Interview Startup – Data Soluce aide les Maîtres d’Ouvrage à optimiser la gestion de leurs actifs et à maximiser la réussite de leurs projets avec des données riches et structurées

Chers lecteurs d’ABCD Blog, nous recevons cette semaine une startup innovante qui fait beaucoup parler d’elle, Data Soluce puisqu’elle propose une plateforme pour les maîtres d’ouvrage permettant de gérer le cycle de vie complet d’un bâtiment, ainsi que ses données associées, une vraie richesse.

Nous savons tout le poids que pèse l’exploitation et la maintenance dans le coût global d’un bâtiment, approximativement 70 à 80% de l’intégralité de son coût. Il faut donc trouver des solutions d’optimisation de ce poste.

Nous recevons donc Benoît Rozé, Responsable R&D et Référent BIM chez Data Soluce.

Site Officiel : http://www.datasoluce.com/

Bonjour Benoît, bienvenu sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots à nos lecteurs et nous résumer ton parcours ? 

Bonjour Emmanuel, je suis architecte (diplômé de Marne-la-Vallée en 2007) j’ai travaillé dans plusieurs agences et bureaux d’études (TESS, Architecture et synthèse, Chaix et Morel…), en France et en Chine, j’ai fondé en parallèle une microsociété pour créer des rendus d’images et de vidéos pour diverses agences d’architecture. J’ai travaillé dernièrement pendant 4 ans chez CAD.UC, un Revendeur Autodesk où j’animais des formations autour du BIM et j’effectuais régulièrement des missions d’accompagnement BIM essentiellement sur Autodesk Revit (mise en place de bibliothèques et de chartes d’agence, création de routines Dynamo…). Cela fait maintenant un an que j’ai rejoint Data Soluce où j’occupe la place de responsable R&D et de référent BIM dans cette belle équipe dynamique basée à la station F. 

Par ailleurs, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Data Soluce, pourrais-tu aussi stp nous en dire quelques mots ? 

Data Soluce est avant tout une équipe d’une vingtaine de personnes dont les expériences gravitent autour du secteur du bâtiment (architectes, ingénieurs, économiste …).

Nous avons ensemble créé une plateforme SAAS qui vise à industrialiser les process de la maitrise d’ouvrage pour mieux gérer leur patrimoine. Nous leur permettons d’avoir un accès facilité à tous les éléments d’un projet (plans, maquettes, fiches techniques…).  La plateforme est la combinaison d’une gestion électronique de documents (GED) permettant de retrouver rapidement et simplement n’importe quel document ou ensemble de documents rattachés à l’un de ses projets et d’une visionneuse basée sur Forge d’Autodesk qui permet de visualiser les maquettes BIM au format IFC. 

Dans cette visionneuse, il est possible d’assembler toutes les maquettes du projet (CEA, CVC, Structure…) et de profiter d’une arborescence de navigation qui va réorganiser les objets par Bâtiment>Niveau>Local>Catégorie>Occurrence. Cette arborescence pourra être évolutive et permettra d’organiser les objets selon la typologie de bâtiment et les utilisateurs connectés (pour un hôpital  : Bâtiment>Secteur>Service>Local>Catégorie>Occurrence). 

Des outils d’extractions de données viennent compléter la plateforme afin de lister les éléments contenus dans les différents locaux ainsi que les surfaces de l’ensemble du/des bâtiments.  

Comment êtes-vous organisés et combien êtes-vous ?  

Nous sommes actuellement 22 personnes et nos sommes organisés autour de 5 pôles  : Finances, Commercial, Marketing, Opérations, Produit-IT. La société a connu une forte croissance depuis ces deux dernières années  : début 2018, ils étaient 3 et aujourd’hui fin 2019, 22 personnes  ! Nous prévoyons une croissance soutenue encore l’année prochaine, surtout dans les pôles développement (IT) et R&D. 

