Interview « les Clés du BIM et du numérique » avec Sylvain Wietrzniak, Directeur d’ACTH, Experts historiques de la transition numérique par le BIM !

Dans la série des interviews clés du BIM, nous avons la chance de recevoir cette semaine une société historiquement reconnue dans l’expertise du BIM et de la CAO, ACTH, avec Sylvain WIETRZNIAK, son Directeur, une personnalité incontournable et reconnue du BIM en France.

Bonjour Sylvain, pourriez-vous svp vous présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Bonjour, je m’appelle Sylvain Wietrzniak, je suis architecte DPLG et directeur de l’entreprise ACTH depuis 1995.

Pourriez-vous nous présenter ACTH et nous parler de son histoire et son évolution dans le temps ?

ACTH (le nom d’une hormone de croissance) a été créée en 1990 par Roland Lévy, architecte et docteur en informatique.

A l’origine, il s’agissait de faire comprendre, déployer, et de permettre aux agences d’architecture de pouvoir utiliser les nouveaux outils, appelés DAO (Dessin Assisté par Ordinateur).

Comme la plupart des entreprises de l’époque, nous avons développé des services de formation et d’organisation de la production autour des logiciels, que nous diffusions par ailleurs.

Notre orientation de départ était, la transmission des nouvelles méthodes et la volonté de faire avancer la profession autour de ces outils.

Nous avons réalisé notre 1ere formation Autodesk Revit en 2007.

Quant à moi, j’ai suivi mon cursus à l’école d’architecture de Paris-La-Villette et j’ai rejoint ACTH dès mon retour du Canada où j’avais réalisé une année en architecture du paysage.

D’ailleurs, Sylvain, qu’est-ce qui vous a amené vers les nouvelles technologies ? Une passion ?

Oui et non, lorsque j’ai démarré mes études, je devais travailler en parallèle, et pour cela je me suis formé sur AutoCAD avec l’association ADIG.

Très peu nombreux sur ce marché, nous étions très bien payés ! J’ai commencé dessinateur en CAO-DAO, puis très vite je suis devenu CAD Manager dans les agences qui étaient à l’avant-garde des technologies.

Quels sont dorénavant vos secteurs d’expertise et les services que vous proposez ?

ACTH est expert dans la transition numérique par le BIM.

Nous développons du Conseil (BIM, CIM, GED, Plateforme et transition numérique), de la formation et de l’accompagnement.

Nous sommes spécialisés dans le conseil dans le cadre de la transition numérique pour les données du patrimoine (en étude, en réalisation et en gestion/exploitation).

Nous avons préservé cette volonté de faire avancer les métiers, et dans la continuité, nous poursuivons l’enseignement et la transmission.

Le modèle d’enseignement évolue, aussi nous proposons des missions très proches de l’accompagnement « on the job » et utilisons le numérique en permanence.

Cela nous permet aussi de diffuser les bonnes pratiques de gestion de projet en numérique.

Combien de personnes avez-vous dans votre structure ? Et comment êtes-vous organisés et quels rôles clés y-a-t-il ?

Nous sommes très peu, uniquement 6 personnes de façon fixe, avec un haut niveau d’expertise. Parallèlement, nous travaillons avec un réseau de partenaires et de consultants experts que nous structurons pour les projets. C’est un écosystème de proximité de 20 personnes. Pour les missions transverses (BIM, PLM, gestion des données, etc.) nous sommes partenaires avec des entreprises souvent de grosse taille.

Etes-vous essentiellement AMO et formateurs, ou accompagnez-vous le changement de manière globale ?

Les deux. Nos missions vont de l’analyse stratégique à l’opérationnel. Nous analysons, préconisons (stratégie) puis nous accompagnons (tactique) la réalisation la transformation (opérationnelle).

Notre histoire et notre implication dans les structures de formation reste une pierre angulaire de notre méthode. Les missions de conseil de type AMO ont fait considérablement évoluer nos activités et nous supportons maintenant les équipes de production ou de management des projets. Cette double pratique nous permet d’aborder la transformation de manière globale. Nous sommes toujours dans une logique d’autonomie de nos clients, en bref notre volonté est de les rendre opérationnels et autonomes.

Sylvie Desmarest, Responsable Commerciale &Sylvain Wietrzniak, Directeur – Salon EnerJmeeting 2020

Les technologies Autodesk BIM jouent-elles un rôle clé pour votre activité ?

Bien-entendu, historiquement nous avons été revendeurs des solutions Autodesk et nous avons même été le 1er des revendeurs sur les applications métier de l’AEC avec AutoCAD architecture. Notre stratégie d’entreprise nous a conduit vers le conseil et l’abandon de la vente de logiciel. Lorsque l’évolution vers le BIM est devenue notre activité principale, les outils Autodesk de par leur pertinence se sont imposés.

Notre activité de formation nous a conduit naturellement à devenir Autodesk Training Center (ATC), Autodesk Authorized Academic Partner (AAP) et Certiport Authorized Testing Center.

La maitrise des technologies et des outils Autodesk a toujours été un élément très signifiant dans les demandes de nos clients, cette connaissance des outils, est bien-entendu indispensable mais pas suffisante dans nos missions. Nous sommes avant tout “métier” c’est-à-dire que les outils ne sont pas tout !

Mais quels sont vos éléments différentiateurs par rapport aux autres acteurs du marché ?

Clairement, plusieurs axes nous détachent dans ce marché :

  • Notre vision, transverse autour de la gestion des outils et des moyens
  • Notre capacité à définir, animer et transmettre les nouveaux usages
  • Notre couverture du marché qui s’adresse à toute la chaîne du métier : MOA, AMO, MOE, Entreprise, privé ou public
  • Nos missions s’adressent à l’ensemble des services, des directions stratégiques jusqu’aux producteurs

Adressez-vous essentiellement les Grands Comptes ou aussi les TPE-PMEs ?

