Influenceurs du BIM 2019 d’HexaBIM, et les 10 vainqueurs sont…

Un très beau résultat et un concours très intéressant qui donne une image des personnes et organisations impliquées dans le développement du BIM en France. A titre personnel, je suis touché de figurer dans ce classement des 10 personnes les plus influentes du BIM en France et à ce titre, je remercie sincèrement toutes les personnes ayant voté pour moi, pour leur confiance et cette reconnaissance de mon implication quotidienne au service du BIM 🙂

Et je félicite sincèrement toutes les personnalités et entreprises, fédérations et organisations ayant aussi été élus dans ce Top 10. Une récompense bien méritée au vu de leur forte implication. Bravo !

Emmanuel Di Giacomo

Communiqué de presse d’HexaBIM

« BIM Influenceurs 2019 »

L’élection des BIM INFLUENCERS 2019 a remporté un succès exceptionnel, et nous remercions sincèrement tous les adhérents d’HEXABIM pour leur soutien sans faille à cette initiative.
Pour l’édition 2019 des BIM INFLUENCEURS, plus de 1200 votes au scrutin et 110 acteurs BIM ont été nominés, ce qui atteste de l’engouement pour cet événement et plus encore de la vitalité du BIM.
Comme prévu, HEXABIM a désigné comme BIM INFLUENCERS pour l’année 2019 les 10 personnalités et 10 établissements ayant reçu le plus de voix dans chacune de ces deux catégories.

Dans la catégorie « personnalités » ont été désignés (dans un ordre alphabétique) :

  • Annalisa DE MAESTRI
  • Christophe LHEUREUX
  • Emmanuel DI GIACOMO
  • Lionel RAY
  • Michel SIGISCAR
  • Olivier CELNIK
  • Remy MAURCOT
  • Rémy NAVARRO
  • Vincent BLEYENHEUFT
  • Yannick LUZIK

Dans la catégorie « établissements » ont été désignés (dans un ordre alphabétique) :

  • buildingSMART France
  • Atlancad
  • BIM World
  • BIM&CO
  • BIMEO
  • CINOV
  • Plan BIM 2022 (ADN Construction)
  • Prosys
  • PRUG
  • SXD Groupe

Nous félicitons l’ensemble des BIM Influenceurs pour cette nomination tout à fait méritée, qui marque la reconnaissance de leur expertise comme leur leadership dans l’univers BIM.

Pour marquer l’édition BIM INFLUENCEURS 2019, HEXABIM a souhaité offrir à chaque lauréat un trophée personnalisé et dédié, 20 colis sont partis ce matin des locaux vers les 20 personnes et établissements.

Dans les semaines à venir, HEXABIM Organisera une série d’interviews avec les BIM influenceurs pour faire découvrir à ses lecteurs et adhérents ces personnalités et acteurs qui ont marqué la communauté du BIM en 2019.

Site d’HEXABIM ici.

Les inscriptions pour le Master BIM International de BIM A+ sont ouvertes, premier appel jusqu’au 31 janvier 2020 !

L’un des masters BIM européens de référence

Nous l’avions annoncé l’année passée, un nouveau master BIM de haute qualité naissait en Europe. L’objectif du programme BIM A+ est de former de jeunes experts de premier plan dans le domaine du BIM afin de répondre à la demande croissante du secteur du BTP et du déficit évident de jeunes générations formées. La première édition est en cours et les inscriptions de la prochaine promotion débutent.

Le BIM A+, master international dédié au BIM (Building Information Modeling) ouvre ses inscriptions pour l’édition 2020/2021 en tant que master Erasmus Mundus, cofinancé par le programme Erasmus+ de l’Union européenne.

Objectifs du Master

L’objectif de BIM A+ est d’offrir un programme de formation avancée sur les processus intégrés de conception, de construction et d’exploitation BIM, en mettant l’accent sur les pratiques de collaboration qui sont la pierre angulaire de cette intégration. Le Master combine la diversité des expertises des principales universités européennes dans les domaines pertinents, offrant une formation orientée vers une compréhension pluridisciplinaire de la construction virtuelle à travers l’implication d’experts issus de domaines complémentaires (ingénieurs, architectes, urbanistes et autres).

Ce master d’une durée d’une année universitaire se déroule en alternance entre les partenaires, de sorte que chaque étudiant suit les cours dans un établissement partenaire et le mémoire dans un autre. La langue d’enseignement et d’examen est l’anglais. Le diplôme décerné est un master, délivré sous la forme d’un double diplôme par les établissements concernés.

Parmi les thèmes abordés et enseignés :

  • Comprendre le rôle et le potentiel du BIM pour le secteur du BTP.
  • Etre capable de planifier l’utilisation du BIM dans les projets de construction et être en mesure de fournir le bon niveau de détail.
  • Être en mesure de se conformer aux exigences légales et aux exigences en matière de collaboration de projet.
  • Identifier, décrire et appliquer des pratiques de modélisation adéquates en fonction des utilisations prévues pour les modèles.
  • Capacité à comprendre et à réaliser des modèles BIM pour les spécialités de l’architecture, de l’ingénierie structure et de l’ingénierie MEP.
  • Maîtriser l’utilisation des approches paramétriques pour la création d’objets complexes.
  • Etre capable d’utiliser des objets avancés dans un contexte BIM grâce à des éditeurs interactifs et des bibliothèques d’objets.
  • Capacité d’appliquer des méthodologies de programmation visuelle pour étendre les capacités des plateformes BIM existantes de type Autodesk Revit vers des besoins personnalisés.
  • Etre capable d’évaluer les problématiques d’interopérabilité BIM d’un point de vue technique, sémantique et organisationnel.
  • Appliquer des méthodes d’élaboration de schémas et de bases de données pertinentes pour le BIM, ainsi que des méthodes d’échange de spécifications de produits de la construction.
  • Etre capable de traiter avec succès les questions d’interopérabilité dans le cadre de l’échange d’informations sur les projets d’infrastructure et de construction basés sur le BIM.
  • Détailler et appliquer les processus métier impactés par les dimensions BIM 4D, 5D et 6D et décrire l’approche de numérisation en termes de flux de production, de mécanismes d’échange de données (y compris les rôles de gestion des données, les pertes de données et les interfaces système)
  • Comprendre comment l’environnement de données commun ou CDE (tel que prescrit dans les pratiques européennes) peut soutenir d’autres processus commerciaux tels que la gestion des contrats, les appels d’offres et les achats électroniques, ou le BIM sur le terrain.
  • Pouvoir adapter le BIM 4D, 5D et 6D à la modélisation et aux applications pour les spécialités de l’architecture, du génie structure et de l’ingénierie MEP
  • Capacité d’application approfondie du BIM dans des contextes spécifiques de réhabilitation de bâtiments et d’analyse/évaluation de leur durabilité.

