS Innovation de Toronto, Autodesk a repoussé les limites de la conception générative en architecture. Les Equipes Autodesk ont commencé par des objectifs et des contraintes de haut niveau, en recueillant des données auprès des employés et des gestionnaires du site, sur les modes de travail et les préférences en matière d’emplacement. Ils ont ensuite élaboré six objectifs principaux et mesurables : préférence pour le style de travail, préférence pour la contiguïté, faible distraction, interconnectivité, lumière du jour et vues extérieures. Ils ont créé un système géométrique avec de multiples configurations de zones de travail, de commodités, de circulation et de bureaux privés. Ils ont ensuite utilisé la puissance du cloud computing pour générer, évaluer et faire évoluer 10 000 options de conception différentes afin d’arriver à la version de projet finale optimisée pour le nouveau bureau.

Cette approche offre de nombreux avantages pour la conception d’un espace de bureau, y compris :
– Gérer la complexité
– Optimisation en fonction de critères spécifiques
– Augmenter la créativité et l’intuition humaines
– Intégrer une grande quantité de retours provenant de projets antérieurs et de l’expérience des demandes en cours
– Naviguer entre les compromis basés sur des données réelles
– Structurer la discussion entre les parties prenantes sur les caractéristiques de conception et les objectifs du projet
– Offrir de la transparence sur les hypothèses du projet et offrir une maquette « Live » du projet exécuté pour le suivi et la compilation des données en phase d’occupation
-Découvrir des solutions de conception non prévues

Un regard sur la productivité, les économies de temps et d’argent, et le gaspillage

Que vous soyez ingénieur, entrepreneur ou architecte, la même bataille ancestrale continue de faire rage : plus de travail, en moins de temps et à moindre coût. Selon l’Institut Technavio, le marché mondial de l’architecture, de l’ingénierie et de la construction devrait croître à un taux annuel de 11,8% sur la période 2017-2021. La pénurie croissante de main-d’œuvre dans ce secteur ajoute une complication supplémentaire indéniable. Récemment, la USG Corporation et la Chambre Américaine de Commerce ont indiqué que plus de la moitié des entreprises de construction (57 %) veulent embaucher plus de travailleurs au cours des six prochains mois, mais que la disponibilité des ressources et leurs compétences ainsi que leur coût posaient problème.

En conséquence, les budgets, les calendriers et la qualité de construction subissent une forte pression. Pour répondre à cette demande et afin d’obtenir des résultats rentables et durables, il faut de nouvelles méthodologies de travail et l’adoption de nouvelles technologies. Il y a tout simplement plus de travail qu’il n’est possible d’en faire avec les méthodes actuelles et les effectifs à disposition. Cela signifie que l’automatisation n’est plus uniquement une option mais c’est une exigence pour être compétitif et répondre au nombre de projets nécessaires dans le monde entier pour répondre aux besoins liés à la population croissante et les défis de taille à relever.

L’un des attraits de la conception générative est la possibilité de réduire les tâches fastidieuses qui consomment votre temps afin que vous puissiez vous concentrer sur des problématiques plus complexes. Ce type d’automatisation vous permet de vous concentrer sur davantage de projets et de décisions stratégiques.

« Pour Phil Bernstein, doyen associé et chargé de cours principal à la Yale School of Architecture et ancien employé éminent Autodesk,  » tirer parti de la conception générative signifie reconnaître que les ordinateurs peuvent faire un meilleur travail sur certains types de tâches analytiques à faible valeur ajoutée, comme s’assurer que toutes les portes ouvrent bien dans le bon sens, que les escaliers soient suffisamment larges ou que le vitrage dans la paroi des fenêtres assure bien son rôle dans le contexte des objectifs énergétiques globaux. « Cela permet ainsi à un concepteur de se concentrer sur des choses plus importantes, telles que la conception générale du bâtiment, la qualité spatiale et fonctionnelle d’un hall d’entrée ou l’espace approprié pour un quartier. Les meilleures réponses à ces problèmes de conception ne peuvent pas être « générées » par un ordinateur, mais seulement par l’esprit humain. »

De nombreuses personnes pensent aux ordinateurs, à l’automatisation, et ils se disent instantanément :  » Est-ce que cela veut dire que vous pouvez tout faire en une fraction de seconde ?  » Nous ne pensons pas qu’il s’agisse tant de réduire les délais, comme par exemple passer soudainement de 100 à 50 heures. Ce qui est bien plus important, c’est de réaliser plus de choses avec cette centaine d’heures. »

Krigh Bachmann, directeur des technologies de conception chez DIALOGUE

Alors que la puissance de calcul peut réduire la corvée des tâches répétitives, les méthodes de conception générative aident également les équipes de conception et de construction à atteindre l’objectif ultime de réduction des déchets et des coûts.

