Rapport Dodge – Connecter Conception et Construction, le défi !

A l’origine, le BIM a gagné du terrain sur le marché américain avec les professionnels de la conception car il a permis d’itérer de manière plus fluide, d’analyser les variantes de projets de manière plus objective et de produire une meilleure documentation de projet. À mesure que la modélisation BIM s’est démocratisée, un nombre croissant d’entreprises et de fabricants ont adopté le BIM pour sa valeur intrinsèque et exceptionnelle dans des activités plus pointues telles que la création de détails, la fabrication d’éléments constructifs, l’installation et la livraison des matériaux, intégrant le flux de travail complet de la conception à la construction en tant qu’effort numérique efficace et collaboratif. Dans le rapport qui suit, cela est nommé flux de travail intégré (integrated workflow).
La recherche présentée dans ce rapport passionnant se concentre sur les disciplines architecturales et MEP (mécanique, électrique, plomberie) du flux de travail intégré pour les projets de construction, en examinant notamment :

  • la valeur actuelle et future du BIM
  • Comment le BIM est utilisé pour connecter les professionnels de la conception avec les fabricants et les entreprises
  • La fréquence de mise en œuvre actuelle et les impacts actuels et futurs d’un flux de travail entièrement connecté et intégré pour les projets immobiliers

Sur la partie valeur perçue du BIM par les professionnels, les ingénieurs fluides, CVC, Plomberie, ainsi que les Architectes sont malheureusement les derniers du peloton, alors que les Entreprises de Construction caracolent en tête.

Enfin, cette étude permet aussi de découvrir les avantages chiffrés des flux de production intégrés.

Des renseignements sur cette étude se trouvent dans la section sur les données démographiques.

Bonne lecture !

Participez à l’étude sur la valorisation financière du BIM en répondant à un questionnaire de Florent Bitaud

Florent Bitaud est actuellement étudiant en Master 2 « Ingénierie Numérique Collaborative pour la Construction – BIM » à l’Université Polytechnique Hauts-de-France.

Dans ce cadre, il réalise un sondage dans le cadre de son mémoire de fin d’études. Ce mémoire traitera de la valorisation financière du BIM dans le cadre des marchés publics et privés en France ainsi que des perspectives d’évolution de ces marchés.

Il cherche des personnes intéressées pour répondre à un sondage anonyme afin que son étude soit la plus représentative possible. Vous pouvez l’aide en cliquant ici : https://forms.gle/fWQ33syRCBrjp1iG7

Merci pour lui par avance.

1, 2, 3, départ – La 7ème édition des BIM d’or se prépare. Les inscriptions sont ouvertes !

Les BIM d’or, Saint Graal pour de nombreuses sociétés dont les agences d’architecture, BET, entreprises de construction et maîtres d’ouvrage. Tout le monde rêve de décrocher le trophée récompensant l’excellence du BIM. Il a parfois changé la vie professionnelle de celles et ceux qui l’ont gagné et leur a ouvert de nouveaux horizons. La lutte est intense !

Autodesk s’est associé au Moniteur dès le début de cette aventure en tant que partenaires Platine, car nous savions l’importance que cette récompense revêtait pour le développement du BIM sur le territoire français, et nous sommes ainsi heureux de perpétuer notre engagement pour la 7ème année consécutive.

Le Moniteur et les CTB (Cahiers Techniques du bâtiment) récompensent les meilleurs projets BIM de l’année, mettant ainsi en avant les démarches collaboratives les plus innovantes en termes techniques, économiques, organisationnels ou environnementaux.

L’openBIM – si cher à Autodesk qui créa l’International Alliance for Interoperability en 1996, qui devint par la suite buildingSMART International – a une place majeure au sein de ce concours. L’année passée, c’était la belle tour de logements en structure mixte bois-béton Hypérion de l’Agence VIGUIER et de l’Entreprise Eiffage Construction et du MOA Eiffage Immobilier qui gagnait le BIM d’or.

Si vous pensez que votre démarche BIM a été vertueuse et innovante, alors déposez vite un dossier de candidature car les inscriptions sont dorénavant ouvertes jusqu’au 5 juin 2020.

Peu importe la taille de votre projet ou sa catégorie. Il n’y a pas de « petit » projet. Toute démarche BIM à son échelle est louable et intéressante. Vous pourrez ainsi valoriser votre processus de réflexion et de mise en place BIM dans le cadre de votre projet.