Inscriptions ouvertes dès maintenant. Faites partie de la prochaine session !

Le premier appel à candidatures pour le Master européen BIM A+ en Building Information Modeling est ouvert jusqu’au 31 janvier 2020. La date limite pour la soumission électronique de la candidature est fixée à 23h59 (UTC – Temps universel coordonné).

Vous pouvez postuler ou en savoir plus sur les conditions d’admission sur le site Web https://bimaplus.org/applications/

Il existe plusieurs bourses d’études disponibles pour les étudiants de toutes nationalités, comme des bourses Erasmus Mundus (de 4000€ à 25000 € / an) financées par le programme Erasmus +, ainsi que des bourses financées par le consortium BIM A+.

Ce Master est organisé par un Consortium des principales universités / institutions de recherche européennes dans le domaine, composé de l’Université du Minho (institution de coordination, Portugal), le Politecnico di Milano (Italie) et l’Université de Ljubljana (Slovénie). Le cours combine les avancées les plus récentes de la recherche et du développement avec des applications pratiques, comme en témoigne l’engagement significatif des partenaires industriels qui soutiennent actuellement officiellement le Master (plus de 20).

Ne manquez pas cette opportunité. Déposez votre candidature maintenant !

Pour en savoir plus et vous inscrire, cliquez ici.

Interview Startup – Data Soluce aide les Maîtres d’Ouvrage à optimiser la gestion de leurs actifs et à maximiser la réussite de leurs projets avec des données riches et structurées

Chers lecteurs d’ABCD Blog, nous recevons cette semaine une startup innovante qui fait beaucoup parler d’elle, Data Soluce puisqu’elle propose une plateforme pour les maîtres d’ouvrage permettant de gérer le cycle de vie complet d’un bâtiment, ainsi que ses données associées, une vraie richesse.

Nous savons tout le poids que pèse l’exploitation et la maintenance dans le coût global d’un bâtiment, approximativement 70 à 80% de l’intégralité de son coût. Il faut donc trouver des solutions d’optimisation de ce poste.

Nous recevons donc Benoît Rozé, Responsable R&D et Référent BIM chez Data Soluce.

Site Officiel : http://www.datasoluce.com/

Bonjour Benoît, bienvenu sur ABCD Blog. Pourrais-tu stp te présenter en quelques mots à nos lecteurs et nous résumer ton parcours ? 

Bonjour Emmanuel, je suis architecte (diplômé de Marne-la-Vallée en 2007) j’ai travaillé dans plusieurs agences et bureaux d’études (TESS, Architecture et synthèse, Chaix et Morel…), en France et en Chine, j’ai fondé en parallèle une microsociété pour créer des rendus d’images et de vidéos pour diverses agences d’architecture. J’ai travaillé dernièrement pendant 4 ans chez CAD.UC, un Revendeur Autodesk où j’animais des formations autour du BIM et j’effectuais régulièrement des missions d’accompagnement BIM essentiellement sur Autodesk Revit (mise en place de bibliothèques et de chartes d’agence, création de routines Dynamo…). Cela fait maintenant un an que j’ai rejoint Data Soluce où j’occupe la place de responsable R&D et de référent BIM dans cette belle équipe dynamique basée à la station F. 

Par ailleurs, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Data Soluce, pourrais-tu aussi stp nous en dire quelques mots ? 

Data Soluce est avant tout une équipe d’une vingtaine de personnes dont les expériences gravitent autour du secteur du bâtiment (architectes, ingénieurs, économiste …).

Nous avons ensemble créé une plateforme SAAS qui vise à industrialiser les process de la maitrise d’ouvrage pour mieux gérer leur patrimoine. Nous leur permettons d’avoir un accès facilité à tous les éléments d’un projet (plans, maquettes, fiches techniques…).  La plateforme est la combinaison d’une gestion électronique de documents (GED) permettant de retrouver rapidement et simplement n’importe quel document ou ensemble de documents rattachés à l’un de ses projets et d’une visionneuse basée sur Forge d’Autodesk qui permet de visualiser les maquettes BIM au format IFC. 

Dans cette visionneuse, il est possible d’assembler toutes les maquettes du projet (CEA, CVC, Structure…) et de profiter d’une arborescence de navigation qui va réorganiser les objets par Bâtiment>Niveau>Local>Catégorie>Occurrence. Cette arborescence pourra être évolutive et permettra d’organiser les objets selon la typologie de bâtiment et les utilisateurs connectés (pour un hôpital  : Bâtiment>Secteur>Service>Local>Catégorie>Occurrence). 

Des outils d’extractions de données viennent compléter la plateforme afin de lister les éléments contenus dans les différents locaux ainsi que les surfaces de l’ensemble du/des bâtiments.  

Comment êtes-vous organisés et combien êtes-vous ?  

Nous sommes actuellement 22 personnes et nos sommes organisés autour de 5 pôles  : Finances, Commercial, Marketing, Opérations, Produit-IT. La société a connu une forte croissance depuis ces deux dernières années  : début 2018, ils étaient 3 et aujourd’hui fin 2019, 22 personnes  ! Nous prévoyons une croissance soutenue encore l’année prochaine, surtout dans les pôles développement (IT) et R&D. 

A quels grands défis sont confrontés les maîtres d’ouvrage dans la gestion de leurs actifs au quotidien et sur le long terme ?  

Aujourd’hui les MOA ont comme grand défi d’arriver à homogénéiser tous leurs process pour faciliter la gestion de l’ensemble de leurs actifs. L’enjeu est de réussir à entreprendre une logique de gestion patrimoniale à partir de données exhaustives et mutualisées entre projets. 

