[Interview] Nicolas Boffi, Arcadis France « améliorer la qualité de vie et concevoir un monde meilleur pour les générations futures » !

Cette semaine, nous avons le plaisir d’accueillir une Grande Société d’ingénierie Internationale – Arcadis – qui travaille sur de nombreux projets prestigieux et qui est notamment un précurseur du CIM. Arcadis est l’un des grands groupes internationaux leader en conception et conseil de l’environnement naturel et construit en infrastructure, eau, environnement et bâtiment.

Pour répondre à nos questions, c’est son Directeur du Développement France Nicolas Boffi, qui nous fait l’honneur de partager son expérience et son rôle clé au sein de cette belle entreprise.

Nicolas Boffi | Directeur du Développement | nicolas.boffi@arcadis.com
@nicolas_boffi

Bonjour Nicolas, bienvenue sur ABCD Blog. Pourrais-tu te présenter et nous décrire brièvement ton parcours universitaire et professionnel avant Arcadis ?

Bonjour Emmanuel. J’ai une formation d’ingénieur (EIVP) et d’urbaniste (Université de Marne-la-Vallée). J’ai débuté mon parcours professionnel en AMO pour les collectivités et les aménageurs publics dans deux sociétés françaises de taille moyenne avant de rejoindre le groupe Arcadis en 2010.

De nombreuses personnes connaissent Arcadis mais certainement de manière superficielle. Pourrais-tu s’il te plait nous présenter Arcadis au niveau global, et ses nombreux secteurs d’activité ?

Arcadis est un acteur mondial de l’ingénierie et du conseil, dans le top 3, tous métiers de la construction confondus avec un CA Brut de 3.5 Milliards d’euros. Nous sommes près de 28 000 collaborateurs dans le monde (répartis à parts égales entre les continents américain, européen et asie/pacifique). Nos prestations de conseil et d’ingénierie se déclinent aujourd’hui à travers quatre grands axes de croissance que sont l’urbanisation, les mobilités du futur, la transition énergétique et les industries résilientes. Parmi nos projets de référence dans le monde : l’étude du BIG-U à New-York, HS2 au Royaume-Uni, le Grand Paris Express, le Burj Khalifa à Dubaï, l’aéroport de Changi à Singapour, le métro de Sydney, etc.

Et la filiale française ? Combien êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

Nous sommes environ 750 en France, répartis sur une dizaine d’agences. Paris (environ 300 personnes), Toulouse et Lyon sont nos places fortes. Nous avons également des bureaux à Nantes, Marseille, Nice, Strasbourg, Bordeaux, Tours et Dunkerque.

Quels sont les profils de vos collaborateurs ?

Des ingénieurs pour la plupart, mais également des consultants. Et une part croissante de femmes (35%) dans nos équipes.

Quel est ton rôle au sein d’Arcadis ?

Je dirige le développement commercial de toutes nos activités sur le territoire parisien à un niveau stratégique/grands comptes.

Sur quelles typologies de projets travaillez-vous et quelle est la proportion entre projets d’infrastructure et bâtiment ?

Nous fournissons des services d’AMO, de conseil (immobilier, environnemental, technique), d’ingénierie technique et de maîtrise d’œuvre. L’activité « Infrastructure » représente environ 60% de notre activité France, le Bâtiment 25% et l’Environnement 15%.

Faites-vous uniquement de la conception ou faites-vous aussi du chantier, du consulting ?

Nous couvrons toutes les étapes d’un projet et proposons autant des prestations de conseil que de conception/suivi de réalisation.

Couvrez-vous aussi l’ingénierie de la phase gestion et maintenance et avez-vous des offres spécifiques ?

Oui, nous couvrons également cette étape de la vie des actifs : en infrastructure et en particulier dans le domaine du rail, des ouvrages autoroutiers (maintenance prédictive, diagnostics et réparations, plans stratégiques de modernisation, REPEX, etc.). Nous conseillons les exploitants dans les phases d’opérations, mais également les investisseurs dans les phases d’acquisitions pour établir les coûts de maintenance ou de mise à niveau des actifs.

En quoi le numérique et le BIM sont importants pour Arcadis ? Avez-vous une organisation spécifique pour cela ?

La digitalisation de nos services est un axe de développement prioritaire : nous investissons dans le data analytics (avec des solutions de masterplans « smart » comme City Analytics) ou dans la maintenance prédictive avec le rachat l’an dernier de EAMS et SEAMS, deux fleurons anglais de l’asset management. Quant au BIM, il est désormais totalement intégré à nos services, et ne fait pas l’objet d’un département ou d’une organisation dédiée. C’est devenu « business as usual  » !

Le BIM vous permet-il de décrocher des contrats plus aisément ?

Les clients ont pour l’essentiel normalisé l’utilisation du BIM. Certains sont tout à fait bien outillés et il est désormais très difficile de se différencier sur le sujet. Donc je dirais que c’était le cas il y a 4 ou 5 ans en particulier en Infrastructure où le secteur était très en retard par rapport au bâtiment, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. A une exception près, le CIM Management, où nous avons une expérience et une antériorité tout à fait intéressante (sur des projets pilotes comme le projet urbain la Vallée à Chatenay-Malabry, ou la Gare d’EOLE Nanterre-la-Folie).

Vous avez justement récemment gagné un BIM d’argent dans la catégorie CIM sur un beau et vaste projet. Le premier BIM d’argent pour cette nouvelle catégorie d’ailleurs. Pourriez-vous nous en parler svp ?

Nous sommes les « CIM Managers » du projet urbain La Vallée pour le compte d’Eiffage Aménagement. Cette mission, qui est l’une des premières en France, vise à organiser et structurer la donnée BIM de l’ensemble des ouvrages et bâtiments du projet (et pas seulement des infrastructures), puis de coordonner la conception de chaque maquette et d’avoir en temps réel l’avancement du projet urbain avec l’ensemble des données, structurées et cohérentes.

Vue de la maquette CIM du projet urbain « la Vallée » pour le compte de la SEMOP de Chatenay-Malabry

Quels sont vos éléments différentiateurs par rapport aux autres ingénieries ?

