Déposez vos dossiers pour la prestigieuse Equerre d’Argent 2019

Depuis 1983, l’Equerre d’argent est la plus prestigieuse des récompenses architecturales en France. Autodesk est partenaire de l’évènement pour la 3ème année consécutive car nous soutenons la profession d’architecte qui est clé pour notre environnement bâti.

6 prix sont décernés par un jury de professionnels pour valoriser l’architecture :

  • Catégorie habitat
  • Catégorie culture, jeunesse et sport
  • Catégorie lieux d’activités
  • Catégorie ouvrages d’art
  • Première œuvre
  • Equerre d’argent

Vous avez jusqu’au vendredi 06 septembre 2019 pour déposer votre dossier de candidature et peut-être succéder au Centre de consultations et de soins à Metz (Moselle), œuvre de Richter & associés.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le lundi 25 novembre 2019.

Vous pouvez découvrir le concours en cliquant ici.

Vous pouvez déposer votre dossier en cliquant ici.

Un portail du digital et du BIM au Luxembourg pour montrer la voie de la digitalisation du secteur de la construction !

Ca bouge aussi au Luxembourg au niveau de la digitalisation du secteur du BTP. Les énergies se mobilisent et les acteurs locaux du domaine du BTP mettent les moyens en route pour atteindre des objectifs dignes de ce petit pays plein d’énergie et avec une forte réputation d’efficacité.

Parmi les ressources et les acteurs impliqués, il en est un majeur, le CRTI-B (Centre de Ressources des Technologies et de l’Innovation pour le Bâtiment). C’est une plate-forme neutre et ouverte pour tous les intervenants de l’acte de construire qui cherchent à faire progresser la productivité et la compétitivité des parties prenantes de l’acte de construire.
Le CRTI-B a notamment parmi ses objectifs de définir, de documenter, d’introduire et de tenir à jour des standards pour les dossiers de soumission régissant les marchés des projets de construction. A ce titre, le CRTI-B met à disposition tout un certain nombre de documents que n’importe qui peut télécharger gratuitement (aux formats PDF et RTF) les documents du CRTI-B (clauses contractuelles et clauses techniques) existent par ailleurs en version française et/ou allemande.

L’objectif affiché du Centre est de concevoir et de réaliser un système de communication et d’information pour tous les intervenants du projet tels que les maîtres d’ouvrage, les architectes, les ingénieurs-conseils et les entreprises.

CRTI-B Luxembourg

Pour atteindre cet objectif, le Centre assure les missions suivantes :

  • conseil et assistance technologique sur une base individuelle ou sectorielle
  • formation spécialisée
  • documentation et veille technologique spécifique au domaine
  • stimulation, maîtrise d’ouvrage et suivi de projets de recherche et de développement
  • constitution d’une plate-forme de rencontre neutre et ouverte pour les acteurs du secteur

Les activités déployées par le CRTI-B comprennent :

  • la normalisation des clauses contractuelles et des clauses techniques tant générales que particulières qui sont à la base des marchés passés par un maître d’ouvrage;
  • la réalisation de standards stables pour le transfert de données graphiques entre différents logiciels de CAO/DAO;
  • conception et réalisation d’un système standardisé et ouvert de communication et d’information entre les différents acteurs de la construction.

A la conquête du BIM !

Afin d’aller plus loin que la définition de standards et étant donné l’importance que prend le BIM en Europe et dans le monde avec les obligations croissantes, le CRTI-B a lancé en 2015 les premières réflexions pour le développement et l’implémentation d’une stratégie nationale pour le « Building Information Modeling ». avec des groupes de travail BIM sous la houlette du CRTI-B. Une table d’experts regroupant différents acteurs de la construction a d’ailleurs été formée avec pour mission de créer un groupe de travail transsectoriel entre maîtres d’ouvrage, architectes, ingénieurs-conseils, entrepreneurs, artisans, chercheurs scientifiques et project managers.

Des groupes de travail pour s’organiser

Avec la dynamique positive, plusieurs « sous-groupes de travail » reportant au groupe de travail principal ont été créés pour organiser les travaux de développement de manière plus efficace. Par ailleurs, le groupe de travail BIM au CRTI-B est accompagné par un groupe de consultants externes chargés de mettre en œuvre les décisions élaborés de manière collégiale.

Un site web dédié pour les professionnels du BTP !

Enfin, pour mieux répondre aux besoins de tous les acteurs de la construction, le CRTI-B a lancé le 14 juillet 2017 un site web pour le BIM digitalbuilding.lu qui servira de plateforme centralisée pour tous les sujets de la digitalisation du secteur de la construction.

On va pouvoir y trouver des informations sur la formation, des guides d’application BIM, des matrices de responsabilités, des guides des bonnes pratiques, des liens vers des ressources, etc.

Bravo à nos voisins Luxembourgeois, nous vous invitons à consulter leur site web officiel en cliquant ici.

Bexel Consulting, une approche intégrée et openBIM pour ses projets de resorts hôteliers et une soumission aux buildingSMART International Awards

A lire cette semaine sur le site de buildingSMART International…

Bexel Consulting est une entreprise de haute technologie et de conseil en ingénierie. Ils ont été choisis par Karisma Hotels and Resorts pour concevoir et construire le Sensatori et Nickelodeon Hotels and Resorts. Cette station balnéaire, située sur la côte est de la République dominicaine, propose 460 suites conçues pour répondre à une variété d’expériences de voyages avec notamment une partie réservée aux adultes, des suites de lune de miel, des suites spacieuses pour les familles, ainsi que huit villas avec jardin privés.

Le coeur de la station dispose de The Gourmet Village, incluant une variété de boutiques, cafés, théâtre, cinéma en plein air, lieu de mariages, bars gastronomiques, salons et restaurants en plein air, ainsi que des terrasses et piscines pour se reposer.

Bexel a souhaité mettre en place une méthodologie BIM pour coordonner toutes les parties prenantes du projet, depuis la conception jusqu’à la livraison. Cela comprenait le développement d’un modèle BIM 3D pluridisciplinaire intégrant l’architecture, la structure, la CVC, l’électricité et la plomberie.
Le modèle a été mis à jour tout au long des phases du projet et utilisé afin de mener des analyses de constructibilité régulière pour détecter et résoudre d’éventuels conflits.
Le logiciel Bexel Manager a été utilisé pour préparer des visualisations de construction avancées basées sur le modèle BIM. Ce qui a permis d’améliorer la compréhension des entrepreneurs et des autres acteurs du projet pendant le processus de construction. Une variété d’autres solutions logicielles dont notamment celle d’Autodesk : Autodesk 3ds Max, Civil 3D, et Revit, ont permis un flux de travail optimal en openBIM® pour permettre au client de comprendre totalement le projet.

De nombreux standards ouverts ont été utilisés – cela étant rendu possible par la grande interopérabilité de ces dernières solutions – dont les formats ouverts : IFC2x3, IFC4, BCF, mvdXML, COBie, LandXML et Uniformat entres autres.

Découvrez l’intégralité de cette success Story Bexel Consulting par buildingSMART en cliquant ici.

Les fabricants s’emparent du BIM avec BIMobject – De nouveaux objets BIM à télécharger de chez Aldes et Hoyez, leaders de leurs secteurs !

Les objets BIM sont primordiaux pour les architectes et bureaux d’études techniques. BIMobject qui a récemment racheté la Société Polantis reste l’un des leaders globaux sur ce marché et ils produisent pour les Industriels les versions BIM de leurs produits à fins d’utilisation par la maîtrise d’oeuvre. Ces objets sont en grande majorité développés au format du logiciel Revit et des ses familles ou objets de bibliothèque (*.RFA) devenu l’un des plus grands standards BIM du marché.

De nouveaux objets sont disponibles aux formats Revit et au format ouvert IFC. Ceux de la Société Hoyez Partition Systems, fabricant de cloisons amovibles aluminium et de portes pour les secteurs tertiaires et industriels. Vous pouvez les découvrir ici.

La vocation d’Aldes, se battre pour offrir une vie plus saine aux occupants des bâtiments.  Grâce à son approche solution et sa maîtrise de l’Air, le Groupe Aldes contribue à concevoir des lieux de vie apportant santé et bien-être par
la fabrication de solutions de ventilation, purification, confort thermique, protection incendie et aspiration centralisée.

Aldes a enrichi sa bibliothèque d’objets BIM déjà disponible sur le portail de BIMobject au formats Revit (RFA) DWG et DXF. Les modèles BIM CVC sont conçus pour répondre aux exigences majeures des projets BIM (LOD350). Découvrez-les ici.

Vous pouvez les télécharger sur le site de BIMobject.

Retour vers le futur 2 – Votez pour les autres classes des Sociétés françaises à Autodesk University 2019 – Brunet Saunier Architecture, COLAS, EGIS, Ingérop, VEOLIA Water Technologies, VINCI Construction France, VINCI Construction Grands Projets, Schneider Electric

Surprise ! La suite des Classes pour Autodesk University 2019 vient d’être livrée avec plein d’autres sujets passionnants détaillés ci-dessous. A vous de jouer pour les votes !