La mise en place d’un algorithme pour minimiser l’utilisation de matériaux ou la consommation énergétique réduit naturellement les coûts et rend la construction plus efficace. C’est ce qu’a fait Van Wijnen, une entreprise familiale de construction basée aux Pays-Bas.
En mettant l’accent sur la construction de logements durables et abordables, l’entreprise s’est tournée vers la conception générative pour explorer 15 000 variantes de conception différentes pour un nouveau projet d’aménagement de lotissement. En utilisant des méthodes génératives, Van Wijnen a pu réduire à trois la sélection des choix les plus pertinents pour créer le projet de quartier parfait. Ils ont ensuite choisi le choix optimal qui maximisait l’apport d’énergie solaire et répondait aux objectifs de bâtiment à énergie positive, tout en optimisant la taille des patios et les vues pour les habitants. Mieux encore, les concepteurs de Van Wijnen ont pu intégrer les coûts et les bénéfices dans leurs préférences pour la solution optimale.

« La conception générative nous donne la possibilité de laisser l’ordinateur faire autant de variantes que vous le souhaitez , il nous permet de créer de beaux quartiers et de belles maisons dans lesquelles nos clients aiment vivre, mais il nous permet aussi d’atteindre nos objectifs de consommation énergétique nette zéro. C’est mieux pour nos clients, pour la communauté et pour l’environnement. »

Hilbrand Katsma, COO (Chief Operating Officer) chez Van Wijnen

La conception générative donne au secteur de l’AEC de nouvelles et puissantes capacités.

Alors qu’un algorithme n’est encore qu’un algorithme, seul un humain va décider quel problème est à résoudre, quels objectifs doivent être atteints et quels facteurs sont les plus importants pour résoudre un problème.
Les ordinateurs peuvent aider à organiser ces décisions et à les classer par ordre de priorité, mais ils ne peuvent pas vraiment les hierarchiser car seuls les étres humains peuvent décider de ce qui est important.
La conception générative donne aux architectes, aux ingénieurs et aux constructeurs une nouvelle liberté pour concevoir et créer un monde meilleur.
Apprenez-en davantage sur la façon dont la conception générative est utilisée par vos pairs pour changer leur façon d’aborder la conception en cliquant ici.

Hyperion, le beau navire en bois de Jean-Paul Viguier et Associés et Eiffage conçu en BIM, remporte le Grand Prix National des Pyramides d’or

A lire sur le Moniteur plus en détails !

Ce très beau navire amiral en bois conçu par l’Agence d’Architecture Jean-Paul Viguier a été récompensé par le Grand Prix national des Pyramides d’Or, organisé par la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI).

Eiffage Immobilier a reçu le Grand Prix National des Pyramides d’Or pour un projet dont on parle beaucoup, nommé « Hypérion », et construit à Bordeaux.

Site de la FPI – 2019

Ce projet complexe, conçu en BIM avec notamment Autodesk Revit mais aussi BIM360 et d’autres solutions BIM du marché, comprend des logements, bureaux et commerces. La partie centrale de l’ensemble, la tour Hypérion de 17 étages, est potentiellement l’une des plus hautes tours résidentielles françaises en structure bois. Comme l’indique l’article du Moniteur, elle est composée de plus de 1500 pièces de bois issus de productions forestières locales, et permettra notamment de stocker l’équivalent de 1 000 tonnes de CO2.

Tous les détails ici dans l’article complet.

Interview Startups – Etudes et automates, optimiser les workflows BIM des entreprises avec des développements puissants et innovants !

Nous recevons cette semaine les fondateurs d’une startup française prometteuse « Etudes et automates », qui propose de véritables services à valeur ajoutée pour les architectes, ingénieurs, BET, agences, entreprises du BTP qui sont passés au BIM et qui souhaitent optimiser leurs workflows et process de travail : François-Gabriel Perraudin et Benoît Favre.