J’en vois plusieurs :

  1. Notre expérience internationale sur des projets complexes de grande envergure et dans des domaines qui l’exigent, comme l’aéroportuaire, les grandes infrastructures linéaires, les nouvelles mobilités.
  2. Notre organisation matricielle agile, sans centres de profits régionaux, qui facilite la mobilisation des équipes sur les projets, où qu’elles soient.
  3. Notre maîtrise des outils digitaux et notre appétit pour l’innovation.
  4. Notre culture unique, qui favorise la prise d’initiatives, l’autonomie et la flexibilité de nos collaborateurs. 

Quels sont vos plus belles réussites dont tu aimerais nous parler ?

Je parle souvent de deux références marquantes :

  • A New-York, tout ce que nous avons produit dans le domaine de la résilience au changement climatique : le programme « Fix & Fortify » pour adapter le métro de NYC aux catastrophes de type Kathrina, ou encore l’étude du BIG-U qui propose des solutions urbaines intelligentes et intégrées pour limiter la montée des eaux dans le secteur particulièrement exposé de Lower Manhattan.
  • En France, tout ce que nous avons étudié pour le compte de Paris la Défense grâce au BIM : l’adaptation de leurs infrastructures, la valorisation des volumes inutilisés, la création de nouveau foncier dans des espaces très restreints et complexes. Nous avons ainsi modélisé une très grande partie de tout le quartier d’affaires.

En tant qu’ingénieriste, est-il facile de collaborer avec la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage en général en France ?

Je distinguerais deux réalités : celle de la commande publique, où la France est un pays devenu hyper-compétitif et où les niveaux de prix continuent inexorablement de baisser alors que la complexité augmente. Dans ces conditions, la collaboration et le dialogue ne sont pas toujours favorisés.

Et celle de la commande privée, beaucoup plus diverse, avec des relais de croissance intéressants pour les ingénieries (Data Centers, Immobilier d’Entreprise, Industrie) où nous pouvons exprimer nos différences, pas uniquement sur le prix.

Mais je ne dresse pas un tableau en noir et blanc, la commande publique a du bon et elle reste très protectrice des fournisseurs de service.

Le BIM permet-il d’améliorer cette communication ?

Oui ! Nombre de réunions de travaillent se font désormais autour de la maquette, et pour les projets complexes ce type de présentation est devenu un pré-requis.

Vous avez un partenariat avec Autodesk au niveau international. Cette collaboration est-elle importante pour vous ?

Nous sommes en effets équipés des suites logicielles Autodesk via un partenariat international.

En quoi les solutions d’Autodesk vous permettent d’être plus compétitifs ?

Pour pouvoir collaborer avec tous ceux qui utilisent les mêmes logiciels et fournir le niveau de service attendu.

Vous avez créé Arcadis Gen, quelle est cette nouvelle structure et de quoi s’occupe-t-elle ?

Arcadis Gen est une nouvelle société d’Arcadis destinée à porter des solutions orientées vers le traitement de données dans l’asset management, l’évaluation des coûts à large échelle et la gestion de portefeuille.

Pourrais-tu nous parler de l’innovation chez Arcadis et des actions que vous menez ?

Arcadis a une longue tradition d’innovation constante depuis sa création il y a 150 ans ! Et l’irruption du digital n’est qu’une étape récente. Parmi les pratiques les plus innovantes je citerais nos « Sprints Orange » qui sont des séances de design thinking avec nos clients, pendant 2 à 3 jours, pour mieux comprendre leurs besoins et faire émerger des solutions adaptées à l’utilisateur final et à ce que la technologie peut apporter. Ce sont des expériences passionnantes pour nos clients comme pour nous !

Comment voyez-vous le monde de l’ingénierie de demain évoluer, notamment grâce aux nouvelles tendances et technologies ?

Le secteur de la construction a peu évolué dans ses pratiques depuis 50 ans. Il est aujourd’hui le siège d’innovations tous azimuts. Mais pour nous, il ne s’agit pas d’une fin en soi, nous le faisons dans une perspective d’améliorer la qualité de vie (« Improving Quality of Life ») et de concevoir un monde meilleur pour les générations futures (« Designing a World for the Next Generation »). Ce sont nos credos ! Au sein de nos équipes, nous constatons une vraie prise de conscience que le digital ne va pas à lui seul résoudre tous les problèmes – il peut même être la source de nombreuses dérives.

D’un point de vue technique : la préfabrication, la construction hors-site, le « re-use » dans toutes ses dimensions (réversibilité, recyclage des matériaux) sont selon moi des axes d’innovation prioritaires. Et passionnants !

Justement, étant l’un des grands leaders de votre domaine au niveau mondial, quelle est votre stratégie pour les années à venir ?

L’irruption des GAFA et des acteurs du numérique dans celui de la construction nous challenge énormément. La création d’Arcadis Gen répond à ce défi, et par ailleurs nous continuons de digitaliser un certain nombre de métiers historiques où nous voulons valoriser nos connaissances (comme dans les Due Diligence Techniques). Mais tout n’est pas qu’histoire de data ! La preuve, un projet urbain très médiatique en Amérique du Nord a été chahuté à sa présentation publique car jugé trop invasif pour la vie privée des futurs habitants…. A méditer !

Aurais-tu un message particulier à faire passer à nos lecteurs ?

Oui, ce que disait Alain : « l’intelligence, c’est ce qui dans un homme reste toujours jeune ».

Nicolas, un grand merci pour cette belle interview. Bravo pour votre excellence dans l’ingénierie et votre leadership.

Le Club International des Architectes en télétravail est lancé, à vous de participer, découvrir et partager sur cette nouvelle manière de travailler !

La situation actuelle ayant incité de nombreuses agences d’architecture à passer en télétravail, les architectes et concepteurs doivent découvrir de nouvelles façons de travailler hors de leur univers habituel de travail et loin de leurs collègues. Les discussions et échanges et les visites de chantiers qui faisaient autrefois partie intégrante de notre quotidien de travail sont depuis quelques temps suspendues, et certains architectes se demandent même comment tout le monde arrive à continuer de travailler.