La deuxième partie intègre notamment les propositions de Vincent Fredon, Expert Autodesk Civil et Infrastructure, et surtout des Sociétés Brunet Saunier Architecture, COLAS, EGIS, Ingérop, Schneider Electric, Veolia Water Technologies VINCI Construction France, et VINCI Construction Grands Projets.


BIM 360, une plateforme unique pour la gestion de la collaboration dans le cadre de projets de santé complexes par Jacques Lévy-Bencheton de Brunet Saunier Architecture
Pour ce projet, Brunet Saunier Architecture a utilisé BIM 360 Docs en tant que plate-forme collaborative centralisant modèles, documents et métadonnées. L’objectif principal de cette classe est de montrer comment Brunet Saunier Architecture a implémenté et utilisé les workflows BIM 360 Docs dans un grand projet hospitalier à Paris (France).
La première partie couvrira les phases de conception et de construction de l’un des bâtiments de l’hôpital Lariboisière (6000 m²). L’agence décrira la manière dont ils ont mis en œuvre et utilisé les processus collaboratifs BIM 360 afin d’impliquer le propriétaire de l’hôpital, mais également 3 entreprises de construction (Entreprise générale, Plomberie et CVC). La deuxième partie portera sur la conception du bâtiment principal de l’hôpital (55 000 m²) et sur ce qui est prévu pour la phase de construction future. Le maître d’ouvrage a lancé une procédure d’appel d’offres dans le cadre de 6 contrats (disciplines). Chaque entreprise est invitée à fournir des modèles BIM complets (géométrie et données). Ils prévoient d’utiliser BIM 360 pour s’assurer que les données sont uniques, cohérentes et correspondent aux contrats.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  1. Implémenter BIM 360 en tant que solution de conception et de construction collaborative
  2. Planifier et adapter les flux de travail BIM pour les grands projets de construction
  3. Impliquer toutes les parties prenantes dans une collaboration et un partage dynamiques
  4. Planifier des réunions de coordination efficaces

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Brunet Saunier Architecture ou « BIM 360 as one platform for complex health projects’ collaboration management » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Revit Dynamo et AI pour la décontamination d’un site de raffinerie par COLAS
Le défi de la déconstruction et la décontamination d’un ancien site industriel : la raffinerie de Dunkerque en France.

A partir d’un grand nombre de données représentant plus de 30 000 plans anciens et d’un balayage dynamique d’une zone de 90Ha, des modèles en LOD bas niveau ont été réalisés avec Autodesk Revit manuellement mais aussi automatiquement avec des algorithmes de reconnaissance d’images. Les représentations de la contamination et de la lithologie sont modélisées avec des voxels et informées à l’aide de scripts d’interpolation Dynamo directement à partir de forages géoréférencés stockés dans des feuilles de données Microsoft Excel. L’objectif de ce modèle BIM est de créer des scénarii de dépollution en fonction de ce qui se trouve sous terre : conduites, béton et polluants.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Durabilité BIM
  • Revit et Dynamo
  • Ingénierie rétro et IA
  • La gestion des données

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper « Revit Dynamo and AI for the decontamination of a refinery site » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Transfert interopérable d’un géomodèle 3D et de ses données entre GDM-Multilayer et Civil 3D par EGIS
La solution d’interopérabilité EGIS permet de transférer facilement un modèle 3D géologique ou géotechnique de sous-sol obtenu avec GDM-Multilayer, un logiciel de géomodélisation spécialisé et toutes les données de forage d’un projet de génie civil dans le modèle numérique 3D. Un plug-in pour AutoCAD Civil 3D permet de modéliser facilement les surfaces TIN représentant les horizons et les failles des géomodèles 3D et également de dessiner des solides 3D représentant les trous de forage. Les attributs BIM sont automatiquement ajoutés en tant que jeu de propriétés de chaque Surface TIN et de chaque solide 3D. Les fichiers DWG obtenus sont ensuite importés avec Navisworks ou Infraworks sans perte. Aujourd’hui, EGIS peut fournir à ses clients un modèle numérique 3D complet avec ses données de sous-surface et de forage à chaque étape du cycle de vie de tout projet de génie civil. Grâce à cette solution d’interopérabilité, les données de forage et la précision du modèle géotechnique 3D sont actualisées depuis les études de préfaisabilité jusqu’à la fin des travaux et pour les opérations de maintenance.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Comment transférer un géomodèle 3D d’un géomodéleur (GDM du BRGM) vers Civil 3D
  • Comment transférer des données de forage d’un géomodéleur (GDM du BRGM) vers Civil-3D
  • Comment mettre à jour les données de géomodèles et de forage pendant le cycle de vie du projet
  • Comment intégrer un modèle de sous-surface dans d’autres applications Autodesk

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper EGIS ou « Interoperable transfer a 3D geomodel and its data between GDM-Multilayer and Civil 3D » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Une étude de cas de la conception BIM pour une ville intelligente avec la collection AEC par notre célèbre Expert Vincent Fredon avec Ingérop !
Cette session couvrira une étude de cas de la mise en œuvre du BIM pour un projet urbain complexe conçu comme une ville intelligente. Le projet s’appelle Garonne Eiffel. Il occupe 126 ha et se trouve dans une zone de développement plus vaste à Bordeaux, en France. Le cœur de la Garonne Eiffel est le sous-district de Bèlvédère, une zone de 12 ha (30 acres). Le BIM a été mis en œuvre sur ce projet, première étape clé pour une future ville intelligente. Le projet sera présenté avec ses défis spécifiques (densité urbaine, collaboration, complexité technique). La stratégie BIM appliquée sera discutée, y compris les aspects positifs et non positifs. Les flux de travail créés avec la collection AEC seront décrits afin de montrer comment InfraWorks, Civil 3D, Revit et Navisworks sont des outils essentiels pour la conception urbaine. Nous montrerons comment InfraWorks a été utilisé pour assembler la modélisation 3D Autodesk Civil pour le projet Belvedere : bâtiments, routes, arbres, équipements de voirie… De plus, il sera analysé comment Dynamo pour Civil 3D nous a aidé à améliorer notre productivité.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Construire la mise en œuvre BIM d’un projet urbain
  • Appliquer un flux de travail BIM avec la collection AEC à un projet urbain complexe
  • Créer un modèle InfraWorks assemblé à partir de la modélisation 3D Civil
  • Expliquer les avantages du BIM pour la construction de la future ville intelligente

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Garonne Eiffel ou « A case study of BIM design for a Smart City with AEC collection » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Comment Schneider Electric montre la voie dans le bâtiment intelligent avec la transformation BIM
Schneider Electric est devenu un leader incontesté du BIM électrique pour les bâtiments résidentiels, les immeubles de bureaux, les usines et les centres de traitement de données (Data Centers). Leur stratégie a notamment consister à transformer la stratégie commerciale et les opérations pour cibler le marché des maîtres d’ouvrage et exploitants de bâtiments, des planificateurs et du secteur de l’installation avec l’approche BIM. Le nouveau siège social Technopole en France a été construit en tant que bâtiment certifié LEEED. Il a été utilisé dans plusieurs campagnes marketing pour montrer la valeur que le BIM crée pour les articles électriques.

Dans cette classe, il sera notamment question de :

  • Comment adapter le processus BIM à vos clients cibles avec un plan de réussite client
  • Méthodes de formation pour former 2 000 employés internes avec un plan d’adoption
  • Augmenter la visibilité avec des webinaires et créez plus de 1 000 prospects marketing qualifiés
  • Obtenir une visibilité de 200 000 vues dans la presse et les médias sociaux avec une campagne de co-marketing
  • Alignez-vous sur 2 entreprises avec réunions de direction
  • Réduction de 50% du temps de planification sur le plan électrique en utilisant une application personnalisée avec Revit

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Inclure les bâtiments électriques et intelligents dans les projets BIM
  • Comprendre la valeur des cas d’utilisation du BIM en exploitation
  • Créer une intimité avec les clients grâce au partenariat avec Autodesk
  • Connaître l’avenir de la conception et de la construction électrique

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Schneider Electric ou « How Schneider Electric is leading the way in Smart Building with BIM transformation » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Parcours d’innovation de l’optimisation des formes à la conception générative par VEOLIA Water Technologies
Cette classe portera sur la manière dont Plastique Metal Technologie (PMT), filiale de Veolia Water Technologies, a utilisé les fonctionnalités de Fusion 360 afin d’optimiser la forme de certaines parties de leurs stations de traitement écologiques des eaux usées. Veolia expliquera comment leurs équipes d’ingénierie ont travaillé sur plusieurs cas d’utilisation, tels que l’optimisation des plaques de séparation ou l’exploration de nouvelles formes pour les roues à godets grâce aux capacités de conception générative. Avec Fusion 360, Veolia peut redéfinir les principales pièces de fabrication de leurs équipements et réduire les matériaux utilisés. Elle participe, dans un contexte de développement durable, à la réduction des déchets et des coûts (tels que les coûts de transport et de fabrication) et à l’amélioration de la sécurité lors des opérations de maintenance pour les clients et les employés de Veolia.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Tirer parti des capacités de Fusion 360
  • Comment l’optimisation de forme et la conception générative sont utilisées pour la durabilité
  • Apprenez à redéfinir les pièces de fabrication
  • Maitriser les coûts de production