Ils ont ainsi bien compris que le BIM peut les aider dans cette démarche mais tel quel, il  reste un processus métier.  Le BIM reste donc encore trop souvent une barrière car il est perçu comme un concept très technique. Il s’agit en réalité pour le MOA de réussir à définir ses besoins côté données à exploiter pour être à même de formuler des cahiers des charges à transmettre aux techniciens (concepteurs et entreprises de travaux). Une plateforme comme datasoluce.io amène des solutions aux trois grands problèmes rencontrés par les maîtres d’ouvrages que sont : la perte de temps en centralisation et contrôle de données entraînant des délais de réalisation de chantier (les chantiers de construction ont un retard moyen de 20% en France)  ; aux surcoûts liés aux trop nombreuses incohérences et imprévus durant le projet (les coûts de la construction ont augmenté de 60% entre 2008 et 2016)  ; et la perte de performances due à une impossible capitalisation de la data à l’échelle patrimoniale en raison du manque de structuration et de centralisation des données accumulées d’un projet à un autre (la productivité générale de la construction a baissé de 6% au cours des 20 dernières années ! ).  

Comment marche le système actuel des DOEs et en quoi est-il obsolète ?  

Aujourd’hui le système actuel des DOE ne fonctionne pas car il est très compliqué à constituer efficacement et il est quasiment impossible à exploiter par la suite. 

Le classement des documents n’est pas adapté et il est même parfois inexistant. L’ensemble des documents est livré au format papier et un double numérique est fourni sur un support physique de type CD/DVD ou clé USB. Le contenu est inexploitable car mal classé ou renseigné. Les documents sont scannés dans des fichiers PDF (parfois regroupés en un PDF par lot) souvent mal nommés et il est souvent plus rapide de retrouver la fiche technique chez le fournisseur sur internet que dans le DOE. 

De plus, la maquette numérique est très souvent livrée comme un document à part sans aucune liaison avec le reste du DOE (aucune liaison objet/document ). 

Il est donc très fréquent que le DOE ne soit pas utilisé par la suite malgré les éléments importants qu’il contient ou est censé contenir.  

Le BIM a-t-il changé la donne selon toi ? 

 Je dirais pour l’instant oui et non car le BIM aujourd’hui n’est pas encore utilisé comme il devrait l’être. Le BIM est un processus formidable qui permet d’associer une base de données au double numérique du bâtiment. En plus de ses fonctionnalités liées au travail collaboratif, il permet entre autres d’avoir une meilleure maîtrise des phases d’exécution (meilleure gestion de la synthèse, meilleure planification des travaux…). Cependant, l’aspect base de données est négligé pour la suite et il est souvent uniquement pensé pour l’EXE. Les données finales qui sont présentes sur la maquette DOE seront donc difficilement exploitables par la maîtrise d’ouvrage et ne correspondront pas à leurs attentes pour la maintenance.  

 En quoi les données sont-elles donc de plus en plus importantes ? 

 Les données sont très importantes dans la maquette et peuvent remplacer en grande partie une sur-modélisation trop lourde et chronophage. Un objet bien renseigné peut être plus pertinent qu’un objet bien modélisé, il pourra communiquer plus d’informations et ses informations pourront être utilisées/récupérées/classées par d’autres logiciels par la suite. La modélisation reste bien sûr importante mais les données vont être de plus en plus indispensables surtout après la livraison du bâtiment et de son DOE. 

C’est la donnée qui doit faire vivre la maquette pendant l’exploitation et la maintenance et qui doit donc faire l’objet d’un contrôle plus rigoureux qu’il ne l’est actuellement. 

Que développez-vous et depuis quand ? 

 Nous développons un outil en ligne pour la maitrise d’ouvrage qui lui permet d’avoir accès à une donnée fiable, de la contrôler et ainsi de mieux connaître et gérer son parc immobilier.  

La visionneuse IFC présente dans la solution permet entre autres de naviguer dans le bâtiment et de rattacher aux objets/locaux, des documents (fiches techniques, permis feu …) et des articles descriptifs (articles CCTP, FTM…). Nous sommes actuellement en pleine refonte des liaisons et de la consultation du DOE et nous préparons de nouvelles fonctionnalités pour 2020.  

Quels sont les offres et modules principaux de votre offre ?  

Notre principal module propose la constitution du DOE numérique qui comprend la liaison des documents aux objets/locaux/niveaux de la maquette ainsi que la connexion des objets avec leurs articles CCTP. De plus, nous anticipons les besoins d’exploitation/maintenance du MOA dans les cahiers des charges exécution transmis aux entreprises. Nos offres autour de l’exploitation et de la maintenance sont en cours d’élaboration puisque nous avons dernièrement débuté nos premiers projets dans ces phases post livraison DOE.   

Qui adressez-vous principalement ?  

Nous nous adressons directement à la maitrise d’ouvrage, mais le terme de MOA est assez vague puisque nous nous adressons aux différents interlocuteurs dissimulés derrière le nom de MOA (promoteurs, asset, property et facility managers), cependant de nombreux autres utilisateurs se retrouvent associés à notre plateforme puisque l’ensemble des intervenants du projet va déposer des documents et échanger en ligne.   

Question volontairement basique : faites-vous du FM, de la GMAO, de la GTB ? 😊  

Nous ne faisons pas directement de FM, GMAO ou GTB directement sur la plateforme mais nous faisons en sorte que la donnée soit prête et exploitable par ces outils. Nous facilitons la connexion et élaborons des passerelles en travaillant en direct avec des facility managers par exemple qui nous permettent de comprendre leurs attentes et d’anticiper leurs demandes.  

Vous avez été auréolés de nombreux prix, notamment aux USA, pourrais-tu stp nous en dire quelques mots ? 

Data Soluce a été récompensé par des prix prouvant l’innovation de la plateforme (comme le prix Tech de Rotschild&Co), mais également sur l’adéquation de notre offre avec les besoins du métier (comme le prix « DisruptCRE », l’acteur majeur de la Proptech à la Silicon Valley). L’équipe a également pu participer au programme Impact USA, organisé par BPI France, ce qui lui a permis de déterminer l’importance du marché et la nécessité future de s’implanter sur le continent nord-américain. 

En quoi votre approche est-elle nouvelle et innovante ?  

