BSI, BIM et Certification, clé de la compétitivité en France et en Europe

Chères lectrices et lecteurs, nous avons le plaisir aujourd’hui de découvrir le plus prestigieux organisme de certification dans le monde qui impacte grandement le domaine du BIM entre autre : BSI ou British Standards Institution, et nous avons l’honneur pour cela d’accueillir Richard Daws.

Richard Daws
Business Development Manager – Product Certification – Built Environment
Email : richard. daws@bsigroup.com

https://www.bsigroup.com/fr-FR/
Contact : 06 22 40 08 41

Bonjour Richard, pourriez-vous svp vous présenter en quelques mots à nos lecteurs et nous dire quel est votre rôle au sein de BSI ?

Bonjour, je suis Richard Daws, ingénieur de formation. J’ai réalisé une grande partie de mon parcours professionnel dans l’industrie française, dans le domaine de la construction notamment.
Aujourd’hui, je me préoccupe de porter les bonnes pratiques et ce qui peut aider les entreprises, par exemple le BIM, chez BSI, un organisme de normalisation, de formation et de certification.

BSI, à tort, est parfois peu connu du public français, voire même parfois confondu alors que vous jouez un rôle clé et essentiel, dans le domaine de la certification, notamment pour tout le domaine de l’AEC (Architecture, Engineering & Construction). Pourriez-vous svp nous présenter BSI en quelques chiffres clés, ses secteurs d’activité, les domaines que vous couvrez et votre position sur le marché ?

Pour les initiés, BSI est tout à fait connu et reconnu. Nous sommes également parmi les trois plus importants organismes de certification au monde, mais vous avez raison, nous avons encore beaucoup de gens à rencontrer en France pour mieux nous faire connaitre, et je vous remercie de me donner l’occasion d’en toucher quelques uns ici. Nos clients sont aussi bien des grandes marques que des petites entreprises, situées dans plus de 150 pays. Notre CA Global s’établi en 2018 à 577 Millions d’Euros, nous n’avons pas d’actionnaires, car nous relevons d’une charte royale, un statut particulier en Grande Bretagne, qui nous confère la mission de promouvoir les normes et bonnes pratiques à travers le monde et d’y réinvestir nos bénéfices.
Le groupe existe depuis 1901, mais notre implantation en France est plus récente, en 1999. Nous offrons sur le marché français des services de certification, formation et autres audits de conformité.

Quels standards parleraient à nos lecteurs si l’on devait n’en citer que quelques-uns et dont vous êtes à l’origine ?

Je pense que vos lecteurs utilisent ou ont déjà utilisé, ou travaillent avec des normes BSI sans le savoir. Car l’ISO 9001 (1987) est basée en grande partie sur le British Standard BS5750 (1979), l’ISO 14001 pour l’environnement issue du BS7750, et bien d’autres comme l’ISO 27001 (BS7799) pour la sécurité de l’information. Plus récemment, et ce pourquoi nous nous rencontrons aujourd’hui, ce que BSI a développé avec le secteur sous le nom de PAS1192 est devenu l’ISO 19650, prenant une tout autre dimension.

Comment concrètement imagine-t-on et créé-t-on des standards ? Et comment cela se passe chez vous ?

Nous organisons et coordonnons des groupes de travail sur de nombreux sujets avec des parties prenantes de l’industrie, des services, des milieux scientifiques et universitaires. Suite aux réflexions menées avec ces derniers, nous rédigeons des projets de normes qui deviennent, dans un second temps, pour certains, des référentiels locaux, professionnels, voir européens ou ISO.

D’ailleurs en deux mots, quelle est la différence entre une norme et un standard et quels sont les plus importants dans le monde ?

La difficulté est que la langue anglaise ne fait pas de différence entre les termes : Standard est le seul mot. Toutefois, ce que vous voulez sans doute me faire dire, c’est que la norme est une bonne pratique documentée par un organisme de normalisation, le plus généralement, un organisme d’état ou un organisme spécialisé. Alors que le standard est une pratique adoptée par un ou plusieurs industriels dans un secteur donné. Dans notre cas, le PAS était un standard, devenu norme avec l’ISO.

Depuis quand la filiale française existe-t-elle, combien de personnes êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

Nous avons officiellement commencé nos activités en 1999. Nous étions établis au Havre, puis ensuite, à Lille. C’est toutefois à partir de 2013, après 3 ans à Paris, que BSI a réellement décidé de mettre l’accent sur notre développement en France. Nous avons aujourd’hui 47 collaborateurs. Nous sommes organisés par secteur d’activité à savoir les dispositifs médicaux, le secteur de la construction avec le BIM et les IOT, l’aéronautique et l’automobile, etc.

Quelles sont vos activités principales en France ? D’ailleurs, le marché français est-il important pour vous ?

Oui, le marché français est très important pour nous, désormais, une priorité pour le groupe. Nous enregistrons depuis quelques années une croissance à 2 chiffres de notre chiffre d’affaires.
Selon moi, le marché français est plus important en termes d’opportunités que le marché anglais qui est déjà arrivé à maturité, il peut générer de nombreuses possibilités en termes de certification de produits dans les années à venir. La construction est aussi un domaine dynamique, car nous avons de beaux fleurons français qui entraînent le marché vers l’innovation, nous sommes certains d’avoir un rôle à jouer.

A ceux qui rétorqueraient que BSI est une organisation Britannique et donc peu adaptée au marché français, que répondez-vous ?

Aujourd’hui BSI est plus international, qu’anglais dans la structure de ses résultats, même au niveau de son top management. Notre engagement fort dans l’ISO notamment, démontre que nous visons le monde, et non uniquement le marché britannique. De plus, nous connaissons parfaitement les besoins de nos clients sur le marché français grâce à notre ancrage local. Un autre élément d’importance réside dans le fait que nous avons anticipé les conséquences liées au Brexit, et obtenu le statut d’Organisme Notifié aux Pays-Bas, ce qui fait de nous un acteur pleinement européen, et nous permet d’accompagner nos clients sur l’ensemble de leurs projets en Europe.

Depuis quand BSI s’implique dans le domaine du BIM ?

Depuis 2014, BSI s’est particulièrement intéressé au BIM en créant la norme PAS1192, qui est à l’origine de la norme ISO 19650. Cette norme a été créée, pour garantir que les entreprises répondant aux appels d’offres de construction en utilisant l’approche BIM, répondaient bien aux exigences du gouvernement britannique, et nous allons certainement en parler plus tard, mais dans bien d’autres pays désormais.

Qu’est-ce qui ou qui est à l’origine de la norme ISO 19650 et pourquoi ?

La norme ISO 19650 s’inspire fortement de la série des normes PAS1192.

Et pour quelles raisons la certification des entreprises est-elle aussi importante selon vous pour que le BIM réussisse, notamment en France ?

Il est essentiel pour une entreprise de nos jours de faire l’effort d’adopter et faire perdurer dans son fonctionnement les meilleures pratiques et l’intégrer dans sa culture. L’adoption des normes a toujours été un vecteur fort de progrès, de cohésion entre les équipes, mais également de développement commercial. Le second avantage notable est de garantir à ses clients, son sérieux et sa fiabilité, et surtout ses compétences à tous les stades de leur collaboration. Si l’entreprise décide de le faire reconnaitre par la certification, il est toutefois important qu’elle le fasse avec un organisme réputé, qui inspirera confiance par sa réputation et son histoire.