Lancé la semaine passée, le Remote Architects Club rassemble des architectes et concepteurs du monde entier afin d’échanger et de partager autour de cette nouvelle manière de travailler à domicile.

Ce concept a été créé par Daniel, un architecte brésilien basé à Berlin, en Allemagne et qui fait une pause en architecture après avoir travaillé plus de 10 ans dans des agences. Actuellement, il cherche de nouvelles façons de travailler en architecture tout en gardant le contrôle total de son temps.

Ce site crowd sourcé met à disposition des architectes une source unique d’informations et d’outils de support. Non seulement les architectes peuvent voir comment d’autres agences gèrent leur travail à partir de leur domicile, mais ils peuvent également découvrir une variété de logiciels disponibles (dont bien entendu les logiciels BIM et découvrir les histoires d’autres pairs qui ont trouvé des moyens de rester connectés malgré la situation. Cette plateforme espère qu’elle pourra continuer à servir la plus communauté des architectes comme moyen de partager des idées afin que le travail à distance puisse devenir l’une des composantes possibles de la pratique de l’architecture.

Pour plus d’informations sur la façon de s’inscrire au Remote Architects Club, ou pour partager des informations sur vos meilleures pratiques, cliquez ici.

3 nouvelles certifications BIM lancées par l’OPQIBI pour les AMO BIM, Ingénieurs et Professionnels de l’Immobilier

A une époque où les certifications permettent de valider et d’affirmer les compétences professionnelles et être ainsi mieux reconnu, et à un moment où le BIM devient incontournable, l’OPQIBI rend disponible trois nouvelles certifications.

Pour ceux qui ne le connaîtrait pas, l‘OPQIBI est l’Organisme de Qualification de l’Ingénierie créé le 3 janvier 1969 à l’initiative de 3 syndicats professionnels de l’Ingénierie que sont la Fédération CINOV (dont Autodesk est Partenaire), la Chambre de l’Ingénierie et du Conseil de France, SYNTEC-INGÉNIERIE, la Fédération des Professionnels de l’Ingénierie et le SNITA, le Syndicat National des Ingénieurs et Techniciens en Aménagement.

L’OPQIBI délivre des certificats de qualification aux prestataires exerçant l’ingénierie, à titre principal ou accessoire, dans les domaines suivants :

  • Bâtiment
  • Infrastructure
  • Énergie
  • Environnement
  • Industrie
  • Loisirs – Culture – Tourisme

L’OPQIBI vient donc de publier de nouvelles certifications dans le domaine de la modélisation numérique, dont certaines sont directement liées à l’utilisation du BIM :

1/ « AMO BIM pour les projets de construction »
L’AMO BIM assiste le maître d’ouvrage dans la rédaction des documents nécessaires à une bonne compréhension des exigences (charte BIM) et / ou de la définition des objectifs BIM d’une opération (cahier des charges BIM) et une assistance dans la gestion de projet.

2/ « Ingénierie des structures du bâtiment dans le cadre de projets développés en BIM »
L’ingénieur des structures du bâtiment conçoit, étudie et suit la réalisation et la réception des gros œuvre, et assure leur développement en BIM (modélisation 3D, information numérique) au sein d’une équipe pluridisciplinaire organisée pour respecter les objectifs du maître d’ouvrage en termes de données numériques de son immeuble.

3/ « Gestion BIM pour les projets immobiliers »
La mission du gestionnaire BIM est d’assurer le respect des objectifs du maître d’ouvrage en termes de structuration des données numériques de son immeuble au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Il est contractuellement responsable de cette mission et rédige, en collaboration avec la maîtrise d’ouvrage, les conventions BIM en adéquation avec les objectifs déclarés du maître d’ouvrage.

L’objectif de ces nouvelles certifications est de structurer et de définir les missions de ces métiers émergents afin de permettre aux porteurs de projets d’identifier plus facilement les sociétés d’ingénierie les plus compétentes dans le domaine.

Pour accéder aux fiches complètes et vous certifier, cliquez ici sur le site de l’OPQIBI.

[Concours] Repenser les océans, l’espace ou le littoral – Inscriptions ouvertes pour le prestigieux concours de la Fondation Jacques Rougerie

Comme tous les ans, la Fondation Jacques Rougerie Génération Espace Mer créée par l’architecte et océanographe Jacques Rougerie, annonce le lancement des inscriptions pour son grand concours international pour les habitats et modes de vie de demain. Avec les bouleversements de notre époque, il devient d’autant plus important de relever les grands défis sociétaux et environnementaux de notre planète en créant une symbiose entre nature, êtres vivants, architecture, art et technique.

Que vous soyez jeune architecte, ingénieur, designer, étudiant ou professionnel, la Fondation attend avec impatience vos projets architecturaux innovants pour les océans, l’espace ou le littoral pour cette 10ème édition, symbolisant des réponses à ces grands défis.

Le jury se déroulera le 9 décembre 2020, à l’Institut de France à Paris, comme à la belle époque du Grand Prix de l’Académie des Beaux-Arts dont Jacques Rougerie est d’ailleurs membre. Depuis sa création, ce sont plus de 8000 projets de 135 créateurs de 5 continents différents qui ont pris corps. Les valeurs de ce concours consistent à laisser l’imagination des participants à ce concours s’évader, et créer et imaginer des projets étonnants, utopiques et relevant les défis de notre monde. Selon la Fondation, la Nature qui excelle dans la création de tout ce qui nous entoure, doit être une source d’inspiration forte pour les participants plus que jamais. Le biomimétisme est donc fortement pressenti.

D’ici 2050, ce seront plus de 10 milliards de personnes qui vivront sur notre planète, consommant ainsi les ressources naturelles de notre Terre. Une grande majorité d’entre eux vivront soit dans des grandes métropoles ou sur les côtes, avec les risques que cela représente. Il faut donc réinventer notre manière d’habiter et notre habitat afin de relever des défis tels que le logement et les risques liés à l’environnement.