Data Soluce est une plateforme qui participe à la transformation digitale des entreprises de l’immobilier. Nous proposons donc en parallèle de la solution technologique, un accompagnement au changement des équipes côté client et côté utilisateurs, afin de maximiser la réussite des projets. 

Notre approche est innovante par son agilité, nous travaillons de concert avec les différents acteurs du bâtiment pour co-construire une plateforme qui permettra à chacun d’évoluer et de visualiser simplement les données qui le concernent.  

L’innovation principale vient du fait que notre solution est entièrement tournée vers la performance de la Maîtrise d’ouvrage : elle lui garantit des données de plus en plus qualifiées, vérifiées et cohérentes dans une optique d’industrialisation des processus de construction.  

Qui vous a déjà fait confiance ? Pourrais-tu nous parler de quelques MOA importants qui vous ont choisi et pourquoi ? 

Nos clients historiques qui nous suivent depuis le début sont Icade, Sogeprom et Apave. Nous avons énormément travaillé à leurs côtés via des ateliers et des présentations autour de nouvelles fonctionnalités afin d’enclencher une démarche permanente d’amélioration continue. Nous commençons à travailler par exemple avec Korian et Groupe 3F. 

Tous nous ont choisis pour notre approche originale sur le classement de la donnée, la simplicité de nos interfaces, la richesse des outils que l’on développe en parallèle et notre implication dans le suivi de leur opérations.  

L’interopérabilité est l’une des clés de votre approche. Pourquoi ?  

Aujourd’hui l’interopérabilité est essentielle, nous savons bien que nous ne pourrons pas tout faire et nous ne voulons pas tout faire, il est donc essentiel de s’ouvrir aux autres solutions et de s’adapter aux outils des utilisateurs. Nous ne voulons pas remplacer l’ensemble des outils du client, simplement lui simplifier la tâche et optimiser le transfert de données avec ses solutions actuelles pour que tout se déroule sans accroc et sans saisie redondante avec les informations déjà censées être contenues dans la maquette. La plateforme se place au centre d’un écosystème ouvert aux solutions complémentaires grâce aux échanges par API (Application Programming Interface). Cela garantit un socle d’informations graphiques, documentaires et de bases de données consolidées qui viennent alimenter les autres solutions. 

Mais dans les faits, la majorité de vos projets est-elle produite en IFC ou en Revit ? 

Il est vrai que la majorité de nos projets est modélisée avec Revit, cependant nous demandons systématiquement un export au standard IFC qui fait office de livrable. Sur un même projet, il est fréquent de trouver une ou plusieurs maquettes provenant d’autres logiciels, aussi bien pour l’architecture, la structure ou le terrain par exemple. L’IFC nous assure une homogénéité des données qui parfois est certes difficile à obtenir mais plus simple à exploiter/consulter pour la MOA.  

Quels services proposez-vous ? Cela inclut-il la création des maquettes ?  

Nos services comprennent le stockage des données sur la plateforme avec la rédaction du cahier des charges et le contrôle de la donnée. La modélisation n’est pas comprise car nous n’en faisons pas en interne, cependant nous travaillons avec des partenaires qui peuvent gérer cette prestation. 

Votre technologie est basée sur Autodesk Forge. Peux-tu stp nous dire pourquoi et les avantages que vous en tirez ? 

Notre viewer de maquettes IFC est effectivement basé sur Forge, nous en tirons pleinement profit car la navigation est fluide, l’intégration de nouveaux outils se fait simplement et le client n’a rien à installer sur son poste : tout se passe dans son navigateur. Il peut donc consulter sa maquette depuis différents supports sans problème. 

La technologie Forge nous permet d’obtenir rapidement des outils liés à la visualisation de maquette et s’intègre parfaitement à notre solution. Nous déployons nos propres algorithmes d’extraction et d’indexation de données sur les maquettes numériques et travaillons sur une amélioration continue des connexions que nous avons déjà entre contenu des maquettes numériques (zones, locaux, objets..) et documents classés dans la GED.  

Quels sont les éléments différentiateurs par rapport à vos concurrents ? 

Notre plateforme structure les données sur toute la durée du cycle de vie du bâtiment, contrairement aux autres plateformes qui se concentrent surtout sur les phases de conception et d’exécution. Nous proposons également un accompagnement à nos clients via des missions MOA réalisées par des experts métiers pour les aider à rédiger le cahier des charges, préciser leurs demandes et contrôler la qualité de la donnée via des audits réguliers présentés en réunion BIM. Nous voulons que le client ait un accès complet à l’ensemble des données depuis le lancement de l’opération et ses données seront toujours accessibles en ligne pour la maintenance et pour toute la durée de vie du bâtiment. Bien évidemment, nous développons aussi des outils pour les autres utilisateurs (architectes, entreprises, bureaux d’études, économistes, bureaux de contrôle…), principaux producteurs d’informations sur le projet. Le but est que chaque utilisateur ait accès à un tableau de bord personnalisé/personnalisable qui résumera l’ensemble des données qui le concernent en fonction de son rôle dans le projet. Notre approche métier est un réel atout dans cette recherche d’interface et dans la pertinence des données à intégrer/contrôler aux maquettes numériques.  

Comment gérez-vous la partie développement durable sur les projets ? Est-ce pris en charge ?  

Nous avons réalisons sur certains projets des relevés béton et acier pour nos clients à partir des données maquettes afin d’en permettre les calculs d’ACV (Analyse de Cycle de Vie). Nous sommes en partenariat avec Cycle up pour « BIMiser » la récupération des matériaux depuis ou vers un projet via ses maquettes numériques.  

Votre solution supporte-t-elle les grosses charges/modèles ?  

Nous n’avons aucun souci avec les gros assemblages de maquettes. Certains assemblages sur notre plateforme contiennent plus de 50 maquettes IFC (dont des maquettes techniques très complexes) et la navigation reste fluide ! Le chargement peut toutefois être un peu plus long mais cela dépend principalement de la connexion internet. Lorsque celle-ci est correcte, le chargement se fait rapidement.  

Est-elle web seulement ou aussi disponible en version mobile ?  

Pour l’instant tout est full web, nous prévoyons une version mobile avec des outils plus adaptés à ces supports.   