Vous avez justement créé des services à destinations des entreprises sous la marques Kitemark for BIM. Pouvez-vous nous les décrire avec leur contenu svp ?

Le BSI Kitemark est une marque de certification déposée, détenue et exploitée par BSI. C’est l’un des symboles de qualité et de sécurité les plus reconnus. Ce marquage apporte une réelle valeur ajoutée aux clients et entreprises, mais également en matière de pratiques d’approvisionnement. Le BSI Kitemark était initialement utilisé exclusivement au Royaume-Uni, mais cette marque est désormais reconnue dans le monde entier comme marquage de qualité. La philosophie première est la conformité à la norme, mais avec d’autres exigences, qui en font un gage de qualité supérieure.

Vous pouvez donc à la fois faire une analyse, un assessment de l’entreprise et ensuite la former puis la certifier en BIM ?

Oui, mais il est important de comprendre la différence entre le conseil et l’audit de conformité d’un client. Notre travail est de vérifier si le client respecte les conditions d’exigences de la norme et le suivi des formations nécessaires à son obtention.
Cependant, nous ne sommes pas dans un rôle de conseil pour l’obtention de la certification BIM, car en tant qu’organisme de certification, nous devons rester impartial et appliquer les obligations liées au processus de certification.

Qu’est-ce que cette certification intègre et qu’est-ce qu’elle apporte ?

La certification ISO 19650 est basée sur la gestion de projet. L’idée est de vérifier avant tout que le client respecte les exigences de la norme. Une fois ces exigences respectées, cette certification permet de garantir à l’entreprise concernée son sérieux dans l’industrie et de renforcer sa confiance sur le marché.

Vous pouvez proposer cela sur tout le marché français et à tous types d’entreprise ou est-ce réservé aux grandes entreprises ?

Cela concerne, bien entendu, tous types d’entreprises. De la start-up à la grande entreprise du CAC 40 impliquée dans le BIM.

Cela intéresse autant les architectes que les ingénieurs, les entreprises, voire même les industriels ?

Tout à fait, tous les intervenants sur l’ensemble du projet sont concernés par le BIM.

Comment une entreprise intéressée peut- elle vous contacter ?

Nous sommes toujours à l’écoute des besoins de nos clients et nous serons ravis de les accompagner dans leur processus de certification. Nous sommes toujours disponibles pour répondre à leurs demandes et les accompagner dans leurs démarches.

Comment voyez-vous le marché français par rapport au Royaume-Uni et à ses voisins? Avons-nous du retard ?

Le marché du Royaume-Uni et du Benelux sont précurseurs dans le domaine. Le marché français a su démontrer un grand intérêt pour le BIM, il y a donc de belles perspectives d’évolution à venir, mais nous n’en sommes qu’aux prémices.

Avez-vous un message particulier à faire passer aux lecteurs d’ABCD Blog ?

Il est important de prendre en compte pour accompagner le développement du BIM en France, que toutes les entreprises concernées ont besoin d’une certification pour rester compétitives sur le marché européen et sur le marché national.

Richard, un grand merci pour cette belle présentation de BSI qui éclairera le monde de l’AEC en France. BSI est une organisation très importante pour le développement du BIM. Nous vous souhaitons un grand succès en France !

Brunet Saunier Architecture et le nouvel hôpital Lariboisière, la collaboration BIM au coeur du succès

Brunet Saunier Architecture : une agence pionnière du BIM collaboratif

Brunet Saunier Architecture, belle agence d’architecture qui a fait de l’hospitalier son secteur de prédilection présente le projet de rénovation et d’extension de l’hôpital Lariboisière. C’est un projet d’envergure de plus de 50 000m2 sur un site historique classé et un tissu urbain complexe jouxtant la Gare du Nord. En plus de la mission de mandataire de la maîtrise d’oeuvre, Brunet Saunier a la mission de BIM Management en phase de conception, d’exécution et de réalisation.

Deux bâtiments seront construits, un principal hospitalier et un autre tertiaire. La gestion du programme est complexe et doit notamment intégrer l’intégralité des locaux de l’hôpital.

Il fallait donc choisir des solutions capables de gérer un tel niveau de complexité. Cette agence pionnière du BIM en France s’appuie donc sur les solutions collaboratives d’Autodesk notamment Autodesk Revit et BIM 360 Docs, la plateforme collaborative. Sur un site contraint avec des bâtiments historiques classés et un programme complexe, l’équipe de conception menée par Jacques Lévy-Bencheton nous dévoile les clés du succès sur cette opération et leur dialogue permanent facilité par BIM 360 avec la maîtrise d’ouvrage.  

Découvrez la présentation de ce bel enjeu méthodologique BIM avec Jacques Lévy-Bencheton, Architecte associé et BIM Manager de l’Agence.

Eiffage Construction, GSE et No Man’s Land Architecture viennent parler de l’excellence environnementale lors d’EnerJmeeting 2020

C’est un rendez-vous à ne pas rater ! Les sociétés Eiffage, GSE et l’agence No Man’s Land Architecture viennent témoigner et partager leur excellence en termes de développement durable lors du salon EnerJmeeting le jeudi 6 février 2020 à partir de 12H00 au Palais Brongniart (espace 3 au RDC).

Au travers de retours d’expérience conçus et construits en BIM tels que le projet Hypérion à Bordeaux d’Eiffage Construction conçu par l’agence VIGUIER, le Cecodia Pipper à Avignon de GSE et une réhabilitation d’un collectif en BBC par No Man’s Land Architecture, vous pourrez constater à quel point numérique et BIM sont devenus incontournables pour la qualité environnementale et l’excellence des performances des bâtiments.

Ces sociétés de renom ont développé depuis des années un savoir-faire et une excellence hors du commun qu’ils nous feront le plaisir de venir partager avec vous.

Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici.

Et retrouvez tout le programme ici.

DigiPLACE, une initiative pour une plateforme européenne de services pour la construction à suivre avec attention !

A notre époque, la numérisation est le vecteur clé de la croissance de la productivité dans tous les secteurs et les services. Pour rester compétitif, voire survivre dans un marché de plus en plus mondialisé et compétitif, l’économie de l’Union Européenne doit se transformer numériquement.

Le secteur de la construction se caractérise par une forte présence de PME, une faible capitalisation, un faible taux d’employés diplômés, un faible investissement dans l’innovation, un taux de productivité qui a peu évolué depuis une cinquantaine d’années et une longue chaîne d’approvisionnement. De plus, sur le marché de l’UE, les différentes langues, la fiscalité et les cadres réglementaires sont des obstacles aux synergies. DigiPLACE s’attaquera à ces problèmes et exploitera la valeur ajoutée de l’UE.

DigiPLACE est un projet financé par l’UE doté d’un budget de 1 million d’euros visant à créer une feuille de route pour une plateforme numérique pour la construction en Europe. La plateforme numérique est un système d’exploitation qui intègre différentes technologies et diverses applications et services.

DigiPLACE est un cadre permettant le développement de futures plates-formes numériques en tant qu’écosystèmes communs de services numériques qui soutiendront l’innovation, le commerce, etc. Il définira un cadre d’architecture de référence pour la plate-forme de construction numérique basé sur un consensus à l’échelle de l’UE impliquant une large communauté de parties prenantes , résultant en une feuille de route stratégique pour la mise en œuvre réussie de cette architecture. DigiPLACE n’est pas une plateforme collaborative mais plutôt un cadre de référence définissant les grandes lignes de ce que devrait être une plateforme intégrant notamment des services d’ici au 28 février 2021.