Les catégories du prestigieux concours se diversifient depuis l’année dernière. En effet, vous pouvez également déposer vos projets dans la catégorie City Information Modeling. Pour être candidat(e) à l’édition 2020, inscrivez-vous et renvoyez votre dossier de candidature complet avant le 5 juin 2020.

La cérémonie de remise des trophées se déroulera le 21 septembre 2020 dans la soirée et sera animée par Julie Nicolas, Cheffe du service technique, Le Moniteur et Stéphanie Obadia, Rédactrice en chef, CTB.

Téléchargez le dossier de candidature ici.

Inscriptions en ligne ici.

Les catégories auxquelles vous pouvez postuler sont :

  • Projet inférieur à 1 000 m² en neuf ou en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet inférieur à 1 000 m² en construction ou en rénovation
  • Projet entre 1 000m² et 30 000m² en neuf
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet entre 1 000 m² et 30 000 m² en neuf
  • Projet entre 1 000m² et 30 000m² en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet entre 1 000 m² et 30 000 m² en rénovation
  • Projet supérieur à 30 000m² en neuf
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet supérieur à 30 000 m² en neuf
  • Projet supérieur à 30 000m² en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet supérieur à 30 000 m² en rénovation
  • Projet d’infrastructure
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet d’infrastructure
  • Projet en exploitation et/ou maintenance
    • Ce trophée est attribué à une équipe, pour un projet, quelle que soit sa superficie, qui fait la promotion de l’usage du BIM en exploitation et/ou en maintenance
  • Projet international : bâtiment
    • Ce trophée est attribué à une équipe française qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet de bâtiment construit en dehors du territoire français
  • Projet international : infrastructure
    • Ce trophée est attribué à une équipe française qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet d’infrastructure construit en dehors du territoire français
  • Démarche pionnière / originale
    • Ce trophée est attribué à une équipe pour une initiative originale et innovante mettant en œuvre des outils BIM ou élargissant leurs usages.
    • Les équipes déposant un dossier dans cette catégorie ne peuvent pas l’inscrire également dans d’autres catégories
  • Projet de City Information Modeling (CIM)
    • Ce trophée est attribué à une équipe, pour un projet, quelle que soit sa superficie, qui fait la promotion de l’usage de la maquette numérique à l’échelle du territoire
  • Grand prix – BIM d’or
    • Ce trophée est attribué au candidat qui a réalisé un projet exceptionnel, qui a la démarche la plus exemplaire ou qui a créé l’outil le plus innovant, sélectionné parmi l’ensemble des candidatures reçues

Interview BIM Managers – Episode #26 Sihem Amokrane, Spie batignolles, l’innovation au coeur de la démarche !

Les Femmes dans la Construction sont importantes et primordiales dans le contexte de cette transition digitale qui disrupte notre secteur de la construction. Certaines sont uniques et ont un parcours exemplaire, logique et mènent cette transformation avec excellence. C’est le cas de Sihem Amokrane, BIM Manager IDF chez Spie batignolles que nous avons le plaisir de recevoir cette semaine. L’innovation étant au cœur de la stratégie d’entreprise de Spie batignolles, c’est une double satisfaction d’écouter le parcours et la mission de Sihem.

Bonjour Sihem, merci de nous faire l’honneur d’être interviewée cette semaine sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots à nos lecteurs et nous dire quel est ton rôle chez Spie batignolles ?

Bonjour Emmanuel, je m’appelle Sihem Amokrane et j’occupe actuellement le poste de Responsable Management BIM chez Spie batignolles. Je pilote la stratégie BIM mise en œuvre sur les projets et chantiers de la Construction Ile-de-France, j’ai également en charge la supervision du déploiement du BIM et des solutions numériques sur nos opérations.

D’ailleurs, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, pourrais-tu aussi nous présenter dans les grandes lignes Spie batignolles et ses activités et spécificités ?

Spie batignolles est un groupe indépendant, structuré autour de 5 métiers : la construction, le génie civil, les travaux publics, l’énergie et l’immobilier. Dans un environnement sociétal et technologique en pleine mutation, Spie batignolles se démarque par une stratégie d’innovation offensive : développement de nouvelles offres, mise en place de nouvelles pratiques fondées sur une forte transversalité entre les différents métiers, digitalisation… Spie batignolles se réinvente tout en conservant ce qui fait son identité et sa force, à savoir une relation partenariale étroite avec ses clients et une réflexion constante sur la valeur d’usage des bâtiments et des infrastructures réalisés.