Six prix de 2500 à 7500 euros

Remportez l’un des 6 prix de la Fondation Jacques Rougerie Génération Espace Mer en présentant votre projet d’habitat du futur dans l’une des 3 catégories. Le concours est gratuit, ouvert aux architectes, designers, ingénieurs, étudiants ou professionnels.
Il est recommandé de former des équipes pluridisciplinaires avec pour objectif de mettre en place une réflexion collective intégrant les sciences et les arts pour créer une architecture biomimétique.

Votre projet sera évalué par un jury prestigieux, composé de différents spécialistes de renommée internationale, issus, entre autres, des mondes de l’architecture, de la mer et de l’espace.

Des catégories qui font rêver

La dotation totale s’élève à 7500 euros et les trois Grand Prix permettent de remporter pour chacun 2500€ :

  • Le Grand Prix « Innovation et Architecture pour la Mer » 7 500€
    et son prix Focus « Le village sous la mer » 2 500€
  • Le Grand Prix Innovation et Architecture pour l’Espace 7 500€
    et son prix Focus, « Le village Lunaire » 2 500€
  • Le Grand Prix Innovation et Architecture liées à la montée des Océans 7 500€
    et son Prix Focus « Le littoral Africain. » 2 500€

Si le défi vous tente, n’hésitez pas un seul instant à vous inscrire. Vous avez jusqu’au 30 septembre 2020, en allant directement sur le site internet de la Fondation.

Site web officiel de l’Agence Jacques Rougerie.

[Webinaire] En confinement, découvrez comment optimiser vos projets collaboratifs avec Autodesk® Revit® et BIM 360 Design en BIM niveau 3

INSCRIVEZ-VOUS VITE POUR LE WEBINAIRE DU 9 AVRIL 2020 EN CLIQUANT ICI

Face à la situation actuelle, de nombreuses entreprises ont développé et mis en place le télétravail afin de maintenir leur activité. Des solutions collaboratives pour le BIM existent – notamment celles d’Autodesk à la pointe dans ce domaine – et ces outils en ligne permettent de collaborer efficacement sur les projets de construction. Ils regroupent en un seul endroit toutes les données relatives à un projet. Mais de nombreuses questions se posent :

  • Comment faire la différence entre une plateforme d’échange et une plateforme collaborative ?
  • Qui est concerné par un projet collaboratif ?
  • Quelles solutions faut-il mettre en place ?
  • Comment créer et partager son projet collaboratif avec Autodesk Revit ?
  • Comment mettre en place la solution BIM 360 Design ?
  • Comment structurer les données ?
  • Comment travailler en équipe ?

Ce webinaire se déroulant le jeudi 9 avril à 14H30 et s’appuyant sur l’une des solutions d’Autodesk – BIM 360 Design vous permettra d’aborder ces solutions collaboratives et agiles avec confiance.

INSCRIVEZ-VOUS VITE POUR LE 9 AVRIL 2020 EN CLIQUANT ICI

Il sera animé par Daniel Hurtubise qui est cofondateur du groupe Data-Shapes qui œuvre au sein de cabinets d’architecture, de bureaux d’études ou pour des maîtrises d’ouvrage sur les différents aspects du BIM comme sa mise en place, le développement d’outils, l’assistance et la formation.BIM Manager pour l’agence Renzo Piano Building Workshop (RPBW) depuis près de 15 ans, il a participé à la construction de plusieurs projets d’envergure comme l’université Columbia de New York City, le Palais de Justice de Paris et celui de Toronto.

[Webinaire] Planifiez un espacement social efficace à l’aide des solutions BIM InfraWorks et BIM 360 Docs

Revisionnez ce webinaire Autodesk passionnant (en anglais) ayant eu lieu le 2 avril afin de savoir comment anticiper et mettre au point un espacement social efficace dans les espaces de type supermarchés, aéroports, hôpitaux et autres bâtiments clés à l’aide d’Autodesk InfraWorks Mobility Simulation.

Cette application est une solution BIM d’anticipation de la mobilité des personnes et enfin comment partager ces rapports et analyses instantanément, avec n’importe qui et n’importe où, à l’aide de BIM 360 Docs.

Les présentateurs vous expliqueront la mise en place de ces solutions techniques et les bénéfices potentiels.

Pour pouvoir visionner ce webinaire, rien de plus simple, cliquez sur ce lien et inscrivez-vous.

Au Mexique, une obligation et une stratégie BIM pour rendre le secteur de la construction plus efficace !

Au Mexique, l’une des priorités à court, moyen et long terme est d’encourager la construction d’infrastructures publiques, car elles sont vitales pour la croissance et le développement économique de ce pays.

Le gouvernement est un client important pour le secteur de la construction, et le Mexique doit faire face à des défis et des opportunités pour faire en sorte que l’argent des citoyens soit utilisé efficacement, que les projets d’infrastructure prévus soient livrés à temps et avec un haut niveau de qualité, et que le secteur de la construction favorise des actions pour rendre leur économie plus compétitive.
Afin d’atteindre ces objectifs, leur gouvernement a mis en place une stratégie BIM gouvernementale qui définit comment concrètement les atteindre, sur la base d’une méthodologie innovante (le BIM) afin d’améliorer les processus de construction qui seront appliqués pour améliorer les infrastructures publiques. A noter que les Mexicains parlent de MIC (Modélisation des Informations de la Construction).

Il a donc été clairement identifié que le BIM ou Building Information Modeling (BIM) leur permettra de générer, d’échanger et de gérer des informations entre les multiples acteurs participant à la construction et à la gestion de projets tout au long de leur cycle de vie.
La stratégie du Mexique vise ainsi à améliorer les processus de développement des infrastructures publiques, en améliorant l’efficacité de la planification, de la gestion des heures supplémentaires et des dépassements de coûts, ainsi que le renforcement de la transparence et de la responsabilité des coûts. En outre, cette stratégie améliorera la qualité des projets et elle en permettra un suivi complet. Elle permettra aussi d’avoir des infrastructures résilientes, ce qui rendra l’utilisation des ressources publiques optimales et stimulera la compétitivité mondiale du secteur de la Construction mexicain.

La feuille de route indique que 2020-2021 seront consacrés à l’adaptation et que 2022-2026 seront les années de l’implémentation.