DigiPLACE s’appuiera sur un ensemble pertinent de partenaires, des tiers liés et un comité consultatif. Le consortium, composé d’une collaboration sans précédent entre les représentants de l’industrie de la construction de l’UE, d’un solide partenariat académique et du soutien des autorités publiques de 3 pays, ainsi que de partenaires consultatifs tels que certains éditeurs tels qu’Autodesk et d’autres, collaborera pendant 18 mois. À partir de septembre 2019, les partenaires du projet collaborent pour créer le cadre de la plateforme numérique. Les 19 partenaires de 11 pays dirigés par le Politecnico di Milano ouvriront la voie à de futurs projets dans le domaine de la construction numérique.

Ce projet est la toute première proposition visant la transformation numérique du secteur de la construction à recevoir un financement de l’UE de la direction générale des réseaux de communication, du contenu et de la technologie (DG CONNECT).

Le CECE* sera en charge des activités de communication et de diffusion du projet et ils seront chargés de créer le site Web du projet, de gérer les médias sociaux, de planifier et d’organiser des événements et de diffuser les résultats du projet.

Découvrez DigiPLACE en cliquant ici.

*Le CECE est l’organisation reconnue qui représente et promeut les équipements de construction européens et les industries connexes, coordonnant les vues des associations nationales et de leurs membres en influençant les institutions européennes / nationales et d’autres organisations dans le monde pour instaurer un environnement concurrentiel équitable grâce à des normes et réglementations harmonisées.

Le Royaume-Uni pose ses jalons du leadership de la gestion des données pour l’environnement bâti et les jumeaux numériques

Le secteur de la construction britannique a les moyens et veut absolument devenir un leader mondial de la gestion des informations pour l’environnement bâti et les futurs jumeaux numériques.

Le très prestigieux Center for Digital Built Britain (CDBB) lance à cet effet une série d’initiatives, fruit d’une réflexion issue de tables rondes organisées avec le CIOB (Chartered Institute of Building), organisme professionnel mondial représentant les professionnels de la construction et de l’immobilier. Ils ont ainsi pû recueillir les besoins du secteur.

Tous les participants ont unanimement exprimé le besoin évident de mettre en avant et partager les avantages de la construction digitale. Il a aussi été demandé qu’une approche standardisée et basée sur des modèles soit mise en oeuvre une fois les ouvrages exécutés, afin d’inciter les décideurs à s’engager avec le BIM et à bénéficier de ses avantages.

Ces questions sont par ailleurs adressées dans le plan de travail du CDDB pour la période 2020-2021 au Royaume-Uni, en partenariat avec le Construction Innovation Hub et cela comprend :

  • Démonstration des avantages de la gestion des informations, y compris la création d’une série d’études de cas de mise en œuvre du BIM avec les avantages associés.
  • Le CDBB s’est également associé à la UK BIM Alliance pour évaluer les outils existants permettant de mesurer la maturité du BIM.
  • Création d’un groupe de travail sur la transition ISO du secteur public, qui soutiendra la transition vers les normes ISO 19650 pour le BIM dans les ministères.
  • Création d’un groupe de travail des Nations Unies, pour assurer la cohérence de la stratégie et de la mise en œuvre du BIM au Royaume-Uni conformément aux normes ISO 19650, BS / PAS 1192 et BS 8536 à travers le pays.
  • Mise en place d’un groupe d’intérêt spécial des autorités locales, pour aider à soutenir la prise de décision et la planification numériques des conseils.
  • Groupe de travail sur le cadre numérique, pour guider le programme national de jumeaux numériques et l’élaboration d’un cadre de gestion de l’information pour l’environnement bâti.
  • Collaboration d’un groupe d’experts sur l’interopérabilité BIM, pour comprendre et documenter les connaissances actuelles du secteur sur l’interopérabilité.
  • Développement du Digital Twin Hub, une communauté d’apprentissage et de partage collaboratif autour de la thématique des jumeaux numériques.

Le CDBB travaille également avec le British Standards Institure (bsi) et la UK BIM Alliance pour définir le futur UK BIM Framework, qui consiste en une approche cohérente pour la mise en œuvre du BIM au Royaume-Uni en utilisant le cadre de gestion des informations fourni par la série ISO 19650.

Le CDDB collabore bien entendu avec le gouvernement Britannique, le secteur tout entier et le monde universitaire pour développer, soutenir et promouvoir l’utilisation des technologies numérique dans le secteur de la construction.

Plus de détails sur la digitalisation de la construction au Royaume-Uni ici.

Interview Association de Talents Architecturaux – Quelle Architecture, un trio numérique impressionnant !

Bonjour à toutes et à tous,

Nous commençons l’année par une interview inédite sur ABCD Blog. Nous recevons 3 jeunes talentueux architectes qui travaillent en agence et qui en parallèle et par passion, ont répondu à des concours avec des réponses de grande qualité et sensibles. Cette jeune pousse, dénommée QA, fait partie de l’espoir de la nouvelle génération d’architectes qui se prépare, en accord avec leur époque, soucieux des problématiques environnementales et de la qualité architecturale, travaillant et maîtrisant déjà numérique et BIM, la parfaite fusion entre créativité et modernisme.

Bonjour Emmanuel, Kevin et Léo, merci de nous faire le plaisir et l’honneur de venir discuter sur ABCD Blog. Pourriez-vous d’abord chacun vous présenter à nos lecteurs, nous parler brièvement de votre parcours, de vos études, et de votre poste actuel. Comment vous êtes-vous connus ?

Nous travaillons tous les trois dans la même agence ! Nous nous sommes naturellement et rapidement rapprochés. Chacun ses projets. Entre concours, conception et chantier, nous connaissons notre complémentarité. Nous avons donc décidé ensemble de tenter un premier projet commun. Une chapelle au Rwanda pour Young Architect Competition avant d’enchaîner rapidement sur Europan !

Ces quelques années de pratiques architecturales vous ont-elles changé par rapport à votre sortie de l’école et les idéaux que vous aviez ?

Ces années de pratique nous ont délibérément changé ! Nous avions des idéaux à l’école et nous en avons toujours! Malgré tout, nous avons gagné en technique et sommes plus conscients du temps, des défis et des enjeux d’un projet.

Quand et comment vous est-venue l’idée de créer « Quelle Architecture » ? Et d’ailleurs pourquoi ce nom ? Est-ce un étonnement positif ou un questionnement sur l’architecture ?

Les deux, on l’espère ! C’est aussi le son que donne nos trois initiales, K E L, qui est devenu Quelle Architecture. Cette idée nous a séduit car nous questionnons nos projets au quotidien et l’une de nos démarches de création est toujours la question du “pourquoi” : QUEL choix de forme, QUEL parcours, QUEL matériau et pas un autre ? L’exercice du projet est emblématique et ne peut aboutir sans un questionnement complet. Quelle Architecture est donc la fusion entre trois personnalités et une méthode de travail commune.

Que proposez-vous par votre association ? Est-ce un think tank architectural ?