Tu as un parcours très riche que j’ai la chance d’avoir suivi mais pourrais-tu nous retracer brièvement ta carrière ?

Destinée à être architecte de par mes études, j’ai rapidement bifurqué vers le monde du logiciel appliqué au bâtiment d’abord par l’utilisation d’AutoCAD, puis le passage par un DEA de modélisation et de simulation des espaces bâtis (Nancy), et enfin en intégrant l’écosystème Autodesk en tant qu’ingénieur d’application sur les produits AEC (Architecture, Engineering & Construction NDLR). J’ai eu à cette occasion, le plaisir de porter de beaux projets d’implémentation et de déploiement logiciels.

Le BIM ! En 2010, ce concept commence à arriver en France. Je vois là une opportunité de donner un nouveau souffle à mon métier et de l’ancrer un peu plus dans les processus de conception et de construction. J’intègre le BET Bianchi qui a la charge de la synthèse sur la Fondation Louis Vuitton. A cette occasion, J’ai la chance de manager le BIM sur toute la phase de conception du Centre Hospitalier d’Ajaccio et de travailler étroitement avec les architectes sur la mise en production des équipes sur Revit. Un vrai défi mais aussi une superbe aventure humaine. J’intègre par la suite le Groupe Man and Machine en tant que BIM et Technical Manager avec pour spectre une approche européenne très enrichissante et le développement pour ma part d’une expertise en déploiement de projets BIM. Chez Spie batignolles, depuis 2018 je mets toutes ces expériences au profit de nos équipes internes et partenaires externes. Le tout avec pour objectif de porter le BIM au plus près de l’acte de construire.

Quand et comment t’es venue la passion pour la 3D et le numérique ?

Mon parcours a toujours été ponctué de rencontres déterminantes. J’ai été initié à AutoCAD en 1994 lors d’un stage pendant mes études d’architecture à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger. A ce moment-là le rotring était encore roi. J’ai tout de suite perçu le potentiel des outils numériques. D’abord la 2D avec son potentiel de reprise extraordinaire pour l’époque, ensuite la 3D pour ses capacités à valoriser les produits et à améliorer leur compréhension. Ma passion s’est définitivement confirmée lors de la présentation de Revit à « Invivo » en 2004.

Je l’ai mentionné au début mais le numérique et l’innovation sont véritablement dans l’ADN de Spie batignolles. Pourrais-tu nous expliquer comment cela se traduit et quelle organisation vous avez mis en place pour cela ?

Spie batignolles a entamé une démarche d’innovation globale depuis plusieurs années. Elle couvre plusieurs domaines et le BIM en est une branche qui se développe très rapidement, notamment grâce au Pôle d’Expertise BIM dont je fais partie et qui rassemble des acteurs de l’ensemble des 5 expertises du groupe. La direction opérationnelle de l’innovation a pour mission de travailler sur plusieurs axes : L’innovation Managériale qui valorise les expertises internes et la transversalité, l’innovation sociétale qui booste notre engament dans la démarche environnementale, l’innovation ouverte qui favorise le développement d’idées et de solutions innovantes quel que soit le domaine d’application.

Tu es une Femme BIM Manager et ce n’est hélas pas assez répandu. Est-ce selon toi plus difficile de s’imposer en tant que femme dans ces filières ?

Nous sommes à la croisée de deux filières très masculines que sont le bâtiment et l’informatique. Il est vrai qu’en tant que femme BIM Manager j’ai dû parfois m’imposer dans certaines réunions et redoubler d’effort pour affirmer mes positions. Je note néanmoins qu’autour de nous les choses changent et que nos compétences sont appréciées à leur juste valeur. Enfin, je tiens à te remercier pour l’effort que tu fais à travers tes articles pour valoriser le « BIM au féminin ! »

Quel est le quotidien type de Sihem en tant que BIM Manager ?

La spécificité de mon travail est la transversalité et c’est ce qui est intéressant dans mon quotidien. J’arrive à mon bureau avec dans l’agenda : une réunion avec la direction de projets sur un rendu de concours, puis j’enchaîne un point avec les études de prix pour élaborer une stratégie de réponse à un appel d’offre en BIM et parfois une mise au point avec la direction technique sur le bon déroulement des études d’exécution sur Revit. Je peux ensuite filer sur un chantier pour discuter logiciel et matériel à déployer pour optimiser les usages de la maquette numérique. Je passe également beaucoup de temps avec mes collègues du Pôle expertise BIM afin de travailler sur les thématiques communes à l’ensemble du groupe comme la formation, le développement de standards, la stratégie de déploiement des outils numériques l’animation de communautés de pratiques ou encore les relations éditeurs…

Vous êtes à tort peu connu dans le domaine du déploiement du BIM, et pourtant vous avec développé des approches très poussées autour des sujets du BIM. Pour quelles raisons ?