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Veolia Water Technologies ou « Innovation journey from Shape Optimization to Generative Design » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


BIM industriel : meilleures pratiques apprises dans un projet complexe de centrale hydroélectrique par VINCI Construction Grands Projets
Ce cours explique comment il est possible de travailler avec des logiciels pour la mécanique qui, à première vue, pourraient sembler incompatibles avec Autodesk Revit ou pour effectuer une coordination 3D correcte et pour produire efficacement des plans 2D sans limitation de géométries. C’est une étude de cas d’un projet de construction d’une station de pompage hydroélectrique située au Maroc pour un contrat de 284 millions d’euros. Le contenu de cette classe montrera et partagera la solution pratique qui pourrait être appliquée à tout projet de construction industrielle.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Créer un processus de collaboration avec l’équipe de conception, les parties prenantes, à l’aide des workflows BIM.
  • Résoudre les problèmes d’interopérabilité entre les produits Autodesk et les logiciels Mechanichal tels que Solidworks ou Siemens NX.
  • Produire un modèle fédéré dans des bâtiments de génie civil à l’aide du logiciel Navisworks et des outils BIM
  • Communiquez correctement avec le support d’Autodesk pour résoudre vos problèmes

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper « Industrial BIM : best practices learned in a complex hydroelectric plant project » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Gestion, planification et documentation de travail des coffrages avec Revit et son API par VINCI Construction France
Cette classe fait suite à la classe de l’année passée : « Accélérez vos modèles de préconstruction pour la planification de coffrages à l’aide de Revit et d’API » . L’année dernière, l’accent était mis sur le coffrage vertical. Cette année, l’accent sera mis sur les coffrages horizontaux. Par conséquent, planifier avec précision les coffrages horizontaux quotidiens au cours de la phase de préfabrication est essentiel mais prend également beaucoup de temps. VINCI Construction France a donc décidé de développer, avec l’aide d’Autodesk Consulting, un ensemble d’outils dans Revit ayant deux objectifs :

  • Exploitation des informations de construction déjà capturées dans le modèle Revit : géométrie, phase, variantes de projets
  • Utilisation des dessins 3D et 2D associés pour une meilleure communication avec le chantier

Ce cours explique comment VINCI Construction France a intégré avec succès cet ensemble d’outils dans son processus à partir des fonctionnalités existantes de Revit (assemblages, phases, familles personnalisées, fichiers de données, APIs Revit) et en quoi cette technologie constitue une étape importante pour la transformation BIM d’une entreprise de construction.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Découvrez comment les entreprises de construction et de coffrage peuvent transformer leur expertise en un outil BIM efficace
  • Découvrez comment une entreprise peut gérer avec succès la sécurité sur le terrain et éviter les gaspillages grâce à une meilleure planification du coffrage
  • Découvrez comment la puissance des API et des plugins personnalisés peut répondre à vos besoins

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper « Formwork’s planning, management and working drawings with Revit and the API » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Comment Schneider Electric montre la voie dans le bâtiment intelligent avec la transformation BIM
Schneider Electric est devenu un leader incontesté du BIM électrique pour les bâtiments résidentiels, les immeubles de bureaux, les usines et les centres de traitement de données (Data Centers). Leur stratégie a notamment consister à transformer la stratégie commerciale et les opérations pour cibler le marché des maîtres d’ouvrage et exploitants de bâtiments, des planificateurs et du secteur de l’installation avec l’approche BIM. Le nouveau siège social Technopole en France a été construit en tant que bâtiment certifié LEEED. Il a été utilisé dans plusieurs campagnes marketing pour montrer la valeur que le BIM crée pour les articles électriques.

Dans cette classe, il sera notamment question de :

  • Comment adapter le processus BIM à vos clients cibles avec un plan de réussite client
  • Méthodes de formation pour former 2 000 employés internes avec un plan d’adoption
  • Augmenter la visibilité avec des webinaires et créez plus de 1 000 prospects marketing qualifiés
  • Obtenir une visibilité de 200 000 vues dans la presse et les médias sociaux avec une campagne de co-marketing
  • Alignez-vous sur 2 entreprises avec réunions de direction
  • Réduction de 50% du temps de planification sur le plan électrique en utilisant une application personnalisée avec Revit

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Inclure les bâtiments électriques et intelligents dans les projets BIM
  • Comprendre la valeur des cas d’utilisation du BIM en exploitation
  • Créer une intimité avec les clients grâce au partenariat avec Autodesk
  • Connaître l’avenir de la conception et de la construction électrique

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Schneider Electric ou « How Schneider Electric is leading the way in Smart Building with BIM transformation » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.

Merci à tous par avance pour votre aider sur ces classes passionnantes.

Cocorico ! Votez pour les classes des Sociétés françaises à Autodesk University 2019 – Bouygues Immobilier, Ingerop, ENGIE Axima, VINCI Construction France, VINCI Facilities et Db-Lab nous parlent openBIM, rendu d’images, plateformes collaboratives, Generative Design, sécurité sur les chantiers

Autodesk University à Las Vegas est le rendez-vous incontournable de tous les professionnels de l’AEC et d’autres industries venant à la fois se retrouver mais aussi montrer leurs talents et les méthodologies de digitalisation et de BIMisation qu’ils ont développé au sein de leur entreprise. C’est une chance unique d’avoir une visibilité internationale et de partager avec ses pairs.

Cette année, quelques clients s’illustrent particulièrement. Plus vous serez nombreux à voter pour eux et plus de chance ils auront de montrer leur savoir-faire !

Parmi eux, Bouygues Immobilier, Ingerop, ENGIE Axima, VINCI Construction France, VINCI Facilities et Db-Lab proposent des sujets passionnants détaillés ci-dessous.

openBIM, Forge et Big Data avec Bouygues Immobilier :

Utilisation de Forge pour automatiser des processus et générer des rapports sur les indicateurs de performance clés dans un environnement openBIM
Le secteur de la construction est composé de différents acteurs qui utilisent différentes solutions logicielles. Une approche BIM collaborative doit donc prendre en compte différents formats de fichiers qui ne sont pas nécessairement interopérants. L’utilisation des fichiers IFC dans un environnement openBIM global est un moyen d’atteindre ces objectifs d’interopérabilité. Cependant, le standard IFC est actuellement quelque peu restrictif en termes de traitement de données. Cette classe explorera comment Bouygues Immobilier, un promoteur immobilier qui gère les données d’entrée de divers sous-traitants, surmonte les contraintes du format IFC en utilisant Autodesk Forge pour créer des applications de type site web pour le traitement des données provenant de fichiers IFC. En outre, cette présentation montrera comment cette société envisage d’intégrer à la fois des applications basées sur Forge et des logiciels internes dans sa stratégie de transformation numérique et BIM.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Concevez des flux de travail pour le traitement de données à partir de fichiers IFC à l’aide des APIs de Forge
  • Intégrez les applications Web développées avec Forge dans un environnement d’entreprise openBIM existant

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Bouygues ou « Using Forge and Revit to Enable BIM Based Procurement – Generating Bill Of Materials » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Plateforme collaborative à façon sur la base d’Autodesk Forge avec Ingerop et Db-Lab

Après avoir développé ses méthodologies de production BIM et généralisé l’utilisation de la Collection AEC d’Autodesk, l’étape suivante pour Ingerop a consisté à ouvrir largement le modèle à toutes les parties prenantes sur leurs projets afin de garantir la qualité. Le contexte variable spécifique à chaque projet nécessite une personnalisation. C’est pourquoi INGEROP a – sur la base du potentiel d’Autodesk Forge avec les Experts de DB-LAB – construit sa propre plate-forme autonome appelée BIMBOX.