A quels grands défis sont confrontés les maîtres d’ouvrage dans la gestion de leurs actifs au quotidien et sur le long terme ?  

Aujourd’hui les MOA ont comme grand défi d’arriver à homogénéiser tous leurs process pour faciliter la gestion de l’ensemble de leurs actifs. L’enjeu est de réussir à entreprendre une logique de gestion patrimoniale à partir de données exhaustives et mutualisées entre projets. 

Ils ont ainsi bien compris que le BIM peut les aider dans cette démarche mais tel quel, il  reste un processus métier.  Le BIM reste donc encore trop souvent une barrière car il est perçu comme un concept très technique. Il s’agit en réalité pour le MOA de réussir à définir ses besoins côté données à exploiter pour être à même de formuler des cahiers des charges à transmettre aux techniciens (concepteurs et entreprises de travaux). Une plateforme comme datasoluce.io amène des solutions aux trois grands problèmes rencontrés par les maîtres d’ouvrages que sont : la perte de temps en centralisation et contrôle de données entraînant des délais de réalisation de chantier (les chantiers de construction ont un retard moyen de 20% en France)  ; aux surcoûts liés aux trop nombreuses incohérences et imprévus durant le projet (les coûts de la construction ont augmenté de 60% entre 2008 et 2016)  ; et la perte de performances due à une impossible capitalisation de la data à l’échelle patrimoniale en raison du manque de structuration et de centralisation des données accumulées d’un projet à un autre (la productivité générale de la construction a baissé de 6% au cours des 20 dernières années ! ).  

Comment marche le système actuel des DOEs et en quoi est-il obsolète ?  

Aujourd’hui le système actuel des DOE ne fonctionne pas car il est très compliqué à constituer efficacement et il est quasiment impossible à exploiter par la suite. 

Le classement des documents n’est pas adapté et il est même parfois inexistant. L’ensemble des documents est livré au format papier et un double numérique est fourni sur un support physique de type CD/DVD ou clé USB. Le contenu est inexploitable car mal classé ou renseigné. Les documents sont scannés dans des fichiers PDF (parfois regroupés en un PDF par lot) souvent mal nommés et il est souvent plus rapide de retrouver la fiche technique chez le fournisseur sur internet que dans le DOE. 

De plus, la maquette numérique est très souvent livrée comme un document à part sans aucune liaison avec le reste du DOE (aucune liaison objet/document ). 

Il est donc très fréquent que le DOE ne soit pas utilisé par la suite malgré les éléments importants qu’il contient ou est censé contenir.  

Le BIM a-t-il changé la donne selon toi ? 

 Je dirais pour l’instant oui et non car le BIM aujourd’hui n’est pas encore utilisé comme il devrait l’être. Le BIM est un processus formidable qui permet d’associer une base de données au double numérique du bâtiment. En plus de ses fonctionnalités liées au travail collaboratif, il permet entre autres d’avoir une meilleure maîtrise des phases d’exécution (meilleure gestion de la synthèse, meilleure planification des travaux…). Cependant, l’aspect base de données est négligé pour la suite et il est souvent uniquement pensé pour l’EXE. Les données finales qui sont présentes sur la maquette DOE seront donc difficilement exploitables par la maîtrise d’ouvrage et ne correspondront pas à leurs attentes pour la maintenance.  

 En quoi les données sont-elles donc de plus en plus importantes ? 

 Les données sont très importantes dans la maquette et peuvent remplacer en grande partie une sur-modélisation trop lourde et chronophage. Un objet bien renseigné peut être plus pertinent qu’un objet bien modélisé, il pourra communiquer plus d’informations et ses informations pourront être utilisées/récupérées/classées par d’autres logiciels par la suite. La modélisation reste bien sûr importante mais les données vont être de plus en plus indispensables surtout après la livraison du bâtiment et de son DOE. 

C’est la donnée qui doit faire vivre la maquette pendant l’exploitation et la maintenance et qui doit donc faire l’objet d’un contrôle plus rigoureux qu’il ne l’est actuellement. 

