Annonces importantes de buildingSMART International relatives aux futurs sommets et réunions openBIM

buildingSMART International vient d’annoncer des informations importantes concernant ses programmes, événements et réunions. Dans le contexte mondial du coronavirus COVID-19, qui a eu un effet significatif sur tant de personnes, buildingSMART International profite de cette occasion pour continuer à développer des solutions et des normes ouvertes en travaillant davantage en ligne et en déplaçant les réunions physiques.
Comme vous le savez peut-être déjà, buildingSMART International (bSI) et buildingSMART Norvège (bSN) ont décidé très tôt de reporter le Sommet International des normes ouvertes à Lillestrøm, Norvège, du 23-26 mars au 8-11 juin 2020. Compte tenu de l’évolution de la situation, bSI et bSN ont pris de nouvelles mesures pour reporter ce sommet à une nouvelle date. bSI et buildingSMART Canada ont également reporté le Sommet International des standards ouverts de Montréal, au Canada, jusqu’en 2021. Vous trouverez ci-dessous d’autres annonces importantes.

Vous pouvez lire la déclaration officielle de buildingSMART ici.

Changements importants de dates :

  • Le Sommet international des standards ouverts à Lillestrøm, Norvège, se tiendra désormais du 5 au 8 octobre 2020 au même endroit. Plus d’informations ici
  • Le Sommet international des standards ouverts à Montréal, Canada, a été reporté à l’automne 2021
  • Le Conseil International se tiendra en ligne le 9 juin 2020. Plus d’informations ici.
  • La Conférence du chapitre norvégien aura lieu à Lillestrøm, Norvège, le 9 octobre 2020. Plus d’informations ici.
  • Des réunions virtuelles sur les solutions et les standards ouverts auront lieu en ligne en mai (les dates seront communiquées ultérieurement).
  • Le Conseil consultatif stratégique se tiendra virtuellement le 10 juin et le deuxième se tiendra en live à Lillestrøm en octobre. Plus d’informations ici.

Pour toute personne qui a payé, qui s’est enregistrée ou a fait une réservation d’hôtel pour le Sommet de Lillestrøm, vous trouverez une déclaration officielle ici.

bSI utilisera leur calendrier des événements comme point de référence principal pour communiquer sur tous les événements buildingSMART. Nous vous encourageons à le consulter régulièrement ici.

buildingSMART continue de s’adapter et de proposer des solutions alternatives à ses membres pendant cette période d’incertitude.

Autodesk, attaché à l’openBIM depuis toujours, est membre du Conseil Stratégique de buildingSMART International.

1, 2, 3, départ – La 7ème édition des BIM d’or se prépare. Les inscriptions sont ouvertes !

Les BIM d’or, Saint Graal pour de nombreuses sociétés dont les agences d’architecture, BET, entreprises de construction et maîtres d’ouvrage. Tout le monde rêve de décrocher le trophée récompensant l’excellence du BIM. Il a parfois changé la vie professionnelle de celles et ceux qui l’ont gagné et leur a ouvert de nouveaux horizons. La lutte est intense !

Autodesk s’est associé au Moniteur dès le début de cette aventure en tant que partenaires Platine, car nous savions l’importance que cette récompense revêtait pour le développement du BIM sur le territoire français, et nous sommes ainsi heureux de perpétuer notre engagement pour la 7ème année consécutive.

Le Moniteur et les CTB (Cahiers Techniques du bâtiment) récompensent les meilleurs projets BIM de l’année, mettant ainsi en avant les démarches collaboratives les plus innovantes en termes techniques, économiques, organisationnels ou environnementaux.

L’openBIM – si cher à Autodesk qui créa l’International Alliance for Interoperability en 1996, qui devint par la suite buildingSMART International – a une place majeure au sein de ce concours. L’année passée, c’était la belle tour de logements en structure mixte bois-béton Hypérion de l’Agence VIGUIER et de l’Entreprise Eiffage Construction et du MOA Eiffage Immobilier qui gagnait le BIM d’or.

Si vous pensez que votre démarche BIM a été vertueuse et innovante, alors déposez vite un dossier de candidature car les inscriptions sont dorénavant ouvertes jusqu’au 5 juin 2020.

Peu importe la taille de votre projet ou sa catégorie. Il n’y a pas de « petit » projet. Toute démarche BIM à son échelle est louable et intéressante. Vous pourrez ainsi valoriser votre processus de réflexion et de mise en place BIM dans le cadre de votre projet.

Les catégories du prestigieux concours se diversifient depuis l’année dernière. En effet, vous pouvez également déposer vos projets dans la catégorie City Information Modeling. Pour être candidat(e) à l’édition 2020, inscrivez-vous et renvoyez votre dossier de candidature complet avant le 5 juin 2020.

La cérémonie de remise des trophées se déroulera le 21 septembre 2020 dans la soirée et sera animée par Julie Nicolas, Cheffe du service technique, Le Moniteur et Stéphanie Obadia, Rédactrice en chef, CTB.

Téléchargez le dossier de candidature ici.

Inscriptions en ligne ici.