Vous pourrez découvrir les objectifs et stratégies BIM spécifiques présentés dans ce document.

Ce document indique la temporalité et les acteurs impliqués pour y parvenir, en tenant compte à la fois des acteurs du secteur public, privé et universitaire. Pour exécuter cette stratégie, une feuille de route est annexée. Elle contient les lignes d’action spécifiques qui doivent être mettre en œuvre pour atteindre cet objectif.
Sans aucun doute, la mise en œuvre de cette stratégie permettra le développement du secteur de la construction, réduira plus efficacement les dépassements de coûts pour le gouvernement, les entrepreneurs et les autres acteurs impliqués dans l’acte de construire. Cela contribuera par ailleurs à bâtir un meilleur avenir pour le Mexique.

En 4 points importants, voici les grandes étapes de cette transition vers le BIM :

1/ Promouvoir l’utilisation du BIM pour les projets d’infrastructure

Nombre de stratégies : 10

Qu’est-ce qui sera fait pour atteindre l’objectif ?

  • Mise en place d’un groupe de travail interinstitutionnel pour la mise en œuvre et le développement d’un plan de travail.
  • Conception et mise en œuvre des mécanismes pour définir et introduire le BIM d’abord dans le cadre réglementaire des agences, puis au niveau fédéral, englobant les marchés publics et les accords avec le secteur et le monde universitaire.
  • Promotion de plans de formation des fonctionnaires et diffusion des informations sur la stratégie.

Qui participera ?
Secteur public et Universitaire

2/ Améliorer les processus des projets d’infrastructures publiques, au travers de la méthodologie et l’application d’outils technologiques

Nombre de stratégies : 11

Qu’est-ce qui sera fait pour atteindre l’objectif ?

  • Préparation de ressources pour la conception et la mise en œuvre de projets pilotes tels que des guides et des plans de travail.
  • Documentation des résultats et des conclusions des projets pilotes, ainsi que redéfinition des flux de travail actuels.
  • Établissement des mécanismes de communication entre les parties prenantes pour la mise en œuvre.
  • Promotion de l’automatisation des processus internes des parties prenantes pour vérifier la conformité réglementaire et autoriser les projets.
  • Renforcement de la transparence des projets d’infrastructures publiques.

Qui participera ?
Secteur public

3/ Promouvoir la participation du secteur privé et d’autres organisations à la stratégie pour compléter la chaîne de valeur (recommandations)

Nombre de stratégies : 5

Qu’est-ce qui sera fait pour atteindre l’objectif ?

  • Augmentation de la capacité à fournir des ressources humaines en faisant la promotion de certifications en méthodologie.
  • Promotion des solutions facilitant la gestion intégrée des projets d’infrastructure.
  • Élaboration des normes nationales qui permettent une utilisation homogène du BIM, les changements nécessaires dans les produits, ainsi que des versions qui facilitent son utilisation.

Qui participera ?
Secteur privé

4/ Utiliser les résultats de la mise en œuvre de la méthodologie pour l’amélioration continue des infrastructures

Nombre de stratégies : 4

Qu’est-ce qui sera fait pour atteindre l’objectif ?

  • Suivi des résultats et des améliorations du BIM au Mexique
  • Conception d’outils pour connaître les infrastructures existantes et ainsi mener une planification à long terme
  • Promotion de l’application de la méthodologie dans les projets d’infrastructure au niveau infranational
  • Analyser l’expérience internationale pour promouvoir l’utilisation du BIM

Qui participe?
Secteur public

Agences d’architecture, BET, Entreprises, un accompagnement et un financement de vos projets d’innovation et de R&D avec OL&DI Consulting ! Interview de Guillaume Oliété, Directeur des ventes

Vivant actuellement une crise sanitaire sans précédent pour laquelle des mesures inédites ont été mises en place, les dispositifs publics de financement de la Recherche et de l’Innovation peuvent aider de nombreuses entreprises, notamment dans le secteur de l’architecture, des bureaux d’études et de la construction. Mais comment être au courant et trouver les bons canaux pour en bénéficier ?

C’est à ce titre que nous avons le plaisir de recevoir la société OL&DI Consulting qui aide les entreprises dans le cadre de leur transition digitale avec des aides spécifiques de l’état. Nous allons apprendre comment structurer son entreprise et la digitaliser grâce au co-fondateur de OL&DI Consulting, Guillaume Oliété qui répond à nos questions.

Guillaume OLIÉTÉ                                     

Directeur des ventes
guillaume.oliete@oldi.fr
+33 (0)7 60 00 23 43

Bonjour Guillaume, bienvenu sur ABCD Blog. Pourriez-vous svp vous présenter ainsi qu’Oldi Consulting en quelques mots à nos lecteurs ?

Bonjour Emmanuel, tout d’abord je vous remercie pour cette interview qui je l’espère, servira à vos lecteurs à y voir un peu plus clair dans le monde du financement public de l’Innovation et de la Recherche.
Je suis responsable des ventes chez OL&DI Consulting, entreprise que j’ai rejoint dès sa création en janvier 2014. En effet, OL &DI Consulting fut créée pour impulser une nouvelle vision méthodologique dans le conseil stratégique et opérationnel en financement de l’Innovation et de la Recherche.

Quelles sont les principales activités et missions de votre société et comment êtes-vous organisés ?

OL&DI Consulting accompagne les entreprises pour structurer, optimiser et sécuriser leur stratégie et le financement public de leur recherche, développement et innovation (RDI). Nous conseillons et accompagnons nos clients dans le déploiement d’aides R&D et des dispositifs Crédit Impôt Recherche & Innovation. Nous sommes organisés autour de deux pôles, commercial et consulting. Nos consultants, à forte expertise technique (ingénieurs, docteurs) sont dotés d’une compétence métier éprouvée de plusieurs années dans le domaine de la RDI.

Historiquement, le secteur de l’AEC (Architecture, Ingénierie, Construction) était-il prioritaire pour vous ou est-ce venu naturellement et petit à petit avec la transition digitale que subit ce secteur ?