Benoit Favre, ingénieur et fondateur
benoit.favre@etudesetautomates.com
06 60 06 92 80
linkedin.com/in/benoit-favre-1b94514

François-Gabriel Perraudin, architecte
fg.perraudin@etudesetautomates.com
06 21 63 66 05
linkedin.com/in/francoisperraudin

Site web : http://www.etudesetautomates.com/

Bonjour François-Gabriel et Benoît, bienvenus sur ABCD Blog, c’est un plaisir depuis ces nombreuses années où nous entendons parler de vous. Pourriez-vous tout d’abord svp vous présenter l’un et l’autre et nous expliquer brièvement vos formations et votre parcours d’avant votre startup ?

FG : Bonjour Emmanuel et un grand merci de nous recevoir ! J’ai commencé en tant qu’Architecte spécialisé en développement durable et j’ai doucement mais sûrement dérivé vers la modélisation 3D et le BIM, tout en pratiquant la programmation informatique dans mes temps libres… Un joli mélange de compétences qui s’articulait autour d’une vision systémique du métier d’Architecte…

Benoit : Bonjour Emmanuel ! De mon côté je viens des entreprises de la construction. Après des études d’ingénieur, j’ai travaillé pendant sept ans sur chantier chez Bouygues Construction, puis trois ans comme responsable de la cellule chiffrage de Demathieu Bard Construction en Ile-de-France. Puis un jour, j’ai décidé de me plonger dans le code.

Avez-vous toujours été passionnés par le BIM, le BTP et le développement ?

FG : J’ai découvert le BIM en 2009 au Royaume-Uni, alors que le pays du Cheddar mettait en place son plan BIM, et je suis tombé amoureux de la démarche… J’ai tout de suite vu le potentiel pour une approche enfin structurée de l’ensemble du projet architectural, et je n’en ai plus jamais démordu.

Benoit : Passionné par la construction, toujours ! Pour ce qui concerne la tech et le BIM, mon approche est plus raisonnée : si cela fait gagner du temps, simplifie les process, facilite les décisions, etc… : oui. Mais je ne suis pas un technophile convaincu.

Comment vous êtes-vous rencontrés et qu’est-ce qui vous a décidé à fonder votre startup ?

Benoit : J’avais demandé à Demathieu Bard de faire une année à mi-temps pour me consacrer à un projet personnel sur le sujet du BIM et de la programmation en BIM. Pendant cette année, j’ai rencontré Lionel Blancard de Léry qui m’a proposé de travailler depuis son atelier d’architecture (atelier BLM) à Montparnasse et je l’en remercie. C’est à cette occasion que j’ai rencontré François-Gabriel qui travaillait sur le poste à côté du mien, comme BIM manager d’Atelier BLM. Nous avons discuté d’un projet commun et décidé de sauter le pas ensemble !

FG : On s’est tout de suite bien entendus, Benoit n’est pas si ingénieur que ça et je ne suis pas tant architecte non plus… On ne s’est jamais vraiment demandé si on partageait la même philosophie, c’était une évidence : Une étape technologique essentielle dans la transition numérique de l’industrie du bâtiment était en train de se franchir avec le BIM, et le potentiel de l’alliance d’une algorithmique intelligente avec des maquettes de mieux en mieux renseignées est illimité….

Parlez-nous d’Etudes et Automates. Quelle est sa vocation et quelles sont ses missions et services ?

FG : Notre rôle ? Vous faciliter la vie. Nous sommes des gens du métier (un architecte et un ingénieur construction), et nous voyons enfin la possibilité de faciliter le travail de tout le monde. Le BIM permet enfin de traiter le projet comme un objet intelligent, ce qui nous permet notamment d’automatiser une grande partie des tâches auparavant rébarbatives et ingrates. Pourquoi passer des heures à faire des plans de vente au lieu de travailler sur une conception architecturale plus fine, plus sensible ?

Benoit : Et donc notre vocation c’est d’automatiser toutes les tâches qui se répètent d’une opération à l’autre et qui sont spécifiques au marché français. Ce sont des sujets qu’Autodesk ne traite pas car spécifiques au marché français, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne font pas gagner beaucoup de temps une fois qu’un plug-in est en place.

Quels sont respectivement vos rôles ?    

Benoit : Je m’occupe du développement commercial, de l’administration de l’entreprise, et je fais du développement informatique quand je peux.

FG : Il minimise son rôle, nous sommes avant tout deux penseurs idéalistes. On rêve de l’outil qui rend le travail plus agréable, plus qualitatif et plus intelligent. On imagine, on écrit, on compare nos notes, puis nous nous attaquons aux problématiques les plus flagrantes. Benoît est l’ingénieur qui prépare le moteur le mieux rôdé possible, et je fais en sorte qu’il soit agréable et facile à utiliser.