Nous sommes de plus en plus présents dans l’actualité du BIM : Une nomination au BIM d’or, des participations à des évènements tels que « The future of Making » avec Autodesk ou BIM SIDE du Moniteur. Spie batignolles est également signataire de la charte d’engagement volontaire pour la construction numérique « Objectif BIM 2022 », aux côtés de 50 acteurs de la filière (maîtres d’ouvrages publics et privés, entreprises générales, fédérations et syndicats professionnels…). Notre engagement est ferme et nous sommes très actifs auprès de notre écosystème. Nous concentrons nos efforts sur la communication interne que ce soit dans l’acculturation autour du BIM et des outils digitaux mais aussi dans le souci de capitalisation des expériences.

Vous aidez par ailleurs votre écosystème en mettant à disposition des outils, du coaching et de la formation pour vos équipes et partenaires. Est-ce exact ?

En 2018 Spie batignolles a reçu le label « Vitrine Industrie du Futur » décerné par l’Alliance Industrie du Futur (AIF). Il récompense l’effort fourni par le groupe et représenté par le projet intitulé « Continuum » mis en place dans la conception et la réalisation du bâtiment « Administrative and Welcome Building » pour l’entreprise industrielle Le Creuset à Fresnoy le Grand. Ce projet illustre l’engagement des équipes dans l’intégration de l’ensemble des acteurs dans la démarche BIM. D’abord en prenant en charge une partie de la modélisation, puis en mettant à disposition une plateforme collaborative donnant accès à l’ensemble des acteurs aux données BIM, enfin en constituant un DOE BIM centralisé à destination de la maitrise d’ouvrage. Nous favorisons également la création et l’animation de communautés de pratique avec la collaboration de nos partenaires digitaux (Autodesk, Microsoft, Resolving, …) et leur proposons des journées de workshops thématiques afin de booster leur implication dans le déploiement des solutions digitales sur nos chantiers.

Avez-vous déjà beaucoup de projets conçus et construits en BIM à votre actif ? Et pourrais-tu nous en citer quelques-uns ?

Outre le chantier ICADE 007 nominé aux BIM d’OR 2019, je peux en citer quelques-uns effectivement. Nous venons de clôturer le chantier de l’ENS Paris Saclay sur le plateau de Saclay pour lequel nous avons produit le lot 4 (CEA et serrurerie) en BIM niveau 3. Nous entamons en parallèle la phase PRO du centre pénitentiaire de Caen mené en Full BIM. D’ailleurs en ce moment, nous anticipons la phase exécution en BIM. Je peux citer également, le bâtiment « Administrative and Welcome » pour l’entreprise le Creuset labellisé par l’AIF ou le centre aqualudique de Valence.

Les travaux publics et le génie civil ne sont pas en reste avec le CEM Champigny sur Marne (Ligne 15 du Grand Paris) qui déploient un outil innovant qui facilite le suivi des terrassements de terres polluées en s’appuyant sur la modélisation 3D des mailles. Le système utilise notamment les informations portées par la maquette numérique qui a été réalisée grâce à la campagne de reconnaissance menée au démarrage du chantier.

Quels projets BIM t’ont apporté le plus de satisfaction et pour quelles raisons ?

Plusieurs projets ont été des challenges avec leurs lots de contraintes mais aussi de réussites. Le centre Hospitalier d’Ajaccio fut ma première vraie expérience en tant que BIM Manager mais aussi le premier projet avec un cahier des charges BIM (2013). Ma plus grande satisfaction a été d’avoir réussi à fédérer les équipes de maîtrise d’œuvre depuis le concours et jusqu’à la phase PRO, à une époque où produire et apprendre fut un défi pour tous les acteurs du projet.

Porter ICADE 007 en compétition pour le BIM d’or aura permis de creuser avec les équipes chantiers les usages en préfabrication et mettre en lumière les profits de la collaboration.
Je pense également au centre pénitentiaire de Caen, une conception-réalisation pour laquelle Spie batignolles est mandataire et qui nous amène tous les jours à travailler avec les équipes projet afin de tirer parti au mieux des données BIM, comme la gestion et la caractérisation de quelques milliers de portes.