BIMBOX permet d’exploiter simplement les données visuelles (3D) et les données des modèles (requêtes, accès, vérifications, extractions, additions). La combinaison des évolutions régulières de Forge et des possibilités de développement permettent d’ajouter régulièrement des fonctions innovantes et spécifiques issues des retours quotidiens de leurs nombreux utilisateurs. Ils se proposent de partager dans cette classe la méthode de travail basée sur le trio formé par l’ingénieur projet BIM, le développeur Db-Lab et les ressources de Forge.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • La stratégie du choix de Forge
  • L’importance de l’Equipe et des rôles de chacun
  • Le démarrage et la feuille de route du projet

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper Ingerop ou « BIM Platform development collaboration using Forge » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


ENGIE AXIMA et sa BIM Factory nous parlent de conception générative pour la pharmacie hospitalière : optimiser les espaces / flux avec Dynamo / Refinery
L’évolution des outils et des processus BIM alliant conception générative et automatisation offre de nouvelles possibilités aux architectes et ingénieurs travaillant sur des bâtiments complexes et ses espaces intérieurs vitaux, en l’occurrence un hôpital et sa pharmacie. Le groupe AP-HP, représentant 39 hôpitaux parisiens, collabore avec la BIM Factory d’ENGIE AXIMA pour redessiner leurs pharmacies et les flux internes. Dans cette classe, vous verrez comment ils ont utilisé Dynamo, Refinery et le développement de codes spécifiques. Ils montreront comment les algorithmes leur permettent de réaliser des études paramétriques pour des «plans d’espaces génératifs» et d’optimiser la «génération automatique d’un modèle BIM 3D». Ils montreront comment ils ont utilisé la macro et la micro génération pour évaluer les différentes options d’optimisation des flux de personnes et de biens présents dans la pharmacie et comment effectuer une analyse qualitative et logistique. Le résultat est une meilleure configuration architecturale de la pharmacie de l’hôpital et un environnement de travail amélioré.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • En savoir plus sur les défis logistiques de la pharmacie et les règles architectoniques de la pharmacie
  • Algorithmes de conception pour résoudre des problèmes logistiques complexes dans un département de pharmacie avec Dynamo / Refinery
  • Intégration d’algorithmes et de codage dans les flux de travail d’architecture et d’ingénierie
  • Découvrez un nouveau moyen d’exploiter les données pour prendre des décisions plus éclairées.

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper ENGIE ou « Generative design for Hospital Pharmacy » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


VINCI Construction France, travail collaboratif en BIM niveau 3 sur un projet iconique de Jean Nouvel, la Tour Hekla avec BIM 360 Design Collaboration
Quelle est la qualité de la nouvelle version de BIM360 Design Collaboration ? Et si plus de 10 équipes travaillent ensemble ? Comment démarrer le BIM d’un projet de 75 000 m² ? En tant que leader du secteur de la construction BIM, VINCI Construction France cherche constamment à améliorer ses processus de gestion de projet. Dans ce cours, l’application réelle d’une solution cloud d’Autodesk appliquée à un projet d’envergure sera présentée sur la tour emblématique HEKLA, conçue par les Ateliers Jean Nouvel. Ce seront plus d’un an et demi de progrès qui seront présentés sur la collaboration autour de BIM360 Design (6 mois après le lancement officiel). Vous comprendrez précisément comment VINCI Construction France gère un grand projet qui frôle les limites des performances logicielles. Ils présenteront également les solutions maison qui ont été utilisées pour ce projet : l’application Forge associée à Power BI, les règles du vérificateur de modèles Revit (Revit Model Checker) pour améliorer la qualité BIM du projet. Pour aller plus loin, ils montreront quelques implémentations sur le terrain qui sont liées à leur plateforme BIM360.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Comprendre comment utiliser BIM360 Design Collaboration
  • Découvrez l’aspect BIM d’un grand projet de construction : un gratte-ciel
  • Découvrez l’utilisation de Forge pour la gestion BIM
  • Découvrir l’outil Revit Model Checker pour la gestion BIM

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper VINCI ou « Inside a BIM skyscraper project with BIM 360 Design Collaboration : HEKLA Tower » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.

Réduisez les risques et optimisez les économies en optimisant la disposition et la réutilisation des plateformes de sécurité par VINCI Construction France
La sécurité et les économies sont des sujets importants dans les projets de construction. Par conséquent, la priorité est de disposer d’un réseau de plates-formes de sécurité qui rassemble toutes les contraintes de sécurité. En vertu de quoi, il est important de planifier avec précision le placement des plates-formes de sécurité, en essayant d’utiliser le moins de matériel possible, et les réutiliser autant que possible d’un étage à un autre devient essentiel, mais prend également beaucoup de temps. Il y a un an, VINCI Construction France a décidé de développer, avec l’aide d’Autodesk Consulting, un outil d’automatisation de ce processus dans Revit.

Il s’agissait d’automatiser le placement de plates-formes de sécurité et d’ancrages en tenant compte des contraintes de sécurité, du stock de fournisseurs et de la réutilisation des matériaux tout au long du processus de construction tout en fournissant des dessins 2D cotés et un tableau des quantités à utiliser directement sur site et à commander au fournisseur. Ce cours montrera comment VINCI a intégré avec succès cet ensemble d’outils dans son processus et en quoi il s’agit d’une étape clé pour la transformation BIM d’une entreprise de construction et comment cela contribuera à l’amélioration de la sécurité et à des économies.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Découvrez comment les fournisseurs de plateformes de construction et de sécurité peuvent transformer leur expertise en un outil BIM efficace
  • Découvrez comment une entreprise de construction peut gérer avec succès la sécurité sur le terrain et éviter les gaspillages grâce à une meilleure planification des matériaux
  • Découvrez comment la puissance des API et des plugins personnalisés peut répondre à vos besoins
  • Comprendre les avantages des services d’Autodesk Consulting tout au long d’un contrat EBA (Enterprise Business Agreement)

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper VINCI ou « Reduce risks and improve savings by optimizing safety platforms layout and re-use » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


La technologie BIM et Forge pour l’exploitation et la gestion des installations, un cas d’utilisation concret avec VINCI Facilities
VINCI Facilities, l’un des acteurs majeurs des solutions de facility management, explore de nouvelles méthodes pour intégrer les données BIM dans les applications de chantier Smart Building. Découvrez comment le référentiel BIM peut améliorer le BLM (Building Lifecycle Management) après la phase de transfert. Vous découvrirez comment VINCI Facilities utilise le référentiel BIM 3D pour créer un écosystème de données intégré aux données de CMS, CAFM, BMS, IOT, pour la gestion des espaces et de réservation de salles. Ils ont choisi la plate-forme Forge pour gérer le flux de travail et les processus FM afin de fournir la meilleure visualisation 3D moderne des données et des fonctionnalités à partir d’une simple vue des informations sur le bâtiment avec une navigation réseau géographique ou technique simple, ou plus complexe, comme une carte de localisation. Les gestionnaires d’installations ont une vue globale des systèmes internes d’un bâtiment, accessibles sur place ou à distance. Technologie pouvant être appliquée à la fois aux bâtiments existants et aux bâtiments nouvellement construits, permettant une efficacité opérationnelle accrue, un entretien plus facile et des bâtiments plus intelligents.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Passer en revue une étude de cas sur une industrie / projet
  • Découvrez comment Forge relève des défis complexes dans les applications de gestion des installations.
  • Découvrez comment le BIM pourrait être utilisé au quotidien pour les gestionnaires de patrimoine et propriétaires
  • Découvrez comment AR / VR, associés à Forge, permettent d’exploiter les données BIM dans les opérations de Facility Management

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper VINCI ou « BIM and Forge Technology for Operation and Facilities Management a real use case » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Utiliser Autodesk Forge comme plate-forme de rendu architectural 3D avec Vray par Db-Lab
Ce cours expliquera comment Forge peut être utilisé pour préparer une scène 3D à partir de modèles BIM pour un rendu 3D à l’aide du moteur Vray Cloud. Le Viewer Forge sera présenté avec la possibilité de manipuler une scène 3D en y ajoutant et en positionnant un soleil ainsi que des objets externes , en attribuant des matériaux aux maillages et en manipulant une caméra pour un rendu 3D. En utilisant des données structurées issues de modèles BIM, beaucoup de temps a été économisé pour préparer une scène 3D (paramètres du soleil et environnement 3D issus de la géolocalisation SIG, affectation de matériaux par groupes d’objets, éclairages IES). Db-Lab expliquera comment la scène 3D doit être structurée pour être traitée par le moteur de rendu Vray et ils montreront l’intérêt d’utiliser le rendu progressif Vray (presque en temps réel) pour faire des simulations d’ensoleillement et des choix de points de vue. La conclusion portera sur les perspectives futures d’intégrer la puissance de rendu de Nvidia RTX dans le visualiseur Forge.

Objectifs d’apprentissage de cette classe :

  • Découvrez comment Vray et Forge peuvent être utilisés ensemble
  • Découvrez comment configurer le Viewer Forge afin de préparer une scène 3D pour un rendu
  • Découvrez comment créer une scène 3D architecturale à partir de données de géolocalisation
  • Découvrez l’intérêt d’un rendu en temps réel dans le Viewer Forge

Pour y accéder et voter, vous connecter en cliquant ici et faire une recherche dans le champ ad-hoc et taper VRay ou « Using Forge as a 3D Architectural Rendering platform with Vray » et cliquez sur le bouton Vote à gauche.


Alors votez vite pour ces quatre belles classes afin qu’elles aient toutes leurs chances d’être sélectionnées. La France a du talent !

Interview Responsable BIM – Episode #23 Gonçalo Ducla Soares Architecte et Spécialiste BIM chez Bouygues Immobilier : BIM or DIE

C’est toujours un plaisir d’accueillir à nouveau des personnes de grande qualité que nous avons reçues lors d’une précédente interview. Nous avons aujourd’hui cette chance avec Gonçalo Ducla Soares, Architecte et Spécialiste BIM chez Bouygues Immobilier qui a eu un beau parcours depuis sa précédente interview.