Qu’est-ce qui fait qu’à un moment, on décide de passer au développement ? C’est un autre métier et un autre environnement, n’est-ce pas ?

Benoit : Et c’est ce qui est passionnant au départ ! On découvre tous les jours des nouveaux trucs, de nouvelles fonctions, des façons de coder plus efficaces ou moins consommatrices de ressources ! Et puis on peut arriver, seul ou en petits groupes, à monter des projets ambitieux qui donnent un résultat assez impressionnant. Un peu tout le contraire de la construction, où il faut de très nombreux acteurs pour construire un bâtiment.

FG : le code, je connaissais déjà… Ici c’est une autre étape de développement, nous nous appuyons essentiellement sur une architecture complexe et riche en ressources : le logiciel Revit de chez Autodesk. C’est cette fondation solide qui nous permet de dépasser les limites du simple codeur, et notre talent est de s’appuyer sur notre expertise du métier, du logiciel (je suis certifié Autodesk Expert Elite) et de la programmation pour offrir – enfin – des outils parfaitement adaptés à une industrie, un besoin et un utilisateur.

Quels sont les ratios entre coaching, formation, développement, et accompagnement au sein de votre proposition de valeur ?

Benoit : Aujourd’hui nous continuons à réaliser des prestations auprès de nos anciens employeurs et quelques clients. Notre premier plug-in relatif aux plans de vente devrait néanmoins réaliser quasiment la moitié de notre chiffre d’affaire dès l’année prochaine. Et nous avons besoin de réaliser de la formation et de l’accompagnement pour l’autre moitié de notre chiffre d’affaire. Ce qui nous laisse autour de 30 à 40% de notre temps pour développer et préparer l’avenir et nos futurs plug-ins.

Selon vous quel est actuellement la solution BIM la plus développée et puissante du marché et pourquoi ?

FG : Nous travaillons uniquement sur Revit, et cela pour plusieurs raisons. D’abord parce que je suis Expert Elite Revit et que c’est sur ce logiciel que j’ai travaillé depuis quelques années.

Benoit : Par ailleurs, nous avons sondé à peu près la totalité des 200 premiers architectes de France réalisant des opérations de logement. Il en ressort que selon nos chiffres environ 70% travaillent avec Revit. Le choix de ce logiciel était donc naturel.

FG : Enfin, élément très important pour nous, Revit propose un environnement de programmation ouvert, un support en ligne, et une communauté de programmeurs active. Tous ces éléments facilitent le développement de plug-ins pour Revit.

Vous avez justement développé deux plugins clés pour Revit, qui ont une vraie valeur ajoutée, pouvez-vous nous en parler de manière un peu détaillée svp ?

Benoit : Notre premier plug-in automatise la production des plans de vente de logements collectifs. Vous savez, ces plans 2D que vous signez lorsque vous achetez un logement en Futur Etat d’Achèvement.

FG : Lorsqu’on réalise une maquette Revit d’une opération de 100 logements, mettre une semaine à réaliser les plans de vente un par un nous a semblé dès le départ une hérésie. Nous avons donc développé un algorithme qui permet de réaliser automatiquement la plupart des tâches qui constituent la réalisation d’un plan de vente : tout d’abord le détourage automatique du logement, basé sur un paramètre des pièces ou espaces ; la cotation automatique de chaque pièce et le placement des étiquettes de pièces ; puis la création de chaque présentation incluant la vue en plan précédemment détourée, un plan de repérage du logement, le cartouche du plan de vente, les nomenclatures nécessaires pour réaliser le tableau de surfaces du plan, etc… Cette dernière étape est basée sur un modèle réalisé par le client avant lancement du plug-in.

Benoit : nous avons aussi réalisé depuis quelques mois un nouveau plug-in qui permet de sortir rapidement un tableau de portes Excel depuis une maquette Revit. Ce plug-in ressemble à BIM-Link par exemple puisqu’il permet d’extraire toutes les données des paramètres des portes du projet, de leur famille, mais aussi des pièces situées de part et d’autre de la porte et du mur hôte de la porte. Mais notre plug-in permet surtout de sortir automatiquement une vue en plan cadrée sur chaque porte du projet qui est intégrée dans le tableau Excel. Dans une perspective d’exécution du chantier, la vérification des données extraites du modèle nous semble au moins aussi importante que leur extraction, ce qui explique le choix d’extraire un visuel de chaque porte. Ainsi l’entreprise qui réalise les tableaux peut facilement vérifier que la porte considérée est bien insérée dans un mur béton (ça se voit dans l’extrait de plan), si elle est gauche ou droite poussant, etc… autant d’informations qu’un tableau extrait par BIM-Link mettrait très longtemps à vérifier.