Les catégories auxquelles vous pouvez postuler sont :

  • Projet inférieur à 1 000 m² en neuf ou en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet inférieur à 1 000 m² en construction ou en rénovation
  • Projet entre 1 000m² et 30 000m² en neuf
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet entre 1 000 m² et 30 000 m² en neuf
  • Projet entre 1 000m² et 30 000m² en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet entre 1 000 m² et 30 000 m² en rénovation
  • Projet supérieur à 30 000m² en neuf
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet supérieur à 30 000 m² en neuf
  • Projet supérieur à 30 000m² en rénovation
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet supérieur à 30 000 m² en rénovation
  • Projet d’infrastructure
    • Ce trophée est attribué à une équipe qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet d’infrastructure
  • Projet en exploitation et/ou maintenance
    • Ce trophée est attribué à une équipe, pour un projet, quelle que soit sa superficie, qui fait la promotion de l’usage du BIM en exploitation et/ou en maintenance
  • Projet international : bâtiment
    • Ce trophée est attribué à une équipe française qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet de bâtiment construit en dehors du territoire français
  • Projet international : infrastructure
    • Ce trophée est attribué à une équipe française qui fait la promotion de l’usage du BIM pour un projet d’infrastructure construit en dehors du territoire français
  • Démarche pionnière / originale
    • Ce trophée est attribué à une équipe pour une initiative originale et innovante mettant en œuvre des outils BIM ou élargissant leurs usages.
    • Les équipes déposant un dossier dans cette catégorie ne peuvent pas l’inscrire également dans d’autres catégories
  • Projet de City Information Modeling (CIM)
    • Ce trophée est attribué à une équipe, pour un projet, quelle que soit sa superficie, qui fait la promotion de l’usage de la maquette numérique à l’échelle du territoire
  • Grand prix – BIM d’or
    • Ce trophée est attribué au candidat qui a réalisé un projet exceptionnel, qui a la démarche la plus exemplaire ou qui a créé l’outil le plus innovant, sélectionné parmi l’ensemble des candidatures reçues

Indalo d’octopus Lab, prévoyez la qualité de l’air intérieur de vos projets BIM en toute sérénité !

C’est une révolution dans le domaine de la maîtrise de la qualité de l’air intérieur des édifices. Octopus Lab, jeune startup, qui a développé INDALO nous a d’ailleurs fait le plaisir de venir présenter leur solution sur le stand Autodesk lors du dernier salon EnerJmeeting qui se tenait le 6 février 2020 au palais Brongniart, et nous les en remercions.

INDALO est en effet le premier logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur, qui vous assiste dans vos choix de conception (matériaux et ventilation) pour garantir un air de qualité dans votre futur bâtiment.

INDALO, c’est un logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur en phase conception ou rénovation.

Il s’agit d’une solution cloud et BIM-compatible qui est accessible en tant que plugin d’Autodesk Revit®.

Que vous soyez promoteur immobilier, ingénieur d’étude thermique ou constructeur, vous pouvez vérifier que vos choix de conception (matériaux, ventilation) apporteront une qualité de l’air optimale dans votre futur bâtiment. Vous sécurisez ainsi l’obtention de vos labels et certifications.

Plus besoin d’être des spécialistes de la qualité d’air ou développeur car avec INDALO, c’est de la physiochimie de la pollution de l’air rendue accessible par des chimistes et des développeurs pour vous faciliter la vie. Une maquette Revit et des informations de base suffisent à prévoir la qualité de l’air du futur bâtiment.

Grâce à INCA-Indoor©, seul moteur de calcul validé de la chimie de l’air intérieur, et aux bases de données associées (matériaux et air extérieur), INDALO est capable de prédire les concentrations en polluants dans une pièce d’un bâtiment durant sa phase de conception. Il en simule la qualité de l’air intérieur en tenant compte :

  • des matériaux mis en œuvre dans le bâtiment,
  • du système de ventilation,
  • de l’occupation des lieux,
  • de la pollution extérieure,
  • du mobilier.

Lors d’un calcul, INDALO réalise ainsi des millions d’opérations mathématiques pour prévoir les concentrations de centaines de polluants dans le bâtiment. Afin de vous faire gagner du temps, INDALO réalise tous ses calculs sur les serveurs dédiés d’Octopus Lab.

Vous pouvez ainsi vaquer à vos occupations et vous serez prévenus dès lors que les simulations sont terminées.

Découvrez INDALO d’Octopus Lab en cliquant ici.


Fondation Revit Standards, des standards ouverts accessibles à tous pour rationaliser votre processus BIM

Avec l’émergence du BIM (Building Information Modeling), les normes logicielles indépendantes pour sécuriser les informations du modèle deviennent primordiales. Grâce aux «standards ouverts» accessibles à tous, le processus BIM peut être structuré et rationalisé. Les « Standards Revit » sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. La Fondation Revit Standards gère ces normes.

La Fondation Revit Standards a été créée pour créer un cadre stable dans lequel les normes Revit peuvent être développées et maintenues.

Différentes plateformes BIM peuvent communiquer entre elles grâce à des standards ouverts tel que le standard IFC. Les normes Revit sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. Ces normes assurent un meilleur échange d’informations entre les parties impliquées dans un projet de construction. Les normes Revit consistent en une application spécifique pour le marché néerlandais : la NLRS, une autre pour le marché belge : la BERS et enfin, une version internationale : la RS.

Comment fonctionnent ces normes?

Les Standards Revit comprennent un ensemble de bonnes pratiques types pour protéger les informations dans un modèle Revit. Ces bonnes pratiques structurent l’information et l’échange d’informations entre les parties.