Quelle est votre philosophie d’architecture et que voulez-vous apporter à l’architecture ? Notre association est avant tout une expérimentation. Nous cherchons à nous lancer de nouveaux défis. Que pouvons-nous apporter à un projet, un client, un site, une communauté ? Nous travaillons dans le sens du projet, apporter des solutions concrètes et ancrées dans le présent et le futur de chacun. Sur Europan, notre démarche reposait sur la création d’emplois, et la volonté d’inventer une “ville productive”.

On ressent une grande préoccupation pour l’environnement et le respect très fort du contexte, l’humanité et le social au travers des espaces et bâtiments auxquels vous donnez vie n’est-ce pas ?

C’est et cela restera notre point de départ à chaque fois. Nous construisons toujours pour quelqu’un. Notre projet “Terril 140.1” à Auby, interroge les espaces de rapprochement sociaux, requalifie les distances entre lieux de travail et d’habitation. Ce projet utilise ce que le site naturel met à disposition pour être inscrit dans un véritable mode de vie. Comment se déplacer, quelles connexions allons-nous créer ?

Le numérique semble avoir une grande importance dans votre pratique. Comment l’appréhendez-vous et est-il utile dans votre quotidien ?

L’une des bases de notre métier est aussi de savoir communiquer. Le numérique en ce sens est un moyen pour transmettre l’information et rendre compréhensible nos idées, nos projets par tous. Le numérique n’est pas la base de notre travail, mais un support efficace et rapide pour optimiser et mener à bien ces missions.

Quelles solutions en particulier utilisez-vous ?

Nous utilisons les solutions qui permettent d’exprimer au mieux ce que nous projetons. Cela peut se restreindre uniquement au croquis, mais aussi parfois assez rapidement vers des solutions numériques.

Le BIM vous permet-il notamment d’atteindre vos objectifs de qualité architecturale et constructive, mais aussi environnementale et de communication de vos idées ?

Nous ne le pensons pas forcément. Le BIM est certainement moyen d’y parvenir avec efficacité. Quant à la qualité architecturale et constructive, c’est bien la plus-value d’un architecte qui pourra la définir. Nous nous sommes réunis pour cette raison précise.

Parlons un peu de vos projets. Terril 140.1 à Auby. Quelle idée forte se cache derrière ce nom en quelques mots et quelle fût votre proposition de valeur ?

Terril 140.1 répond à une problématique lancée par un concours européen : la ville productive. Nous nous sommes inspiré du passé minier duquel la ville d’Auby est issue. À l’image de ce fameux Terril, cette montagne artificielle crée par accumulation des déchets miniers, notre projet propose à la ville de se reconstruire autour de son patrimoine et de le valoriser. Reconstruire une ville nouvelle, moderne, inspirée et articulée autour de son histoire minière.

Dans quel cadre cela se plaçait-il et avez-vous été classé en bonne place ?

Ce projet est la réponse à notre participation au concours Europan 15. Nous avons été finalistes. Nous avons pu rencontrer le jury et les acteurs politiques de la ville qui nous ont félicité pour notre proposition.

Les planches de votre projet sont magnifiques, sensibles, vivantes et différentes. On a du mal à croire que le numérique pur et dur est passé par là. Vous êtes la preuve vivante qu’il faut dissocier la créativité et la sensibilité de l’utilisation d’approches telles que le BIM et qu’elles ne sont justement pas du tout incompatibles et ne tuent rien, bien au contraire. Quel est votre positionnement par rapport à cela et comment avez-vous trouvé cet équilibre ? Quelles méthodologies avez-vous mis en place ?

Nous connaissons les potentiels des outils informatiques. Nous essayons d’optimiser au maximum notre production étant donné que nous avons travaillé sur ce projet uniquement sur notre temps libre. Nous travaillons avec des méthodes de rendus, qui nécessitent le moins de logiciels possible. Le plus gros du travail a été l’anticipation dans notre modélisation 3D et BIM avec Revit, la flexibilité et la propreté de celle-ci a été primordiale dans cette démarche de rendu.

Quels sont vos outils de prédilection, la combinaison parfaite ?

Nous n’avons pas de formule magique. Bien heureusement, car ce qui nous plait c’est le travail de l’architecte artisan, celui qui recherche à la fois le bon modèle comme les bons outils. En ce sens, il n’y a pas de combinaison parfaite pour nous. L’outil numérique intervient à la concrétisation de nos idées lorsque nécessaire.

Comment avez-vous eu l’idée de ce rendu type cartoon ou qu’est-ce qui vous a inspiré? Quel message voulez-vous faire passer pour vos projets ? Est-ce pour ne pas distraire l’attention des personnes ciblées par des rendus trop réalistes ?

En effet ! Il y a autant de modes de représentation que de problématiques. Autant de problématiques que d’interlocuteurs. Nous avons voulu diversifier les techniques de représentations afin de s’adresser à tout le monde et également se faire plaisir !

Parlons maintenant de cette très belle chapelle au Rwanda. Quel était le sujet, à qui s’adressait ce concours et à quelle place avez-vous terminé ?

Ce concours a été organisé par l’organisme Young Architect Competition. Le sujet était une chapelle à flanc de colline pour la communauté des Soeurs Clarisse au Rwanda, dans la ville de Rukomo. Nous avons été publiés suite au concours.

Qu’est-ce qui est important dans votre proposition ? Quel est le fil conducteur ? La lumière et son impact dans ce lieu sacré ou le cheminement des fidèles que vous proposez ? Le rapport à la nature ?

Notre point de départ était de penser une architecture sur une forme simple, épurée, un cube en basalte, le matériau local. Nous avons ensuite habillé ce monolithe d’un parcours introspectif qui se termine dans la chapelle ouverte sur les magnifiques paysages rwandais.

La Nature se veut le point de départ et le but de la “quête”.

Le BIM vous a-t-il aidé dans cette recherche de l’ambiance lumineuse optimale ? Cela semble transparaître sur les magnifiques planches. Les ambiances de nuit ont-elles d’ailleurs été étudiées ?

Les outils numériques nous ont permis d’étudier avec précision notre orientation, nos types d’ouvertures et l’impact du soleil sur celles-ci. Pour les perspectives et afin de rester dans le registre religieux, nous nous sommes inspirés de peintures bibliques comme l’annonciation de Fra Angelico avec ce rayon lumineux particulier qui baigne de lumière la Vierge.

Avez-vous tout modélisé, jusqu’au terrain, aux arbres ? Ou avez-vous géré cela dans un logiciel de rendu spécifique ?

Nous avons modélisé ce dont nous avions besoin pour figer le projet. En phase concours, nous n’alourdissons pas notre maquette d’éléments pouvons être intégrés aisément dans un logiciel de rendu spécifique.

Quel est la part de 3D versus 2D dans votre travail en pourcentage ?

Environ 50/50. Tout au long de la conception, nous faisons beaucoup de croquis, puis des tests en numérique. Pour la partie rendu, certains éléments sont faits entièrement en maquette numérique, d’autres quasiment exclusivement sur un logiciel de post-production. Cela permet d’optimiser le temps de travail. Lorsqu’une personne modélise, l’autre peut travailler en post-prod.

Avez-vous utilisé la partie simulation du BIM sur votre projet, notamment pour la lumière mais aussi d’autres points (quantités, performances énergétiques, etc.) ?

En effet, nous composons notre architecture aussi suivant la lumière. C’est d’ailleurs l’un de nos points de départ. En cela les simulations numériques nous permettent de saisir et d’analyser ces aspects.