Bonjour Gonçalo, bienvenu sur ABCD Blog et heureux de t’y retrouver car nous t’avions interviewé il y a quelques mois de cela. Pourrais-tu stp nous parler brièvement de ton parcours précédent ?
Bonjour Emmanuel, le plaisir est partagé. Alors, voyons, j’ai fait des études en architecture à Lisbonne. Cependant, l’informatique m’a toujours intéressé donc, du coup, après, j’ai décidé de partir deux ans aux Etats-Unis pour faire un Master of Science au MIT. C’est là que j’ai découvert plusieurs disciplines nées de l’interface entre architecture et informatique : le Computational Design, le Generative Design, les Shape Grammars. En fait, je voulais avoir une carrière académique donc, à mon retour au Portugal, j’ai commencé à travailler à l’Université de Lisbonne où j’ai enseigné la CAO et j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs projets scientifiques autour du Generative Design (voir images ci-après). A ce stade, je sentais que j’étais en train de prendre un chemin trop théorique. Je voulais quand même sentir le terrain. Je suis donc parti à Paris où j’ai travaillé dans plusieurs agences d’architecture jusqu’à 2017, d’abord en tant qu’assistant architecte et puis comme chef de projet. Ce fut en 2012 que j’ai vraiment connu le BIM. J’ai été formé et, étant donné mon intérêt pour tout ce qui touche à l’utilisation de l’informatique en architecture, j’ai approfondi mes connaissances sur le sujet en cumulant mes responsabilités opérationnelles avec celles de développement du BIM. J’ai été alors recruté par Bouygues Immobilier pour déployer le BIM au sein de l’entreprise.

Tu es chez Bouygues Immobilier depuis maintenant un peu plus de deux ans. Peux-tu nous parler de cette belle entreprise et nous expliquer ton rôle et tes missions ?
Cela fait effectivement maintenant deux ans que je travaille chez Bouygues Immobilier. Bouygues Immobilier est une société de promotion immobilière, c’est-à-dire qui achète du foncier, fait concevoir des projets, dépose les permis de construire, lance des appels d’offres, fait construire les projets et vend les bâtiments.

Elle s’organise autour de 4 métiers : le Logement, qui représente 80% de l’activité ; l’Immobilier d’Entreprise ; le Commerce ; et Urbanera, qui est notre marque qui développe les îlots et les quartiers mixtes.
C’est aussi une entreprise internationale : la plupart de nos opérations se trouvent en France, mais nous sommes présents également en Pologne, en Belgique et en Espagne.
Mon rôle est celui de déployer le BIM sur 100% de nos projets en collaboration avec les équipes supports et les équipes opérationnelles. Pour cela, il faut naturellement acheter des logiciels, développer des outils, définir des procédures de travail, faire de la veille technologique, sensibiliser les collaborateurs et partenaires, faire des formations, etc.

Bouygues Immobilier, sous l’impulsion de François Bertière et Eddie Woods ont lancé un manifeste BIM pour un 100% BIM en 2020. Quelles en sont les principales raisons ?
Il s’agit de notre Politique BIM Centrale. Alors, pourquoi 100% BIM en 2020 ? En fait, c’est très simple : qu’on le veuille ou pas, la transformation digitale va toucher, voire bouleverser, l’immobilier. Cela a déjà été le cas sur de nombreux autres secteurs tels que l’automobile, l’hôtellerie, la banque, etc. C’est la montée en puissance des PC dans les années 80 et l’arrivée d’internet dans les années 90 qui a déclenché énormément de changements dès les années 2000… C’est-à-dire, il y a 20 ans ! En revanche, même si les logiciels CAO existent depuis plusieurs décennies, ces évolutions informatiques n’ont pas changé de façon significative le monde de l’immobilier et de la construction. A mon avis, il y a plusieurs raisons à cela : premièrement, contrairement au monde de l’industrie, celui de la construction est très contraint par le contexte, ce qui favorise naturellement la mise en place de solutions sur mesure. Deuxièmement, dans une opération immobilière, la quantité de données à gérer est très importante et la technologie des années 80, 90 et 2000 ne permettait pas un traitement efficace de ces données, notamment en matière de visualisation. Troisièmement, il s’agit d’un monde constitué par beaucoup d’acteurs qui ne parlent pas forcément le même langage. Dernièrement, les outils CAO sont utilisés pour illustrer des projets mais ne sont pas orientés objet – la machine sait qu’il s’agit d’une ligne, un point, une hachure ou un volume, mais ne sait pas quel est l’élément constructif représenté, i.e. l’objet concerné. Les seules données exploitables sont donc des données de géométrie (cotes de point, longueurs de lignes, etc.) et pas les données métier. Or, sans un outil capable d’exploiter ces-dernières, les vrais changements enclenchés par le digital ne peuvent pas avoir lieu. Désormais, cet outil ou plutôt ce processus existe, c’est le BIM. Nous sommes fortement convaincus qu’il s’agit du catalyseur de la transformation digitale dans les métiers de l’immobilier et de la construction. Bouygues Immobilier est une entreprise qui se veut pionnière en matière d’innovation et qui tient à être la première à définir et à tracer le parcours du digital dans l’immobilier. C’est pour cela que nous nous sommes donné pour objectif d’être à 100% BIM en 2020. En réalité, aujourd’hui, on se rend compte qu’il y a beaucoup d’obstacles et de difficultés et, par conséquent, nous avons reporté cet objectif d’un an à 2021.

Quelle est votre feuille de route et quels moyens avez-vous déjà mis en œuvre pour atteindre vos objectifs ?
On vient de parler de l’importance des données. La première chose que nous avons faite a été de se doter d’un espace où les stocker. Nous avons ainsi choisi une plateforme BIM du marché qui nous permet de déposer et visualiser des maquettes et les données associées. Cette plateforme est un container de données avec des fonctionnalités d’exploitation telles que la génération de quantitatifs, la création de sujets autour de la maquette et la possibilité de faire des coupes où on souhaite. Ces fonctionnalités sont très bien mais pas suffisantes pour répondre aux ambitions de Bouygues Immobilier. Du coup, en parallèle, avec notre DSI, nous avons créé un logiciel en interne qui s’accoste sur la plateforme BIM via ses API et qui exploite davantage les données déposées. Cet outil s’appelle BIM Gate (voir images ci-après). Il prend comme input les données associées aux maquettes déposées sur la plateforme et sort en output par exemple des indicateurs de performance (tels que le rendement de plan ou le pourcentage de surface vitrée), des synthèses de surfaces d’appartements et des DPGFs générés automatiquement. Tout cela est possible pourvu que le Cahier des Charges BIM de Bouygues Immobilier soit respecté. De plus, l’outil a vocation à grandir et à intégrer de nouveaux besoins. Il s’agit en fait d’un moteur qui nous permettra progressivement d’ajouter de nouvelles briques qui répondent à de nouveaux cas d’usage.
Par ailleurs, l’outil a été conçu pour être agile et, par conséquent, même si à l’origine il était destiné à être utilisé par Bouygues Immobilier Logement, actuellement il peut également être utilisé par d’autres pôles tels que l’Immobilier d’Entreprise ou Urbis, une de nos filiales, qui ont des besoins carrément différents.
Je tiens à dire que le travail de développement informatique fait par la DSI de Bouygues Immobilier est extraordinaire ! C’est un plaisir et un privilège de pouvoir travailler avec une DSI aussi efficace et créative.

Interface du portail BIM Gate – visualisation de types de surfaces métier et indicateurs de performance

Y-a-t-il une résistance interne et externe à ce grand changement ?
Absolument ! Comme dans tout changement, on peut clairement observer de la résistance… aussi bien en interne qu’en externe. Je pense que, dans le cadre de l’immobilier, il s’agit d’un problème particulièrement difficile à résoudre. Pourquoi ? En fait, la meilleure façon de démontrer à quelqu’un que quelque chose est meilleure qu’une autre c’est de lui donner des preuves irréfutables. Celles-ci peuvent consister par exemple en un retour sur investissement positif. Or, par rapport à d’autres secteurs, l’immobilier a un temps qui est particulièrement long. Du coup, avant de pouvoir reconnaître des retours sur investissement positifs, plusieurs années, voire décennies, peuvent passer. Par ailleurs, on sait tous que les projets sont complexes et pleins de variables. Donc, supposons qu’un projet en BIM se passe très bien, c’est quand même difficile de dire que cela a été le cas parce que ça été fait en BIM… Il y a trop de paramètres pour pouvoir faire une telle affirmation. En revanche, ce qu’on peut faire c’est définir des indicateurs qui nous permettront de comparer statistiquement, dans un univers significatif d’opérations, la performance des projets en BIM avec la performance des projets en mode traditionnel. Cette comparaison peut constituer une preuve irréfutable, mais c’est sûr que, si on parle statistiques et immobilier, ce n’est pas du jour au lendemain. Il s’agit d’un secteur où la notion de « quick wins » est très difficile àmettre en place, et pourtant, cette notion est indispensable dans toute démarche de conduite du changement.