Elles abordent les thèmes suivants :

  1. Conventions de dénomination
    Les Standards Revit définissent une base standard pour nommer les composants et les matériaux Revit. En utilisant ces normes, les utilisateurs peuvent identifier, partager et récupérer tous les composants facilement et sans ambiguïté.
  2. Styles d’objets
    Les styles d’objets ont été spécifiés dans les Standards Revit pour une représentation graphique efficace et sans ambiguïté. En outre, plusieurs styles d’objet indépendants de la catégorie sont définis, à utiliser pour les formes d’espace non géométriques, telles que l’espace de placement.
  3. Paramètres
    Les Standards Revit fournissent un ensemble de paramètres partagés standard à utiliser dans Revit.
  4. Cartographie
    Avec les Standards Revit, le mappage vers d’autres standards BIM ouverts est promu et pris en charge. L’objectif principal est la cartographie avec le format IFC comme format d’échange pour les modèles de construction. Cependant, il existe également une connexion avec d’autres normes ouvertes, telles que NL / SfB, CB-NL et ETIM (MC). Des méthodes de travail telles que le Dutch BIM Basic ILS et la norme RVB BIM sont également prises en charge.
  5. Règles de modélisation
    Les Standards Revit incluent également des accords sur la structuration des informations dans les familles Revit d’une certaine catégorie :
    – Point d’insertion
    – Hôte
    – Orientation
    – Paramètres
    Ces fonctionnalités sont nécessaires pour échanger correctement les familles Revit et pour obtenir et maintenir une structure de données uniforme, avec le moins de perte d’informations possible. Les accords sont fusionnés dans les guides des familles.
  6. Documentation et gabarits
    Les Standards Revit sont entièrement documentés et peuvent être implémentés avec un modèle de base. Les utilisateurs Revit peuvent utiliser ce gabarit comme guide lors de la mise en adéquation des normes de leur entreprise avec les Standards Revit. Ce modèle est basé sur le NLRS.

Le BIM largement promu par les Pays-Bas

Le Gouvernement néerlandais s’est fixé pour objectif de concevoir et de mettre en œuvre autant de projets que possible avec le processus BIM. À cet effet, le standard ouvert IFC a été inclus dans la liste «se conformer ou expliquer» du forum de normalisation en 2011. Avec le NLRS, le site Revit Standards assure la mise en œuvre correcte du standard IFC aux Pays-Bas. En 2018, le NLRS a été lui-même placé sur cette liste de normes recommandées par le gouvernement néerlandais. Début 2019, Revit Standards est devenue une norme partenaire du BIM Loket.

Découvrez l’intégralité du site Revit Standards en cliquant ici.

https://www.forumstandaardisatie.nl/standaard/nlrs
https://www.bimloket.nl/nlrs

Analyse NIST des coûts faramineux d’une interopérabilité inadéquate dans le secteur américain des immobilisations

Cette étude du NIST historique, est un peu datée mais incontournable pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore. Elle met en lumière le coût gigantesque d’une interopérabilité inefficace dans le secteur des immobilisations mais s’applique bien entendu aussi à notre secteur de la maîtrise d’oeuvre et de la maîtrise d’ouvrage. Elle nous rappelle à quel point l’interopérabilité est importante et représente un enjeu pour tout le secteur de la construction.

Le National Institute of Standards and Technology, ou NIST, est une agence du département du Commerce des États-Unis. Son but est de promouvoir l’économie en développant des technologies, la métrologie et des standards de concert avec l’industrie.

Les technologies de l’information et le numérique ont transformé de nombreux aspects de notre vie quotidienne et ont révolutionné les secteurs de la fabrication et des services. Dans le secteur de la construction, les changements ont jusqu’à présent été moins radicaux. Cependant, l’utilisation des technologies de l’information, du BIM et du numérique offrent un potentiel de changement révolutionnaire dans l’efficacité avec laquelle les activités liées à la construction sont exécutées et la valeur qu’elles apportent aux intervenants du secteur de la construction.

La croissance exponentielle récente des capacités informatiques, réseau et sans fil, associées à des capacités plus puissantes des applications logicielles, a permis d’appliquer les technologies de l’information et nouveaux processus tels que le BIM à toutes les phases du cycle de vie du bâtiment / des installations, créant ainsi un potentiel de rationalisation des opérations historiquement fragmentées.

Les fabricants de hardware informatique, d’automobiles et d’avions ont pris les devants depuis bien longtemps afin d’améliorer l’intégration de la conception et de la fabrication, en exploitant au maximum ces technologies d’automatisation et l’utilisation de normes digitales pour remplacer le papier pour de nombreux types de documents. Malheureusement, même si les choses évoluent, le secteur de la construction n’a pas encore utilisé de manière large, le numérique aussi efficacement pour la conception, la construction et les processus de gestion et maintenance des bâtiments. Il persiste encore une utilisation généralisée du papier comme moyen de capture et d’échange des informations et données parmi les intervenants du projet.

Une interopérabilité inadéquate augmente le coût de la construction pour les intervenants du secteur et entraîne des occasions manquées qui pourraient créer des avantages importants pour le secteur de la construction et le grand public. L’absence de mesures quantitatives de la charge annuelle de coûts imposée par une interopérabilité inadéquate a cependant entravé les efforts pour promouvoir l’utilisation des technologies d’intégration et d’automatisation dans le secteur de la construction.

Pour répondre à ce besoin, le Laboratoire de recherche sur les bâtiments et les incendies et le Programme de technologie avancée à l’Institut National des Normes et Technologies (NIST) ont commandé une étude pour identifier et estimer les pertes d’efficacité dans l’industrie américaine des immobilisations résultant d’une interopérabilité inadéquate entre la CAO, l’ingénierie et les logiciels. Bien que l’objet de l’étude soit sur les immobilisations tels que les bâtiments commerciaux / institutionnels et installations industrielles, il bénéficiera aux principaux intervenants de l’acte de construire.