Quel est votre business model et quels sont les coûts moyens de votre solution ?  

Nous avons opté pour un prix au m² qui varie en fonction de la phase du projet, ainsi que des packages d’accompagnement spécifiques aux projets de nos clients.   

Est-ce simple à déployer ? 

Oui aucun prérequis n’est nécessaire (une connexion internet suffit), la configuration est rapide et l’utilisateur a juste besoin de donner son nom, sa société et son adresse mail pour créer sa session. Il pourra alors naviguer dans son ou ses projets sur la plateforme. 

D’ailleurs, est-il possible de déployer votre offre sur n’importe quel type de serveur ?  

Notre solution ne peut se déployer que sur un serveur avec une base Linux.  

Y-a-t-il beaucoup de déploiement sur la plateforme BIM 360 ? 

Nous n’avons pas pour l’instant créé de passerelle vers/depuis BIM 360, mais cela reste cependant possible. 

Peut-on faire du serveur local / privé ? 

Il est possible de faire une installation « on Premise » chez les clients qui le souhaitent. 

Comment collaborez-vous avec Autodesk ?  

Notre collaboration avec Autodesk pour l’instant se résume à l’utilisation de la solution Forge, pour la partie Viewer de la plateforme Data Soluce.  

Vous êtes basés à la Station F. Quels avantages cela vous apporte ?  

La Station F offre un écosystème riche de startups et permet de trouver des partenaires facilement. Nous collaborons par exemple avec BIM Model, une startup basée à Station F qui propose des services de modélisation. Nous bénéficions également de l’accompagnement de la French Tech, qui facilite grandement nos démarches administratives.  

Quels sont vos objectifs pour le futur ? Des évolutions prévues pour le futur ? Une organisation différente ?  

La plateforme est en évolution continue, et de nouvelles fonctionnalités seront disponibles tout au long de l’année 2020. Pour ce qui est de l’organisation, nous prévoyons de faire évoluer la structure afin de suivre notre croissance rapide.   

Connais-tu ABCD Blog ? Qu’en penses-tu ? 

Je suis ton blog depuis sa création me semble-t-il, c’est une très bonne source d’inspiration et une manière efficace de suivre l’actualité  ainsi que les retours d’expériences de différents acteurs dans le monde du BIM, la refonte est plus claire et plus agréable à consulter que l’ancienne version, en un mot : bravo ! 

Un grand merci de la part de toute l’équipe Data Soluce de publier cet échange sur ton blog ! 

Un grand merci surtout à toi Benoît et à toute l’Equipe de Data Soluce. Nous vous souhaitons de continuer sur la route du succès.

Site officiel Data Soluce ici.

Dodge Data & Analytics met à disposition un rapport sur les tendances mondiales de la construction et du développement durable 2018

Tendances mondiales de la construction et de la construction écologique 2018

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore lu, Dodge Analytics met à disposition un rapport SmartMarket intéressant qui est le quatrième d’une série examinant les tendances de la construction écologique à l’échelle mondiale, y compris des données uniques de 19 pays. Il comprend de nouvelles données sur la construction durable, des articles de fond sur le développement durable et une section spéciale sur les technologies vertes. Certains exemples mettent par ailleurs en avant l’utilisation du processus BIM pour faciliter les calculs et la conception d’architecture performantes et efficaces d’un point de vue énergétique.

Autodesk, très impliquée dans le développement durable depuis de nombreuses années a soutenu le développement de ce rapport passionnant.

Les points mis en avant comprennent :

  • Niveaux d’activité de la construction durable, ainsi que les moteurs et les obstacles afférents, à l’échelle mondiale et sur les marchés locaux
  • Données transversales sur les avantages commerciaux de la construction écologique
  • Nouvelles données sur les avantages de la certification et les produits et systèmes les plus utilisés dans les projets green

Le chapitre sur les technologies green présente des informations approfondies de 10 experts sur les tendances actuelles et futures des technologies de construction durables. Deux études de cas mettant en évidence l’utilisation de technologies avancées et de processus de type BIM pour améliorer les performances des bâtiments écologiques et un article de fond sur les villes existantes qui deviennent des villes intelligentes.

Dodge Analytics a en outre créé des rapports régionaux pour neuf zones mondiales distinctes. Ces courts rapports, tirés des données publiées dans le rapport SmartMarket World Green Building Trends 2018, se concentrent sur les conclusions de 19 pays et peuvent être téléchargés ici.

  • Les données de quatre pays sont analysées séparément, dont l’Australie, la Chine, l’Inde et l’Afrique du Sud
  • Les données de 15 pays sont analysées dans cinq rapports régionaux, dont l’Europe, le Moyen-Orient / Afrique du Nord, l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et les Caraïbes et l’Asie du Sud-Est
  • Chaque rapport comprend des conclusions sur l’activité de construction verte et les secteurs pour la croissance future, les facteurs d’influence et les avantages.

Découvrez le rapport global en cliquant ici.

Découvrez le rapport pour l’Europe en cliquant ici.

Autodesk impliquée dans le développement durable partenaire d’EnerJMeeting 2019 – A l’affiche, Eiffage, GSE et No Man’s Land Architecture viendront nous présenter des projets durables, beaux et vertueux

La Société Autodesk est très impliquée dans la réduction de l’empreinte carbone et le développement de solutions permettant de concevoir des bâtiments durables depuis sa création. Fidèle à ce rendez-vous de l’efficacité énergétique, Autodesk sera partenaire de ce bel évènement pour la troisième année consécutive. Venez rencontrer les Experts d’Autodesk le 6 février 2020 à EnerJmeeting 2020, Journée de l’Efficacité Energétique et Environnementale du bâtiment !

Dédié à la prescription, il se deroulera en plein cœur de Paris dans le lieu mythique du Palais Brongniart (ancienne Bourse de Paris).

Cette journée attend plus de 2 150 décideurs de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre du bâtiment, avec une édition qui comprend 3 salles de conférences animées par plus de 50 conférenciers référents. Vous pourrez faire le point sur la réglementation et les tendances pour 2020, rencontrer les instances de l’Etat, les maîtres d’ouvrage et décideurs clés du bâtiment et échanger avec les responsables prescription des exposants dont Autodesk fait partie.