Quelle est votre organisation interne en ordre de marche pour ce challenge ? Je crois que vous avez notamment le concept de BIM Champions ?
En effet. L’idée c’est de décentraliser la démarche pour que le changement se fasse de façon organique et naturelle. Eddie Woods notre Chief Technical Officer parle d’une démarche bidirectionnelle : top-down et bottom-up. Il y a une équipe centrale, dont je fais partie, qui définit la stratégie BIM, établit la politique centrale BIM, fait de la veille technologique, fait en sorte d’embarquer la Direction Générale, fait des POC (Proof of Concept), etc. Cette équipe s’appuie sur des équipes BIM métier (Immobilier d’Entreprise, Logement, Pologne, etc.) qui, à leur tour, s’appuient sur des collaborateurs opérationnels identifiés en tant que BIM Champions ou Référents Régionaux BIM. Ces collaborateurs, étant opérationnels, c’est-à-dire qui travaillent en tant que maîtres d’ouvrage sur des opérations courantes, sont de vrais ambassadeurs internes du BIM qui, quelque part, ont plus de légitimité que l’équipe centrale pour déployer le BIM sur des projets. C’est justement parce qu’ils sont opérationnels et confrontés quotidiennement aux problèmes courants qu’ils ont plus de légitimité auprès des équipes terrain.

Comment réagit votre écosystème ? Se dirigent-ils facilement et sereinement vers cette voie du BIM ?
Facilement et sereinement, non. Il y a encore beaucoup de prestataires qui essaient de nous facturer une prestation BIM. Si on se met à leur place, et si on ne considère que le court terme, c’est compréhensible. Ils le font parce que, pour eux, les premiers projets en BIM sont synonymes de coûts supplémentaires : achat d’équipement, abonnements logiciels, formation et temps de production plus long au début. Mais, ce qu’on voit, c’est que les cabinets qui ont plus de 3 ans d’expérience en BIM ne valorisent plus cette prestation. Pourquoi ? Parce que, pour eux, le BIM est devenu la base. Ils en extraient de la valeur, indépendamment des demandes de la maîtrise d’ouvrage. Ils font des mises à jour plus rapidement, ils ont une meilleure maîtrise et vision du projet, ils sont sûrs d’avoir des documents cohérents, etc. Donc, nous, Bouygues Immobilier, considérons que les coûts supplémentaires engendrés lors des premiers projets constituent en réalité un investissement qui aura à terme un retour positif si leur management le gère bien. Cet investissement leur permettra de continuer à exister demain, lorsqu’on ne parlera plus de BIM parce que ce sera le standard. C’est un peu brutal mais je pense qu’on peut vraiment dire « BIM or DIE ». Pas parce qu’on est « méchant », mais parce que, quoi qu’il arrive, la transformation digitale se fera. C’est une certitude.

Comment leur facilitez-vous la vie ? Vous avez notamment lancé un kit BIM et des MOOCs il me semble ?
Comme indiqué dans la réponse à la dernière question, on pousse nos prestataires à se mettre dans une démarche BIM, mais on ne prend pas en charge les investissements que seuls eux doivent faire. En revanche, comme vous le dites, on leur facilite la vie. Tout un environnement propice au développement du BIM est mis en place sur chaque projet : plateforme numérique ; maîtrise d’œuvre BIM compatible ; présence d’un BIM Manager qui a, entre autres, la responsabilité d’épauler de façon pédagogique les partenaires pour tout ce qui est production ; tutoriels en ligne (voir image ci-après) ; cahiers des charges BIM et conventions BIM pour les différents pôles ; collaborateurs qui sont sensibles à la difficulté de la mise en place du BIM ; présence de nos BIM champions. Tout est fait pour que nos prestataires aient les conditions idéales pour s’approprier la démarche.

Tutoriels en ligne mis à disposition des collaborateurs, partenaires et prestataires

Quelles sont les étapes futures ?
Nous sommes très sensibles à la notion de user-friendliness. On veut que le BIM demandé par Bouygues Immobilier soit user-friendly pour ceux qui doivent modéliser. Sinon, le risque c’est que l’on n’arrive pas à embarquer toutes les parties prenantes. Nous sommes conscients que certaines de nos demandes sont encore trop complexes, notamment en ce qui concerne le nommage des objets. Donc, une étape future cruciale consiste en la simplification des cahiers des charges (voir image ci-après) de façon à ce que nos prestataires n’aient pas plus de travail que ce qu’ils auraient normalement.

Cahier des charges BIM d’Urbis, filiale de Bouygues Immobilier – total de 14 pages

Vous êtes leaders et uniques en ce sens. Est-ce dur de « tracer » la voie du digital ?
J’ai envie de dire oui, c’est assez dur. Comme tu dis, il s’agit de « tracer » la voie du digital et non pas de suivre la voie du digital. Cette voie n’existe pas encore, on est en train de la créer. Il n’y a pas de vérité absolue sur comment cela devrait être. On développe, on teste, on évalue si cela a marché ou pas, on garde et on améliore ou on remplace. Par conséquent, « tracer » implique forcément accepter des échecs, ce qui génère de la frustration. Donc, oui, ça peut être dur, psychologiquement, économiquement…mais c’est aussi ce qui nous permet d’apprendre et de vraiment faire en sorte que la transformation digitale se fasse.

Dans cette recherche constante d’optimisation et d’accélération de la construction, explorez-vous de nouvelles pistes telles que l’industrialisation de la construction ?
Je pense que c’est dans l’industrialisation de la construction que le BIM sera vraiment créateur de valeur pour un promoteur tel que Bouygues Immobilier. Oui, on les explore et on essaie de comprendre les liens envisageables avec le BIM. Cela étant, nous sommes promoteurs, donc par définition, on ne produit rien. Ce sont les architectes et les ingénieurs qui font les projets, ce sont les sociétés de communication qui font les supports de commercialisation et ce sont les entreprises qui construisent. Pour une industrialisation de la construction, il est impératif que ces dernières travaillent dans une logique d’industrialisation (transfert direct des données de la conception vers la réalisation, fabrication hors-site, construction modulaire, etc.). Le problème c’est que, à présent, en France, il n’y a pas énormément d’entreprises qui le font. Nous sommes donc en quelque sorte bloqués par le marché, mais quand on regarde ce qui se passe au Royaume-Uni avec la construction modulaire et surtout aux Etats-Unis avec le Design for Manufacturing and Assembly de Katerra, qui est en train de créer une vraie révolution dans la construction, je suis prêt à parier que bientôt cela arrivera en Europe et en France. De la même façon qu’Uber et AirBnB ont disrupté le monde des taxis et le monde de l’hotellerie, je suis profondément convaincu que ce sera le cas dans la construction avec des acteurs comme Katerra.

Eddie Woods parle souvent de l’importance de la donnée et de sa structuration. Peux-tu nous en dire un peu plus stp ? Comment cela se concrétise-t-il dans les faits ?
En fait, pour que nous, en tant que maîtrise d’ouvrage, puissions capter de la valeur dans le BIM, il est indispensable que la qualité des données saisies soit assurée. Je m’explique, les maquettes numériques intelligentes ont un potentiel énorme pour un maître d’ouvrage : calcul automatique d’indicateurs à partir de surfaces, alertes automatiques par rapport à des pièces trop petites, génération de DPGFs et CCTPs, etc. Tout ceci peut nous faire gagner du temps et nous aider à mieux maîtriser nos projets. Or, « automatique » signifie que, du côté du maître d’ouvrage, des systèmes d’interprétation des maquettes doivent exister. Ces systèmes doivent pouvoir lire les maquettes et le contenu des propriétés respectives, c’est-à-dire les données. Pour que l’interprétation puisse se faire, il est indispensable que ces données soient conformes à une classification. Par exemple, si on souhaite calculer automatiquement un indice tel que le rendement de plan (SHAB/SDP), le système doit reconnaître les pièces qui font partie de la SHAB. Ceci peut être fait en créant une propriété de pièces qui s’appelle SHAB_PIECE dont la valeur est OUI/NON. Le système peut alors faire la somme des surfaces de toutes les pièces dont la valeur du paramètre SHAB_PIECE est OUI. Par contre, si nos prestataires ne créent pas ce paramètre, ou s’ils ne saisissent pas son contenu, nous nous trouvons dans l’incapacité d’exploiter les maquettes par manque de qualité des données. Il est donc indispensable, premièrement, que nous, en tant que maître d’ouvrage, communiquions clairement aux partenaires quelles sont les données dont on aura besoin. Après, nous devons nous assurer, avec l’aide de nos BIM Managers, que les données attendues sont bien présentes dans les maquettes. Finalement, c’est important qu’on aide nos architectes et ingénieurs à garantir la qualité des données. Ceci est un point crucial ! Comment peut-on le faire ? Je vous ai donné l’exemple de la SHAB. Mais, comme la SHAB, il y a un grand nombre d’indicateurs qu’on souhaite exploiter et qui doivent se baser sur le nom des pièces. On sait que quand la pièce s’appelle Séjour, elle doit être comptabilisée dans la SHAB et dans la Surface Privative, mais pas dans la Surface Annexe ou dans la Surface Commune. Il faut donc que notre système reconnaisse le mot « Séjour ». Le problème est que les chances qu’un architecte oublie la majuscule ou l’accent ne sont pas négligeables. Par conséquent, ce que nous sommes en train de faire c’est de fournir à nos prestataires un fichier avec des nomenclatures à importer dans leur fichier de travail pour que tous les paramètres de Bouygues Immobilier soient attribués aux différents objets concernés (voir image ci-après). De plus, par le biais de nomenclatures de clé, on leur donne la possibilité de choisir les pièces dans un menu déroulant plutôt que de les saisir à la main sur des champs vides. Ceci non seulement nous garantit la qualité des données, mais constitue également de la valeur perçue pour les architectes parce que c’est plus simple de choisir un mot dans un menu que d’écrire toutes les lettres de ce mot dans un champ. On espère ainsi embarquer notre écosystème tout en réglant les problèmes de la maîtrise d’ouvrage. Ceci fait partie de ce que Eddie Woods appelle Better Information Management.