Interopérabilité inefficace, plus de 15,8 milliards de dollars par an !

Ce rapport, préparé pour le NIST par RTI International et The Logistic Management Institute, estime le coût d’une interopérabilité inadéquate dans l’industrie des immobilisations aux États-Unis à 15,8 milliards de dollars par an. les publics visés sont les propriétaires, les maîtres d’ouvrage, ainsi que les exploitants d’immobilisations, les professionnels de la conception, de la construction, de l’exploitation et l’entretien, et d’autres fournisseurs de services professionnels dans le secteur des immobilisations, et enfin le secteur public et les organismes de recherche du secteur privé engagés dans le développement de solutions d’interopérabilité.

Dans ce rapport, le standard IFC est bien entendu largement cité pour améliorer les problématiques d’interopérabilité.

Les informations contenues dans ce rapport permettent de sensibiliser aux problèmes liés à l’interopérabilité – à la fois les défis et opportunités qu’elles représentent – dans le secteur des immobilisations. Le rapport traite des questions de coûts en présentant à la fois des résultats quantitatifs et qualitatifs et l’identification d’importantes possibilités d’amélioration. Le rapport a également analysé les obstacles à une meilleure interopérabilité dans les secteurs des immobilisations et recommande des actions au NIST et à d’autres organisations pour remédier à ces barrières.

Téléchargez ce rapport du NIST en cliquant ici.

Haulotte s’élève dans le BIM avec BIMobject en mettant à disposition des objets paramétriques, renseignés et intelligents

Haulotte Group est l’un des leaders mondiaux des matériels d’élévation de personnes et de charges. Le groupe conçoit, construit et commercialise une large gamme de produits dont le cœur de gamme est la nacelle et le chariot télescopique.

Haulotte c’est une offre diversifiée de :

Numérique et BIM, un enjeu pour la construction et les Industriels tels que Haulotte

Haulotte, dont la satisfaction client est une priorité, a compris que les technologies numériques et le BIM jouaient un rôle important dans le secteur de la construction, le groupe a donc développé une bibliothèque d’objets BIM accessible depuis tous ses sites Web et le portail BIMobject®.

L’ensemble des acteurs de la construction peuvent désormais utiliser les objets BIM Haulotte dans leurs projets BIM.

Le choix a été fait avec BIMobject de développer ces objets au format d’Autodesk Revit (objets RFA), l’un des logiciels BIM les plus utilisés dans le domaine de l’Architecture, de l’Ingénierie et de la Construction, ainsi qu’en format openBIM IFC.

Haulotte se lance donc dans l’aventure du BIM dans le cadre de sa transformation digitale. Clément Viaouët, chef de produit chez Haulotte, déclare «En mettant à disposition des objets BIM de qualité, Haulotte démontre sa capacité à rester à la pointe des technologies numériques». Huit objets BIM sont actuellement en ligne, couvrant ainsi chaque famille produits Haulotte :

  • Nacelles articulées HA16 RTJ PRO/HA20 LE PRO (US : HA43 RTJ PRO/HA61 LE PRO)
  • Nacelle télescopique HT23 RTJ PRO (US : HT 132 RTJ PRO)
  • Nacelles ciseaux Compact 10DX/12 DX/Optimum 8 (US : Compact 2668 RT/3368 RT/Optimum 1931 AC)
  • Mât vertical Star 10 (US : Star 26 J)
  • Chariot télescopique HTL 4017 (US : HTL 9055)

Des objets intelligents et paramétriques

Au-delà de la modélisation 3D, les futurs utilisateurs de ces objets auront accès à un ensemble de caractéristiques techniques relatives aux machines, telles que la hauteur de travail, le déport ou la capacité maximum. Haulotte est garant de la fiabilité des informations associées à ses produits et effectue des mises à jour régulières. Les objets BIM Haulotte se comportent de la même manière que les machines sur le chantier, garantissant ainsi que la nacelle sélectionnée est conforme aux exigences en matière de sécurité et de productivité.

Les fichiers numériques sont légers pour une manipulation fluide et la modélisation en 3D respecte le design des machines Haulotte. Les fichiers de modélisation sont dotés de paramètres clairs et concis et indiquent également l’amplitude de mouvement possible. L’enveloppe de travail est définie de manière continue pour pouvoir déployer les nacelles et chariots dans toutes les configurations possibles.

Tous ces paramètres permettent aux architectes, ingénieurs et aux entreprises de construction de déterminer la machine la plus adaptée pour une tâche donnée.

Bravo à Haulotte pour cette initiative et à BIMobject pour la qualité et la beauté de ces objets.

Vous pouvez téléchargez les objets de Haulotte sur le site de BIMobject ici.

Site officiel du Groupe Haulotte ici.

Interview BIM Managers – Episode #24 Pierre Maréchal, Groupe COLAS

Les interviews BIM Managers reprennent en cet hiver 2019 et nous avons le plaisir de recevoir le BIM Manager d’un grand nom des travaux publics, le groupe Colas, Leader mondial de la construction et de l’entretien des infrastructures de transport, et son Expert reconnu principal Pierre Maréchal.

Bonjour Pierre, pourrais-tu stp te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours et ta formation ? Tu es atypique dans ce monde des TP car tu as une double formation qui a contribué à ta richesse et tes compétences pointues.

J’ai 39 ans, de formation ESTP, j’ai poursuivi mes études par une école d’architecture. J’ai donc connu les lames de rasoir et l’aquarelle. J’ai ensuite surtout travaillé sur les chantiers, en conduite de travaux à la Réunion, puis dans la 3D et enfin dans le BIM depuis 4 ans.