Autodesk partenaire de l’évènement aura la chance d’animer une conférence d’1H15 à partir de 12H00 au RDC de l’Espace Sud, où vous pourrez venir écouter trois beaux témoignages :

No Man’s Land Architecture dont la fondatrice laurence Bonnevie est la Présidente de la Fondation Maison Passive et qui est une experte de la conception de maisons passives. Elle parlera de l’un de ses projets conçu en BIM avec Revit.

La Société GSE, plus grand contractant général de France et filiale du leader allemand de la préfabrication Goldbeck nous parlera du projet « CECODIA PIPER » labellisé Bepos Energie 2017, situé à Avignon dont l’architecte est la société Apside.

Enfin, Eiffage Construction et Eiffage Immobilier présenteront le beau projet Hypérion, plus haute tour de logements en bois de France conçue par l’agence d’Architecture VIGUIER et lauréat de plusieurs prix dont le BIM d’or 2019. Il y sera entre autre question de suivi de l’ADN des arbres utilisés pour le projet dans la maquette BIM et beaucoup d’autres points positifs relatifs au développement durable dont la certification E+ C- rendus possibles grâce au BIM.

Projet Hypérion : MOA : Eiffage Immobilier I Entreprise : Eiffage Construction I Architecte : VIGUIER

Inscriptions réservées aux maîtres d’ouvrage et aux maîtres d’œuvre sur www.EnerJ-meeting.com

Découvrez le programme complet au format PDF en cliquant ici.

Avec cette 4ème édition, EnerJ-meeting reste fidèle à sa vocation de rassembler chaque année les acteurs clés du bâtiment pour faire le point sur les tendances énergétiques et environnementales en construction et rénovation, avec au rendez-vous, des rencontres, échanges et retours d’expériences concrets !

Pour cette édition 2020, il s’agira de sortir de sa zone de confort pour construire et rénover le « bâtiment 2020 Ready 2050″ : tel est le thème de cette édition exceptionnelle qui vous attend le 6 février prochain.Au plaisir de vous y retrouver ! »

Site officiel d’EnerJmeeting ici.

Inscription gratuite et payante selon conditions en cliquant ici.

L’Université d’Etat de l’Ohio met à disposition son document sur les Standards de livraison de projet

Nos amis américains ont été depuis longtemps très proactifs et en avance sur l’adoption du BIM. Ils ont produit de nombreux documents, guides et livres blanc qui ont aussi été l’inspiration pour certaines productions européennes comme celles du Pennstate.

Cette semaine, nous portons à votre connaissance un document très intéressant sur les Standards de livraison de projets de l’Ohio State University qui pourrait être d’une grande utilité.

C’est un manuel de référence pour les membres des équipes projets de conception et de construction afin de comprendre la pertinence et l’importance de la géométrie 3D et des données devant être fournies dans le cadre des projets pour l’Université d’Etat de l’Ohio et de tous les acteurs travaillant sur ces projets. Les équipes travaillant sur des projets universitaires en BIM sont en effet responsables de la bonne description et information des personnes, des processus et des technologies qui permettront l’adhésion à ces standards de livraison de projet en BIM. L’université se réserve d’ailleurs le droit de sélectionner n’importe quel projet sur lequel le BIM sera utilisé.

Cette norme couvre le développement des principaux livrables du projet BIM suivants :

  • Plan d’exécution BIM (BIM EP)
  • Modèles conformes aux intentions de conception
  • Feuilles de travail des assets et exports COBie

On découvre aussi dans ce document public et officiel que l’utilisation d’Autodesk Revit est fortement conseillée :

Model Authoring is a requirement for all projects. The entire Design Team will utilize a BIM authoring platform such as, Autodesk Revit, from the outset of the project to virtually design, simulate, and construct all facilities at The Ohio State University.

On y découvre aussi l’ouverture d’esprit et le pragmatisme des américains qui contrairement à nous ont l’honnêteté de suggérer l’utilisation d’autres standards ouverts adaptés tels que le GBxml pour les simulations de performances énergétiques, ou encore le COBie pour la gestion et la maintenance des édifices, et non pas uniquement le standard IFC comme chez nous en France.

Les rôles et l’organisation autour du projet BIM sont aussi clairement définis :

Ainsi qu’un plan de process clair et précis :

Alors que le secteur du bâtiment continue d’évoluer, les entreprises de conception et de construction fourniront de plus en plus de valeur et d’informations à l’Ohio State University et à tous les maîtres d’ouvrage grâce à l’utilisation de processus BIM.
Ce document de définition des Standards de livraison de projets permet cela et a été rendu possible (et continuera à être développé) grâce à l’innovation d’institutions, d’organisations et de personnes telles que celles citées ci-dessous :

  • Institut des Architectes Américains (AIA)
  • AIA Technology in Architectural Practice Knowledge Community (TAP KC)
  • BIMForum
  • Chuck Mies – Sales Development – Solutions AEC, Autodesk
  • Mark Dietrick – Directeur des services, Case Technologies
  • Comité de projet du National Building Information Model Standard (NBIMS)
  • Pennsylvania State University – Programme de recherche en construction intégrée par ordinateur
  • Université de Californie du Sud – Construction et service de gestion du développement des immobilisations et installations

Télechargez et consultez dès à présent ce document de Standards de livraison de projets de l’Ohio State University en cliquant ici.

Une belle initiative de la CSFE avec des objets BIM génériques pour différents procédés d’étanchéité

La CSFE met à disposition en téléchargement sur le site de BIMobject des modèles génériques pour différents procédés d’étanchéité.

La Chambre Syndicale Française de l’Etanchéité (CSFE) est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment auprès des pouvoirs publics, des décideurs économiques et des autres acteurs de la construction.

Le BIM impacte tous les secteurs du BTP, et notamment les professionnels de l’étanchéité. C’est pour cela que cette organisation a souhaité la création d’objets BIM pour les professionnels de leur secteur. La CSFE avait notamment participé à ProBIM, afin de définir les premiers éléments du dictionnaire harmonisé de modèles d’objets génériques et de leurs propriétés pour la conception de bâtiments. 12 modèles d’objets génériques avec 450 propriétés associées ont donc été créés dans le cadre de la commission « transition numérique » de cette Chambre syndicale (ex-commission BIM).