Oui absolument, nous avons toujours voulu conserver la qualité d’adaptation des « petits » et l’organisation et la structuration des « grands ».

Même si vos parcours sont plutôt à l’origine autour de l’architecture, êtes-vous aussi présents dans les domaines de l’ingénierie et de l’infrastructure ?

Oui tout à fait, le BIM, qui n’est que la traduction d’une saine gestion des données des projets nous permet d’être présents chez de nombreux acteurs. Nous assurons des missions auprès des MOE en architecture, en ingénierie du bâtiment et de l’infrastructure, mais aussi auprès des MOA. Il y a celles qui font construire des bâtiments ou des infrastructures et celles qui gèrent et maintiennent en condition opérationnelle des logements, des usines ou des ouvrages. Notre expérience s’appuie entre autres sur l’expertise et l’expérience que nous avons acquises entre autres auprès de notre client la Société du Grand Paris.

Centre d’exploitation Champigny sur Marne – MOA : Société du Grand Paris / Architectes : Richez associés

Vous avez de belles références comme l’AMO autour de la SGP, pourriez-vous nous en dire un peu plus et nous parler des autres projets ou vous avez été impliqués et qui vous tiennent à cœur ?

Nous avons à cœur de permettre la mise en place d’une logique de « continuité numérique du territoire à l’équipement »©. Notre approche est éthique, toujours « collaborative et contributive ». Nous croyons fortement à la transition numérique raisonnée©.

Que cela soit pour, Architecture Studio, Habitat en Région, les Eaux de Paris, SIA Habitat, ou bien d’autres, nous veillons toujours lors de nos accompagnements à mettre en œuvre des dispositifs et des moyens qui ne laissent personne en marge.

Quelle est la difficulté quand on travaille sur ce type de projet aussi emblématiques ?

Être à sa place, démontrer aux acteurs et aux clients que nos interventions sont efficaces immédiatement pour leurs missions, contribuer réellement à une bonne gestion des projets en utilisant les technologies pour ce qu’elles sont, c’est des dire des outils et des moyens au service de la réalisation des projets.

Ne pas vendre du rêve, c’est à dire expliquer les difficultés et mettre en place les dispositifs pour les franchir.

Selon vous, est-ce la maîtrise d’ouvrage qui pousse à aller vers le BIM actuellement ? Ou autre ?

Actuellement, nous sommes dans une phase décrite par le cycle de Hype de Gartners qui concerne l’adoption et la « désirabilité » d’une nouvelle technologie, même si cela n’est pas si simple.

Les promesses de cette nouvelle technologie commencent à s’émousser, et l’’espoir faiblit en provoquant des déceptions malgré les réussites. Les 1ers acteurs MOE qui étaient leaders ont fait leurs premières expériences. Les MOA et leur AMO sont maintenant convaincus et commencent à être moteurs. En effet, ils ont compris leurs propres avantages, mais pour autant, tout comme pour les MOE, il faut le mettre en place.

Diriez-vous que le marché français est avancé en BIM ?

Oui, depuis l’étude réalisée pour le PTNB en 2017, les choses ont considérablement avancé. Les projets sortent de terre, avec leurs réussites mais aussi avec leurs déceptions. Des titres ont été créés par le RNCP. Les acteurs se mettent en ordre de bataille, mais nous sommes un pays où le conflit est fréquent et la collaboration n’est pas toujours de mise.

Quels sont selon vous les freins au développement du BIM en France ?

Les freins principaux sont les répartitions des marchés, la structuration des entreprises, le manque de compétences, les technologies.

Grâce à la loi MOP de 1985 qui a normalisé les contrats et les responsabilités, chacun a su s’organiser. Sans la remettre en cause, il faudrait peut-être la faire évoluer pour qu’elle puisse mieux intégrer les principes de collaboration. C’est déjà le cas avec les Conception/Réalisation, les CREM et autres exceptions.

La structure des entreprises évolue vers les regroupements et l’émergence de nouveaux acteurs.

Les organismes de formation professionnelle mettent en place des parcours adaptés comme nous.

Les nouveaux titres du RNCP sont pertinents, même s’ils doivent encore s’enrichir.

Les technologies et principalement les openBIM et standards tels que l’IFC sont matures, et j’en profite pour saluer l’investissement d’Autodesk dans cette voie ouverte.

Développez-vous aussi des applications spécifiques pour vos clients ?

Non absolument pas, nous nous appuyons sur les outils existants comme Dynamo pour aider nos clients, soit à automatiser leur production, soit à améliorer leur conception.

Couvrez-vous le cycle de vie globale d’un projet ou uniquement certaines parties ?

Presque, nous n’avons pas encore travaillé sur la problématique des maquettes de déconstruction.

L’exploitation et la maintenance sont-ils un segment que vous développez ?

Oui, bien-entendu, nous sommes présents auprès de grands acteurs du tertiaire depuis les années 2000. Le sujet a toujours été d’actualité, que cela soit pour l’exploitation de leurs plans avec AutoCAD ou maintenant en BIM, d’autant plus que les systèmes GTB, GTC, GMAO ou les ERP d’exploitation/maintenance nécessitent une vision d’hyper-gestion.

Certains ont défini le concept de BOS© (Building Opérating Système) ce qui nous semble très pertinent mais cela pose encore quelques problématiques.

Quel rôle joue l’interopérabilité dans un processus BIM et que faites-vous pour sensibiliser et accompagner les acteurs ?