Quand t’es venue cette passion pour la 3D et aussi la visualisation qui est l’une de tes forces cachées ? Lors de tes études ou un peu plus tard ?

J’ai toujours été un peu gamer et geek, donc la 3D, ça remonte aux consoles 16 bits des années 90… J’ai surtout eu l’occasion de travailler aux début des années 2000 sur des logiciels CAO connus, avant de passer à 3ds Max puis à Revit.

Peux-tu nous présenter Colas en quelques mots car beaucoup de personnes pensent à tort que c’est uniquement une société spécialisée dans les travaux publics ?

Colas, qui vient de fêter ses 90 ans est un leader mondial de la construction, de l’entretien et de la maintenance des infrastructures de transport. Implanté dans plus de cinquante pays, il réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’international.
La Route représente 69% de l’activité du Groupe en 2018 mais le reste du chiffre d’affaires provient des matériaux de construction, des travaux ferroviaires, des réseaux…

Vous dépendez du Groupe Bouygues. Coordonnez-vous vos efforts aves les autres filiales Construction et TP ?

Nous sommes en effet en relation régulière avec nos homologues des diverses filiales du groupe Bouygues au travers de groupes de travail, d’évènements, de projets ou même de manière plus informelle.

Tu fais partie de la structure BIM by Co, mais qu’est-ce donc, combien êtes-vous et comment êtes-vous organisés ?

La cellule BIMbyCO, créée en 2016 par Maud Guizol, est en charge du déploiement du BIM pour toutes les filiales et métiers du groupe Colas. BIMbyCO est composé, pour le volet pilotage, de cinq personnes mais gère un réseau de plus de trente BIM référents, qui sont nos relais répartis dans le monde. Nous suivons via la formation et nos divers groupes de travail un sous-réseau BIM de plus de 1000 collaborateurs. Nos missions consistent tout d’abord à gérer le volet gouvernance du BIM avec la partie stratégie BIM, déploiement BIM, définition de nos processus et outils, et l’animation du réseau. Nous avons aussi un volet formation, comme la mise en place de MOOCs, une partie innovation avec l’ensemble des nouvelles technologies pluggables à un processus BIM.

Puis, côté projet, nous assurons un service d’assistance technique pour toutes nos filiales : une sorte de SOS BIM ou SAV BIM, selon les besoins. Nous sommes aussi amenés à produire en BIM de la modélisation au BIM Management. Enfin, notre valeur ajoutée est le volet Intégration de Solutions, c’est-à-dire l’ingénierie du BIM, comme nous avons pû l’appliquer sur le projet de dépollution et déconstruction de la raffinerie de Dunkerque.

Tu as commencé chez GTOI, filiale de Colas à la Réunion. Peut-on dire que le « BIM by Colas » est né à la Réunion et que vous étiez des pionniers ?

Le BIM chez Colas est né naturellement à la Réunion car notre filiale GTOI permet à tout l’écosystème du BTP de se côtoyer dans un même bâtiment : commerciaux, métreurs, chiffreurs, méthodes, ingénieurs structure, conducteurs de travaux et chefs de chantier. Et ce, dans l’ensemble des secteurs du BTP : bâtiment gros œuvre, corps d’états divers, routes, VRD, industrie, génie civil et grand projets.

Le BIM à la Réunion, c’était comment ?

La Réunion est un territoire géographiquement isolé mais connecté. La fédération FRBTP s’intéresse évidemment au sujet du BIM et les BET locaux font le déplacement à BIM World tous les ans.

Qui a impulsé le BIM chez Colas et pour quelles raisons et quels objectifs ?

Le BIM est né sous l’impulsion de la Direction Technique de Colas sur des sujets d’ingénierie structure menés par Maud Guizol. Tout le monde s’est rapidement rendu compte du spectre bien plus large que représente le BIM et des enjeux pour un grand groupe comme le nôtre. C’est ensuite tout le travail de Maud qui a su convaincre et fédérer pour créer cette structure transversale et essentielle dans un groupe décentralisé comme Colas.

Maud Guizol, COLAS

Vous êtes des Experts du BIM pour les infrastructures. En quoi est-ce radicalement différent du BIM Bâtiment ?

Le BIM pour les infrastructures mélange des ouvrages ponctuels (gare, pont…) dont les logiciels raisonnent en mode objet, et des ouvrages linéaires (routes, rails…), dont les logiciels raisonnent en axe (avec des profils et sections type). Ce sont donc des métiers très différents tout autant que la façon de modéliser.

L’interopérabilité et l’openBIM jouent un rôle d’autant plus important pour vous. Peux-tu nous expliquer pourquoi et comment ?

Pour les raisons précédentes et la multiplicité des logiciels, leur interopérabilité est indispensable pour mener un projet complet et s’assurer de la cohérence entre les intervenants. Aujourd’hui l’openBIM est la seule solution capable de nous faire tous communiquer.
Nous soutenons buildingSMART France et le projet MINnd et sommes donc très impatients d’avoir ces IFC 5 qui intégreront cette notion d’axe et l’ensemble des projets linéaires (ifcBridge, ifcRoad et ifcRail).

Vous avez aussi un rôle fédérateur et vous entrainez la filière toute entière au travers de formations et de COOC, ce qui est très positif et généreux. Comment est-ce organisé et déployé ?