Ce secteur, à forte valeur ajoutée, fut prioritaire dès la création d’OL&DI Consulting. Nous avons rapidement identifié le potentiel des agences d’architecture en termes de RDI. Ces dernières n’en étaient pas vraiment conscientes, mais, par exemple, leurs travaux sur des demandes de logements diversifiés et de qualité, le fait d’offrir de nouvelles solutions constructives aux projets de rénovation urbaine et de satisfaire aux exigences croissantes de qualité environnementale et énergétique étaient des enjeux relevant de l’innovation et de la recherche dans l’architecture et la construction. La transition digitale est intervenue après et a nécessité une adaptation des agences et le développement de nouveaux outils et usages. Par exemple, la création de passerelles entre les différents logiciels BIM, l’amélioration de l’interopérabilité BIM, une méthodologie de conception avec le BIM, le développement d’applications peuvent relever de travaux de R&D et d’Innovation.

Quels types de services proposez-vous à ces acteurs ?

Nous proposons de les accompagner sur l’étude des possibilités d’obtention du CIR/CII et/ou subventions et sur la mise en oeuvre d’une méthodologie de valorisation des travaux de Recherche & Développement dans le but d’obtenir des économies d’impôts ou des apports en trésorerie. En effet, une société (PME) peut bénéficier d’une restitution immédiate de son CIR/CII si elle ne paye pas d’impôts.

Quels types d’acteurs pouvez-vous aider ? Uniquement les grandes agences et BET ou aussi les TPE, PME. Y-a-t-il une taille critique en dessous de laquelle vous ne pouvez agir ?

Nous accompagnons initialement tous types de sociétés, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité. Le secteur des Services d’Architecture et d’Ingénierie est aujourd’hui l’un des plus dynamiques en termes de R&D et d’Innovation. En effet, on voit depuis quelques années, se multiplier les appels d’offres et chantiers d’envergure nécessitant des expérimentations et apportant de nouvelles solutions techniques et d’usages.
L’architecture est un domaine qui bénéficie d’une pluridisciplinarité des thématiques de recherche. On peut recenser des projets mettant en évidence des problématiques liées aux matériaux et aux techniques employées comme par exemple, les éléments structurels, les systèmes de ventilation, les parois techniques, etc…Mais aussi des méthodologies spécifiques de construction et de conception, des outils de modélisation ou bien encore des thématiques liées aux sciences humaines et sociales.
L’une des spécificités du domaine est liée aussi à la diversité des projets entrepris et notamment le niveau d’implication qui peut aller, du « simple » élément constitutif d’un bâtiment jusqu’au bâtiment, un ensemble de bâtiments, un quartier ou même territoire.

Le financement de la digitalisation et de la BIMisation sont clés pour bon nombre de ces acteurs. Mais ils n’auraient pas naturellement pensé à s’adresser à une structure comme la vôtre, puisque vous parlez de R&D et d’Innovation pour bénéficier de ce type d’aides. Que leur répondez-vous ?

Le BIM fut introduit depuis une dizaine d’années. Ce processus n’est pas encore bien maîtrisé par les agences et les bureaux d’études. La transition numérique est inévitable mais elle demande de mettre en place une méthodologie et des pratiques qui peuvent engendrer des verrous techniques et donc nécessiter des démarches méthodologiques et technologiques et des développements en interne pour faciliter ce passage au numérique collaboratif et transformer les pratiques quotidiennes parfois bien ancrées et difficiles à changer. Comme évoqué plus tôt, la création de passerelles entre les différents logiciels BIM, l’amélioration de l’interopérabilité BIM, une méthodologie de conception avec le BIM, le développement d’applications peuvent relever de travaux de RDI et donc leur permettre de bénéficier du CIR ou du CII. En revanche, l’achat ou la location de licence et de matériel n’est pas éligible.

Justement, à quels types d’aides une agence d’architecture, un BET ou une entreprise peuvent-ils prétendre ? Et qui finance réellement en arrière-plan ? L’Etat ou des banques ?

Les agences d’architecture et les bureaux d’études peuvent bénéficier du dispositif Crédit Impôt Recherche. Architectes D.P.L.G. et ingénieurs interviennent dans les cabinets d’architecture et les bureaux d’études, bien souvent sans le savoir, à un ou plusieurs niveaux de ces domaines de recherche. À ce titre, les métiers de l’architecture et de l’ingénierie correspondent aisément aux critères d’éligibilité du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (le MESR). Les salaires et charges de ces personnels qualifiés ayant participé aux tâches de R&D sont donc intégrables dans l’assiette de calcul du CIR.

Le CIR distingue trois types de recherches :

  • La recherche fondamentale,
  • la recherche appliquée,
  • le développement expérimental (ce dernier représente plus de 90% des dossiers CIR valorisés en France).

Les thématiques fréquentes sont : le développement durable et ses déclinaisons autour de solutions techniques et architecturales d’économies d’énergies, la recherche du confort et la prise en compte des évolutions d’usages, la modularité, la gestion de l’eau, la ville connectée, l’apport de nouvelles méthodologies et techniques de réhabilitation des bâtiments, etc.
Certains projets impliquent une recherche très spécifique. Les hôpitaux, les théâtres, les laboratoires ou encore les bâtiments administratifs peuvent constituer des terrains d’expérimentations spécifiques au vu de l’évolution des besoins de l’homme et de la société et des technologies, qui peuvent engendrer des incertitudes scientifiques ou techniques à lever.
Dans certains cas, selon les projets de recherche envisagés, il leur est possible d’obtenir des subventions. Toutes ces aides sont financées par l’Etat afin de dynamiser l’Innovation sur le territoire. Ce qui permet également à la France de rayonner dans le monde en termes de RDI.

Comment entrez-vous en action ?

Notre mission est de discerner les activités pouvant donner droit au crédit d’impôt recherche ou innovation. Nous sommes là également pour aider l’entreprise à identifier les verrous scientifiques/techniques/technologiques rencontrés et à présenter la démarche itérative du projet pour les lever. Enfin, nous accompagnons la rédaction du dossier justificatif. Il s’agit là d’un point essentiel. La description des travaux de recherche doit, en effet, être cohérente et illustrée de mesures ou de résultats tangibles.
D’autre part, nous identifions également des sujets de recherche futurs de l’entreprise et potentiellement des axes de recherche, qui seraient éligibles à des appels à candidatures de subventions. Dans ce cas, nous les aidons à structurer leur projet pour le présenter au guichet financeur.