Vous semblez avoir un style affirmé et bien propre à vous. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Vraiment ? Nous ne savons pas si nous avons un style. Ce que l’on peut dire, c’est que nous recherchons des ambiances et notre communication tente de les refléter.

Comment voyez-vous votre Trio évoluer dans le temps ? Une future agence un jour ou cela restera une passion partagée ?

Cela restera une passion partagée. Tant que l’on continue à s’amuser, nous allons aller de l’avant !

Entendez-vous répondre à d’autres concours ? Comme Réinventer Paris ? Ou à l’étranger ?

Nous attendons les invitations ! Effectivement, nous sommes motivés à apporter des réponses et des solutions que nous jugeons valorisantes pour tout le monde. Que cela soit à travers un concours ou une commande que l’on nous donne ou que l’on se crée !

Travaillez-vous sur des propositions utopiques sans demande particulière d’un maître d’ouvrage pour partager votre vision ?

Nous avons en effet plusieurs projets en attente. Quant aux propositions utopiques, effectivement, nous avons également plusieurs pistes devant nous !

Quelles sont vos passions à l’extérieur et comment influencent-elles votre pratique ?

Nos passions sont toutes liées à des pratiques créatives. Emmanuel dans la musique, Léo dans l’illustration et Kévin dans la peinture. L’acte créatif nous influence, nous encourage et cette transdisciplinarité se retrouve dans Quelle Architecture.

Aimeriez-vous vous impliquer pour les futures générations afin que le numérique et le BIM se développe plus ?

Bien sûr et nous le faisons déjà ! Nous partageons nos retours d’expériences à travers des cours logiciels BIM. Notre projet est un engagement, une passion que nous nous efforçons d’exercer tous les jours.

Emmanuel, Kevin et Léo, merci et encore un grand bravo pour tous vos projets et votre talent. C’est toujours un immense plaisir de recevoir des jeunes talentueux comme vous. Nous vous souhaitons une longue et belle carrière pleine de succès.

Contact Quelle Architecture :

https://www.instagram.com/quellearchitecture/

E-mail : contact@quellearchitecture.com

Fondation Revit Standards, des standards ouverts accessibles à tous pour rationaliser votre processus BIM

Avec l’émergence du BIM (Building Information Modeling), les normes logicielles indépendantes pour sécuriser les informations du modèle deviennent primordiales. Grâce aux «standards ouverts» accessibles à tous, le processus BIM peut être structuré et rationalisé. Les « Standards Revit » sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. La Fondation Revit Standards gère ces normes.

La Fondation Revit Standards a été créée pour créer un cadre stable dans lequel les normes Revit peuvent être développées et maintenues.

Différentes plateformes BIM peuvent communiquer entre elles grâce à des standards ouverts tel que le standard IFC. Les normes Revit sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. Ces normes assurent un meilleur échange d’informations entre les parties impliquées dans un projet de construction. Les normes Revit consistent en une application spécifique pour le marché néerlandais : la NLRS, une autre pour le marché belge : la BERS et enfin, une version internationale : la RS.

Comment fonctionnent ces normes?

Les Standards Revit comprennent un ensemble de bonnes pratiques types pour protéger les informations dans un modèle Revit. Ces bonnes pratiques structurent l’information et l’échange d’informations entre les parties.

Elles abordent les thèmes suivants :

  1. Conventions de dénomination
    Les Standards Revit définissent une base standard pour nommer les composants et les matériaux Revit. En utilisant ces normes, les utilisateurs peuvent identifier, partager et récupérer tous les composants facilement et sans ambiguïté.
  2. Styles d’objets
    Les styles d’objets ont été spécifiés dans les Standards Revit pour une représentation graphique efficace et sans ambiguïté. En outre, plusieurs styles d’objet indépendants de la catégorie sont définis, à utiliser pour les formes d’espace non géométriques, telles que l’espace de placement.
  3. Paramètres
    Les Standards Revit fournissent un ensemble de paramètres partagés standard à utiliser dans Revit.
  4. Cartographie
    Avec les Standards Revit, le mappage vers d’autres standards BIM ouverts est promu et pris en charge. L’objectif principal est la cartographie avec le format IFC comme format d’échange pour les modèles de construction. Cependant, il existe également une connexion avec d’autres normes ouvertes, telles que NL / SfB, CB-NL et ETIM (MC). Des méthodes de travail telles que le Dutch BIM Basic ILS et la norme RVB BIM sont également prises en charge.
  5. Règles de modélisation
    Les Standards Revit incluent également des accords sur la structuration des informations dans les familles Revit d’une certaine catégorie :
    – Point d’insertion
    – Hôte
    – Orientation
    – Paramètres
    Ces fonctionnalités sont nécessaires pour échanger correctement les familles Revit et pour obtenir et maintenir une structure de données uniforme, avec le moins de perte d’informations possible. Les accords sont fusionnés dans les guides des familles.
  6. Documentation et gabarits
    Les Standards Revit sont entièrement documentés et peuvent être implémentés avec un modèle de base. Les utilisateurs Revit peuvent utiliser ce gabarit comme guide lors de la mise en adéquation des normes de leur entreprise avec les Standards Revit. Ce modèle est basé sur le NLRS.

Le BIM largement promu par les Pays-Bas

Le Gouvernement néerlandais s’est fixé pour objectif de concevoir et de mettre en œuvre autant de projets que possible avec le processus BIM. À cet effet, le standard ouvert IFC a été inclus dans la liste «se conformer ou expliquer» du forum de normalisation en 2011. Avec le NLRS, le site Revit Standards assure la mise en œuvre correcte du standard IFC aux Pays-Bas. En 2018, le NLRS a été lui-même placé sur cette liste de normes recommandées par le gouvernement néerlandais. Début 2019, Revit Standards est devenue une norme partenaire du BIM Loket.

Découvrez l’intégralité du site Revit Standards en cliquant ici.

https://www.forumstandaardisatie.nl/standaard/nlrs
https://www.bimloket.nl/nlrs

Analyse NIST des coûts faramineux d’une interopérabilité inadéquate dans le secteur américain des immobilisations

Cette étude du NIST historique, est un peu datée mais incontournable pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore. Elle met en lumière le coût gigantesque d’une interopérabilité inefficace dans le secteur des immobilisations mais s’applique bien entendu aussi à notre secteur de la maîtrise d’oeuvre et de la maîtrise d’ouvrage. Elle nous rappelle à quel point l’interopérabilité est importante et représente un enjeu pour tout le secteur de la construction.

Le National Institute of Standards and Technology, ou NIST, est une agence du département du Commerce des États-Unis. Son but est de promouvoir l’économie en développant des technologies, la métrologie et des standards de concert avec l’industrie.

Les technologies de l’information et le numérique ont transformé de nombreux aspects de notre vie quotidienne et ont révolutionné les secteurs de la fabrication et des services. Dans le secteur de la construction, les changements ont jusqu’à présent été moins radicaux. Cependant, l’utilisation des technologies de l’information, du BIM et du numérique offrent un potentiel de changement révolutionnaire dans l’efficacité avec laquelle les activités liées à la construction sont exécutées et la valeur qu’elles apportent aux intervenants du secteur de la construction.