Pour les COOC, nous avons été accompagnés par Factory Santelli, une agence de communication et nous avons profité de studios de tournage chez Bouygues. Nous avons 4 saisons de maturité croissante avec 7 épisodes chacune. A la fin de chaque maturité, il est nécessaire de valider ses acquis par un quiz. Ils sont accessibles à l’ensemble du Groupe en français et en anglais, sur la plateforme digitale de formation en ligne Colas Campus. Pour les autres formations, nous accompagnons les filiales au cas par cas.

Quel est ton rôle au quotidien ? As-tu une équipe ?

Notre cellule est composée de peu de personnes, donc en plus d’avoir chacun un background métier (chantier, BE…), nous sommes tous un peu couteau suisse du BIM. Mon rôle est ainsi assez varié : en charge du déploiement sur certaines zones ou encore de l’innovation liée au BIM, je travaille par ailleurs sur de l’assistance technique aux projets, du BIM management ou encore de la production de maquettes. Je participe également à divers groupes de travail interne et à MINnd.

Vous êtes les vainqueurs d’un BIM d’argent et d’un BIM d’or déjà. Quelle reconnaissance ! Peux-tu nous parler de ces deux grands succès et nous dire ce que cela a changé pour vous ?

Le BIM d’argent dans la catégorie bâtiment supérieurs à 40000 m² a été décerné au Pôle Sanitaire de l’Ouest à la Réunion, sur lequel notamment l’avancement des coulages béton a été suivi de manière hebdomadaire grâce à la maquette BIM. Cela est très utile pour commander le béton sur des grandes dalles avec forme de pente. Cela a été très certainement une victoire interne qui nous a permis de convaincre les équipes d’exploitation qui peuvent être assez réfractaires au changement.

Le BIM d’or a primé un projet très particulier sur la déconstruction et dépollution d’une raffinerie à Dunkerque. Ce projet nous a confortés sur l’approche que nous devons avoir par rapport au BIM : apporter de la transparence à nos projets. Ces deux prix ont été très importants pour toute notre équipe car au-delà de la reconnaissance de nos métiers, cela nous permet d’accélérer la transformation digitale liée au BIM au sein de Colas.

Le BIM d’or pour la dépollution du site de Dunkerque est notamment exemplaire et impressionnant. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?

C’est un projet unique (malheureusement pour l’instant) : l’équivalent en tonnage d’acier de 4 tours Eiffel à déconstruire et un site de 95 hectares à dépolluer en moins de 4 ans. Nous avons donc eu un gros travail de sélection de vieux plans, de modélisation de l’existant (notamment avec l’IA de modélisation automatique de WiseBIM). Nous avons innové en utilisant Dynamo pour modéliser la répartition de la pollution dans le sous-sol : l’interpolation des sondages.
Tous les habitants de Dunkerque ont aussi la possibilité de suivre de manière hebdomadaire l’avancement de la déconstruction sur la maquette superstructure :
http://srd.jumeaunumeriquebim.com/html/pai#/, ce qui illustre au mieux la baseline de Colas Environnement, maître d’ouvrage du projet : « Dépolluer en toute transparence ».

Sur quelles technologies basez-vous principalement vos workflows BIM ?

Ces technologies et workflows sont pour l’instant assez hétérogènes de par la pluralité de nos métiers et une normalisation en pleine écriture.
Pour ma part, j’apprécie démarrer d’une acquisition en nuage de points, une modélisation en Revit, Dynamo pour automatiser, Twinmotion pour le phasage, les rendus et la VR et BIM 360 pour collaborer.

Dynamo, outil de programmation visuelle semble jouer un rôle clé chez COLAS. Peux-tu nous dire pourquoi ?

Entre autre, cela nous a permis de faire rencontrer les deux mondes de la modélisation en mode objets et en mode linéaire, et de positionner concrètement des objets le long d’un axe, comme sur un pont. Et pour le projet de Dunkerque, nous avons créé un outil qui nous permet d’amener le BIM dans la filière du SSP, les sites et sols pollués (cf. class AU19 – CI320781 – Revit Dynamo and AI for the deconstruction of a refinery site https://www.autodesk.com/autodesk-university/class/Revit-Dynamo-and-AI-decontamination-refinery-site-2019).

Vous êtes aussi des Experts de la RV/RA. Vous l’utilisez notamment en combinaison avec vos produits pour la route innovants comme les enrobés lumineux. Peux-tu nous expliquer votre démarche ?

Notre solution de marquage dynamique lumineux, appelée Flowell, n’est pas une technologie évidente à décrire avec des mots. Si je vous fais tester nos simulations de modularité routière en VR, vous allez non seulement comprendre et adorer mais cela permet surtout de se projeter et de perfectionner le fonctionnement réel d’un tel dispositif, très sensoriel. Preuve en est, un récent partenariat entre Colas et SideWalkLab (filiale d’Alphabet, maison-mère de Google) pour le projet de SmartCity à Toronto mais également un nouveau site test à Paris La Défense en 2020.

Tu as su garder ta compétence en visualisation et c’est un vrai plus. En quoi cela est-il un différenciateur selon toi ?

J’ai toujours eu le goût d’explorer des softs qui permettent d’aller assez loin, à l’époque 3DS/Vray/Photoshop maintenant Revit/Dynamo et Unity.
Lorsque l’on parle d’un projet de construction, on a besoin de le visualiser soit en images, soit en vidéo, idéalement phasé. Et ce qui était long et coûteux il y a quelques années ne l’est plus. D’une part, cela est très satisfaisant et valorisant pour tous les projeteurs, et grâce à cette meilleure compréhension de nos clients, cela améliore les prises d’affaires. D’autre part, nos métiers attireront plus de talents en se modernisant et en se digitalisant.