Par la suite, le plug-in permet de réintégrer des données remplies dans Excel dans la maquette Revit. Un exemple de données est un numéro d’identification ce qui permet de créer (dernière fonctionnalité de l’outil) un plan de repérage dans Revit à partir des numéros d’identification donnés dans Excel.

Quel est le coût de ces solutions ?

Nous avons développé en 2019 une solution informatique de paiement « au résultat » que nous utilisons autant que possible pour la facturation de nos plug-ins. Ainsi, le plug-in relatif aux plans de vente permet de facturer chaque appartement réalisé avec notre outil, au prix de 9,50€ HT par plan pour les 200 premiers plans réalisés, puis 6,50€ HT pour les suivants. Pour le tableau de portes, nous discutons avec les premiers utilisateurs pour trouver une formule qui satisfasse tous les acteurs.

Aux détracteurs qui diront « On peut le faire avec Dynamo », que répondez-vous ? Pouvez d’ailleurs pour les néophytes, expliquer les avantages entre un développement sur les APIs, un script Dynamo, et éventuellement des macros ?

En effet on peut tout faire sur Dynamo, et nous travaillons à l’occasion sur Dynamo nous-mêmes. Au fond, Dynamo est un produit excellent pour réaliser des scripts légers, de façon rapide et efficace.

Mais l’API de Revit nous semble être un outil bien plus puissant, et est nécessaire dès que le projet à programmer devient complexe. Dès que la complexité augmente, travailler avec Dynamo devient pénible : d’une part, les fonctions sont peu documentées, ce qui ralentit la programmation ; l’avantage de Dynamo, à savoir son aspect visuel, devient un handicap dès que le projet est complexe (comment se retrouver dans toutes ces boites ?) ; enfin et surtout, le débogage dans Dynamo est beaucoup plus lent que sur l’API.

A ces évidences s’ajoute un sujet qui relève de notre rôle : nous ne sommes pas BIM Manager d’une agence unique ce qui signifie que notre algorithme doit pouvoir s’adapter à toutes les méthodes de travail des architectes (qui sont souvent imaginatifs). De ce fait, nous avons besoin d’intercepter de très nombreuses exceptions (par exemple : si votre modèle de plan de vente n’est pas suffisant, si nous ne trouvons pas de murs dans la maquette, si la maquette est vide, etc…) sans faire planter le plug-in, ce qui est plus naturel dans l’API que dans Dynamo.

Pouvez-vous justement développer n’importe quel type d’application/plugin pour Revit pour répondre aux besoins de vos clients ?

N’importe quel type d’application, sans doute pas. Mais nos deux premiers plug-ins, ainsi que ceux à venir (qui concernent les lots techniques) nous ont donné accès à de nombreuses parties de l’API de Revit : le travail sur les vues, les nomenclatures, les présentations ; l’interface entre Revit et Excel ; l’extraction de vues depuis Revit ; la réalisation d’interfaces entre site web et Revit ; etc…

Bref, aujourd’hui nous avons une vue très large de ce qu’il est possible de faire et surtout d’automatiser avec Revit. Et les applications sont réellement énormes, depuis l’industrialisation du bâtiment jusqu’à l’automatisation de certaines parties de la conception, l’aide à la décision, etc…

Vous avez aussi développé une magnifique solution de visite virtuelle (RV) basée sur Autodesk A360 Rendering et Autodesk Forge. C’est bluffant. Pouvez-vous nous en dire quelques mots et nous dire les avantages et le coût ? A qui s’adresse-telle principalement ?

FG : Nous avons développé cette solution lorsque nous avons essayé les nouvelles solutions de Render en ligne mises en place sur Revit 2019, sans passer par des surcouches de rendu type Lumion, VRay ou Enscape. Lorsque nous avons fait nos premiers essais, nous avons été impressionnés par la qualité de rendu que nous pouvions atteindre. Puis nous nous sommes amusés à assembler des vues 3D pour réaliser des visites virtuelles d’appartement en point fixe.