La croissance exponentielle récente des capacités informatiques, réseau et sans fil, associées à des capacités plus puissantes des applications logicielles, a permis d’appliquer les technologies de l’information et nouveaux processus tels que le BIM à toutes les phases du cycle de vie du bâtiment / des installations, créant ainsi un potentiel de rationalisation des opérations historiquement fragmentées.

Les fabricants de hardware informatique, d’automobiles et d’avions ont pris les devants depuis bien longtemps afin d’améliorer l’intégration de la conception et de la fabrication, en exploitant au maximum ces technologies d’automatisation et l’utilisation de normes digitales pour remplacer le papier pour de nombreux types de documents. Malheureusement, même si les choses évoluent, le secteur de la construction n’a pas encore utilisé de manière large, le numérique aussi efficacement pour la conception, la construction et les processus de gestion et maintenance des bâtiments. Il persiste encore une utilisation généralisée du papier comme moyen de capture et d’échange des informations et données parmi les intervenants du projet.

Une interopérabilité inadéquate augmente le coût de la construction pour les intervenants du secteur et entraîne des occasions manquées qui pourraient créer des avantages importants pour le secteur de la construction et le grand public. L’absence de mesures quantitatives de la charge annuelle de coûts imposée par une interopérabilité inadéquate a cependant entravé les efforts pour promouvoir l’utilisation des technologies d’intégration et d’automatisation dans le secteur de la construction.

Pour répondre à ce besoin, le Laboratoire de recherche sur les bâtiments et les incendies et le Programme de technologie avancée à l’Institut National des Normes et Technologies (NIST) ont commandé une étude pour identifier et estimer les pertes d’efficacité dans l’industrie américaine des immobilisations résultant d’une interopérabilité inadéquate entre la CAO, l’ingénierie et les logiciels. Bien que l’objet de l’étude soit sur les immobilisations tels que les bâtiments commerciaux / institutionnels et installations industrielles, il bénéficiera aux principaux intervenants de l’acte de construire.

Interopérabilité inefficace, plus de 15,8 milliards de dollars par an !

Ce rapport, préparé pour le NIST par RTI International et The Logistic Management Institute, estime le coût d’une interopérabilité inadéquate dans l’industrie des immobilisations aux États-Unis à 15,8 milliards de dollars par an. les publics visés sont les propriétaires, les maîtres d’ouvrage, ainsi que les exploitants d’immobilisations, les professionnels de la conception, de la construction, de l’exploitation et l’entretien, et d’autres fournisseurs de services professionnels dans le secteur des immobilisations, et enfin le secteur public et les organismes de recherche du secteur privé engagés dans le développement de solutions d’interopérabilité.

Dans ce rapport, le standard IFC est bien entendu largement cité pour améliorer les problématiques d’interopérabilité.

Les informations contenues dans ce rapport permettent de sensibiliser aux problèmes liés à l’interopérabilité – à la fois les défis et opportunités qu’elles représentent – dans le secteur des immobilisations. Le rapport traite des questions de coûts en présentant à la fois des résultats quantitatifs et qualitatifs et l’identification d’importantes possibilités d’amélioration. Le rapport a également analysé les obstacles à une meilleure interopérabilité dans les secteurs des immobilisations et recommande des actions au NIST et à d’autres organisations pour remédier à ces barrières.

Téléchargez ce rapport du NIST en cliquant ici.

Haulotte s’élève dans le BIM avec BIMobject en mettant à disposition des objets paramétriques, renseignés et intelligents

Haulotte Group est l’un des leaders mondiaux des matériels d’élévation de personnes et de charges. Le groupe conçoit, construit et commercialise une large gamme de produits dont le cœur de gamme est la nacelle et le chariot télescopique.

Haulotte c’est une offre diversifiée de :

Numérique et BIM, un enjeu pour la construction et les Industriels tels que Haulotte

Haulotte, dont la satisfaction client est une priorité, a compris que les technologies numériques et le BIM jouaient un rôle important dans le secteur de la construction, le groupe a donc développé une bibliothèque d’objets BIM accessible depuis tous ses sites Web et le portail BIMobject®.

L’ensemble des acteurs de la construction peuvent désormais utiliser les objets BIM Haulotte dans leurs projets BIM.

Le choix a été fait avec BIMobject de développer ces objets au format d’Autodesk Revit (objets RFA), l’un des logiciels BIM les plus utilisés dans le domaine de l’Architecture, de l’Ingénierie et de la Construction, ainsi qu’en format openBIM IFC.

Haulotte se lance donc dans l’aventure du BIM dans le cadre de sa transformation digitale. Clément Viaouët, chef de produit chez Haulotte, déclare «En mettant à disposition des objets BIM de qualité, Haulotte démontre sa capacité à rester à la pointe des technologies numériques». Huit objets BIM sont actuellement en ligne, couvrant ainsi chaque famille produits Haulotte :

  • Nacelles articulées HA16 RTJ PRO/HA20 LE PRO (US : HA43 RTJ PRO/HA61 LE PRO)
  • Nacelle télescopique HT23 RTJ PRO (US : HT 132 RTJ PRO)
  • Nacelles ciseaux Compact 10DX/12 DX/Optimum 8 (US : Compact 2668 RT/3368 RT/Optimum 1931 AC)
  • Mât vertical Star 10 (US : Star 26 J)
  • Chariot télescopique HTL 4017 (US : HTL 9055)

Des objets intelligents et paramétriques

Au-delà de la modélisation 3D, les futurs utilisateurs de ces objets auront accès à un ensemble de caractéristiques techniques relatives aux machines, telles que la hauteur de travail, le déport ou la capacité maximum. Haulotte est garant de la fiabilité des informations associées à ses produits et effectue des mises à jour régulières. Les objets BIM Haulotte se comportent de la même manière que les machines sur le chantier, garantissant ainsi que la nacelle sélectionnée est conforme aux exigences en matière de sécurité et de productivité.

Les fichiers numériques sont légers pour une manipulation fluide et la modélisation en 3D respecte le design des machines Haulotte. Les fichiers de modélisation sont dotés de paramètres clairs et concis et indiquent également l’amplitude de mouvement possible. L’enveloppe de travail est définie de manière continue pour pouvoir déployer les nacelles et chariots dans toutes les configurations possibles.

Tous ces paramètres permettent aux architectes, ingénieurs et aux entreprises de construction de déterminer la machine la plus adaptée pour une tâche donnée.

Bravo à Haulotte pour cette initiative et à BIMobject pour la qualité et la beauté de ces objets.

Vous pouvez téléchargez les objets de Haulotte sur le site de BIMobject ici.

Site officiel du Groupe Haulotte ici.

Interview BIM Managers – Episode #25 Antoine Baratte, Eiffage Construction

Antoine Baratte, Eiffage Construction
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Les interviews BIM Managers d’ABCD Blog continuent et nous avons la chance cette semaine d’accueillir un jeune BIM Manager qui officie chez l’un des leaders français de la Construction, la Société Eiffage Construction.

Bonjour Antoine, bienvenu sur ABCD Blog. Pourrais-tu te présenter en quelques mots et nous dire ton parcours et ta formation à l’origine ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Antoine Baratte, j’ai 29 ans et suis diplômé d’un master en Conception et Simulation numérique. Je suis par ailleurs passionné d’architecture et en veille permanente sur les nouvelles technologies.