Quel est ta vision de ce qui se passe autour du BIM en France et des initiatives gouvernementales ?

Les initiatives telles que le Plan BIM 2022 ne sont pas négligeables, même si je regrette qu’il n’y ait pas d’obligation BIM sur certains types de projets. Le tragique incident de Notre-Dame devrait pourtant interpeller sur la nécessité d’un jumeau numérique de notre patrimoine bâti et du territoire. Colas a d’ailleurs signé un partenariat pour être acteur dans la Smart Région Ile-de-France. Il y a aussi un manque crucial de formation sur le BIM en général et sur la prise en main des logiciels.

Après un BIM d’or et un BIM d’argent, une reconnaissance incontestable du marché, quels sont vos prochains grands défis technologiques ?

Notre prochain défi est de rendre plus accessibles les données invisibles du sous-sol, notamment grâce à un partenariat avec WiseBIM, spécialiste de l’intelligence artificielle pour le BIM. Nous travaillons également sur la RA avec des partenaires comme Syslor et BIMmyProject/HoloBIM. Ces initiatives vont répondre au défi de taille que nous nous sommes fixés pour 2020, à savoir passer du BIM au CIM.

Dépollution du site de la raffinerie de Dunkerque – COLAS

Quelles sont tes passions à titre personnel et comment sont-elles liées avec ton quotidien de challenge ?

A titre personnel et sans aucun rapport, je suis passionné de kitesurf, ce qui, je le concède, est plus compliqué à pratiquer depuis la région parisienne… La contrepartie positive est que je peux désormais profiter de la riche activité culturelle de Paris et spécialement de l’architecture, que j’affectionne.

Connais-tu ABCD Blog et quels seraient tes suggestions d’amélioration ?

Je connais ABCD Blog depuis que j’ai entendu le mot BIM, je suis donc très honoré de cette interview et t’en remercie. Je le lis régulièrement et c’est toujours une grande source d’information, notamment pour savoir ce qu’il se passe dans les pays voisins et découvrir de nouveaux projets.

Cher Pierre, un grand merci et bonne route – si j’ose dire – vers le BIM ! Une route illuminée jusqu’à présent.

Observatoire d’appels d’offres de la commande publique en Espagne, l’obligation du BIM progresse fortement !

L’observatoire des appels d’offres BIM du Groupe es.BIM en charge du développement de la stratégie BIM en Espagne a été créé en mai 2017 avec pour objectif de monitorer et d’analyser l’intégration d’obligations BIM dans les appels d’offres publics, tant quantitativement que qualitativement. Ils ont à ce jour publié plus de sept rapports et le dernier en date s’appuie sur l’analyse de plus de 517 appels d’offres publics intégrant cette obligation depuis 2017 jusqu’à maintenant, soit un total cumulé de 1 532,7 millions d’euros.

Évolution dans le temps

Les données analysées montrent qu’au premier semestre 2019, le nombre total des offres publiées est proche du total de l’année 2018, soit 195 contre 216 respectivement, ce qui signifie 38% du total publié à ce jour. Ces offres publiées en 2019 représentent un investissement total de 843,3 millions d’euros, une valeur qui double presque l’investissement total de 2018 (424,81 millions €). Il faut préciser que cette valeur élevée est due à la publication d’un grand nombre d’appels d’offres concernant l’exécution de travaux qui ont des valeurs de contrat estimées supérieures à d’autres phases.

En termes de leadership des régions, c’est la Catalogne (41%) qui mène la danse du BIM, puis la Communauté Valencienne (13%), Madrid et l’Andalousie (tous deux avec 9%).

En termes de maturité BIM, les offres publiques sont analysées en fonctions des requis BIM basés sur des indicateurs qualitatif pré-établis et l’enregistrement de l’obligation ou non, dans le cahier des charges. Ces indicateurs sont les suivants :

Types de livrables BIM entre autres :

  • S’il y a utilisation ou demande de livraison de formats ouverts dits openBIM de type IFC ou COBie
  • Si la réalisation nécessite un plan d’exécution BIM
  • Si l’intégration de personnel spécialisé dans l’équipe est requis
  • S’il existe une référence à une norme existante, soit nationale ou internationale
  • si l’utilisation d’un système de classification est requise
  • Si les exigences des informations clients sont définies
  • Et si nécessaire, contrôler expressément la qualité du modèle BIM

Parmi les résultats de ces indicateurs, la définition des produits livrables du BIM par rapport aux utilisations est illustrée ci-dessous :
65% des offres publiées avec une obligation BIM définissent certains livrables BIM, tandis que 51% définiraient une utilisation.
La nécessité d’utiliser des formats ouverts est également remarquable (45%).

Le secteur du bâtiment a augmenté progressivement le nombre d’offres publié depuis début 2017. Par rapport à l’infrastructure et sur le total accumulés, la construction représente 72% (372 des offres) contre 28% pour les infrastructures.

Le secteur des infrastructures a considérablement augmenté le nombre d’offres publiées depuis début 2017, avec un total de 142 et un investissement de
394 millions d’euros, et si l’on rapporte le nombre d’appels d’offres publics avec les obligations BIM publiées dans le secteur des infrastructures avec celles de la construction, actuellement un sur trois correspond au secteur des infrastructures.

Découvrez l’observatoire complet en cliquant ici.

Rapport BSI – De l’importance de la digitalisation des entreprises de construction pour être concurrentiel !