Que développez-vous et depuis quand ? 

 Nous développons un outil en ligne pour la maitrise d’ouvrage qui lui permet d’avoir accès à une donnée fiable, de la contrôler et ainsi de mieux connaître et gérer son parc immobilier.  

La visionneuse IFC présente dans la solution permet entre autres de naviguer dans le bâtiment et de rattacher aux objets/locaux, des documents (fiches techniques, permis feu …) et des articles descriptifs (articles CCTP, FTM…). Nous sommes actuellement en pleine refonte des liaisons et de la consultation du DOE et nous préparons de nouvelles fonctionnalités pour 2020.  

Quels sont les offres et modules principaux de votre offre ?  

Notre principal module propose la constitution du DOE numérique qui comprend la liaison des documents aux objets/locaux/niveaux de la maquette ainsi que la connexion des objets avec leurs articles CCTP. De plus, nous anticipons les besoins d’exploitation/maintenance du MOA dans les cahiers des charges exécution transmis aux entreprises. Nos offres autour de l’exploitation et de la maintenance sont en cours d’élaboration puisque nous avons dernièrement débuté nos premiers projets dans ces phases post livraison DOE.   

Qui adressez-vous principalement ?  

Nous nous adressons directement à la maitrise d’ouvrage, mais le terme de MOA est assez vague puisque nous nous adressons aux différents interlocuteurs dissimulés derrière le nom de MOA (promoteurs, asset, property et facility managers), cependant de nombreux autres utilisateurs se retrouvent associés à notre plateforme puisque l’ensemble des intervenants du projet va déposer des documents et échanger en ligne.   

Question volontairement basique : faites-vous du FM, de la GMAO, de la GTB ? 😊  

Nous ne faisons pas directement de FM, GMAO ou GTB directement sur la plateforme mais nous faisons en sorte que la donnée soit prête et exploitable par ces outils. Nous facilitons la connexion et élaborons des passerelles en travaillant en direct avec des facility managers par exemple qui nous permettent de comprendre leurs attentes et d’anticiper leurs demandes.  

Vous avez été auréolés de nombreux prix, notamment aux USA, pourrais-tu stp nous en dire quelques mots ? 

Data Soluce a été récompensé par des prix prouvant l’innovation de la plateforme (comme le prix Tech de Rotschild&Co), mais également sur l’adéquation de notre offre avec les besoins du métier (comme le prix « DisruptCRE », l’acteur majeur de la Proptech à la Silicon Valley). L’équipe a également pu participer au programme Impact USA, organisé par BPI France, ce qui lui a permis de déterminer l’importance du marché et la nécessité future de s’implanter sur le continent nord-américain. 

En quoi votre approche est-elle nouvelle et innovante ?  

Data Soluce est une plateforme qui participe à la transformation digitale des entreprises de l’immobilier. Nous proposons donc en parallèle de la solution technologique, un accompagnement au changement des équipes côté client et côté utilisateurs, afin de maximiser la réussite des projets. 

Notre approche est innovante par son agilité, nous travaillons de concert avec les différents acteurs du bâtiment pour co-construire une plateforme qui permettra à chacun d’évoluer et de visualiser simplement les données qui le concernent.  

L’innovation principale vient du fait que notre solution est entièrement tournée vers la performance de la Maîtrise d’ouvrage : elle lui garantit des données de plus en plus qualifiées, vérifiées et cohérentes dans une optique d’industrialisation des processus de construction.  

Qui vous a déjà fait confiance ? Pourrais-tu nous parler de quelques MOA importants qui vous ont choisi et pourquoi ? 

Nos clients historiques qui nous suivent depuis le début sont Icade, Sogeprom et Apave. Nous avons énormément travaillé à leurs côtés via des ateliers et des présentations autour de nouvelles fonctionnalités afin d’enclencher une démarche permanente d’amélioration continue. Nous commençons à travailler par exemple avec Korian et Groupe 3F. 