Tu fais partie du Groupe Eiffage, une belle société connue en France mais pourrais-tu nous présenter son organisation et quelques chiffres clés en quelques mots pour nos lecteurs ?

Eiffage est l’un des leaders européens du BTP et des concessions. Le Groupe compte 70 400 collaborateurs et a réalisé en 2018, un chiffre d’affaires de 16,6 milliards d’euros. Nos activités portent sur la construction, la promotion immobilière, l’aménagement urbain, le génie civil, la route, le métal, l’énergie systèmes et les concessions.
Chaque année, 100 000 chantiers sont menés par le Groupe.
Présents sur l’ensemble du territoire, nous sommes implantés dans plus de 50 pays.

Comment es-tu arrivé au BIM Management et au numérique ? Est-ce une passion que tu as découvert lors de tes études ou plus tard ?

Diplômé en 2015, mon Master en Conception et Simulation m’a offert une première approche des notions de BIM et de collaboration via ce que l’on nomme la maquette numérique ou le BIM dans les pays anglo-saxons.

Au préalable, j’avais effectué des études de Design qui m’ont apporté une sensibilité artistique et une écoute empathique. Cette dernière est une notion importante, savoir écouter les besoins et les prescriptions d’un contributeur dans un projet est crucial.

Création et modélisation 3D Antoine Baratte

Les nouvelles technologies et les évolutions qu’elles apportent sur les méthodes de travail classique demeurent encore aujourd’hui un facteur important dans mes choix professionnels.

Cependant, ayant débuté en tant que projeteur, je garde en tête qu’il est souvent plus simple de sortir la première idée sur une feuille de papier que directement via une maquette numérique.

J’entends par là qu’une bonne base de travail commune à tous les contributeurs d’un projet BIM permettra d’arriver ensemble vers cet objectif final.

Quand es-tu arrivé chez Eiffage ? Il me semble que tu as travaillé auparavant sur un projet d’envergure, l’aéroport d’Orly et déjà en BIM ?

J’ai rejoint Eiffage Construction et plus particulièrement la Cellule BIM, il y a un peu plus d’un an et demi maintenant. Il s’agit d’une cellule accompagnant la montée en compétence des salariés d’Eiffage sur la notion du BIM avec à sa tête Franck Queret.

Avant cela, j’ai pu officier sur différents projets de réhabilitation de terminaux d’aéroports et de terminaux neufs dont le bâtiment d’Orly Jonction au sein de la Société Daifuku Logan. C’est une entreprise experte en systèmes de tri-bagages, les maquettes numériques produites étant plutôt typées technique et non bâtiment.

Système de tri bagages, Bâtiment Jonction Orly – Daifuku Logan
MOA & Ingénierie Groupe Aéroports de Paris

Durant plus de 3 ans,  j’ai participé aux phases de conception du projet d’Orly puis d’exécution en qualité de chef de projet des études d’Exécution et BIM Coordinateur France.

Ce fut ma première expérience sur un projet de grande envergure conduit via un processus BIM et des méthodes de fonctionnement à l’anglaise. C’est-à-dire au sens large via une plateforme collaborative et la maquette numérique, ainsi que les premiers exports de COBie via des MasterEquipementList.

Combien êtes-vous dans le département BIM et comment êtes-vous organisés ? Et quel est ton rôle précis ?

La cellule BIM est constituée de 4 personnes avec 3 chefs de Projets BIM dont je fais partie.

La mission d’un chef de projet BIM ou BIM Manager est avant tout l’appui aux réponses à appels d’offres. L’objectif est de clarifier les demandes des Maîtrises d’Ouvrages concernant les notions de BIM et cadrer les réponses qui seront apportées par le candidat.

Dès lors qu’Eiffage devient lauréat, la cellule propose d’accompagner l’équipe projet en qualité de BIM Manager avec l’établissement d’une convention et la gestion du processus collaboratif et ceci jusqu’au DOE numérique.

D’ailleurs, faites-vous une différence entre les constructions métalliques, béton et bois ? Avez-vous des équipes séparées ?

Aucune différence n’est faite entre les différentes disciplines ainsi que les sous-traitants avec lesquels nous travaillons.

Je m’explique, un BIM Manager doit être capable de vérifier la cohérence d’une maquette numérique avec les demandes de sa convention. Et ceci, sans se soucier du logiciel métier utilisé !

Qu’une maquette lui soit communiquée au format IFC ou bien au format Revit, Inventor, ou tout autre logiciel BIM ou CAO, il se devra de vérifier si celle-ci est correctement construite.

Nous sommes donc amenés à utiliser un nombre important de logiciels métier afin de vérifier la cohérence des formats natifs qui nous sont confiés.

A tort, Eiffage Construction est peut-être moins connu du grand public sur la partie BIM. Pourrais-tu me citer quelques projets emblématiques ou intéressants que vous avez réalisé ?

La rénovation de la Grande Arche de La Défense, la construction du campus Pierre Berger à Vélizy-Villacoublay dans lequel notre siège est implanté ou encore le siège social de BNP Paribas Fortis à Bruxelles sont quelques-uns des projets menés en BIM.

L’un des projets phares du Groupe a également remporté le BIM d’Or 2019 : la tour en bois Hypérion à Bordeaux dont les travaux ont débuté il y a quelques mois.

Quel est ton quotidien en tant que BIM Manager et tes missions principales ?

Dans la cellule BIM, nous nous sommes rendu compte qu’un BIM Manager a la capacité de suivre 3 à 4 projets en même temps.

Il y a donc une certaine pluralité de missions assorties à ce statut.

La matinée peut être consacrée à la réalisation d’audits sur une maquette Structure et une maquette de type CVC/Plomberie/Sprinklage.

Le résultat sera alors une fiche d’audit individuelle indiquant chaque point à revoir en vue d’une prochaine diffusion par le contributeur et d’une synthèse projet.

Le début d’après-midi peut être consacré à la réalisation d’une convention BIM sur un projet de réhabilitation en phase d’Exécution.

Cela va de la définition de principe de modélisation jusqu’à la codification à appliquer sur les familles et les types.

La fin de journée peut se concentrer sur la préparation d’une revue de modèle en confrontant les dernières versions de maquette ARC, STR et CET (Corps d’états techniques).

Ceci dans le but de mettre en exergue l’ensemble des conflits entre disciplines et de solliciter une demande de résolution.

Quels sont tes défis, et tes moments préférés dans ton rôle ?

Mon défi de tous les jours, c’est la communication entre les membres des équipes projet. Je m’assure que la bonne information arrive bien en temps et en heures aux oreilles de toutes les personnes concernées.

Les visites sur chantier sont toujours des moments intéressants. Que ce soit sur des projets de réhabilitation d’école ou de construction de tour en bois, les visites permettent de ne pas perdre pied avec la réalité du terrain.

Modélisation 3D Antoine Baratte

La maquette numérique, quand elle est confrontée au chantier via des applications de réalité augmentée tel que Horus, permet une bonne prise de conscience du projet dans son environnement.

Quels sont tes outils logiciels préférés et pourquoi ?

J’ai longtemps exercé sur des logiciels typés mécanique tel qu’Autodesk Inventor ou similaire. Mais les plateformes collaboratives s’ouvrent aux enjeux du moment et proposent des outils de plus en plus intéressants.

Que ce soit la comparaison de révision de maquette (qui fait gagner un temps fou) jusqu’au calculateur d’émission carbone, elles deviennent de vrais outils complémentaires au travail du BIM Manager.