Doivent-elles ensuite rembourser ces aides ?

Concernant les crédits Impôt Recherche et Innovation, par définition, ces aides ne sont pas à rembourser mais peuvent faire l’objet d’un contrôle de l’administration. L’analyse de l’administration épaulée par le Ministère de la Recherche se fait sur des critères objectifs clairement définis. Il est donc légitime que l’État, qui dispense des fonds publics, en exige la bonne application. Aujourd’hui, l’administration effectue plus de demandes d’information au moment de la déclaration que de contrôles a posteriori. Très peu de redressements font suite à un contrôle (moyenne française inférieure à 5%). Le risque n’est pas le contrôle fiscal en lui-même, mais de s’engager dans la sollicitation du CIR sans y être préparé et sans y accorder toute la rigueur nécessaire. Les rejets sont extrêmement rares, voire inexistants, pour les dossiers que nous montons et que nous suivons. En effet, nous analysons en priorité les opérations et les activités de nos clients au vu de leur éligibilité au CIR.
Concernant les subventions, l’entreprise peut soit bénéficier d’une réelle subvention qui ne sera pas à rembourser, ou alors avoir accès à des avances remboursables qu’elle devra rembourser selon un échéancier défini au préalable.

Comment vous rémunérez-vous sur ce suivi de haute qualité ?

Tout d’abord, nous proposons un premier échange, souvent téléphonique, afin d’expliquer le fonctionnement de ces aides, leurs modes d’applications et en déterminer la pertinence pour l’entreprise. Si nous estimons que plusieurs indicateurs sont identifiés, nous proposons à la société de les accompagner dans l’identification des axes de recherche, de développement ou d’innovation et le déploiement des dispositifs. Pour ce faire, nous proposons généralement, pour les TPE et PME, une rémunération en pourcentage sur la base des crédits d’impôts obtenus. Ce système gagnant gagnant permet à nos clients de nous rémunérer à hauteur des montants perçus. Notre accompagnement comprend l’ensemble des coûts liés à notre mission, les déplacements, les audits, la rédaction des dossiers techniques, les échanges avec l’administration et le MESR ainsi qu’une assistance, si nécessaire, durant les trois années de prescription fiscale.
Pour les sociétés utilisant ces aides depuis de nombreuses années et les grands groupes, nous proposons des forfaits basés sur les montants d’aides qu’ils ont perçus les trois années précédentes.

Quels résultats obtenez-vous après quelques mois de financement de ces entreprises ou agences et BET ? Est-ce une digitalisation pérenne ?

Les entreprises utilisent ces financements pour moderniser leur structure notamment par le biais de nouveaux logiciels, nouveaux équipements techniques, formations du personnel. Les financements permettent également aux entreprises de récupérer une partie des investissements réalisés en cas d’échecs techniques de leurs projets de recherche. La digitalisation est inévitable et les acteurs du domaine ont besoin de ces fonds pour participer à l’investissement qui en découle, tant en termes de moyens que de matière grise. Les pratiques évoluent lentement du fait de l’écart de niveau entre les différents acteurs que ce soit les architectes, les BET, les entreprises et les artisans de la construction. Notre intervention a permis d’accélérer cette transition chez nos clients.

Quels sont les plus gros freins à la digitalisation du secteur que vous constatez de votre côté et comment y parez-vous ?

Sur ce point, nous constatons que beaucoup d’agences sont réfractaires à changer leurs habitudes de travail et ne retrouvent pas la liberté de dessin avec les premiers outils BIM déployés. Lors de nos échanges, ils évoquent les problématiques autour de tâches répétitives non automatisées qui les obligent à créer des plug-ins, et autres outils qui sont d’ailleurs très souvent éligibles au CIR. Il est vrai qu’il existe des solutions mais accessibles après une recherche approfondie et donc chronophage pour un architecte se consacrant pleinement à son activité. L’un des gros freins constatés lorsqu’ils travaillent en collaboration avec d’autres acteurs est que ces derniers ont un niveau de connaissance et d’utilisation du BIM très variable, ce qui peut complexifier les échanges.
Nous ne pouvons que leur conseiller de se former davantage aux outils et dédier une personne en interne à l’amélioration des outils et des pratiques. Autre point positif, nous rencontrons de plus en plus d’agences qui organisent des réunions hebdomadaires de partage de bonnes pratiques afin d’améliorer leur process en interne.

Vous n’êtes pas connus car ce type d’aides ne le sont pas alors qu’elles existent. Comment l’expliquez-vous et est-ce une faiblesse du dispositif ?

Bien que les projets des grands groupes fassent l’objet d’une valorisation au titre du CIR depuis longtemps, le dispositif reste encore méconnu des agences d’architecture de plus petite taille, malgré une production R&D tout aussi présente. Notre travail consiste donc à expliquer les mécanismes du CIR, mais aussi, et surtout à partager des exemples pour permettre aux agences de se projeter, au regard des travaux qu’elles entreprennent.

Sentez-vous un frémissement du marché français ou est-ce calme ?

Pour la plupart des secteurs, ce marché est mature. En revanche, pour le secteur de l’AEC ces sujets sont peu connus ou mal appréhendés. Mon rôle aujourd’hui est d’essayer de diffuser et transmettre l’information afin que les plus petits acteurs de ce secteur en bénéficient pleinement et de manière sécurisée. Cela permettra également de soutenir financièrement le temps passé au développement réalisé pour améliorer l’écosystème BIM.

Comment envisagez-vous de vous faire connaître pour adresser le marché de manière plus forte ?