La question d’interopérabilité n’est pas nouvelle. Il s’agit d’être en accord sur les données communes entre acteurs. Depuis l’origine, ils s’accordent sur des communs du projet (les nomenclatures, les cohérences géométriques 2D, les superpositions, le formatage). Aussi, nous mettons toujours en place un apprentissage et une sensibilisation à la coopération entre acteurs pour des données cohérentes.

Couvrez-vous TIM, CIM et BIM ?

TIM, encore un nouveau concept, la réponse est oui pour les trois, car notre pratique, autour de la « continuité numérique du territoire à l’équipement© », produit la démarche que nous déployons entre autres à la Société du Grand Paris depuis 2014.

Sylvain, vous êtes depuis longtemps dans les nouvelles technologies. Que de chemin. Comment interprétez-vous les évolutions de ces 30 dernières années et quelles leçons peut-on en tirer pour l’avenir ?

J’ai la chance d’avoir mis mes pas dans ceux de Roland Levy qui travaillait sur le langage objet dans les années 1985, il est le fondateur d’ACTH, quel plaisir de voir les acteurs converger dans cette direction.

J’ai encore quelques années devant moi, aussi nous contribuons actuellement à une évolution vers une Industrie du bâtiment 4.0

D’ailleurs, en France, les autorités en charge de la numérisation du secteur font-elles selon vous ce qu’il faut pour que tout le monde doit prêt en 2020 ?

Pour moi, la réponse ne doit pas venir uniquement des autorités, même si elles sont incitatives. Les opérateurs privés ont leur mot à dire et à faire. Sans reprendre le vocabulaire de la « startUP Nation » nous avons en France de très belles réussites industrielles et intellectuelles et cela depuis fort longtemps, il n’y a aucune raison pour que cela ne continue pas.

Faudrait-il faire quelque chose de plus ou différemment ?

Je pense que les politiques permettent de formaliser un cap et de déclencher des actions, voire des obligations.

Les obligations sont souvent un moteur pour avancer ou se contraindre.

ACTH a toujours considéré que la recherche et les nouveautés étaient un progrès si l’humain en profitait. Cela nécessite d’avoir toujours une grande compréhension des enjeux et des forces, à notre échelle, intégrer ces technologies est une obligation.

Forme-t-on bien au paradigme du BIM selon vous dans les écoles et universités, d’architecture et d’ingénierie ?

La réponse est simple, les cursus doubles, architectes et ingénieurs sont de plus en plus fréquents, c’est un signe très positif.

Plus concrètement, quels types de formations, suivi, accompagnement proposez-vous chez ACTH ?

Nous formons aux outils de conception, à l’organisation du projet dans un cadre numérique (PMO), et plus généralement auprès de tous les acteurs selon leur spécificités métiers (MOA, MOE, Entreprise, Maintenance, Responsable de Patrimoine, etc.).

Nos parcours vont de l’initiation au perfectionnement pour les modeleurs, les coordinateurs ou le BIM Management.

Il est nécessaire d’intégrer nos stagiaires dans le processus plus large de la gestion des données et de la transformation numérique.

Aussi nous avons développé nos axes d’intervention autour de « chantiers BIM » qui traversent l’ensemble des sujets pour les projets ou des entreprises. (BIM-DSI, BIM-RH, BIM-QSE, BIM-Production, BIM-Méthodes, etc.)

La notion de Chantier fait référence à notre vision opérationnelle qui décrit un objectif, des indicateurs de réussite, et son atteinte au travers, de moyens, de livrables, d’une maitrise des coûts et des plannings.

Comment un professionnel peut-il vous contacter s’il veut en savoir plus ou s’intégrer vos formations ?

Auprès de notre service commercial bien sûr ! Rien ne remplacera jamais un échange.

Il peut trouver nos coordonnées et se renseigner via nos pages Linkedin et via notre site internet.

LinkedIn
Téléphone : 01 43 26 23 21
Site web : https://www.acth.fr/
E-mail : info@acth.fr

Connaissiez-vous ABCD Blog ? Est-ce un site utile pour le BIM et le numérique en France ?

Oui, je le connais et je le suis depuis sa création ! nous le préconisons systématiquement comme faisant partie des éléments d’informations nécessaires.

Sylvain, un grand merci pour votre temps et ce récit passionnant. Nous vous souhaitons beaucoup de succès dans cette digitalisation de la France.

Playtime Architecture donne naissance à un bel édifice en BIM sur l’Ile-Saint-Denis

Cela se passe au cœur d’un écoquartier fluvial sur l’Ile-Saint-Denis… Un élégant immeuble de 32 logements s’élève dans sa livrée grise . Les livraisons sont en cours, ainsi que les dernières finitions. Il ne manque plus que la vegétation et ses occupants.
Il est la belle oeuvre de Playtime Architecture, l’agence de Laurent Mayoud et Nils Degrémont basés à Lyon mais qui sévissent positivement partout en France. Ce bel édifice a été conçu, déjà par des âmes de créatifs, et aussi en BIM avec Autodesk Revit.

© Playtime Architecture 2020

www.playtimearchitecture.com

Complexité des finitions au milieu des travaux d’aménagements de la zac (projet Inuit pour le paysage, Philippon-Kalt pour l’urbanisme). Signal de l’angle sud ouest, les jardins d’hiver/ loggias en lumon permettent d’apporter une profondeur à la façade et des espaces généreux exploitables en toute saison. On espère que des plantations viendront déborder et envahir ces espaces intermédiaires. La précision de la serrurerie apporte en liaison avec la lasure plus brute du béton un aspect qualitatif important..et la soubassement en bois sombre va permettre la liaison qui nous est chère et l’intégration par la nuance avec les végétations ripisylves du projet paysager, pour créer un fondu et absorber le socle dans le sol. Comme toujours l’interface compliquée entre maçonnerie et second oeuvre ultra précis demande réflexions, anticipations avec des tolérances parfois impossibles à gérer qui nous donnent envie de ne plus travailler avec le béton…mais c’est une épreuve à anticiper et l’expérience aidant permet d’anticiper.
Les images du concours sont visibles ICI sur le site de Playtime. Les nacos ont été abandonnés pour limiter les risques de dysfonctionnement et de coût. Les Lumons apportent de plus une clarté exceptionnelle.