Tous nous ont choisis pour notre approche originale sur le classement de la donnée, la simplicité de nos interfaces, la richesse des outils que l’on développe en parallèle et notre implication dans le suivi de leur opérations.  

L’interopérabilité est l’une des clés de votre approche. Pourquoi ?  

Aujourd’hui l’interopérabilité est essentielle, nous savons bien que nous ne pourrons pas tout faire et nous ne voulons pas tout faire, il est donc essentiel de s’ouvrir aux autres solutions et de s’adapter aux outils des utilisateurs. Nous ne voulons pas remplacer l’ensemble des outils du client, simplement lui simplifier la tâche et optimiser le transfert de données avec ses solutions actuelles pour que tout se déroule sans accroc et sans saisie redondante avec les informations déjà censées être contenues dans la maquette. La plateforme se place au centre d’un écosystème ouvert aux solutions complémentaires grâce aux échanges par API (Application Programming Interface). Cela garantit un socle d’informations graphiques, documentaires et de bases de données consolidées qui viennent alimenter les autres solutions. 

Mais dans les faits, la majorité de vos projets est-elle produite en IFC ou en Revit ? 

Il est vrai que la majorité de nos projets est modélisée avec Revit, cependant nous demandons systématiquement un export au standard IFC qui fait office de livrable. Sur un même projet, il est fréquent de trouver une ou plusieurs maquettes provenant d’autres logiciels, aussi bien pour l’architecture, la structure ou le terrain par exemple. L’IFC nous assure une homogénéité des données qui parfois est certes difficile à obtenir mais plus simple à exploiter/consulter pour la MOA.  

Quels services proposez-vous ? Cela inclut-il la création des maquettes ?  

Nos services comprennent le stockage des données sur la plateforme avec la rédaction du cahier des charges et le contrôle de la donnée. La modélisation n’est pas comprise car nous n’en faisons pas en interne, cependant nous travaillons avec des partenaires qui peuvent gérer cette prestation. 

Votre technologie est basée sur Autodesk Forge. Peux-tu stp nous dire pourquoi et les avantages que vous en tirez ? 

Notre viewer de maquettes IFC est effectivement basé sur Forge, nous en tirons pleinement profit car la navigation est fluide, l’intégration de nouveaux outils se fait simplement et le client n’a rien à installer sur son poste : tout se passe dans son navigateur. Il peut donc consulter sa maquette depuis différents supports sans problème. 

La technologie Forge nous permet d’obtenir rapidement des outils liés à la visualisation de maquette et s’intègre parfaitement à notre solution. Nous déployons nos propres algorithmes d’extraction et d’indexation de données sur les maquettes numériques et travaillons sur une amélioration continue des connexions que nous avons déjà entre contenu des maquettes numériques (zones, locaux, objets..) et documents classés dans la GED.  

Quels sont les éléments différentiateurs par rapport à vos concurrents ? 

Notre plateforme structure les données sur toute la durée du cycle de vie du bâtiment, contrairement aux autres plateformes qui se concentrent surtout sur les phases de conception et d’exécution. Nous proposons également un accompagnement à nos clients via des missions MOA réalisées par des experts métiers pour les aider à rédiger le cahier des charges, préciser leurs demandes et contrôler la qualité de la donnée via des audits réguliers présentés en réunion BIM. Nous voulons que le client ait un accès complet à l’ensemble des données depuis le lancement de l’opération et ses données seront toujours accessibles en ligne pour la maintenance et pour toute la durée de vie du bâtiment. Bien évidemment, nous développons aussi des outils pour les autres utilisateurs (architectes, entreprises, bureaux d’études, économistes, bureaux de contrôle…), principaux producteurs d’informations sur le projet. Le but est que chaque utilisateur ait accès à un tableau de bord personnalisé/personnalisable qui résumera l’ensemble des données qui le concernent en fonction de son rôle dans le projet. Notre approche métier est un réel atout dans cette recherche d’interface et dans la pertinence des données à intégrer/contrôler aux maquettes numériques.  