Propriétés préremplies dans une maquette d’Urbis, filiale de Bouygues Immobilier, suite à l’import des nomenclatures de clé fournies avec le cahier des charges BIM

La conception te manque-t-elle ou était-ce un rêve pour toi de basculer dans la maitrise d’ouvrage pour prendre en charge une mission aussi belle et noble ?
La conception telle que j’étais en train de la faire avant de venir chez Bouygues Immobilier ne me manque plus. D’ailleurs, les derniers temps que j’ai passés en agence d’architecture, je m’occupais plus du BIM et de son déploiement que des projets à proprement dit. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que, en tant que membre d’une maîtrise d’œuvre, on a beau avoir la meilleure volonté du monde et faire des efforts pour utiliser le BIM pour mieux définir les projets, la réalité c’est que si les partenaires ne jouent pas le jeu, ça ne sert pas à grand-chose. Le BIM étant une forme de travail qui se base sur la collaboration, il faut que tout le monde joue le jeu sinon c’est du « non-BIM ». Du coup, en tant qu’architecte, j’avais par exemple énormément de mal à dire à des BETs qu’il fallait faire des modélisations complètes plutôt que des dessins de principes tels qu’ils étaient habitués à faire. L’argument récurrent était systématiquement « on est pas payé pour ». Face à des arguments de ce type, les seuls qui sont en mesure de faire face sont les maîtres d’ouvrage. Au niveau global de l’industrie, la force de frappe des architectes est en fait très limitée. C’est, entre autres, pour cela que j’ai décidé de basculer dans la maîtrise d’ouvrage : je voulais être là où je pouvais vraiment contribuer à un changement.

Vous faites un travail extraordinaire pour le secteur de la construction en France. Collaborez-vous aussi avec les autorités publiques ?
Pas vraiment, ou en tout cas, pas de façon formelle et active. Bouygues Immobilier est membre de Mediaconstruct, le chapitre français de buildingSMART, mais pour l’instant nous n’avons pas vraiment de collaboration dans ce cadre.

Tu es un témoin éclairé depuis de nombreuses années de l’évolution du secteur et de sa digitalisation. Quel regard et analyse portes-tu en 2019 sur cette évolution ?
Merci pour le compliment. Je pense que depuis 2015 en particulier, il y a eu énormément d’évolutions, notamment en matière de sensibilisation. Désormais, il est accepté que le BIM est, ou sera à un moment donné, incontournable. Ceci ne veut pas dire qu’à présent tout le monde s’y met. Il y a toujours pas mal de sociétés qui se disent « on s’y mettra lorsque les choses seront plus concrètes »… Cela étant, il faut quand même souligner le fait qu’il y a de nombreux architectes, ingénieurs et entreprises qui font des choses magnifiques. Je pense qu’en 2019, on peut finalement dire que la transformation digitale dans le monde du bâtiment a effectivement démarré. Pourquoi ? Pas parce que telle ou telle technologie a été mise en place, mais parce que les pratiques et procédures commencent à évoluer suite à cette mise en place. Je pense par exemple au fait qu’on voit de plus en plus de BET, en phase APS, faire des modélisations complètes de leurs projets, ce qui permet d’anticiper la présynthèse (voir image ci-après). Il y a certes encore un long parcours devant nous, mais au moins la transformation a démarré.

Maquette fluides en phase APS dans un projet tertiaire de Bouygues Immobilier

Tu reviens d’un voyage à Autodesk University. Qu’as-tu constaté de l’évolution des technologies et pratiques à l’étranger dans cette grand-messe des professionnels de l’AEC ?
J’ai le sentiment que les américains ont 2 ou 3 ans d’avance sur nous. En France, à mon avis, on parle encore beaucoup de l’intégration de l’ensemble des données dans la maquette. On pense que la maquette est potentiellement la concentration de tout. Qu’est-ce que je veux dire par cela ? J’illustre par un exemple : on croit encore qu’il est possible de demander à un économiste de reporter correctement tout le contenu de son travail dans une maquette architecte, c’est-à-dire, de demander à un métier, qui a une logique spécifique d’organiser l’information qu’il produit (dans le cas de l’économiste, il s’agit d’une logique orientée CCTPs), de s’adapter pour que cette information rentre dans une logique orientée modèle. Or, dans la plupart des cas, ce sont des logiques assez différentes et pas forcément compatibles. Je suis profondément convaincu que cela ne marche pas ! Le problème c’est qu’il s’agit d’un paradigme qui suppose que les métiers doivent s’adapter à l’informatique, à la technique. C’est difficile, voire impossible, de créer de l’adhésion comme ça.
A Autodesk University, j’ai pu constater que le paradigme a clairement évolué. Plutôt que de s’axer sur l’injection de données à tout prix dans la maquette, la réflexion se centre davantage sur le développement d’outils tiers qui lient les données de la maquette numérique à des applications métier, laissant ainsi la possibilité aux différents intervenants de continuer à exercer leur métiers de la meilleure façon tout en s’intégrant dans une démarche BIM. Ceci ne veut pas dire que le digital ne doit pas faire évoluer les métiers. Ceci veut tout simplement dire que, dans le monde du BIM, on commence finalement à comprendre que, pour faire évoluer les métiers, il est indispensable que de la valeur soit créée pour les personnes et pas pour les outils. C’est une erreur d’espérer que de la valeur soit créée en façonnant les usages à la technologie.

Voudrais-tu dire quelque chose de particulier à nos lecteurs en conclusion ?
Oui, la transformation digitale vient de démarrer dans l’immobilier, secteur dont fait partie la construction, l’architecture, l’ingénierie, etc. Dans d’autres secteurs, cette transformation a commencé il y a deux décennies, voire plus, et, malgré cela, elle est toujours en train de se dérouler. Ce n’est donc pas réaliste de penser qu’un jour on pourra dire « voilà, la transformation est faite, maintenant concentrons-nous sur d’autres choses ». Il y a de plus en plus d’outils numériques et ceux-ci évoluent de plus en plus vite. Il faut donc qu’on accepte que la normalité c’est d’être justement en constante transformation. … et, de toutes façons, ce n’est pas comme si on avait le choix… soit on y va, soit on disparaît ! Regardez tout simplement ce qui est arrivé à des entreprises qui ne se sont pas préparées ou remises en question. Par exemple, Sears (qui est un des plus importants grands magasins américains et qui a inventé la carte de crédit !), entreprise jugée stable, a été frappée de plein fouet par la transformation digitale dans son secteur. Elle était estimée à 14,3 milliards de dollars en 2006 et est passée à 0,9 milliards de dollars en 2016 avec l’arrivée d’Amazon, qui, lui, est passé respectivement de 17,5 milliards à 820 milliards*. On pourrait citer n autres exemples de dévalorisation : les hôtels avec l’arrivée d’AirBnB, les taxis avec l’arrivée de Uber, la téléphonie avec l’arrivée de Skype, ou les bibliothèques/librairies avec l’arrivée de Google. Dans le Bâtiment, c’est peut-être Katerra qui prendra le dessus,… je ne sais pas, mais dans tous les cas, ne nous faisons pas d’illusions, le Bâtiment n’échappera pas, il sera disrupté ! Donc, allons-y et transformons la menace en opportunité… mais pour cela, il faut accepter que le BIM est, et sera, à la génèse des grands changements qui s’annoncent pour l’immobilier. Peut-être pas le BIM tel que l’on connaît aujourd’hui, mais sous une forme ou une autre, le BIM.

Cher Gonçalo, un grand merci pour ces échanges passionnants. Que de bouleversements en perspectives. Bravo pour toute ton implication dans cette transformation digitale, ainsi que Bouygues Immobilier. Nous avons hâte de voir cette transformation s’accélérer.

*Ces informations proviennent de la keynote presentation de Peter Diamandis à Autodesk University 2018, Las Vegas.