© Playtime Architecture 2020

BRAVO aux Equipes de Playtime et heureux que ce bâtiment ait pris vie grâce à Revit et kudos à Nils 🙂

Airbnb lance Backyard, une nouvelle manière de construire et de partager les habitations et recrute ses futurs talents !

Le monde de la construction est en pleine ébullition et des acteurs comme Airbnb et d’autres sont en train de littéralement disrupter ce secteur. Pour preuve, cette initiative que lance le leader du partage d’habitations.
Backyard est une initiative visant à créer de nouveaux modes de construction et de partage des habitations. Une approche qui a pour ambition de réaliser une conception plus humaniste, tournée vers l’avenir et soucieuse des déperditions que provoque ce secteur. Elle a pour but d’analyser comment les bâtiments pourraient utiliser des techniques de fabrication sophistiquées, des technologies de maison intelligente et une vaste vision de la communauté Airbnb pour répondre de manière posée et profonde aux besoins des propriétaires ou des occupants qui évoluent au fil du temps.

Samara by Airbnb

Airbnb avait déjà défié les idées reçues et lancé une nouvelle approche en aidant les personnes à détecter les espaces sous-utilisés, tels que des chambre d’amis ou une cabane dans les arbres, jusqu’à un appartement inutilisé pendant l’absence de ses occupants et ils en ont créé une communauté qui connecte les gens du monde entier. Backyard utilise la même approche sur laquelle Airbnb était basée – le potentiel de l’espace – et l’applique plus largement à l’architecture et à la construction.

Après avoir étudié le secteur de la construction à la recherche de solutions pratiques, ils ont conclu qu’il était nécessaire de repartir d’une page blanche et d’être holistiques s’ils veulent vraiment réinventer la conception des habitations. C’est à la fois les sujets de la conception, de l’architecture, de l’urbanisme, de l’impact social, du développement durable ou encore de la fabrication qui doivent être abordés.

Avec plus de 13000 bâtiments à construire chaque jour, pour répondre aux besoins des futurs habitants de la planète, le défi du secteur de la construction est immense. Aux États-Unis seulement, ce sont en moyenne plus de 3 300 nouveaux logements chaque jour qui sont construits, avec tout l’impact environnemental que cela représente.

Impliqué sociétalement et voulant faire changer cette situation, Airbnb recrute donc activement des penseurs audacieux pour se joindre à cet effort. Leurs équipes éclectiques comprennent des designers industriels, des designers d’interaction, des architectes, des roboticiens, des ingénieurs en mécanique, des spécialistes des matériaux et des experts en politiques, tous travaillant à faire de Backyard une réalité.

Backyard représente un effort pour concevoir et prototyper de nouvelles façons de construire et de partager des maisons, selon un communiqué de presse, la première vague d’unités de test devenant publique en 2019. En clair, cela signifie qu’Airbnb prévoit de distribuer des bâtiments prototypes cette année.

Le nom «Backyard» pourrait laisser penser qu’Airbnb veuille juste construire des unités de logement additionnelles (ADU), ces petits chalets qui se trouvent derrière de grandes maisons de banlieue et qui sont souvent loués sur Airbnb, mais ce n’est apparemment pas l’intention de leur PDG.

Des petites habitations préfabriquées pourraient figurer sur leur feuille de route, mais les matériaux de construction écologiques, les maisons autonomes et les complexes à logements multiples le sont également.

Backyard étudie comment les bâtiments pourraient utiliser des techniques de fabrication sophistiquées, des technologies de maison intelligente et recueille des informations de la communauté Airbnb pour répondre de manière réfléchie aux besoins changeants des propriétaires ou des occupants au fil du temps.

Parmi ces nouveaux moyens à mettre en oeuvre, le BIM bien entendu, et c’est pour cela qu’ils recherchent notamment des Ingénieurs logiciels Revit pour développer les applications du futur.

Ils ont passé beaucoup de temps à rechercher des personnes exceptionnelles aimant et recherchant de nouveaux types de défis, créatives et profondément curieuses de voir comment le monde est organisé. Ils sont toujours à la recherche d’autres talents qui pourraient renforcer leur équipe. Alors pourquoi ne pas les rejoindre ?

Si cette aventure vous intéresse, cliquez ici.

Site officiel de Backyard ici.

Indalo d’octopus Lab, prévoyez la qualité de l’air intérieur de vos projets BIM en toute sérénité !

C’est une révolution dans le domaine de la maîtrise de la qualité de l’air intérieur des édifices. Octopus Lab, jeune startup, qui a développé INDALO nous a d’ailleurs fait le plaisir de venir présenter leur solution sur le stand Autodesk lors du dernier salon EnerJmeeting qui se tenait le 6 février 2020 au palais Brongniart, et nous les en remercions.

INDALO est en effet le premier logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur, qui vous assiste dans vos choix de conception (matériaux et ventilation) pour garantir un air de qualité dans votre futur bâtiment.

INDALO, c’est un logiciel de simulation de la qualité de l’air intérieur en phase conception ou rénovation.

Il s’agit d’une solution cloud et BIM-compatible qui est accessible en tant que plugin d’Autodesk Revit®.

Que vous soyez promoteur immobilier, ingénieur d’étude thermique ou constructeur, vous pouvez vérifier que vos choix de conception (matériaux, ventilation) apporteront une qualité de l’air optimale dans votre futur bâtiment. Vous sécurisez ainsi l’obtention de vos labels et certifications.