Quelles technologies BIM utilisez-vous principalement ? En quoi vous permettent-elles de vous différencier de vos concurrents ?

Nous avons un partenariat avec Autodesk, qui outre l’utilisation des outils nous permet de développer des réflexions autour des optimisations de modes de production et/ou d’exploitation des données. Nous mettons également la collaboration au centre de notre action. Nous sommes donc déjà au développement du Connected BIM au service de nos chantiers avec la signature en fin d’année d’un contrat cadre avec Resolving (qui développe sur la base d’Autodesk Forge NDLR). Pour déployer également des solutions métiers comme par exemple : ATTIC+ pour les études et Sofistik pour l’ingénierie Structure. Enfin, l’innovation ouverte portée par la direction de l’innovation nous permet une grande curiosité et un champ important d’exploration autour de la réalité augmentée, la réalité virtuelle, ou tout autre domaine d’application permettant d’aider nos équipes au quotidien.

Tu as récemment testé une solution innovante d’Autodesk : Assemble. Qu’en penses-tu et quelles perspectives ouvre-t-elle ?

Autodesk Assemble a été testé sur plusieurs projets en interne et à différentes phases des projets. Je dois avouer que les équipes ont été séduites par plusieurs aspects, la facilité de prise en main et l’accès centralisé aux données quantitatives des maquettes BIM. Je pense personnellement que la force du produit réside en sa capacité à se connecter à BIM 360, le volet dynamique des tables de nomenclature et la connexion à PowerBI de Microsoft. Les points d’améliorations sont pour ma part, faciliter l’ouverture au format IFC et le glisser-déposer pour l’intégration des fichiers. Enfin, j’ai vu en cet outil une nouvelle porte d’entrée du BIM et de l’exploitation de ses données tout au long du projet et un outil de pilotage potentiel.

Vous avez présenté votre premier projet au concours du BIM d’or en 2019 et vous êtes passés près d’un BIM d’argent, bravo. Pourrais-tu nous dire quelques mots sur ce projet ?

ICADE 007 est le nouveau siège de l’URSSAF livré début 2020. Conçu par l’architecte Anne Carcelen, le bâtiment présente une structure mixte bois-béton avec une façade en zinc. La démarche BIM initiée par le maitre d’ouvrage et portée par l’ensemble des parties prenantes du projet a permis de répondre aux défis de la mixité des matériaux, de la préfabrication et la constitution d’un DOE BIM. La charpente bois réalisée par notre partenaire Mathis fut entièrement modélisée en 3D et utilisée à la fois pour la préfabrication, pour la réalisation de la synthèse en BIM ainsi que pour la constitution du DOE. Nous avons enfin collaboré avec DataSoluce (qui développe sur la base d’Autodesk Forge NDLR) pour l’intégration de l’ensemble des données BIM sur leur plateforme en fin de chantier pour une utilisation en phase exploitation.

L’openBIM est très important pour Spie batignolles. Pour quelles raisons ?

Nous sommes une entreprise de construction qui fédère un grand nombre d’acteurs, l’openBIM est pour nous un levier d’intégration. Beaucoup de nos sous-traitants et cotraitants très qualifiés produisent avec leurs propres solutions, il faut donc envisager l’interopérabilité avec les nôtres. Cela participe à notre volonté d’ouverture et d’intégration de notre écosystème. Enfin l’openBIM permet de maintenir la circulation des flux d’informations et de multiplier les usages pour nos métiers (métrés, chiffrage, simulations thermiques, calculs de structure… ).

Que penses-tu de l’avancée du BIM en France et que faudrait-il faire en plus ?

Pour avoir eu l’occasion de le confronter à des usages européens, je pense que la France est un pays plutôt avancé dans la mise en œuvre du BIM sur les projets de construction. Néanmoins, de mon point de vue, il souffre d’un manque de cadrage dans la démarche et la standardisation de la production, la gestion et l’exploitation de l’information. Le LOD ou niveau de développement est pour moi un exemple très parlant : Lorsque je reçois trois cahiers des charges BIM pour trois bâtiments du même type, je n’ai jamais la même définition des niveaux de développement, ce qui ne permet pas de fixer des socles de production de données standardisées… et donc d’en optimiser l’exploitation. De plus, nous avons encore tendance à négliger le volet collaboratif du BIM et à rester concentrés sur la production des maquettes sans pour autant les placer dans un contexte collaboratif et cela dès le démarrage des projets. Chez Spie batignolles, nous œuvrons à ce que les outils collaboratifs soient mis en œuvre dès le démarrage de la conception voire dès le concours sur nos projets en conception-réalisation.