Tout d’abord, j’encourage toutes les sociétés à déployer et à sécuriser les financements publics pour ses projets R&D ! Il y a peu d’aides à la R&D au monde aussi généreuses que le CIR français. Avec les aides et subventions qui financent une partie du projet en amont, le coût de la R&D restant à la charge de l’entreprise est fortement réduit. Nous contactons toutes les agences françaises qui nous semblent travailler sur des sujets à fortes valeurs ajoutées. Nous communiquons régulièrement dans des revues spécialisées et par différents canaux. Notre échange avec vous Emmanuel, et la diffusion de cet article, permettra sûrement à de nombreux acteurs de connaitre l’existence de tels dispositifs qui peuvent correspondre à leur métier et d’identifier un prestataire comme OL&DI Consulting, spécialisé sur leur secteur, sur lequel nous avons une forte expertise.

Travaillez-vous avec les autorités en charge de la digitalisation du secteur comme ADN Construction ou le Ministère du Logement ou des Finances ?

Nous sommes confrontés quotidiennement à l’administration fiscale et au MESR. Nous profitons de ces échanges pour expliquer, et faire valider les dossiers du secteur AEC. Nous avons rédigé un Guide, disponible sur simple demande, sur notre site web, pour permettre aux agences et bureaux d’études d’y voir plus clair.

Vous pouvez faire une demande pour recevoir notre « Guide du Crédit Impôt Recherche pour les projets d’architecture » en cliquant ici.

Nous avons également échangé avec le Ministère de la culture avec qui nous avons conjointement présenté certains dispositifs à l’UNSFA, notamment l’embauche de jeunes docteurs.

Comment peut-on vous contacter ?

Les agences d’architecture, bureaux d’études ou toute autre société qui souhaiteraient vérifier leur éligibilité au dispositif du CIR ou des aides R&D peuvent me contacter directement par mail ou par téléphone aux coordonnées indiquées au début de cet article. Je me ferai un plaisir de les informer et les conseiller sur ces sujets.

Connaissiez-vous ABCD Blog avant et ce site vous parait-il utile ?

Dès que l’on cherche des informations sur l’écosystème BIM, nous arrivons rapidement jusqu’à votre blog. Il me semble très utile pour la diffusion d’informations très pertinentes sur le sujet et la mise en valeur de nombreux acteurs du secteur AEC, qui participent à l’évolution de la transition numérique.

Guillaume, un grand merci et bonne chance dans la digitalisation du secteur de l’AEC en France. Les Professionnels du secteur ont besoin de ce type d’initiative, bravo !

Programme d’accès gratuit aux solutions de Collaboration Cloud d’Autodesk pour continuer vos projets BIM pendant la crise !

Comme annoncé par notre CEO Andrew Anagnost la semaine dernière, Autodesk déploie un programme d’accès étendu pour aider nos clients à accéder à un niveau accru de collaboration à distance lorsqu’ils travaillent à domicile pendant la crise du COVID-19.

Ce programme permet aux clients d’utiliser des versions d’essai de nos produits phares de collaboration Cloud à des fins commerciales jusqu’au 31 mai 2020.

Depuis le mardi 24 mars 2020, les produits suivants sont disponibles via le programme :

  • Fusion 360
  • Fusion Team
  • Shotgun
  • AutoCAD Web
  • AutoCAD Mobile

Ainsi que les produits suivants plus orientés pour le secteur de l’Architecture, l’Ingénierie et la Construction :

Les clients et Professionnels peuvent visiter la page du programme d’accès étendu en cliquant ici et consulter les «Questions et réponses» pour plus de détails sur la façon d’accéder à ces versions d’essai.


Qu’est-ce que cela signifie pour les clients?

Grâce au programme d’accès étendu :

  • Les clients qui ne sont pas actuellement abonnés aux produits ci-dessus (ou n’y accèdent pas via leur EBA c.a.d. Enterprise Business Agreement) peuvent utiliser des versions d’essai à des fins commerciales – jusqu’au 31 mai 2020 – pour répondre à leur besoin accru de collaboration à distance.
  • Les clients qui sont déjà abonnés aux produits ci-dessus (ou y accèdent via leur EBA c.a.d. Enterprise Business Agreement ) peuvent ajouter de nouveaux utilisateurs distants en utilisant des versions d’essai (si possible) à des fins commerciales jusqu’au 31 mai 2020.

Pour plus de détails, veuillez consulter la FAQ suivante en cliquant ici.

Page du programme d’accès étendu aux outils de collaboration Autodesk.

Découvrez comment vous préparer à travailler depuis votre domicile ou n’importe où en dehors de votre bureau.

NOTE : Il est important de lire les pages de questions-réponses (Q&A) indiquées ci-dessous afin de bien comprendre tous les tenants et aboutissants du programme et de savoir ce qu’il advient après la période d’essai.

BIM d’Or 2020 du Moniteur – La date de dépôt des dossiers repoussée au 17 juin 2020

Etant donné la situation actuelle et afin de vous aider et vous laisser du temps pour préparer votre dossier, Le Moniteur a décidé de repousser la date de dépôt des dossiers des BIM d’Or 2020 au 17 juin 2020.

Pour rappel, vous pouvez postuler à 10 catégories indiquées ci-dessous. Toute la procédure d’inscription peut être réalisée en ligne, en particulier les premières étapes telles que s’inscrire sur le site officiel, puis télécharger le dossier de candidature 2020.


Les catégories n’ont pas changé par rapport à l’année passée :
– Bâtiment neuf ou rénovation inférieur à 1000 m²
– Bâtiment entre 1000 et 30 000 m² en neuf
– Bâtiment entre 1000 et 30 000 m² en rénovation
– Edifice neuf d’une superficie supérieur à 30 000 m²
– Rénovation de bâtiment supérieur à 30 000 m²
– Bâtiment à l’international (pour une équipe française qui construit à l’étranger)
– Infrastructures en France
– Infrastructure à l’international
– Exploitation/maintenance
– City Information Modeling (CIM)

Date limite de dépôt des dossiers repoussée au 17 juin 2020 !

Enfin, cette année, si vous choisissez de présenter votre projet dans la catégorie « Démarche innovante », vous ne pourrez pas présenter le même projet dans une autre catégorie.

Les dates de soumission des dossiers tiennent compte du contexte inédit : vous aurez jusqu’au 17 juin pour envoyer vos dossiers de candidatures.

Autodesk est partenaire Platine des BIM d’or depuis sa création il y a plus de 6 ans.