Sur quels projets travailles-tu actuellement ?

La SEMOP de Châtenay-Malabry (BIM d’argent 2019) est un des projets sur lequel nous accompagnons Eiffage Aménagement et Eiffage Immobilier quant aux notions de BIM mais également de CIM (City Information Modeling).

J’ai également la responsabilité BIM d’un projet de réhabilitation d’un hôtel de luxe sur lequel la cellule accompagne les équipes d’Eiffage Construction.

Et désormais, la cellule va également accompagner le groupement Nexity, Eiffage, CDC Habitat, EDF et Groupama sur le secteur E du village olympique 2024.

Tu travailles sur le très connu projet Hypérion de l’agence VIGUIER qui a reçu un BIM d’or. Quel effet cela t’a-t-il fait de gagner un BIM d’or ?

Le BIM d’Or, c’est la reconnaissance par ses pairs de l’initiative BIM prise sur un projet. Les cas d’usage tel que Gestion de Conflits ou Planification 4D sont intéressants mais désormais maîtrisés.

Hypérion – Architecte : VIGUIER
MOA : Eiffage Immobilier Entreprise : Eiffage Construction

Les équipes de Conception et d’Exécution d’Eiffage Immobilier ont été récompensées sur les processus de Gestion Logistique/Qualité et également sur le calcul Carbone depuis la maquette numérique.

Ces cas d’usages anticipent le BIM de demain par de nouveaux processus de travail. Le chantier est également mis à contribution car il remonte les informations de contrôle qualité ou de gestion logistique.

Quels sont les défis sur ce projet particulier ? Le fait qu’il soit en bois ? Le fait qu’il doive être irréprochable d’un point de vue développement durable ou autre ?

Avant de dévoiler les enjeux sur ce projet, j’attire votre attention sur le fait qu’une grande partie des éléments structurels de la tour sont en bois. Et ceux-ci s’articulent autour d’un noyau béton s’étirant sur 17 niveaux.

Les défis peuvent être résumés en trois points cruciaux :

–          Le chantier ne possède qu’une très petite aire de stockage. Nous sommes donc en flux tendu sur la gestion logistique des éléments préfabriqués pour la tour en bois.

Il faut gérer les éléments à poser le lendemain, gérer les éléments à poser le jour même et gérer également les éléments à livrer pour la préparation du lendemain.

–          Du fait que la tour soit un assemblage d’éléments préfabriqués, une vérification par un géomètre du bon alignement vertical et horizontal est obligatoire.

Des coordonnées LAMBERT sont extraites de la maquette via des points de vérification et sont vérifiées sur site pour contrôler la bonne inclinaison de la tour.

–          Via la maquette numérique et les informations géométriques et volumétriques qu’elle contient, nous associons une valeur d’émission carbone pour vérifier si le projet respecte des labels comme BBCA ou E+C-.

Une calculatrice carbone est mise à jour durant chaque phase du projet.

Quels sont tes plus beaux souvenirs de BIM Manager ?

–          Sur Orly Jonction avec Daifuku Logan, il s’agissait des premières réunions de Conception entre Maitrise d’œuvre et équipe d’Exécution avec l’utilisation de maquette directement sur chantier via smartphone ou tablette.

Système de tri bagages, Bâtiment Jonction Orly – Daifuku Logan
MOA & Ingénierie Groupe Aéroports de Paris

C’était il y a plus de 4 ans et la technologie n’était pas la même qu’aujourd’hui.

–          Chez Eiffage, la visite de l’Arche de La Défense après travaux est un beau souvenir. L’architecte mandaté sur cette réhabilitation a su conserver les dimensions initiales voulues par Johann Otto von Spreckelsen, c’est-à-dire 110x112x107.

Et il a optimisé les hauteurs sous plafond en supprimant la sensation d’oppression dans certaines pièces.

Comment se passe votre collaboration avec Eiffage Immobilier ? Est-ce qu’ils poussent le BIM sur leurs opérations ?

La collaboration avec Eiffage Immobilier évolue progressivement et dans le bon sens. Franck Queret par l’intermédiaire d’un cahier des charges BIM a su mettre en avant les valeurs ajoutées que peut avoir la mise en place d’un processus BIM sur une opération de logement.

Sous la casquette de promoteur, l’immobilier a désormais la possibilité de vérifier les ratios de conception ou le respect des normes HQE directement depuis la maquette numérique. Ceci permet de proposer des plans de vente optimisés pour les acquéreurs.

Comment collaborez-vous au quotidien avec les Equipes Autodesk sur la partie BIM ?

Autodesk propose un catalogue impressionnant de produits qui communiquent de mieux en mieux entre eux. (ex : La création d’IFC depuis Inventor lu dans Revit).

Une assistance et un accompagnement sont également mis à disposition. Au sein d’Eiffage, nous développons avec des experts Autodesk une série de webinars explicatifs sur les bases du géoréférencement ou les bonnes pratiques de la création d’un IFC entre autres. Ceci dans le but d’avoir un guide de bonnes pratiques commun à tous.

L’interopérabilité et notamment l’openBIM sont-ils clé pour toi au quotidien et comment les solutions Autodesk t’aident-elles en ce sens ?

Comme expliqué un peu avant, l’interopérabilité est cruciale dans un projet où viennent se croiser différentes disciplines.

buildingSMART International et son format IFC offrent la possibilité de récupérer le travail d’un collaborateur sans pertes d’informations et de géométries.

Je travaille avec des produits Autodesk depuis maintenant presque 10 ans et j’ai pu constater leurs évolutions. La lecture des IFC externes par Navisworks Manage par exemple s’améliore d’année en année.

Autodesk me semble attentif au retour de ses utilisateurs et laisse libre accès au développement sur la base de ses APIs. C’est-à-dire qu’une entreprise peut développer ses propres outils métiers et ceux-ci viennent se greffer dans un onglet Revit.

Même si Hypérion est exceptionnel, quel serait le projet sur lequel tu rêverais de travailler ?

Un aéroport conçu par les équipes de l’architecte Zaha Hadid ! Comme l’aéroport de Daxing à Pékin par exemple.

Comment te tiens-tu informé et à niveau technologiquement de ce qui évolue autour des nouvelles technologies et du BIM ?

Constamment en veille, je me suis inscrit à des newsletters francophones (VillageBIM ou Objectif BIM) et étrangères (BIM +, DesignBoom, Dezeen, ArchDaily, etc)

Je trouve qu’il est important de s’intéresser aux processus BIM dans d’autres pays comme le Royaume-Uni ou encore Singapour.

Je recommande également une chaine Youtube que je viens de découvrir et qui se nomme The B1M.

Comment vois-tu ton métier évoluer d’ici 5 ans ?

Je pense que ce qu’on appelle le BIM niveau 3 (pleinement collaboratif) sera ordinaire dans tout projet.

Modélisation 3D Antoine Baratte

Connaissais-tu ABCD Blog ?

Oui, je suis ce blog depuis quelques temps maintenant et je te remercie de m’avoir permis de m’exprimer aujourd’hui.

Antoine, un grand merci pour cette très intéressante interview qui ravira nos lectrices et lecteurs. Nous te souhaitons, ainsi qu’à Eiffage encore plus de succès après cette consécration du BIM d’or.

Bien à toi.