Tu es architecte de formation. La création ne te manque-t-elle pas ?

Je pense avoir trouvé ma voie… J’ai eu quelques frustrations au début de ma carrière, mais j’ai également eu la chance de travailler avec beaucoup d’architectes qui m’ont fait confiance pour les aider dans leur chemin vers Revit puis vers le BIM. J’ai toujours dit que « cela m’aura permis de faire de l’architecture par procuration ». Alors Non ! Car j’adore mon métier d’aujourd’hui.

Connais-tu ABCD Blog et quels seraient tes suggestions d’amélioration ?

Je connais bien ABCD Blog et j’apprécie beaucoup la qualité des informations dont tu nous fais part quotidiennement. Continue !

Sihem, nous te remercions sincèrement pour le temps que tu nous as accordé et te félicitons pour la qualité de ton parcours. Nous te souhaitons de continuer sur cette route du succès numérique.

Autodesk Education et Pearson VUE s’associent pour développer l’accès à la certification professionnelle en ligne


Dans un marché de plus en plus compétitif, les examens de certification Autodesk aident les professionnels expérimentés et novices à valider leurs compétences logicielles et processus et à ainsi se démarquer pour les postes exigeant de fortes compétences.

Dans ce contexte, Autodesk s’associe à Pearson VUE, l’une des plus grandes entreprises mondiales d’apprentissage, pour développer l’accès aux examens de certification professionnelle à l’échelle mondiale et en ligne via OnVUE, programme de surveillance d’examen nouvelle génération de Pearson VUE.
Les examens de certification en ligne permettent aux professionnels utilisant ds solutions Autodesk de se perfectionner et ainsi de pouvoir faire progresser leurs objectifs de carrière. Ils sont ainsi plus à même d’investir du temps pour obtenir une certification via un service qui s’adapte à leurs besoins et encourage leur réussite.
Les examens ACP pour Autodesk AutoCAD, Civil 3D, Revit for Architecture, Revit for Structure et Inventor sont disponibles en anglais. Cinq examens supplémentaires seront disponibles à l’automne 2020. Consultez autodesk.com/certification pour découvrir toutes les certifications Autodesk.

Webinar – Optimiser la gestion et la maintenance de sites industriels avec un jumeau numérique. Inscrivez-vous !

Comment optimiser la gestion et la maintenance de sites industriels avec un jumeau numérique ?

Vous souhaitez découvrir comment l’industrie tire déjà parti des approches « jumeaux numériques » pour relever les défis des coûts d’exploitation et gagner en efficacité dans les processus opérationnels existants ? Le jumeau numérique soutient également le passage à la servitization (vente de services basée sur la valeur apportée et qui s’éloigne de la vente d’équipements très compétitifs et chers).

Avec la mise en contexte des données provenant de diverses sources d’un contexte «réel» (imaginez un modèle 3D entièrement navigable intégrant les données du BIM et des différents capteurs présents sur le bâtiment), un jumeau numérique permet d’optimiser le travail quotidien des différentes parties prenantes du projet, de limiter les coûts de gestion et maintenance et d’anticiper l’entretien et le comportement du bâtiment.

Il est temps de vous lancer dans la création de jumeaux numériques connectés avec leur environnement réel. Pour tout savoir, inscrivez-vous dès aujourd’hui car le webinaire aura lieu demain 11 mars 2020.

RSVP : Le webinaire approche à grands pas, alors inscrivez-vous dès aujourd’hui pour confirmer votre présence et garantir votre place le 11 mars de 16h à 17h !
https://lnkd.in/eu_uHGg

Le DRIM, redonner une seconde vie aux matériaux après la déconstruction grâce au BIM

Les Britanniques sont décidément à la pointe du BIM et nous le prouvent régulièrement. Ils ont mis au point il y a quelques temps déjà pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le concept du DRIM ou Deconstruction and Recovery Information Modelling.

En effet, plus de 50 000 bâtiments sont démolis chaque année au Royaume-Uni, ce qui génère d’énormes déchets de démolition qui terminent à la décharge selon l’étude Power de 2014. Il est à noter que ces déchets issus de la démolition comprennent une proportion importante de matériaux de construction précieux qui pourraient être réutilisés pour les nouvelles constructions ou en phase de rénovation s’ils étaient récupérés correctement. Cependant, il n’existait jusqu’à présent aucun outil de ce type pour l’identification de matériaux de construction précieux pour la réutilisation et le recyclage.