Ces objets BIM génériques « étanchéité » réalisés par la commission « transition numérique » de la Chambre syndicale française de l’étanchéité (CSFE) sont disponibles en téléchargement depuis quelques jours sur le site de BIMobject. Leur utilisation dans les modèles BIM autorisera une représentation conforme des ouvrages.

Développés au format BIM d’Autodesk Revit (RFA) par la société BIMobject, ils sont accessibles gratuitement pour tous les professionnels de la construction.

Les procédés suivants ont été modélisés :

  • les procédés d’étanchéité pour toitures-terrasses inaccessibles avec éléments porteurs en béton en climat de plaine
  • les procédés d’étanchéité pour toitures-terrasses techniques avec éléments porteurs en béton en climat de plaine
  • les procédés d’étanchéité pour toitures-terrasses accessibles aux piétons avec éléments porteurs en béton en climat de plaine
  • les procédés d’étanchéité pour toitures-terrasses accessibles aux véhicules avec éléments porteurs en béton en climat de plaine
  • les procédés d’étanchéité pour toitures-terrasses jardins et végétalisées avec éléments porteurs en béton en climat de plaine

Découvrez ces objets sur le site de BIMobject en cliquant ici.

Bénéfices, défis et considérations pour l’implémentation d’un Environnement Commun de Données selon le Scottish Futures Trust et AECOM UK

A propos du Scottish Futures Trust

Le Scottish Futures Trust est un centre d’expertise en infrastructure dépéndant du gouvernement écossais. Travaillant avec de nombreux partenaires des secteurs public et privé dans leurs nombreux programmes, cette organisation :

  • Planifie les investissements futurs dans les infrastructures
  • Innove pour sécuriser de nouvelles façons de financer les infrastructures essentielles
  • Offre des programmes d’infrastructure importants
  • Améliore la gestion des assets existants

La construction étant l’un des postes financiers les plus élevés de toutes les dépenses publiques, leurs programmes d’infrastructure ont un effet positif sur l’économie écossaise car ils soutiennent des milliers d’emplois et créent beaucoup plus de postes de formation et d’apprentissage.

Ensuite, lorsqu’ils sont opérationnels, de meilleures routes, des écoles de première classe, des logements abordables, des hôpitaux de classe mondiale ainsi que la disponibilité du haut débit ultrarapide contribuent encore plus à la vitalité de l’économie, car les lieux deviennent plus attrayants pour vivre et travailler, le commerce est facilité par des liaisons de transport améliorées et les entreprises prospèrent en ayant accès à des communications numériques rapides et fiables.

Le Building Information Modeling Delivery Group (BIM DG) soutient le gouvernement écossais dans son objectif pour une évolution vers un environnement construit numérique et la mise en œuvre du processus BIM.
Pour ce faire, le BIM DG a mandaté la structure i3 d’AECOM afin d’entreprendre des recherches sur la mise en œuvre des Environnements Communs de données (CDE / Common Data Environment). Le British Standards Institute (BSI) définit le CDE comme «une source unique d’informations pour tout projet ou actif donné, utilisées pour collecter, gérer et diffuser tous les fichiers, documents et données pour les équipes pluridisciplinaires dans le cadre d’un processus géré ».
Un CDE est une plate-forme sur laquelle les informations relatives à nos infrastructures sont gérées. Une meilleure gestion des informations améliorera les décisions prises pour planifier, livrer et exploiter les bâtiments du secteur public et ainsi à terme permettra une plus grande efficacité et efficience des services qu’ils fournissent.
Cette recherche vise à souligner les principaux avantages et défis de la mise en œuvre d’un CDE. La recherche a également évalué les capacités et les caractéristiques des CDE disponibles sur le marché et les considérations à prendre en compte lors de l’acquisition d’une plateforme.

Les principales conclusions sont résumées ci-dessous :

De la nécessité d’un CDE

  • Un CDE est un élément fondamental pour mettre en œuvre une politique BIM d’un gouvernement (en l’occurence écossais ici).
  • Un CDE améliorera l’efficacité tout au long du cycle de vie des actifs.
  • Une bonne gestion de l’information et des systèmes collaboratifs permettront d’économiser du temps et de l’argent.
  • Améliorer la capacité des organisations à réagir en cas de défaillance d’un bâtiment grâce à un suivi précis de l’évolution de la construction.
  • Permettre un système de gestion de l’information robuste qui est une base pour les futures pratiques de travail et technologie des infrastructures.

Les défis de la mise en œuvre

  • Défis complexes en matière d’approvisionnement informatique. (Brief clair / conformité aux procédures informatiques existantes)
  • Offres variées du marché des CDE.
  • Coût et ressources pour se procurer une plateforme.
  • Maintenir la sécurité des données.
  • Développer une solution système compatible avec les systèmes organisationnels existants.

Avantages d’un CDE

Pendant les phases de conception et de construction

  • Plus grande fiabilité des données et risque réduit.
  • Soutenir des processus plus efficaces dans la création et la gestion de l’information.
  • Réduction du temps et des efforts nécessaires pour vérifier, versionner et rééditer les informations.
  • Réduire le temps et les coûts de production d’informations coordonnées.
  • Permettre d’améliorer la collaboration et de meilleurs résultats.

Pendant la phase de gestion et de maintenance

  • Gagner du temps pour transférer des informations précises et complètes de la construction aux étapes opérationnelles.
  • Accès facile à des informations pertinentes et fiables en cas de soucis.
  • Permettre une meilleure planification des assets, de leur approvisionnement et de leur entretien.
  • Soutenir une analyse améliorée à travers le portefeuille d’actifs construits.

Selon ce rapport, l’opportunité de soutenir les autorités contractantes à mettre en œuvre un CDE au sein des organisations est évidente et importante. Cela amènerait un changement et une transformation dans la livraison et la maintenance des projets et jeterait les bases pour adopter de nouvelles méthodes numériques de travail à l’avenir. Cette recherche passionnante à parcourir donne un aperçu très intéressant des principes, offres du marché, considérations et défis lors de la mise en œuvre d’un environnement commun de données.

Vous pouvez la consulter directement ici.