BF : L’idée que nous avons eue était la suivante : aujourd’hui les visites virtuelles sont  réalisées par des graphistes qui recommencent de 0 à chaque projet, en utilisant des logiciels comme 3ds Max qui ne sont pas conçus pour être programmés à la mesure de Revit. Notre idée au contraire était d’automatiser tout ce qui pouvait l’être grâce à Revit, étant entendu que tout le process de production restait à l’intérieur de cet outil. Et nous avons ainsi automatisé la majeure partie des étapes de production d’une visite virtuelle : la création des points de vue ; la pose du mobilier et des textures (étape la plus longue) ; l’assemblage des vues via un site internet par l’intermédiaire de A360 ou demain de Forge.

FG : en automatisant ces tâches, nous réduisons le coût de visites virtuelles énormément, tout en conservant selon nous une qualité acceptable par le client final. Aujourd’hui, nous sommes ainsi capables de réaliser les visites virtuelles d’une opération de 50 logements à moins de 500€ HT par logement, ce qui permet de réaliser la modélisation de TOUS les appartements et non de l’unique T5 avec vue sur la Tour Eiffel du dernier étage. Ce qui permet à l’acheteur futur de visiter SON appartement et pas celui du voisin ! Et bien sur de s’y projeter, puis de le personnaliser, de le meubler virtuellement, etc…

Quels sont vos projets de développement futurs ? Et quelle est votre vision des évolutions technologiques de demain ?

BF : Nous travaillons actuellement sur le lot électricité pour lequel nous travaillons à des algorithmes de placement automatique des terminaux électriques. Nous espérons pouvoir intégrer cette solution dans une solution sur le lot électricité plus complète permettant d’accélérer l’étude du lot électricité pour les logements.

FG : Et de façon plus large, nous croyons que la possibilité d’intégrer des algorithmes dans la conception des bâtiments va changer notre industrie d’une façon qui reste inimaginable aujourd’hui. De ce point de vue, Revit a une longueur d’avance sur tous les autres logiciels que nous connaissons, car son API est ouverte ce qui permet de créer des algorithmes simplement.

BF : De ce point de vue, nous voyons 5 niveaux d’avantages liés au BIM :

  1. Le BIM c’est avant tout la possibilité d’extraire de la 3D simplement (premier niveau) ; ainsi vous pouvez plus simplement choisir entre deux formes de bâtiment, faire la synthèse, etc… ;
  2. Puisque c’est une base de donnée qui est à la base de la modélisation, cela permet d’extraire des données plus simplement ; on se rend ainsi compte que de très nombreuses données géométriques sont ainsi dessinées par les architectes, qui peuvent être extraites automatiquement et qui ne le sont pas. Voir par exemple le sujet du tableau de portes.
  3. Il est possible d’automatiser certaines tâches de conception ou d’exécution, comme par exemple notre algorithme d’automatisation des plans de vente. Quelques bémols : il est nécessaire de s’adapter à la modélisation, ce qui est compliqué, et pas le contraire.
  4. L’automatisation de tâches abaisse les coûts et réduit les temps de réalisation, ce qui créé de nouveaux usages. L’exemple des visites virtuelles est selon nous intéressant à cet égard : le fait de baisser le coût de production permet la généralisation de ces visites virtuelles.
  5. Le travail collaboratif permet d’accélérer les études des projets notamment grâce aux plateformes BIM.

Que souhaiteriez-vous partager avec nos lecteurs ?

Nous vivons des temps excitants en termes de technologie. Beaucoup ont peur de la révolution numérique. En effet, la tâche est immense, et on est assailli de promesses et d’élucubrations sur ce que le BIM permet de faire. Il faut rassurer les acteurs de la construction, la transition est progressive, et personne n’est en retard. Par contre il faut entamer cette transition maintenant, progressivement, afin de rester compétitif et en cohérence avec un marché en pleine révolution. Je suis persuadé que d’autres acteurs, comme nous, travailleront à vous simplifier la tâche et à faire en sorte que le passage au BIM soit un avantage et non pas une contrainte. Une fois la transition effectuée, la méthode de travail pré-BIM parait tellement désuète et inefficace !

Connaissiez-vous ABCD Blog ?

Nous travaillons depuis plusieurs années et par conséquent nous ne pouvons pas ne pas connaître ABCD Blog ! D’ailleurs certaines de vos récentes interviews nous ont particulièrement marquées, parmi lesquelles celle de Gonçalo Ducla Soares qui annonce que Bouygues Immobilier sera 100% BIM en 2021. Ce qui augure de grands changements du côté des promoteurs, et surtout la bascule réelle du marché vers le BIM que nous appelons de nos vœux !

François-Gabriel et Benoît, merci beaucoup. Nous vous souhaitons beaucoup de succès sur cette route du BIM.