La Ville de Paris annonce le projet lauréat du réaménagement du quartier Tour Eiffel, un projet poétique de Gustafson Porter + Bowman conçu en BIM

Il y a une dizaine de jours lors d’un événement organisé à la mairie de Paris, l’Equipe emmenée par Gustafson Porter + Bowman a été désignée lauréate du concours visant à réaménager le «grand site» de la tour Eiffel, une zone de 54 hectares comprenant les jardins du Trocadéro ainsi que son esplanade et le Champ de Mars. L’annonce a été faite par la maire de Paris, Anne Hidalgo, en présence des maires adjoints de Paris en charge de l’Architecture, de l’Urbanisme, et du Tourisme Jean-Louis Missika et Jean-François Martins.

Le «grand site» regroupe 2,4 kilomètres carrés de quelques-uns des monuments les plus prisés de Paris : la tour Eiffel, le Champ de Mars et les jardins du Trocadéro de l’autre côté de la Seine.

L’année dernière, Autodesk avait annoncé un partenariat avec la Ville de Paris visant à utiliser le processus BIM (Building Information Modeling) afin de créer un modèle 3D du grand site de la Tour Eiffel, d’une superficie de 2,4 kilomètres carrés. En collaboration avec l’Ingénierie Internationale WSP et le cabinet de géomètres experts Gexpertise, Autodesk a créé le plus grand modèle urbain du site jamais créé au monde, comprenant les bâtiments, les routes et infrastructures, les zones piétonnes, les carrefours, le mobilier urbain et les espaces verts existants. Le modèle avait été dévoilé en mai 2018, ainsi que les noms des quatre équipes sélectionnées pour participer à la restructuration du secteur : Gustafson Porter + Bowman, Amanda Levete Architects, Agence Ter et KOZ Architectes.

Au cours de l’année passée, Autodesk a collaboré étroitement avec les équipes pour les aider à visualiser leurs projets, leur donnant ainsi accès à une version simplifiée du modèle 3D modélisé dans Autodesk Infraworks, et à utiliser cette approche lors des différentes étapes du processus. Autodesk a également organisé des ateliers pour aider les équipes à collaborer en interne et à comprendre les défis du site existant, ainsi que pour définir les méthodologies de travail pour l’intégration des modèles au sein du site existant.

Gustafson Porter + Bowman – Lauréats Concours Site Tour Eiffel

«Autodesk est fier d’avoir soutenu pendant un an la Ville de Paris et les quatre équipes sélectionnées dans ce dialogue compétitif autour de ce projet de grande envergure, unique au monde. L’utilisation d’un modèle numérique intelligent, d’outils de visualisation 3D immersifs et de méthodologies de collaboration a considérablement accéléré la prise de décision et réduit les erreurs potentielles. Ainsi, les membres du jury ont pu s’imprégner virtuellement des propositions des quatre groupements pour visualiser tous les développements proposés, mais aussi s’immerger et expérimenter le futur voyage des visiteurs. Nous félicitons la Ville de Paris pour son engagement envers ce défi numérique, l’équipe gagnante ainsi que tous les finalistes qui ont adopté des méthodes illustrant l’avenir du secteur de l’architecture et de la construction », a déclaré Nicolas Mangon, vice-président Business & Marketing AEC d’Autodesk.

Les quatre modèles ont été dévoilés sous la forme d’expériences immersives. En visualisant leurs projets en 3D avant qu’ils ne soient construits, la Ville de Paris prévoit une réduction des erreurs, une plus grande clarté et une collaboration améliorée avec l’équipe gagnante, ainsi qu’une occasion unique et évidente d’impliquer le public dans le processus. Les modèles ont également été utilisés par le jury lors du jugement final pour mieux comprendre les quatre propositions dans un format commun et pour faire l’expérience des modifications du site comme un futur visiteur.

Gustafson Porter + Bowman – Lauréats Concours Site Tour Eiffel

La rénovation du secteur de la Tour Eiffel devrait être achevée juste à temps pour les Jeux olympiques d’été de 2024 et avant d’autres événements majeurs dans la Région Ile-De-France, notamment l’exposition universelle 2025 et la Coupe du monde de rugby 2026. La restructuration n’est pas seulement esthétique. Cette revitalisation aidera la Ville de Paris à relever les défis croissants liés à l’énergie, l’écologie, les réseaux d’approvisionnement, la mobilité, la logistique, la gestion des déchets, la sécurité et les risques d’inondations.

Maintenant que l’équipe gagnante a été dévoilée, le public est invité à faire part de ses commentaires sur le projet choisi. Les quatre propositions seront exposées au Pavillon de l’Arsenal lors d’une exposition d’un mois. L’équipe gagnante tiendra compte des commentaires et implémentera les changements en fonction des besoins du projet. Une fois la conception finalisée, elle sera soumise aux analyses, simulations et autorisations officielles nécessaires dans le but d’obtenir un permis de construire d’ici début 2020 afin que la renaissance du secteur puisse commencer.

Vous pouvez voir les vidéos de chaque proposition ci-dessous :

Gustafson Porter + Bowman :

Amanda Levete Architects :

KOZ :

TER :

Et n’oubliez pas de découvrir comment le modèle BIM originel de l’état existant a été créé…

Article original en anglais ici sur Autodesk News.

Le Groupe Hexaom, Maisons France Confort, leader français de la construction de maisons et de rénovations BtoC, plus de 100 ans d’innovation et le BIM comme fer de lance – Rapport 2018

La construction de maisons individuelles est un marché important en France représentant plus de 130 000 mises en chantier équivalant à 15 M€ HT. 60% de ce chiffre est réalisé par les constructeurs de maisons dont les français sont toujours aussi friands car il représente un idéal, un rêve pour certains. Mais ces chiffres sont aussi rendus possibles, grâce notamment au prêt à taux zéro, et à des offres constructeurs intéressantes et qui évoluent (performances énergétiques, architecture, matériaux et équipements, digitalisation du parcours client, …).

Rebaptisé récemment Hexaom, le Groupe Maisons France Confort, créé en 1919, s’est hissé progressivement au rang de 1er constructeur de maisons en France, détenant bien évidemment un ensemble de marques spécialistes de ce métier qui construisent pour plus de 8000 familles chaque année.

Avec plus de 2000 employés, HEXAOM regroupe 6 métiers complémentaires : l’aménagement foncier, la promotion immobilière, la construction, la rénovation et l’extension, les services, et la R&D.

Avec plus de 600 modèles de maisons dans des styles moderne ou traditionnel en symbiose avec l’architecture régionale, les bureaux d’études d’Hexaom conçoivent également des projets sur-mesure pour répondre à tous les besoins des Clients qu’ils adressent, tout cela en BIM et avec Autodesk Revit.

Car afin de rester toujours à la pointe et leaders, Hexaom est convaincu de la nécessité de digitaliser l’entreprise, et pour ce faire, investit en R&D et en innovation depuis de nombreuses années. Comme ils l’indiquent dans leur Rapport ou Document de Référence 2018, dès 2018, les Equipes commerciales ont été formées au BIM et à Autodesk Revit :

Mais cette aventure du BIM avec Revit a commencé il y a bien plus longtemps. Hexaom est certainement le meilleur exemple de digitalisation sur cette typologie de sociétés. Ayant compris les enjeux de l’utilisation du BIM, ils ont désormais plus de 62 BIM Modelers formés à Revit, plus de 1200 objets de bibliothèque, plus de 1000 heures de formation et plus de 75% de leurs employés formés au BIM et à Revit. Tous les détails peuvent être trouvés page 52 de leur rapport annuel 2018. Mais vous pourrez aussi retrouver tous les sujets liés à l’innovation tels que l’impression 3D.

Hexaom a donc fêté ses 100 ans cette année. Pour marquer cet instant clé, l’Entreprise organisé une célébration et édité un ouvrage qui relate cette belle aventure de leader.

On peut y retrouver à l’intérieur cette référence forte au BIM, et l’épopée de l’Equipe BIM pilotée depuis de nombreuses années par Jérôme Cherrière qui s’est fortement impliqué sur ce sujet d’innovation.

Nous ne pouvons que féliciter Hexaom pour l’exemple que cette Société donne ! Bravo.

Le document de Référence 2018 d’Hexaom peut être téléchargé ici.

Site Officiel d’Hexaom ici.

Bouygues, innovation dans l’ADN et cap vers le BIM !

Un document très intéressant à lire de la Société Bouygues qui publie son deuxième rapport intégré. Ce document est destiné à ses investisseurs, ses salariés actionnaires, l’ensemble de ses collaborateurs et toutes ses parties prenantes et contient un bon nombre d’informations très riches et intéressantes sur ce grand groupe de construction.
Pédagogique et fruit d’un travail collaboratif ayant impliqué la direction générale du Groupe, ainsi que des collaborateurs de la société mère et de ses cinq métiers, il explique la manière dont le Groupe va créer de la valeur sur le long terme et il apporte la vision globale du Groupe et de ses enjeux.

Sur la partie innovations, on constate la forte implication et le grand intérêt et investissement de Bouygues sur les nouvelles tendances que sont l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et augmentée, le big data, l’Internet des objets et le BIM. Sur le thème du BIM, Bouygues Construction est très impliqué et une grande majorité de ses projets s’effectue avec Autodesk Revit.

Ce rapport intéressant de Bouygues est à télécharger en cliquant ici.