Comment gérez-vous la partie développement durable sur les projets ? Est-ce pris en charge ?  

Nous avons réalisons sur certains projets des relevés béton et acier pour nos clients à partir des données maquettes afin d’en permettre les calculs d’ACV (Analyse de Cycle de Vie). Nous sommes en partenariat avec Cycle up pour « BIMiser » la récupération des matériaux depuis ou vers un projet via ses maquettes numériques.  

Votre solution supporte-t-elle les grosses charges/modèles ?  

Nous n’avons aucun souci avec les gros assemblages de maquettes. Certains assemblages sur notre plateforme contiennent plus de 50 maquettes IFC (dont des maquettes techniques très complexes) et la navigation reste fluide ! Le chargement peut toutefois être un peu plus long mais cela dépend principalement de la connexion internet. Lorsque celle-ci est correcte, le chargement se fait rapidement.  

Est-elle web seulement ou aussi disponible en version mobile ?  

Pour l’instant tout est full web, nous prévoyons une version mobile avec des outils plus adaptés à ces supports.   

Quel est votre business model et quels sont les coûts moyens de votre solution ?  

Nous avons opté pour un prix au m² qui varie en fonction de la phase du projet, ainsi que des packages d’accompagnement spécifiques aux projets de nos clients.   

Est-ce simple à déployer ? 

Oui aucun prérequis n’est nécessaire (une connexion internet suffit), la configuration est rapide et l’utilisateur a juste besoin de donner son nom, sa société et son adresse mail pour créer sa session. Il pourra alors naviguer dans son ou ses projets sur la plateforme. 

D’ailleurs, est-il possible de déployer votre offre sur n’importe quel type de serveur ?  

Notre solution ne peut se déployer que sur un serveur avec une base Linux.  

Y-a-t-il beaucoup de déploiement sur la plateforme BIM 360 ? 

Nous n’avons pas pour l’instant créé de passerelle vers/depuis BIM 360, mais cela reste cependant possible. 

Peut-on faire du serveur local / privé ? 

Il est possible de faire une installation « on Premise » chez les clients qui le souhaitent. 

Comment collaborez-vous avec Autodesk ?  

Notre collaboration avec Autodesk pour l’instant se résume à l’utilisation de la solution Forge, pour la partie Viewer de la plateforme Data Soluce.  

Vous êtes basés à la Station F. Quels avantages cela vous apporte ?  

La Station F offre un écosystème riche de startups et permet de trouver des partenaires facilement. Nous collaborons par exemple avec BIM Model, une startup basée à Station F qui propose des services de modélisation. Nous bénéficions également de l’accompagnement de la French Tech, qui facilite grandement nos démarches administratives.  

Quels sont vos objectifs pour le futur ? Des évolutions prévues pour le futur ? Une organisation différente ?  

La plateforme est en évolution continue, et de nouvelles fonctionnalités seront disponibles tout au long de l’année 2020. Pour ce qui est de l’organisation, nous prévoyons de faire évoluer la structure afin de suivre notre croissance rapide.   

Connais-tu ABCD Blog ? Qu’en penses-tu ? 

Je suis ton blog depuis sa création me semble-t-il, c’est une très bonne source d’inspiration et une manière efficace de suivre l’actualité  ainsi que les retours d’expériences de différents acteurs dans le monde du BIM, la refonte est plus claire et plus agréable à consulter que l’ancienne version, en un mot : bravo ! 

Un grand merci de la part de toute l’équipe Data Soluce de publier cet échange sur ton blog ! 

Un grand merci surtout à toi Benoît et à toute l’Equipe de Data Soluce. Nous vous souhaitons de continuer sur la route du succès.

Site officiel Data Soluce ici.

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