Plus besoin d’être des spécialistes de la qualité d’air ou développeur car avec INDALO, c’est de la physiochimie de la pollution de l’air rendue accessible par des chimistes et des développeurs pour vous faciliter la vie. Une maquette Revit et des informations de base suffisent à prévoir la qualité de l’air du futur bâtiment.

Grâce à INCA-Indoor©, seul moteur de calcul validé de la chimie de l’air intérieur, et aux bases de données associées (matériaux et air extérieur), INDALO est capable de prédire les concentrations en polluants dans une pièce d’un bâtiment durant sa phase de conception. Il en simule la qualité de l’air intérieur en tenant compte :

  • des matériaux mis en œuvre dans le bâtiment,
  • du système de ventilation,
  • de l’occupation des lieux,
  • de la pollution extérieure,
  • du mobilier.

Lors d’un calcul, INDALO réalise ainsi des millions d’opérations mathématiques pour prévoir les concentrations de centaines de polluants dans le bâtiment. Afin de vous faire gagner du temps, INDALO réalise tous ses calculs sur les serveurs dédiés d’Octopus Lab.

Vous pouvez ainsi vaquer à vos occupations et vous serez prévenus dès lors que les simulations sont terminées.

Découvrez INDALO d’Octopus Lab en cliquant ici.


SELAS Daniel Legrand, un géomètre Expert qui assume son rôle privilégié dans la démarche BIM

Présente en France depuis plus d’un siècle, La SELAS Daniel LEGRAND est l’une des plus anciennes sociétés de Géomètres-Experts de PARIS.
Elle emploie plus de quatre-vingts collaboratrices et collaborateurs, essentiellement des ingénieurs et des géomètres diplômés des meilleures écoles.

Elle réalise des levés d’architecture, des implantations, levés planimétriques et altimétriques, des divisions, des expertises et dossiers d’urbanisme, des études règlementaires…

Et elle a aussi su franchir le cap de l’innovation en proposant la réalisation de très belles maquettes BIM.

Elle créé ses nuages de point 3D à partir d’un scanner Laser 3D, et en rétroconception, elle crée les maquettes BIM en 3D avec le logiciel Revit d’Autodesk à partir d’un relevé lasergrammétrique.

Vous pourrez manipuler l’une de leur maquette de la Gare de Lisch dans un visualiseur Autodesk Forge en ligne, modélisée avec Revit bien entendu.

Vous pourrez découvrir leur approche BIM en cliquant ici.

Site officiel de SELAS Daniel Legrand.

Ainsi que leurs références de qualité et variées. Bravo à ce cabinet de géomètres-experts !

Doka, spécialiste et leader du coffrage international, lance sa bibliothèque d’objets BIM !

Doka est leader international pour la conception, la fabrication et la commercialisation des systèmes de coffrage et d’étaiement pour tous les secteurs du BTP. Avec plus de 160 sites commerciaux et logistiques dans plus de 70 pays, le groupe Doka dispose d’un réseau extrêmement performant pour fournir aux entreprises de construction des équipements et supports techniques avec réactivité et professionnalisme.

Concepts de coffrage intégrés sur votre chantier virtuel, hausse de productivité sur le chantier réel.

Conscients que la construction virtuelle ou BIM va devenir un standard très rapidement, Doka a souhaité apporter sa pierre à l’édifice. Ills sont convaincus que le collaboratif et l’automatisation du chantier réel gagneront encore en importance. Concrètement, pour Doka, cela signifie que le BIM permettra d’adapter avec encore plus de précision leurs solutions de coffrage au processus de construction d’un bâtiment, et contribuera ainsi de manière significative à la réussite de vos projets de construction.

Ils ont donc décidé de créer un gabarit Doka pour Revit, ainsi que les objets coffrages correspondant à leur gamme. Ils sont paramétriques et totalement renseignés.

Téléchargez la Doka Library for Revit® maintenant ici.

Les coordonnées du BIM Manager de DOKA sont par ailleurs disponibles sur leur page.

Un guide d’utilisation est téléchargeable ici.

Brunet Saunier Architecture et le nouvel hôpital Lariboisière, la collaboration BIM au coeur du succès

Brunet Saunier Architecture : une agence pionnière du BIM collaboratif

Brunet Saunier Architecture, belle agence d’architecture qui a fait de l’hospitalier son secteur de prédilection présente le projet de rénovation et d’extension de l’hôpital Lariboisière. C’est un projet d’envergure de plus de 50 000m2 sur un site historique classé et un tissu urbain complexe jouxtant la Gare du Nord. En plus de la mission de mandataire de la maîtrise d’oeuvre, Brunet Saunier a la mission de BIM Management en phase de conception, d’exécution et de réalisation.

Deux bâtiments seront construits, un principal hospitalier et un autre tertiaire. La gestion du programme est complexe et doit notamment intégrer l’intégralité des locaux de l’hôpital.

Il fallait donc choisir des solutions capables de gérer un tel niveau de complexité. Cette agence pionnière du BIM en France s’appuie donc sur les solutions collaboratives d’Autodesk notamment Autodesk Revit et BIM 360 Docs, la plateforme collaborative. Sur un site contraint avec des bâtiments historiques classés et un programme complexe, l’équipe de conception menée par Jacques Lévy-Bencheton nous dévoile les clés du succès sur cette opération et leur dialogue permanent facilité par BIM 360 avec la maîtrise d’ouvrage.  

Découvrez la présentation de ce bel enjeu méthodologique BIM avec Jacques Lévy-Bencheton, Architecte associé et BIM Manager de l’Agence.