Shimizu Corporation innove et fait rentrer les robots dans la Construction pour une collaboration positive entre hommes et machines

Shimizu Corporation, l’une des principales entreprises de construction du Japon, a fait passer des essais tambour battant à des robots de construction à commande autonome dotés des toutes dernières technologies. Les essais ont été menés à l’intérieur du Robot Laboratory de l’Institut de technologie de Shimizu à Etchujima près de Tokyo. Les robots, développés par Shimizu, jouent différents rôles, tels que le transport horizontal de matériaux, le soudage de poteaux en acier ou l’installation de plaques de plâtres en plafond. Ces robots ont été déployés sur un véritable chantier de grande hauteur à Shin-Osaka.

Comme beaucoup d’entreprises du secteur de la construction, Shimizu était préoccupé par la diminution de main d’oeuvre qualifiée, un problème de plus en plus important pour le secteur de la construction qui doit augmenter sa productivité. Shimizu estime que la clé pour augmenter la productivité réside dans de meilleures conditions de travail, des salaires plus élevés et plus de jours de repos. Début 2016, année charnière pour le ministère des Territoires, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme japonais, Shimizu a commencé le développement du Shimz Smart Site, un système de production nouvelle génération dans lequel les robots et les humains collaboreront pour faire avancer les projets de construction. Après un an et demi, et plus d’un milliard de yens d’investissement dans un travail d’équipe intensif avec des universités et des partenaires d’autres secteurs, ils ont achevé le développement initial et se sont préparés pour les phases ultérieures.

Les robots subissant des tests de contrôle autonomes au laboratoire de robot comprennent :

  • le Robo-Carrier, qui transporte les matériaux horizontalement
  • le Robo-Welder, un robot qui soude des poteaux en acier
  • et le Robo-Buddy, un robot polyvalent qui gère les travaux de construction de plafonds et de sols.

Chacun de ces robots est un élément pivot du site intelligent Shimz. Un opérateur utilise une tablette pour envoyer des instructions que les robots exécutent de manière autonome. Au laboratoire, ils vérifient la capacité des robots à répondre de manière autonome aux différents modèles d’instructions de travail et ajustent la programmation régissant leur fonctionnement en conséquence.

Le Robo-Carrier se connecte à un ascenseur temporaire pour transporter les matériaux à l’endroit désigné entièrement sans conducteur lorsque l’opérateur sélectionne les matériaux à transporter et saisit leur destination dans une tablette. En chemin, le robot reconnaît les obstacles et dévie tout seul pour les éviter. Dans le même temps, une fonction de prévention des collisions arrêtera le robot si une personne s’approche. Pour garder une conscience de sa position, le Robo-Carrier utilise des lasers pour obtenir des données spatiales en temps réel qu’il compare avec d’autres données spatiales acquises à partir de modèles BIM. Au laboratoire, le robot soulève une palette sur laquelle sont placées des plaques de plâtre d’un poids total d’environ une tonne, puis les transporte à l’intérieur d’un ascenseur temporaire. Ils vérifient à plusieurs reprises comment le robot dépose chaque palette, puis les soulève à nouveau dans l’ascenseur pour les transporter vers un emplacement désigné.

Le Robo-Welder possède un bras robotisé qui utilise une mesure de forme au laser pour déterminer les contours d’une rainure ou d’un creux sur un poteau en acier à souder. Le robot détermine comment effectuer le travail, comme les étapes pour placer proprement le matériau de soudage dans le creux. Le bras robotisé, avec une liberté de mouvement sur six axes, effectue le soudage. Habituellement, deux Robo-Welders travaillent ensemble sur un même poteau.

Le Robo-Buddy a un contrôle total sur deux bras robotiques avec une liberté de mouvement sur six axes. Une fois que les capteurs ont reconnu la position du cadre d’ossature du plafond pour insérer les vis de fixation du plafond, un bras soulève une plaque de plafond à la position correcte, tandis que l’autre bras la visse sur l’ossature. En laboratoire, ils ont vérifié la capacité du Robo-Buddy à installer des panneaux dans un immeuble de grande hauteur à Osaka, ainsi que les performances dans des conditions de construction variables.

Plusieurs de ces robots de construction innovants développés par Shimizu Corporation ont fonctionné sur le site de construction d’un hôtel de grande hauteur à Shin-Osaka. La grue appelée «Exter» intègre une fonction qui permet à la flèche de s’étendre et de se rétracter horizontalement contrairement aux grues à tour existantes qui ont une flèche pliable de type articulation.

ANI News, une grande agence de média de cette région a filmé ces robots en action :

© ANI NEWS / Shimizu Corporation

Découvrez leur rapport Corporate 2018 expliquant leur démarche d’innovation et leur approche robots et BIM ici.

Le Bulletin Officiel de l’Education Nationale intègre le BIM « à sa manière » dans son vocabulaire officiel :-)

Peu connu du Grand Public et des professionnels, le Bulletin officiel de l’éducation nationale publie des actes administratifs : décrets, arrêtés, notes de service, etc. La mise en place de mesures ministérielles et les opérations annuelles de gestion font l’objet de textes réglementaires publiés dans des B.O. spéciaux.

Surprise cette semaine, le BIM fait son apparition, mais sous des définitions et adaptations très particulières. En effet, on y découvre que « les » BIM sont interprétés de la sorte :

Bâti Immobilier Modélisé

Le bâti immobilier modélisé peut aussi être utilisé pour les infrastructures et dans l’urbanisme.

Voir aussi : administrateur de bâti immobilier modélisé.

On note aussi que le processus Modeling est classé dans « Exploitation ».

Bonne nouvelle, le très approprié « Building Information Management » d’Edwards Woods, Chief Technical Officer de Bouygues Immbilier et Expert reconnu du domaine est repris, !

Équivalent étranger : building information management (BIM) [exploitation], building information model (BIM) [maquette], building information modeling (BIM) [exploitation], building information modelling (BIM) [exploitation].

Il est cependant seulement fait référence au métier de BIM Manager, et aucunement aux coordinateurs, modeleurs, etc. Dommage !

Il aurait été intéressant que les rédacteurs de ces terminologies interrogent les experts du domaine. Cependant, le côté positif est que le BIM rentre bel et bien dans le vocabulaire commun de nos métiers et de l’enseignement préparant ces professions.

A lire sur le BO de l’Education Nationale en cliquant ici.