Afin de répondre à ce besoin, un projet de recherche financé par Innovate UK et l’EPSCR a été lancé de 2016 à 2018. Sous la houlette de l’Université de Coventry, ainsi que de partenaires industriels tels que :

  • Waste Plan Solutions (WPS)
  • Sustainable Direction Limited (SDL)

L’objectif global de ce projet a été de développer un outil basé sur le processus BIM appelé DRIM ou Modélisation des informations de Déconstruction et de Récupération, permettant d’identifier les matériaux de construction réutilisables et récupérables en fin de vie d’un bâtiment.

La solution DRIM s’appuie sur la technique avancée d’apprentissage automatique / Machine Learning et permet de développer un outil qui puisse aider les architectes, les ingénieurs en bureau d’études et d’autres parties prenantes au stade de la conception des bâtiments en ce qui concerne le choix des matériaux de construction. L’outil permet aussi d’apporter un soutien aux géomètres spécialistes en rénovation et démolition et aux ingénieurs spécialisés dans la déconstruction des bâtiments.

Le composant de l’outil DRIM qui prend en charge l’analyse et la sélection des matériaux au stade de la conception du bâtiment a été intégré dans l’environnement BIM sous la forme d’un plugin pour Revit 2017. Ce composant de l’outil DRIM utilise des modèles de machine learning poussé pour prédire la quantité de matériaux et leurs catégories (réutilisation directe, recyclage et déchets mis en décharge).

Lorsqu’il reçoit des informations de base sur le bâtiment, telles que le volume brut et les surfaces de plancher, le nombre de niveaux, le type de bâtiment et le type d’utilisation du bâtiment, l’outil génère la quantité des différentes catégories de matériaux récupérables. Les modèles machine learning sont intégrés dans un framework Web et la solution se présente ensuite comme une plate-forme Web.

La solution d’outil DRIM en est actuellement à son stade final de développement. la première vague de développement, de test et d’analyse a été effectuée et les retours des utilisateurs obtenus sont maintenant utilisés pour affiner davantage les modèles d’apprentissage automatique afin d’améliorer la précision et les performances de cette solution.

Découvrez une présentation globale de ce projet sur le DRIM en cliquant ici.

L’Europe met à disposition son livre blanc sur l’Intelligence Artificielle !

Un livre blanc sur l’Intelligence artificielle à télécharger et lire avec attention !

Extrait :

Nous le savons, l’intelligence artificielle (IA) se développe rapidement. Elle va entraîner des changements dans nos vies en améliorant notamment les soins de santé (précision accrue des diagnostics ou meilleure prévention des maladies, par exemple), en rendant l’agriculture plus efficiente, en contribuant à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets, en augmentant l’efficacité des systèmes de production par la maintenance prédictive, en renforçant la sécurité des Européens et de bien d’autres façons que nous commençons à peine à entrevoir. Enfin, pour le secteur du bâtiment, elle apporte aussi son lot d’avancées positives permettant notamment d’améliorer la sécurité sur les chantiers ou encore la cohérence des corps de métiers entre eux.

Mais elle s’accompagne aussi d’un certain nombre de risques potentiels, tels que l’opacité de la prise de décisions, la discrimination fondée sur le sexe ou sur d’autres motifs, l’intrusion dans nos vies privées ou encore l’utilisation à des fins criminelles. Dans un contexte de vive concurrence mondiale, il convient d’adopter une approche européenne solide, fondée sur la stratégie européenne pour l’IA présentée en avril 2018 . Pour tirer le meilleur parti possible des opportunités qu’offre l’IA et relever les défis qu’elle pose, l’UE doit se montrer unie dans l’action et définir une manière qui lui est propre de promouvoir le développement et le déploiement de l’IA, en s’appuyant sur les valeurs européennes. La Commission est résolue à favoriser les avancées scientifiques, à préserver l’avance technologique de l’UE et à faire en sorte que les nouvelles technologies soient au service de tous les Européens — c’est-à-dire qu’elles améliorent leur quotidien tout en respectant leurs droits. Mme Ursula von der Leyen, présidente de la Commission, a annoncé dans ses orientations politiques une approche européenne coordonnée relative aux implications humaines et éthiques de l’IA, ainsi qu’une réflexion sur une meilleure utilisation des mégadonnées pour promouvoir l’innovation. La Commission prône donc une approche axée sur la régulation et l’investissement, qui poursuit le double objectif de promouvoir le recours à l’IA et de tenir compte des risques associés à certaines utilisations de cette nouvelle technologie. Le Livre blanc qui est mis à disposition vise à définir des options stratégiques concernant la manière d’atteindre ces objectifs. Il ne traite pas du développement et de l’utilisation de l’IA à des fins militaires. La Commission invite les États membres, les autres institutions européennes et toutes les parties prenantes, y compris les entreprises, les partenaires sociaux, les organisations de la société civile, les chercheurs, le public en général et toute partie intéressée, à réagir aux options présentées ci-dessous et à contribuer à la prise de décision future de la Commission dans ce domaine.