Eiffage Construction, GSE et No Man’s Land Architecture viennent parler de l’excellence environnementale lors d’EnerJmeeting 2020

C’est un rendez-vous à ne pas rater ! Les sociétés Eiffage, GSE et l’agence No Man’s Land Architecture viennent témoigner et partager leur excellence en termes de développement durable lors du salon EnerJmeeting le jeudi 6 février 2020 à partir de 12H00 au Palais Brongniart (espace 3 au RDC).

Au travers de retours d’expérience conçus et construits en BIM tels que le projet Hypérion à Bordeaux d’Eiffage Construction conçu par l’agence VIGUIER, le Cecodia Pipper à Avignon de GSE et une réhabilitation d’un collectif en BBC par No Man’s Land Architecture, vous pourrez constater à quel point numérique et BIM sont devenus incontournables pour la qualité environnementale et l’excellence des performances des bâtiments.

Ces sociétés de renom ont développé depuis des années un savoir-faire et une excellence hors du commun qu’ils nous feront le plaisir de venir partager avec vous.

Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici.

Et retrouvez tout le programme ici.

Interview Association de Talents Architecturaux – Quelle Architecture, un trio numérique impressionnant !

Bonjour à toutes et à tous,

Nous commençons l’année par une interview inédite sur ABCD Blog. Nous recevons 3 jeunes talentueux architectes qui travaillent en agence et qui en parallèle et par passion, ont répondu à des concours avec des réponses de grande qualité et sensibles. Cette jeune pousse, dénommée QA, fait partie de l’espoir de la nouvelle génération d’architectes qui se prépare, en accord avec leur époque, soucieux des problématiques environnementales et de la qualité architecturale, travaillant et maîtrisant déjà numérique et BIM, la parfaite fusion entre créativité et modernisme.

Bonjour Emmanuel, Kevin et Léo, merci de nous faire le plaisir et l’honneur de venir discuter sur ABCD Blog. Pourriez-vous d’abord chacun vous présenter à nos lecteurs, nous parler brièvement de votre parcours, de vos études, et de votre poste actuel. Comment vous êtes-vous connus ?

Nous travaillons tous les trois dans la même agence ! Nous nous sommes naturellement et rapidement rapprochés. Chacun ses projets. Entre concours, conception et chantier, nous connaissons notre complémentarité. Nous avons donc décidé ensemble de tenter un premier projet commun. Une chapelle au Rwanda pour Young Architect Competition avant d’enchaîner rapidement sur Europan !

Ces quelques années de pratiques architecturales vous ont-elles changé par rapport à votre sortie de l’école et les idéaux que vous aviez ?

Ces années de pratique nous ont délibérément changé ! Nous avions des idéaux à l’école et nous en avons toujours! Malgré tout, nous avons gagné en technique et sommes plus conscients du temps, des défis et des enjeux d’un projet.

Quand et comment vous est-venue l’idée de créer « Quelle Architecture » ? Et d’ailleurs pourquoi ce nom ? Est-ce un étonnement positif ou un questionnement sur l’architecture ?

Les deux, on l’espère ! C’est aussi le son que donne nos trois initiales, K E L, qui est devenu Quelle Architecture. Cette idée nous a séduit car nous questionnons nos projets au quotidien et l’une de nos démarches de création est toujours la question du “pourquoi” : QUEL choix de forme, QUEL parcours, QUEL matériau et pas un autre ? L’exercice du projet est emblématique et ne peut aboutir sans un questionnement complet. Quelle Architecture est donc la fusion entre trois personnalités et une méthode de travail commune.

Que proposez-vous par votre association ? Est-ce un think tank architectural ?

Quelle est votre philosophie d’architecture et que voulez-vous apporter à l’architecture ? Notre association est avant tout une expérimentation. Nous cherchons à nous lancer de nouveaux défis. Que pouvons-nous apporter à un projet, un client, un site, une communauté ? Nous travaillons dans le sens du projet, apporter des solutions concrètes et ancrées dans le présent et le futur de chacun. Sur Europan, notre démarche reposait sur la création d’emplois, et la volonté d’inventer une “ville productive”.

On ressent une grande préoccupation pour l’environnement et le respect très fort du contexte, l’humanité et le social au travers des espaces et bâtiments auxquels vous donnez vie n’est-ce pas ?

C’est et cela restera notre point de départ à chaque fois. Nous construisons toujours pour quelqu’un. Notre projet “Terril 140.1” à Auby, interroge les espaces de rapprochement sociaux, requalifie les distances entre lieux de travail et d’habitation. Ce projet utilise ce que le site naturel met à disposition pour être inscrit dans un véritable mode de vie. Comment se déplacer, quelles connexions allons-nous créer ?

Le numérique semble avoir une grande importance dans votre pratique. Comment l’appréhendez-vous et est-il utile dans votre quotidien ?

L’une des bases de notre métier est aussi de savoir communiquer. Le numérique en ce sens est un moyen pour transmettre l’information et rendre compréhensible nos idées, nos projets par tous. Le numérique n’est pas la base de notre travail, mais un support efficace et rapide pour optimiser et mener à bien ces missions.

Quelles solutions en particulier utilisez-vous ?

Nous utilisons les solutions qui permettent d’exprimer au mieux ce que nous projetons. Cela peut se restreindre uniquement au croquis, mais aussi parfois assez rapidement vers des solutions numériques.

Le BIM vous permet-il notamment d’atteindre vos objectifs de qualité architecturale et constructive, mais aussi environnementale et de communication de vos idées ?

Nous ne le pensons pas forcément. Le BIM est certainement moyen d’y parvenir avec efficacité. Quant à la qualité architecturale et constructive, c’est bien la plus-value d’un architecte qui pourra la définir. Nous nous sommes réunis pour cette raison précise.