L’organisation Internationale de certification Britannique BSI vient de mettre à disposition un nouveau rapport destiné à aider les entreprises à gérer leur transformation numérique sereinement.

Réaliser une véritable transformation numérique dans le secteur du BTP représente un véritable défi selon BSI. Entre les besoins d’adaptations aux standard du marché, les problématiques d’urbanisation et de développement durable, les entreprises doivent faire des choix et définir des priorités tout en se modernisant en même temps. Dilemne difficile !

L’accélération de la digitalisation, aussi connue sous le nom d’Industrie 4.0, rend l’évolution du secteur du BTP d’autant plus importante et cruciale. Centrée essentiellement sur la collaboration et l’automatisation de la création et la gestion de l’information, cette vague de transformation numérique déplace les actifs physiques des structures statiques vers des écosystèmes connectés. Le Big Data, l’Internet des Objets, et le BIM (Building Information Modeling) permettent d’améliorer la conception, la construction et la gestion et la maintenance des bâtiments, tout en prenant en charge la communication entre les machines, ainsi qu’entre les hommes et les machines.

Cependant, cette étude intéressante sur la transformation numérique de BSI révèle aussi que 32% des professionnels de la construction se sentent mal préparés et en retard dans la mise en œuvre des normes de transformation numérique en 2019. Par ailleurs, seulement 12% des entreprises de construction (certainement les majors) se considèrent comme des leaders dans leur domaine en termes de stratégies de transformation numérique. Bien que les entreprises de construction aient beaucoup progressé, ce manque de confiance ralentit les autres acteurs du secteur dans leur modernisation, et par conséquent les empèche de fournir de meilleurs services à leurs clients. Dans des marchés aussi fragmentés que les nôtres, cela représente un problème, sachant que les TPE et PME représentent 80 à 90% du marché total des entreprises. Cela représente un véritable risque puisque si l’ensemble du secteur ne suit pas, l’écosystème global en souffrira.

81% des organisations ont investi, sont en train, ou ont l’intention d’investir dans le BIM au cours des 12 prochains mois et 44% ont investi dans le cloud computing.

Les trois principaux obstacles à la mise en œuvre de stratégies de transformation numérique sont :
– Les limitations budgétaires
– Surmonter les idées préconçues et mentalités des équipes internes
– Manque d’expertise externe / connaissance

Le BIM, clé de voûte essentielle de la transformation numérique dans l’environnement bâti, permet aux entreprises de construction de créer des environnements collaboratifs pour toutes les phases du projet, facilitant ainsi la collaboration pour relever les défis, améliorer la confiance et augmenter la rentabilité des projets. Il a également été constaté que le BIM réduisait les retards – en fait, une étude de BSI a montré que l’utilisation de processus BIM avait permis de gagner en moyenne 15% de temps de travail par projet.

Pour les entreprises cherchant à acquérir un avantage concurrentiel, à réduire leurs dépenses, à travailler plus efficacement et à accroître leur résilience, les normes contribueront sans aucun doute à soutenir une stratégie de transformation numérique. La norme ISO 19650 fournira un cadre permettant au secteur de travailler de manière efficace et efficiente et de respecter les normes les plus strictes.

Ce rapport inclut les résultats d’une enquête menée par plus de 100 professionnels de l’environnement bâti, ainsi que des informations exclusives émanant de personnalités influentes du secteur au Royaume-Uni, notamment :

  • Alex Lubbock (responsable de la construction numérique, ministère des finances et du cabinet du gouvernement Brittanique)
  • Gary Pattison (Expert technique en certification pour le BIM et la construction numérique, BSI)
  • Dan Rossiter (chef de secteur, BSI)

Téléchargez et découvrez ce rapport passionnant de BSI sur la transformation numérique de BSI en cliquant ici.

La Fédération CINOV reprend la route et vous invite à Clermont-Ferrand le 27 novembre pour parler retour d’expérience BIM. Autodesk partenaire de l’évènement !

Pour mieux comprendre l’intérêt et les enjeux du BIM, la Fédération CINOV a lancé depuis plus de 11 mois maintenant un REX BIM Tour où BET, Architectes, entreprises et maîtrise d’ouvrage viennent s’exprimer et présenter leurs expériences, succès, difficultés parfois mais surtout retour sur investissement de leurs projets réalisés en processus BIM. Cette démarche a pour objectifs de démystifier, simplifier et confronter les approches à toutes les étapes du projet, de la conception à la gestion et maintenance.

La prochaine étape se déroule dans moins de deux semaines à Clermont-Ferrand, l’une des patries du numérique qui a vu naître des références du numériques, impliquées au plus haut niveau dans cette transition comme Gilles Charbonnel, Président d’ADN Construction, Julien Mercier, Vice-Président Innovation et Prospective à CINOV, Bruno Slama, PDG et fondateur de BBS Slama ayant créé Clima Win, Stéphane Bernard, PDG d’Attic+, l’une des solutions de référence pour les économistes de la construction, et bien d’autres encore.

La Société Autodesk, Partenaire CINOVACTION et impliquée dans la transition digitale est aussi partenaire de ce REX BIM Tour car elle considère que c’est au travers de ce type d’initiatives que le BIM pourra prendre racine et se développer en France.

Le prochain REX BIM Tour se déroulera le 27 novembre 2019 prochain à Clermont-Ferrand de 13H30 à 17H35 à l’hôtel de Région.

Au programme de cette demie journée :

Pour vous inscrire gratuitement à cet évènement, cliquez ici.