Découvrez l’intégralité de ce livre blanc sur l’IA en cliquant ici.

No Man’s Land Architecture, de l’art du bâtiment passif grâce au BIM

Laurence Bonnevie, Architecte D.P.L.G. et Présidente de la Maison Passive a fondé son agence il y a quelques années et elle s’est au fil du temps spécialisée dans la conception de maisons et bâtiments passifs et environnementaux.

Dans ce contexte, le processus BIM, avec Revit qu’elle a mis en place depuis quelques années, a permis à son agence d’améliorer la qualité des bâtiments qu’elle conçoit et construit, et aussi d’en améliorer la qualité architecturale, notamment au niveau de son enveloppe. En effet, en offrant une vision du bâtiment sous toutes ses coutures, il met en exergue, dans le cadre d’une rénovation, qualités et défauts de l’existant et permet de simuler ses performances actuelles et futures.

Découvrez au travers du témoignage ci-dessous, le travail de qualité que l’agence No Man’s Land réalise au quotidien pour donner naissance à des bâtiments respectueux de leur environnement.

Site web de l’Agence ici.

Premiers pas avec le LEAN Construction, un guide pour les Equipes projets

Un frein important dans le secteur de la construction identifié depuis de nombreuses années est le fait qu’une quantité importante de ressources, que cela soit en termes de temps, matériaux ou main d’oeuvre sont investies dans des activités qui n’apportent pas de réelle valeur ajoutée aux Clients.

Malgré ces inefficacités, 37% des entreprises de construction ne connaissent pas le concept du LEAN Construction !

Qu’est-ce que le LEAN Construction ?

A l’heure actuelle, 70% des projets dépassent les budgets initiaux et sont livrés en retard : goulot d’étranglement dans les plannings, transport, dépôt et casse des matériaux, peu de respect des plannings prévus au calendrier et revue des erreurs sur les projets ne sont que quelques-uns des obstacles qui conduisent à des pertes de productivité sur les projets.

Le LEAN construction est à fortiori un moyen d’éliminer le gaspillage des ressources sur les projets de construction. A l’instar du secteur de l’automobile, les équipes projets adoptent une approche LEAN des processus et des mécanismes utilisés afin de livrer les projets aux maîtres d’ouvrage. Pour les entreprises de construction, le déploiement de pratiques LEAN dans un processus de planification de la production est une démarche majeure et payante.

Le terme LEAN a été inventé par une équipe de chercheurs du fameux MIT et fut inspiré par l’approche des méthodes de production de Toyota, tel que présenté par James Womack et Daniel Jones dans leur livre « La machine qui a changé le monde ». Le Lean Construction ou gestion de projet « LEAN » se traduit aussi par le terme ‘dégraissé’ en français.

Le terme « Lean Construction » a été formulé pour la première fois par le « International Group for Lean Construction » en 1993, mais ce n’est que bien plus tard, au début des années 2010, que Le Lean Construction a émergé en France.

Le Lean Construction transpose les cinq principes de la gestion de la production ‘au plus juste’, tels que définis par Womack et Jones, à la livraison des projets :

  • Déterminer la valeur exacte de chaque produit conçu et/ou fabriqué.
  • Définir la chaîne de valeur correspondant à chaque produit (chacune des étapes de production).
  • Établir des flux de valeur continus (c’est-à-dire éliminer les étapes inutiles, sans valeur ajoutée ou créant des pertes de valeur).
  • Laisser le client orienter la valeur.
  • Viser la perfection.

Cette approche vise à maximiser la valeur et à minimiser les gaspillages, tels que perçus par le client final.

Cela nécessite cependant de s’éloigner du processus classique de planification de la gestion et du contrôle des projets et surtout de gagner l’adhésion des parties prenantes au plus haut niveau de l’organisation. Découvrez tous les tenants et aboutissants du LEAN Construction dans cet intéressant livre blanc ci-dessous.