Parlons un peu de vos projets. Terril 140.1 à Auby. Quelle idée forte se cache derrière ce nom en quelques mots et quelle fût votre proposition de valeur ?

Terril 140.1 répond à une problématique lancée par un concours européen : la ville productive. Nous nous sommes inspiré du passé minier duquel la ville d’Auby est issue. À l’image de ce fameux Terril, cette montagne artificielle crée par accumulation des déchets miniers, notre projet propose à la ville de se reconstruire autour de son patrimoine et de le valoriser. Reconstruire une ville nouvelle, moderne, inspirée et articulée autour de son histoire minière.

Dans quel cadre cela se plaçait-il et avez-vous été classé en bonne place ?

Ce projet est la réponse à notre participation au concours Europan 15. Nous avons été finalistes. Nous avons pu rencontrer le jury et les acteurs politiques de la ville qui nous ont félicité pour notre proposition.

Les planches de votre projet sont magnifiques, sensibles, vivantes et différentes. On a du mal à croire que le numérique pur et dur est passé par là. Vous êtes la preuve vivante qu’il faut dissocier la créativité et la sensibilité de l’utilisation d’approches telles que le BIM et qu’elles ne sont justement pas du tout incompatibles et ne tuent rien, bien au contraire. Quel est votre positionnement par rapport à cela et comment avez-vous trouvé cet équilibre ? Quelles méthodologies avez-vous mis en place ?

Nous connaissons les potentiels des outils informatiques. Nous essayons d’optimiser au maximum notre production étant donné que nous avons travaillé sur ce projet uniquement sur notre temps libre. Nous travaillons avec des méthodes de rendus, qui nécessitent le moins de logiciels possible. Le plus gros du travail a été l’anticipation dans notre modélisation 3D et BIM avec Revit, la flexibilité et la propreté de celle-ci a été primordiale dans cette démarche de rendu.

Quels sont vos outils de prédilection, la combinaison parfaite ?

Nous n’avons pas de formule magique. Bien heureusement, car ce qui nous plait c’est le travail de l’architecte artisan, celui qui recherche à la fois le bon modèle comme les bons outils. En ce sens, il n’y a pas de combinaison parfaite pour nous. L’outil numérique intervient à la concrétisation de nos idées lorsque nécessaire.

Comment avez-vous eu l’idée de ce rendu type cartoon ou qu’est-ce qui vous a inspiré? Quel message voulez-vous faire passer pour vos projets ? Est-ce pour ne pas distraire l’attention des personnes ciblées par des rendus trop réalistes ?

En effet ! Il y a autant de modes de représentation que de problématiques. Autant de problématiques que d’interlocuteurs. Nous avons voulu diversifier les techniques de représentations afin de s’adresser à tout le monde et également se faire plaisir !

Parlons maintenant de cette très belle chapelle au Rwanda. Quel était le sujet, à qui s’adressait ce concours et à quelle place avez-vous terminé ?

Ce concours a été organisé par l’organisme Young Architect Competition. Le sujet était une chapelle à flanc de colline pour la communauté des Soeurs Clarisse au Rwanda, dans la ville de Rukomo. Nous avons été publiés suite au concours.

Qu’est-ce qui est important dans votre proposition ? Quel est le fil conducteur ? La lumière et son impact dans ce lieu sacré ou le cheminement des fidèles que vous proposez ? Le rapport à la nature ?

Notre point de départ était de penser une architecture sur une forme simple, épurée, un cube en basalte, le matériau local. Nous avons ensuite habillé ce monolithe d’un parcours introspectif qui se termine dans la chapelle ouverte sur les magnifiques paysages rwandais.

La Nature se veut le point de départ et le but de la “quête”.

Le BIM vous a-t-il aidé dans cette recherche de l’ambiance lumineuse optimale ? Cela semble transparaître sur les magnifiques planches. Les ambiances de nuit ont-elles d’ailleurs été étudiées ?

Les outils numériques nous ont permis d’étudier avec précision notre orientation, nos types d’ouvertures et l’impact du soleil sur celles-ci. Pour les perspectives et afin de rester dans le registre religieux, nous nous sommes inspirés de peintures bibliques comme l’annonciation de Fra Angelico avec ce rayon lumineux particulier qui baigne de lumière la Vierge.

Avez-vous tout modélisé, jusqu’au terrain, aux arbres ? Ou avez-vous géré cela dans un logiciel de rendu spécifique ?

Nous avons modélisé ce dont nous avions besoin pour figer le projet. En phase concours, nous n’alourdissons pas notre maquette d’éléments pouvons être intégrés aisément dans un logiciel de rendu spécifique.

Quel est la part de 3D versus 2D dans votre travail en pourcentage ?

Environ 50/50. Tout au long de la conception, nous faisons beaucoup de croquis, puis des tests en numérique. Pour la partie rendu, certains éléments sont faits entièrement en maquette numérique, d’autres quasiment exclusivement sur un logiciel de post-production. Cela permet d’optimiser le temps de travail. Lorsqu’une personne modélise, l’autre peut travailler en post-prod.

Avez-vous utilisé la partie simulation du BIM sur votre projet, notamment pour la lumière mais aussi d’autres points (quantités, performances énergétiques, etc.) ?

En effet, nous composons notre architecture aussi suivant la lumière. C’est d’ailleurs l’un de nos points de départ. En cela les simulations numériques nous permettent de saisir et d’analyser ces aspects.

Vous semblez avoir un style affirmé et bien propre à vous. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?

Vraiment ? Nous ne savons pas si nous avons un style. Ce que l’on peut dire, c’est que nous recherchons des ambiances et notre communication tente de les refléter.

Comment voyez-vous votre Trio évoluer dans le temps ? Une future agence un jour ou cela restera une passion partagée ?

Cela restera une passion partagée. Tant que l’on continue à s’amuser, nous allons aller de l’avant !

Entendez-vous répondre à d’autres concours ? Comme Réinventer Paris ? Ou à l’étranger ?

Nous attendons les invitations ! Effectivement, nous sommes motivés à apporter des réponses et des solutions que nous jugeons valorisantes pour tout le monde. Que cela soit à travers un concours ou une commande que l’on nous donne ou que l’on se crée !

Travaillez-vous sur des propositions utopiques sans demande particulière d’un maître d’ouvrage pour partager votre vision ?

Nous avons en effet plusieurs projets en attente. Quant aux propositions utopiques, effectivement, nous avons également plusieurs pistes devant nous !

Quelles sont vos passions à l’extérieur et comment influencent-elles votre pratique ?

Nos passions sont toutes liées à des pratiques créatives. Emmanuel dans la musique, Léo dans l’illustration et Kévin dans la peinture. L’acte créatif nous influence, nous encourage et cette transdisciplinarité se retrouve dans Quelle Architecture.

Aimeriez-vous vous impliquer pour les futures générations afin que le numérique et le BIM se développe plus ?

Bien sûr et nous le faisons déjà ! Nous partageons nos retours d’expériences à travers des cours logiciels BIM. Notre projet est un engagement, une passion que nous nous efforçons d’exercer tous les jours.

Emmanuel, Kevin et Léo, merci et encore un grand bravo pour tous vos projets et votre talent. C’est toujours un immense plaisir de recevoir des jeunes talentueux comme vous. Nous vous souhaitons une longue et belle carrière pleine de succès.

Contact Quelle Architecture :

https://www.instagram.com/quellearchitecture/

E-mail : contact@quellearchitecture.com

Fondation Revit Standards, des standards ouverts accessibles à tous pour rationaliser votre processus BIM

Avec l’émergence du BIM (Building Information Modeling), les normes logicielles indépendantes pour sécuriser les informations du modèle deviennent primordiales. Grâce aux «standards ouverts» accessibles à tous, le processus BIM peut être structuré et rationalisé. Les « Standards Revit » sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. La Fondation Revit Standards gère ces normes.

La Fondation Revit Standards a été créée pour créer un cadre stable dans lequel les normes Revit peuvent être développées et maintenues.

Différentes plateformes BIM peuvent communiquer entre elles grâce à des standards ouverts tel que le standard IFC. Les normes Revit sont des normes ouvertes pour les utilisateurs de Revit. Ces normes assurent un meilleur échange d’informations entre les parties impliquées dans un projet de construction. Les normes Revit consistent en une application spécifique pour le marché néerlandais : la NLRS, une autre pour le marché belge : la BERS et enfin, une version internationale : la RS.

Comment fonctionnent ces normes?

Les Standards Revit comprennent un ensemble de bonnes pratiques types pour protéger les informations dans un modèle Revit. Ces bonnes pratiques structurent l’information et l’échange d’informations entre les parties.

Elles abordent les thèmes suivants :

  1. Conventions de dénomination
    Les Standards Revit définissent une base standard pour nommer les composants et les matériaux Revit. En utilisant ces normes, les utilisateurs peuvent identifier, partager et récupérer tous les composants facilement et sans ambiguïté.
  2. Styles d’objets
    Les styles d’objets ont été spécifiés dans les Standards Revit pour une représentation graphique efficace et sans ambiguïté. En outre, plusieurs styles d’objet indépendants de la catégorie sont définis, à utiliser pour les formes d’espace non géométriques, telles que l’espace de placement.
  3. Paramètres
    Les Standards Revit fournissent un ensemble de paramètres partagés standard à utiliser dans Revit.
  4. Cartographie
    Avec les Standards Revit, le mappage vers d’autres standards BIM ouverts est promu et pris en charge. L’objectif principal est la cartographie avec le format IFC comme format d’échange pour les modèles de construction. Cependant, il existe également une connexion avec d’autres normes ouvertes, telles que NL / SfB, CB-NL et ETIM (MC). Des méthodes de travail telles que le Dutch BIM Basic ILS et la norme RVB BIM sont également prises en charge.
  5. Règles de modélisation
    Les Standards Revit incluent également des accords sur la structuration des informations dans les familles Revit d’une certaine catégorie :
    – Point d’insertion
    – Hôte
    – Orientation
    – Paramètres
    Ces fonctionnalités sont nécessaires pour échanger correctement les familles Revit et pour obtenir et maintenir une structure de données uniforme, avec le moins de perte d’informations possible. Les accords sont fusionnés dans les guides des familles.
  6. Documentation et gabarits
    Les Standards Revit sont entièrement documentés et peuvent être implémentés avec un modèle de base. Les utilisateurs Revit peuvent utiliser ce gabarit comme guide lors de la mise en adéquation des normes de leur entreprise avec les Standards Revit. Ce modèle est basé sur le NLRS.

Le BIM largement promu par les Pays-Bas

Le Gouvernement néerlandais s’est fixé pour objectif de concevoir et de mettre en œuvre autant de projets que possible avec le processus BIM. À cet effet, le standard ouvert IFC a été inclus dans la liste «se conformer ou expliquer» du forum de normalisation en 2011. Avec le NLRS, le site Revit Standards assure la mise en œuvre correcte du standard IFC aux Pays-Bas. En 2018, le NLRS a été lui-même placé sur cette liste de normes recommandées par le gouvernement néerlandais. Début 2019, Revit Standards est devenue une norme partenaire du BIM Loket.

Découvrez l’intégralité du site Revit Standards en cliquant ici.

https://www.forumstandaardisatie.nl/standaard/nlrs
https://www.bimloket.nl/nlrs